
Sign up to save your podcasts
Or


Vernissage de l’exposition et présentation du livre L’horizon incertain (Éditions de l’Atelier contemporain), en présence du photographe Jacques Mataly et des auteurs des textes, Alain Monnier & Christian Thorel
À la Galerie Ombres Blanches - 3 rue Mirepoix 31000 Toulouse
Exposition photographies - Jacques Mataly - Horizons
Du 29 Mai au 31 Juillet
Le livre que le public découvrira à l’occasion de l’exposition de Jacques Mataly est consacré à sa série « Ligne d’horizon ».
Ce sont des photographies carrées rigoureusement partagées en leur exact milieu horizontal précisément par l’horizon vu du bord de mer. Des marines qui, loin du cliché de genre, convoquent une lecture plus large que le paysage pourtant déjà sans bornes d’où elles sortent.
Car Jacques Mataly ne photographie pas un lieu particulier, des espaces pittoresques, il prend tout l’horizon, juste cela : cette profondeur et son imaginaire où, debout face au large notre vue commence et se termine. Point de géographie identifiable donc, mais l’étendue de la mer et des nues devenues rectangles de lumière, de pures couleurs, de nuances profondes dans lesquelles, non plus seulement nos yeux mais notre esprit avec, peuvent plonger.
Un carré d’une géométrie émouvante transformant cet impossible mariage de l’air et de l’eau en une surface devenue elle-même un nouvel horizon.
L'horizon incertain
Un recueil de photographies carrées représentant l'horizon, dans lesquelles l'artiste évoque la géographie, la profondeur, les nuances, entre autres.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre proposée par Yves Le Pestipon. La Fontaine, Fables : « Les Poissons et le Berger qui joue de la flûte ».
« La puissance fait tout » voilà ce que proclame cette très jolie fable, un peu trop oubliée aujourd’hui, et dont la morale paraît aujourd’hui celle de plusieurs puissants de ce monde.
Comment La Fontaine la met-il en scène dans son œuvre ? Comment passe-t-il d’une affaire de berger pêcheur de poissons à la politique générale ?
Comment ce poète en vient-il à douter des effets de la poésie ? Nous y songerons, en lisant cet étonnant récit, en écoutant peut-être aussi un peu de flûte.
Très petite bibliographie :
La Fontaine, Fables, tirage spécial de la Pléiade, Gallimard
Patrick Dandrey, La Fontaine ou les Métamorphoses d’Orphée, Découvertes Gallimard
Fables
Qui ne connaît La Fontaine ? Ses Fables bien sûr, apprises dès l'école, mais aussi ses Contes, charmants et licencieux, ou ce Songe dédié au château de Vaux que bâtissait le brillant Fouquet, alors vaste chantier que le poète défricha et rêva.
On se promène en son œuvre comme en un jardin, où le beau et le vrai, le plaisant à l'utile mêlé guident les pas de l'"honnête homme".
À la recherche d'une morale qui aspire au plaisir, d'un plaisir qui ne saurait être sans morale, La Fontaine, nouvel Orphée, métamorphose les apologues ésopiques, les versifie, les diversifie, leur insuffle la vie. Le mystère des Fables, et de toute l’œuvre, tient en ceci : unique et pourtant contradictoire, raisonnable toujours, elle a l'exubérance de la vie même.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre en français avec Marion Gautreau et Emmanuelle Perez Tisserant à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Forjar México. Tiempos, identificaciones, comunidades (siglos XVI-XXI) aux Presses universitaires du midi.
Marion Gautreau est maîtresse de conférences en histoire de l’Amérique latine, spécialiste du Mexique et de la révolution mexicaine.
Elle s’intéresse également à l’histoire de la photographie et du cinéma sud-américaine.
Emmanuelle Perez Tisserant est maîtresse de conférence en histoire américaine moderne et contemporaine.
Elle est spécialiste de la frontière États-Unis/Mexique et de l’histoire de la construction de l’État fédéral américain.
Forjar México. Tiempos, identificaciones, comunidades (siglos XVI-XXI)
El año 2021 marcó una triple conmemoración para México : 700 años de la fundación de la Ciudad de México, 500 años de la invasión de los españoles y 200 años de la Independencia. Más allá de los acalorados debates que suscitaron estas conmemoraciones, ha sido un tiempo para reflexionar sobre la evolución de la narrativa nacional, sobre las figuras clave a poner de relieve y sobre los nuevos significados que se deben otorgar a los hechos históricos en el marco de una reinterpretación de la historia nacional.
¿Cómo se puede forjar una nación en un país cuya historia está marcada por el trauma de la Conquista, donde las múltiples culturas y comunidades luchan por coexistir dentro de la narrativa nacional ? No se trata aquí de proponer una historia general de México ni un ensayo sobre la memoria y las conmemoraciones, sino de ofrecer una reflexión en la « longue durée » sobre la construcción de la nación, a través de una serie de estudios que buscan descentrar la mirada, repensar el objeto « México », profundizar en la cuestión de los conflictos, las formas de alteridad y la noción de comunidad, al igual que revisar las periodizaciones, continuidades y rupturas.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Café psy : Soigner malgré tout.
Coordination : Blandine Ponet. Invitées : Camille Jourdan, psychologue et Sophie Dabague-Gébraël, psychologue.
Lucien Bonnafé disait qu'« on mesure le degré de civilisation d’une société à la manière dont elle traite ses fous ». Jusqu’ici, nous pouvions entendre cette parole comme la défense impérative de la nécessaire dignité des fous et l’obligation de faire tout notre possible pour pratiquer un soin humaniste qui les respecte comme des personnes ordinaires. Sans oublier l’exigence de construire avec eux le collectif soignant et qu’ils en soient partie prenante.
Aujourd’hui, on peut entendre cette parole de Bonnafé comme une alerte : ce qui touche les fous, le traitement indigne qui leur est fait dans de nombreux lieux, est le signal de ce qui se passe pour la société dans son ensemble. Ainsi, la psychiatrie se trouve-t-elle à un carrefour où s’emmêlent le soin, la politique et au bout du compte, le respect de l’humanité en chacun de nous, fou ou pas fou.
Aujourd’hui, personne ne peut ignorer son état catastrophique : manque de psychiatres, de soignants, de lits etc. Pénurie qui est aggravée par la « médecine fondée sur les preuves », une médecine qui veut des guérisons mesurables et des protocoles pour tous. Cette pression comptable est d’autant plus dramatique qu’elle s’applique à la souffrance psychique.
Au nom de la désinstitutionnalisation on ferme des lits, on enregistre comme « sortants » les patients qui fuguent, sans se soucier de les protéger. Une psychiatrie réduite à l’extraction de données dans les centres experts, à la gestion des flux et à la réduction des durées de séjour, au détriment du temps clinique et du travail d’équipe, n’est plus une psychiatrie humaniste.
Au-delà des constats et des inquiétudes, nous allons tenter ensemble, avec nos deux invitées à ce Café psy, de dégager les formes actuelles de résistance permettant de garder le souci du quotidien des patients, là où se tissent les liens, où se créent, s’inventent les espaces pour la rencontre et la circulation de la pensée.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Létitia Mouze à l’occasion de la parution de Le philosophe qui aimait les histoires : l'anthropologie platonicienne du fait poétique, aux éditions Les Belles lettres.
Létitia Mouze, ancienne élève de l’ENS-Ulm, agrégée et docteure en philosophie, titulaire d’une HDR, est maîtresse de conférences à l’Université Toulouse Jean Jaurès.
Elle travaille en philosophie ancienne, notamment sur Platon, dont elle a traduit pour le livre de Poche le Phèdre et le Sophiste ; sur les rapports entre littérature et philosophie ; sur S. Weil ; et sur les plantes en philosophie.
Le philosophe qui aimait les histoires : l'anthropologie platonicienne du fait poétique
Des dialogues de Platon, on retient d'abord et avant tout leurs nombreux mythes. Leur sens ne va cependant pas de soi : comment en comprendre 1'usage dans le cadre d’œuvres philosophiques, et plus encore de la part d'un penseur auquel on a fait la réputation d'être « l'ennemi des poètes » ? Comment les lire ?
Il s'agit dans cet ouvrage de montrer que les mythes (en grec : mûthoi), c'est-à-dire les histoires, sont au cœur du projet philosophique platonicien.
Ils le sont d'abord en tant qu'objet d'analyse : on trouve dans les Dialogues les éléments d'une théorie littéraire qui rejoint les réflexions contemporaines sur la fonction anthropologique fondamentale de la fiction.
En mettant en lumière la manière dont elles influent sur les âmes, Platon montre que les histoires transmettent des valeurs et sont le socle de toute éducation et de toute cité. Il s'ensuit qu'elles ont un rôle philosophique à jouer, lorsque leur contenu, tout en étant fictionnel, est vrai, c'est-à-dire cohérent avec ce qui est réellement : parce qu'elles touchent l'âme au plus profond en lui procurant du plaisir, elles sont tout particulièrement aptes à susciter cet état d'âme et cette attitude en quoi consiste ce que Platon appelle philosophia.
La réflexion platonicienne sur les histoires et sur leur rapport étroit à la philosophie, ainsi mise en lumière, permet de proposer une nouvelle méthode, non allégorique, de lecture des mythes platoniciens.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Anne F. Garréta à l’occasion de la parution de DJ : Portrait de l’artiste en animale nocturne aux éditions du Mercure de France.
Anne F. Garréta est l’auteure de plusieurs romans, notamment Sphinx (1986, réédition en 2025 dans la collection L’Imaginaire/Gallimard), Ciels liquides, La décomposition, Pas un jour (prix Medicis 2002), et Dans l’béton.
Elle est membre de l’Oulipo depuis 2000.
DJ : Portrait de l’artiste en animale nocturne
« Devenir DJ, c'était fuir, me rebeller contre un ordre diurne du temps et des corps. Déserter la norme. Vivre quand les autres dorment. Me lever tard. Flâner dans la ville, sortir de boîte, me glisser dans une autre, prolonger les nuits jusque dans le jour. Échapper à la classe, au bureau. Échapper à ma classe, sortir de mon état, de mon milieu, pour plonger dans cet étrange milieu, le milieu de la nuit, le milieu des femmes. »
Un voyage éblouissant dans la mémoire d'Anne F. Garréta qui revient sur les lieux de son premier livre, écrit en 1986 à l'âge de vingt-trois ans : Sphinx, roman virtuose devenu culte, disséquait dans une langue classique la passion, sur fond de boîtes de nuit, entre deux personnages de sexe indécidable.
Quarante ans après, l'envers du décor se dévoile. Anne F. Garréta nous plonge de façon abrupte et radicale dans la nuit des années 1980, où elle fit l'apprentissage du métier de DJ au Katmandou, boîte de la rue du Vieux-Colombier.
Vertige, beauté, éclat de ce parcours initiatique entre Paris, New York et Berlin ; traversée nocturne, nomade, où les gestes de la DJ se diffractent avec élégance dans ceux de l'écriture, de la danse et de l'amour.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Guy Delisle, autour de son adaptation en BD de L’occupation des sols, de Jean Echenoz, éditions Gallimard BD.
Guy Delisle, formé à l’animation à la fin des années 1980 dans son Québec natal, est l’auteur à succès de nombreuses bandes dessinées, et lauréat en 2021 du Fauve d’or pour ses Chroniques de Jérusalem.
La concision de son trait et son ton enlevé font merveilles dans tous les genres : récits de voyages (Pyongyang), humour (Guide du mauvais père), témoignage à suspens (S’enfuir) et biographie (Pour une fraction de secondes). L’Occupation des sols est sa première adaptation littéraire. Guy Delisle vit à Montpellier.
Jean Echenoz, né en 1947 à Orange, est un écrivain français. Discret et peu médiatique, il est néanmoins l’un des auteurs contemporains majeurs.
En 1979, son premier ouvrage, Le Méridien de Greenwich, est un réel succès critique. Il a publié depuis une vingtaine de romans, toujours aux Éditions de Minuit. Il a reçu une dizaine de prix littéraires.
L’occupation des sols
« Comme tout avait brûlé - la mère, les meubles et les photographies de la mère -, pour Fabre et le fils Paul c'était tout de suite beaucoup d'ouvrage : toute cette cendre et ce deuil, déménager, courir se refaire dans les grandes surfaces. »
Ainsi débute la nouvelle de Jean Echenoz parue en 1988. La seule image survivante de la mère est un incongru portrait publicitaire géant, peint à même la façade d'un immeuble parisien.
Mais à mesure que la ville se construit, le plan d'occupation des sols menace la pérennité de l'icône et du lieu de recueillement. Le père se lance alors dans une opération de la dernière chance...
Guy Delisle enrichit et ponctue de sa ligne claire ce récit best-seller à la fois fataliste et piquant sur l'irrationnalité du deuil, le temps qui passe et la vie qui va.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Megan Whalen Turner à l’occasion de la réédition du Roi d’Attolie aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, troisième tome de la saga Le Voleur de la Reine.
Megan Whalen Turner est une autrice de fantasy des États-Unis.
Diplômée de littérature anglaise, elle publie en 1996 son premier roman Le Voleur, un best-seller qui reçoit alors la prestigieuse Médaille Newbery Honor.
Après un second volet intitulé La Reine d’Attolie, elle poursuit la saga en 2006 avec Le Roi d’Attolie, réédité à l’occasion des 20 ans de sa publication.
Le roi d'Attolie
L'Attolie a enfin un roi. Et tout le monde espère sa chute.
Devenu « Sa Majesté » contre vents et marées, Eugènides, le Voleur d'Eddis, n'inspire ni peur ni loyauté.
Étranger en ce royaume qu'il gouverne, maladroit et diminué, marié à l'indomptable reine Attolia, il semble incapable de régner. La cour et le peuple se rient de lui, le méprisent et l'ignorent.
Les intrigues se multiplient dans les couloirs du palais, chacun guettant l'instant où ce souverain imposé fera le faux pas qui le mènera à sa perte. Pourtant, quelque chose résiste.
Parmi tous ceux qui se trompent sur le roi se trouve Costis, simple soldat de la Garde royale, chargé de protéger un souverain qu'il ne comprend pas et qu'il juge indigne.
Malgré lui, il devient le témoin privilégié d'un pouvoir qui s'exerce autrement : par le silence, l'observation et la patience. Peu à peu, le doute s'installe. Et si ce roi ridicule dissimulait une stratégie bien plus redoutable que les complots qui agitent la cour ?
Roman de palais, de manipulation et, ultimement, de métamorphose, Le Roi d'Attolie est un huis clos politique à la tension constante. Megan Whalen Turner y explore la loyauté et la manière dont le pouvoir s'exerce quand il ne se montre pas. C'est dans ces pages que la déroutante idylle entre Attolia et Eugènides dévoile toute sa profondeur, dans un équilibre incertain fait de crainte, de respect et d'intelligence.
Après ce roman, vous ne verrez plus Eugènides et cette intrépide saga de la même manière.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Du 14 au 17 mai 2026 à Toulouse et au-delà, la 9e édition du festival L’histoire à venir poursuivra ses réflexions entre histoire, sciences, littérature et théâtre en suivant les traces laissées par le feu, dans les grottes préhistoriques ornées de dessins au charbon, dans les villes qui ont su renaître de leurs cendres, sur les pans des volcans pétris par les laves.
Rencontre animée par Emmanuel Laurentin (France Culture), avec Chloé Pathé (Anamosa), Christian Thorel (librairie Ombres blanches) et Frantz Olivié (éditeur) autour de son livre Édition (Anamosa, 2026).
Frantz Olivié est éditeur, cofondateur et codirecteur des éditions Anacharsis.
Édition
Le mot est faible
Comment lutter dans un monde - le nôtre - qui n'aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? Même les mots paraissent devoir perdre leur sens.
La « révolution » est devenue l'étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du « progrès », les progressistes sont les nouveaux « réactionnaires », le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce détournement n'est pas le travail secret d'une propagande. Il appartient à la dérégulation générale qui fait l'ordre d'aujourd'hui, vidant les mots de leur sens, les euphémisant et prenant appui sur l'ombre creuse qu'il met à leur place.
Pour aller contre ce monde, il n'est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux.
C'est toute l'ambition de cette série d'ouvrages courts et incisifs, animés d'un souffle décapant : chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Du 14 au 17 mai 2026 à Toulouse et au-delà, la 9e édition du festival L’histoire à venir poursuivra ses réflexions entre histoire, sciences, littérature et théâtre en suivant les traces laissées par le feu, dans les grottes préhistoriques ornées de dessins au charbon, dans les villes qui ont su renaître de leurs cendres, sur les pans des volcans pétris par les laves.
Rencontre animée par Stefano Ugolini (économie), avec Jérôme Baschet (histoire) autour du livre collectif Mondes postcapitalistes (La Découverte, 2026, codirigé avec Laurent Jeanpierre).
Jérôme Baschet est historien à l’Université autonome du Chiapas, spécialiste des représentations médiévales.
Mondes postcapitalistes
Il est temps de rouvrir le futur et de faire mentir l'adage selon lequel il serait plus facile d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme.
Ce livre prend acte de l'échec catastrophique des projets dits " communistes " du XXe siècle comme des menaces pesant sur l'habitabilité de la terre et la survie des espèces.
Ce faisant, il cherche à aller au-delà d'une critique du capitalisme restée impuissante et souvent éloignée des enjeux écologiques. Il étend, de ce fait, notre compréhension du capitalisme bien au-delà des questions économiques, qui ont considérablement restreint l'analyse et le débat. Le dépassement du capitalisme ne peut se concevoir sans une redéfinition de nos manières de vivre, de coexister, de nous relier aux autres vivants et de donner sens à nos existences.
En s'intéressant aussi bien aux rêves qu'aux psychés postcapitalistes, aux matériaux qu'aux techniques, à la mort qu'aux religions, aux conflits et à la guerre qu'aux fêtes et aux rituels, à l'éducation qu'aux échelles d'organisation de la vie sociale, à l'amour qu'aux arts ou à la famille qu'aux genres ou à la monnaie, ce livre contribue à façonner non pas un programme, encore moins une doctrine, mais une pluralité d'images et de chemins pouvant contribuer à bâtir une société plus libre et épanouissante, plus respectueuse de la planète.
Naïveté ? Irénisme ? Les contributions le démontrent amplement : le postcapitalisme n'est ni un monde unifié ni un univers pacifié ; il n'est ni l'Éden retrouvé ni la fin de l'histoire.
Pour y parvenir, une variété de voies existent déjà qui dessinent au contraire le tableau d'un monde fait de nombreux mondes à la fois cohérents et différents.
Coordonné par Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre, cet ouvrage réunit près de 80 auteurs et autrices venus de tous horizons pour élaborer les voies d'une civilisation postcapitaliste. Abécédaire critique et pratique, manifeste polyphonique, il met entre toutes les mains une boîte à outils pour ouvrir des possibles, nourrir les luttes et inventer d'autres manières d'habiter la Terre.
👉 Voir sur le site d'Ombres Blanches
Réalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TER
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
From the publisher's feed

210 Listeners

121 Listeners

64 Listeners

57 Listeners

238 Listeners

260 Listeners

113 Listeners

223 Listeners

40 Listeners

37 Listeners

55 Listeners

78 Listeners

34 Listeners

17 Listeners

46 Listeners