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Classiques au détail. Rencontre proposée par Yves Le Pestipon, Voltaire : Candide, chapitre VI.
Pour Voltaire, Candide était une « coïonnerie » dont il était impossible qu’il fût l’auteur.
Pour nous, c’est son chef d’œuvre, une merveille de littérature, qu’aucune lecture n’épuise, et qui ne cesse de nous amuser tout en nous faisant penser.
Un des chapitres les plus célèbres est celui qui concerne le tremblement de terre de Lisbonne. Il résonne particulièrement en nos temps troublés, où l’on cherche volontiers des coupables, que l’on « fesserait en cadence ». Les inquisitions ont sans doute remplacé l’Inquisition.
Voltaire aide à en rire. À nous, au moins, de lire.
Très petite bibliographie :
Jean Goldzink, Voltaire, la légende de saint Arouet, collection Découvertes Gallimard.
Voltaire, Candide, édition de Jean Goldzink, GF.
Candide
Candide est le conte le plus court et le plus comique des Lumières. Condamné en plusieurs pays lors de sa parution pour indécence et effronterie, interdit de lecture par Diderot à sa fille, il est devenu un immanquable best-seller. Cette fable, que Voltaire qualifiait de "coïonnerie", affronte en fait la dure question du mal.
Candide, élevé par son maître Pangloss dans la philosophie de l'optimisme, rencontre à travers l'Europe et l'Amérique un déluge de calamités amères et cocasses : expulsion, guerre, tremblement de terre, autodafé, esclavage, maladies... Il finira par se forger sa propre morale - il faut cultiver notre jardin -, loin des métaphysiques stériles.
Voltaire, adversaire de la Bible, venait d'inventer l'une des paraboles les plus connues de la littérature classique.
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Rencontre avec Esther Demoulin à l’occasion de la parution du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir dans la Bibliothèque de la Pléiade, aux éditions Gallimard.
Simone de Beauvoir (1908-1986), écrivain et philosophe, a laissé une œuvre importante, où elle utilise bien souvent la forme romanesque pour communiquer ses idées, sur la relation homme-femme en particulier.
Sa vie et sa pensée sont intimement liées à celles de Jean-Paul Sartre. Son œuvre est disponible aux Éditions Gallimard.
Esther Demoulin est agrégée de lettres modernes et docteure de Sorbonne Université, où elle a soutenu une thèse intitulée : Écrire côte à côte. Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, un couple littéraire.
Membre de l’équipe « Sartre » de l’ITEM et du comité éditorial des Études sartriennes, elle s’intéresse en priorité aux questions de genre, aux liens entre littérature, politique et sociologie, ainsi qu’à la génétique des textes.
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Rencontre avec Stéphane Gruet à l’occasion de la parution de La cité réinventée : L’habitat participatif pour tous aux éditions Poïésis.
Avec le GREP
Stéphane Gruet est architecte, docteur en philosophie, rédacteur en chef de la revue POÏÉSIS, fondateur et animateur de Faire-Ville ancien AERA : Actions, Études et Recherches autour de l’Architecture et du Centre des Cultures de l’Habiter (ancien Centre méridional de l’architecture et de la ville) à Toulouse.
Il a publié de nombreux ouvrages dont Le Mirail. Mémoire d’une ville (2013, Poïesis) ou encore Pouillon, une architecture durable et autres brefs essais (2017, Transversales).
La cité réinventée : L’habitat participatif pour tous
« Depuis que l’on parle d’urbanisme, on ne sait plus faire la ville »
Fernand Pouillon
80 % de la population mondiale habite en milieu urbain, mais il semble que nous ne sachions plus faire ville. La confiance à toutes les échelles se délite et les conflits se multiplient.
Isolés dans la foule, nous ne parlons plus à nos voisins, n’avons plus ni projet ni espace partagé, sinon ces “espaces publics”, non-lieux où ce qui est à tous n’est plus à personne.
Il nous faut refonder cette confiance par l’habitat, réapprendre à « faire ville », construire et habiter un chez nous qui nous ouvre aux autres et au monde.
De Platon à Le Corbusier, nous avons oublié que l’art d’habiter ne venait pas du ciel mais de la terre, non des Idées, mais de la participation de communautés œuvrant dans la matière et le temps. Nos modes de production verticaux et technocratiques hérités du paradigme industriel sont à l’image du totalitarisme en politique, or « tout ce qui est fait pour nous sans nous est fait contre nous ».
C’est “l’association des hommes”, à l’origine de nos maisons et de nos cités anciennes, qui donne son sens à notre habitat commun, car ce fut toujours en construisant ensemble que l’on s’est construit comme communauté humaine.
Il ne s’agit donc plus de savoir « quoi faire » à la manière des utopies, mais de savoir « comment faire » pour que les habitants se retrouvent au commencement et non plus à la fin du projet de leur habitat, qu’ils en redeviennent les premiers acteurs.
Car c’est en participant à un projet commun que les hommes peuvent construire leur habitat autour d’un espace qui leur appartient, chacun trouvant sa place dans une “ grande maison ” qui est comme une “ petite cité ” dont ils sont les citoyens ; sorte de “ village ” qui se donne ses règles, qui a sa vie, sa poésie et ses joies partagées, jusqu’au cœur de nos métropoles.
Après tant d’utopies et d’idéologies mortifères, il nous faut retrouver une façon de construire et d’habiter qui remette les vivants à l’origine et au cœur de leur projet.
C’est là l’objet de ce livre qui fut pratique avant d’être traduit en mots, témoignages, philosophie et leçons d’expérience, d’un art d’habiter le monde par l’échange et la confiance sans laquelle il n’est plus aucune communauté possible.
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Rencontre avec Dominique Auzel à l’occasion de la parution de L’amour est une fête ! selon Renoir publié aux éditions Ateliers HD.
Dominique Auzel est directeur des éditions Privat. Il a été conservateur de la Cinémathèque de Toulouse. Il a également été directeur littéraire chez Milan.
Titulaire d’un doctorat d’études cinématographiques, Dominique Auzel a enseigné l’histoire du cinéma à l’université de Montréal et à l’université de Toulouse Jean-Jaurès.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire et l’esthétique du cinéma.
L’amour est une fête ! selon Renoir
Paris, un dimanche de fin de printemps 1876. Auguste Renoir plante son chevalet au moulin de la Galette pour immortaliser l'ambiance insouciante de cette guinguette sur la butte de Montmartre. La bohème parisienne se retrouve pour danser, manger et boire en toute insouciance. Amis du peintre, modèles, artistes et habitués du lieu poseront pour lui sur plusieurs semaines.
Cette œuvre présentée pour la première fois lors de la troisième exposition impressionniste en avril 1877 sera incomprise et parfois moquée par une presse hostile à cette peinture d'un genre nouveau. Pourtant, Georges Rivière, critique d'art, écrira à son sujet : « C'est un véritable témoignage historique, un précieux monument représentant la vie parisienne avec une rigoureuse exactitude. »
À travers celles et ceux qui ont côtoyé l'artiste, le roman raconte l'histoire de cette œuvre et de Renoir, peintre de la figure humaine et du bonheur de vivre, qui réussit avec sa palette de couleurs un jeu de lumière et d'ombres remarquable. Une représentation poétique du plaisir d'être ensemble, figé pour l'éternité dans ce tableau iconique, chef-d’œuvre des débuts de l'impressionnisme.
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Rencontre avec Elsa Deck Marsault à l’occasion de la parution La violence en spectacle. Féminisme, État punitif et figure de la victime aux éditions La Fabrique.
Elsa Deck Marsault a cofondé Fracas, un collectif queer et féministe d’entraide militante à la prise en charge des conflits et des violences en milieu intracommunautaire.
Elle est l’autrice de Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes (La fabrique, 2023) dans lequel elle étudie en particulier les dynamiques de groupes et les rapports de pouvoir au sein de collectifs.
La violence en spectacle. Féminisme, État punitif et figure de la victime
Dans cet essai incisif, Elsa Deck Marsault retrace la généalogie d'un féminisme toujours plus punitif et carcéral.
Elle montre comment la politisation radicale des années 1960 a été reformulée en discours sur la protection des femmes - ancré dans le récit victimaire et, en fin de compte, adressé à un État répressif.
Depuis MeToo, l'« éveil » des consciences tant célébré a également masqué une individualisation et une dépolitisation croissantes de la violence. S'appuyant sur son expérience de la justice transformatrice, Elsa Deck Marsault propose une autre voie : celle qui conçoit la violence et la réparation comme des processus collectifs, résistant à la domestication de la lutte féministe.
Ce livre appelle à une réappropriation douloureuse mais vitale de l'ambivalence et du conflit - matières premières de toute relation, qu'elle soit intime ou collective.
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Rencontre avec Isabelle Guérin à l’occasion de la parution de La femme endettée. À l’ombre de la finance mondialisée aux éditions de La Découverte.
Isabelle Guérin est socioéconomiste, directrice de recherche à l’IRD et au Cessma, affiliée à l’Institut français de Pondichéry et intervient à Science Po Toulouse.
Elle a cofondé et codirige l’Observatoire des dynamiques rurales et des inégalités sociales en Inde du Sud.
Elle a publié de nombreux ouvrages sur la financiarisation des inégalités, les résistances qu’elle suscite et les manières d’enquêter qui font dialoguer les vies et les chiffres.
La femme endettée. À l’ombre de la finance mondialisée
Emprunter. Rembourser. Se priver. Espérer. Recommencer. Loin des gratte-ciel et des salles de marché de New York et de Shanghai, où des hommes riches et diplômés animent les marchés financiers à l'aide d'algorithmes complexes, une autre figure de la finance se dessine : celle de la femme endettée.
Elle n'est ni banquière ni spéculatrice. Elle veille sur les siens, compte chaque sou, s'endette pour nourrir, loger, soigner, marier. Elle négocie, quémande, parfois se vend. Et toujours, elle paie.
De la France au Tamil Nadu, du Sénégal au Maroc, ce livre part à sa rencontre. Il dévoile le rôle central - mais ignoré - qu'elle joue dans le fonctionnement quotidien du capitalisme. Ces femmes qui contractent de petites dettes ne sont pas à sa marge, mais en son coeur : sans elles, pas de consommation, pas de profits. Sans elles, la machine ne tourne pas.
En mêlant ethnographie, enquêtes statistiques et récit engagé, Isabelle Guérin révèle une autre face du capitalisme, fondée non sur l'abstraction financière, mais sur la honte, l'épuisement et la discipline des femmes. Elle éclaire aussi le patriarcat comme un régime de dette permanente : être femme, c'est devoir - à ses enfants, à son conjoint, à l'État, aux banques, aux dieux, à la nation. Mais la dette peut aussi se retourner. De chaîne, elle devient lien.
La Femme endettée n'est pas qu'une enquête sur la dette : c'est une clé pour penser autrement nos interdépendances.
L'ouvrage montre comment l'économie, loin d'être un monde à part, est intimement nouée à la parenté, au corps, à la sexualité. Repenser la dette, c'est repenser ce à quoi - et à qui - nous tenons vraiment.
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Rencontre avec Caroline Lamarche à l’occasion de la parution de Le Bel Obscur, aux éditions du Seuil.
Caroline Lamarche est née en 1955 à Liège, en Belgique.
Son œuvre, qui comprend des romans, des nouvelles, des poèmes, des textes pour la radio, la scène et l’art, témoigne d’un éclectisme et d’une hardiesse renouvelés de livre en livre.
Bénéficiant d’une reconnaissance critique et publique depuis Le Jour du chien (Les Éditions de Minuit), qui obtint le prix Rossel, elle a récemment été couronnée du Goncourt de la nouvelle pour Nous sommes à la lisière (Gallimard).
Le Bel Obscur
Alors qu’elle tente d’élucider le destin d’un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l’histoire de sa propre vie.
Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective, rien n’est tu.
Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n’aura cessé de se réinventer, d’affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales, avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
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Rencontre avec François Vallat et Christophe Degueurce à l’occasion de la parution de Soigner les animaux. Histoire de la médecine vétérinaire en France aux éditions Actes Sud.
François Vallat, diplômé en 1971 de l’École nationale vétérinaire de Lyon, praticien de 1973 à 2012, est docteur en histoire (université de Caen Normandie, 2008).
Après la gestion des épizooties en Europe, il s’est intéressé aux problèmes de la pratique vétérinaire à l’époque contemporaine.
Christophe Degueurce est directeur de l’École nationale vétérinaire d’Alfort depuis 2017, professeur d’anatomie animale et conservateur du musée Fragonard.
Ses recherches en histoire de la médecine vétérinaire dépassent la simple description des pratiques pour identifier les ressorts sociétaux qui scandent notre relation aux animaux.
Soigner les animaux. Histoire de la médecine vétérinaire en France
Longtemps réduits à l'état de proies, les animaux, une fois domestiqués, se sont imposés comme un élément clef pour la survie des populations humaines.
En apportant leur force aux travaux, leur vitesse aux transports et aux communications, leur endurance à la guerre, leurs productions à l'alimentation et, surtout, leur compagnie, ils sont devenus tellement indispensables que chaque civilisation s'est évertuée à les maintenir en bonne santé. Ils ont reçu des remèdes souvent proches de ceux destinés à leurs maîtres, parfois prodigués par des professionnels attitrés.
Cette rétrospective vivante de la médecine vétérinaire explore la longue histoire des soins dispensés aux animaux en France, dont l'Antiquité a marqué l'approche jusqu'aux dernières avancées de la microbiologie.
Le livre souligne l'importance du statut de l'animal dans notre société, la relation privilégiée que l'Homme entretient avec les espèces domestiques, enfin la manière dont les deux médecines se nourrissent réciproquement. Il démontre, à l'heure où s'impose le slogan « Une seule santé », que ce concept a toujours été au centre des pratiques des humains au contact des animaux.
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Rencontre avec Vincent Azoulay à l’occasion de la parution d’Ostracisme ! Du bon usage de l’arbitraire en démocratie aux éditions EHESS.
Vincent Azoulay est historien de l’Antiquité, directeur d’études à l’EHESS, directeur de la rédaction des Annales, Histoire, sciences sociales.
Spécialiste de l’anthropologie du politique en Grèce ancienne et de pratiques et représentations intellectuelles à Athènes, il a notamment publié Les Tyrannicide d’Athènes. Vie et mort de deux statues (Seuil, 2014) et Athènes 403. Une histoire chorale avec l’historien Paulin Ismard (Flammarion, 2020).
Ostracisme ! Du bon usage de l’arbitraire en démocratie
Au Ve siècle av. J. -C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès.
Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité.
Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte.
S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne.
Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du « dégagisme ».
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Rencontre avec Didier Daeninckx à l’occasion de la parution de Les maisons parachutées, aux éditions Gallimard.
Didier Daeninckx, né en 1949 à Saint-Denis, a publié une quarantaine de romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels Meurtres pour mémoire (Futuropolis / Gallimard, 1991) ; Cannibale (Verdier, 1998) ; Camarades de classe (Gallimard, 2008) ; Le banquet des affamés (Gallimard, 2014) ou encore Le roman noir de l’Histoire (Verdier, 2019).
Il est également l’auteur d’ouvrages en collaboration avec des dessinateurs comme Jacques Tardi ou des photographes comme Willy Ronis.
Les maisons parachutées
En 1952, à Nevers, l'inspecteur Philippe Orbec est chargé d'une enquête qui concerne trois cadavres retrouvés dans un chantier de reconstruction.
Orbec, fils d'un policier injustement abattu par la Résistance, va suivre le fil de son enquête, qui le mènera à Mauthausen, ou plus exactement à Redl-Zipf, une annexe du camp d'extermination par le travail. Les trois hommes, liés à des faussaires de grand talent, ont côtoyé à Redl-Zipf un commando juif très spécial, dont le travail consistait à fabriquer de faux billets américains et anglais destinés à déstabiliser les économies alliées.
Une partie de ces billets ont circulé en France après la Libération, et Orbec se demande s'ils n'ont pas été détournés par des pseudo-résistants qui ont à cette occasion amassé des fortunes et bâti de belles résidences surnommées depuis « les maisons parachutées ».
Ce roman de Didier Daeninckx, formidablement documenté et en partie inspiré de l'histoire de sa famille, éclaire d'un jour singulier des opérations secrètes menées par les nazis à partir de camps de concentration et certains aspects méconnus de l'immédiate après-guerre, comme le rôle des savants du IIIe Reich dans la reconstruction de l'aviation et dans le développement de la balistique et du nucléaire.
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