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Aujourd’hui, N’Autre Histoire consacre cet épisode aux soldats indigènes utilisés par la France à l’époque coloniale. Entre 1857 et 1962, des centaines de milliers d’hommes, Africains dans leur grande majorité, ont servi de gré – et surtout de force – dans les armées impériales françaises. Durant la 1e GM par exemple, la France a envoyé au front 600 000 soldats – dont 172 000 Algériens – venus des colonies. Ces soldats ont versé leur sang pour le pays colonisateur : l’armée d’Afrique perd ainsi 45 000 hommes durant le 1er conflit mondial.
En contexte colonial, les troupes de tirailleurs originaires des différentes colonies n’ont jamais été considérées ni traitées de la même manière que celles composées de soldats métropolitains. N’étant pas considérés comme des Français à part entière, ils ont été plus touchés par la violence des combats, les pénuries et le non-paiement des soldes. La reconnaissance de leur effort pour la France a tardé aussi.
Références :
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En Algérie, de nombreuses femmes rejoignent la cause indépendantiste de 1954 à 1962. Leur participation est souvent minorée voire occultée alors qu’on dispose d’archives les concernant. Le ministère algérien des Anciens Moudjahidin a répertorié 10 949 militantes. Des milliers d'autres, qui ne figurent pas dans ce registre, ont participé de manière moins visible mais tout aussi décisive à l'effort de guerre et à l'indépendance du pays. Pourtant, leur mobilisation est souvent minorée voire passée sous silence. N'Autre Histoire consacre un épisode à l'histoire de ces résistantes de l'ombre.
Références :
Djamila Amrane, « Les combattantes de la guerre d'Algérie », Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1992, 26, p. 58-62.
—, « Femmes dans la guerre d’Algérie. Entretien avec Fatma Baïchi », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés, 9 | 1999.
—, Les femmes algériennes dans la guerre, Plon, 1991.
Raphaëlle Branche, « Des viols pendant la guerre d'Algérie », Vingtième Siècle. Revue d'histoire 2002/3 (no 75), pages 123 à 132.
Natalya Vince, « Femmes algériennes dans la guerre de libération : mémoire et contre-mémoire dans la période postcoloniale », Raison présente, 2010, 175, p. 79-92.
Djamila Boupacha la légendaire Algérienne (23 Mai 1972) :
Alexandra Dols, Moudjahidate (documentaire), 2008.
Fatima Sissani, Tes cheveux démêlés cachent une guerre de 7 ans (documentaire),2018.
—, La langue de Zahra (documentaire), 2011.
Sétif, 1945.
INA, « Les élections à l’assemblée algérienne (1958) ».
INA, « L'Algérie vue par les autorités françaises en 1958 ».
Musique :
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#39 Des Camerounaises en action hier et aujourd'hui
Références :
Rose Ndengue, « La citoyenneté au Cameroun au tournant des années 1940-1950 : une fiction au cœur d’imaginaires en tension », Outre-mers, 2019, 2, n° 404-405.
Rose Ndengue, « Mobilisations féminines au Cameroun français dans les années 1940-1950 : l’ordre du genre et l’ordre colonial fissurés », Mouvement Social, 2016/2, n° 255.
Sylvie Laure Andela Bambona, « Femmes européennes, femmes africaines et Première Guerre mondiale au Cameroun, 1914-1915 », Guerres mondiales et conflits contemporains 2012/4 (n° 248), p. 27-44.
Marie-Louise Eteki-Otabela, « Dix ans de luttes du Collectif des femmes pour le renouveau (CFR): quelques réflexions sur le mouvement féministe camerounais », Recherches féministes Volume 5, n° 1, 1992, p. 125–134.
Barthélémy Pascale, Africaines et diplômées à l'époque coloniale (1918-1957), PUR, 2010.
Musique :
Christian Aimé Priso, Na bele africa.
Christian Aimé Priso, Tetena wa na mba.
Sauti Sol, Yemi Alade, Africa.
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#38 Du Kamerun au Cameroun
Episode 1. L'impossible décolonisation
Aujourd’hui, nous vous proposons un épisode sur l’histoire du Cameroun de la période de l’indépendance à nos jours, en compagnie de la chercheuse Rose Ndengue, professeure d’histoire à l’université de York, au Canada.
Le Cameroun est à la fois un pays proche de la France et mal connu des Français·es. Proche, car il a été sous tutelle française et a fait partie de l’empire colonial français entre 1916 et 1960. L’immigration camerounaise en France est actuellement composée de plus de 50 000 personnes, ce qui en fait la 4e communauté d’immigréEs établis en France. Politiquement, le Cameroun appartient à la Françafrique, c’est-à-dire un espace composé par d’anciens territoires colonisés par la France qui restent sous son influence économique, politique et culturelle. En même temps, l’histoire de ce pays est peu évoquée dans les médias français et à l’école. Son histoire coloniale, qui nous éclaire sur sa situation actuelle, est notamment très peu étudiée en France, y compris dans le milieu universitaire. C’est la raison pour laquelle N’Autre Histoire lui consacre cet épisode divisé en deux parties.
Références :
Arte, Au Cameroun, les Bamoun en leur royaume, Invitation au voyage (07/02/2022).
Rose Ndengue, « La citoyenneté au Cameroun au tournant des années 1940-1950 : une fiction au cœur d’imaginaires en tension », Outre-mers, 2019, 2, n° 404-405.
Rose Ndengue, « Mobilisations féminines au Cameroun français dans les années 1940-1950 : l’ordre du genre et l’ordre colonial fissurés », Mouvement Social, 2016/2, n° 255.
Cases Rebelles (podcast), Épisode 80 | Femmes, mobilisations et engagements politiques au Cameroun, avec Rose Ndengue, 2018.
Le Monde Afrique (23/05/18) « Panafricain-e-s : Ruben Um Nyobè, le héros oublié du Cameroun ».
INA, « Proclamation de l'indépendance au Cameroun » (1/12/60).
INA, « Yaoundé célèbre la réunification des deux Cameroun », 11/10/61.
Alqarra TV, “Cameroun : La Guerre cachée”.
France 24, « Cameroun anglophone : retour sur la crise qui secoue le pays »
Jeune Afrique, « Cameroun : la crise anglophone expliquée en 2 minutes »
Musique :
Anne-Marie Nzié, Mbamba nlem.
Witty Minstrel, Be Proud.
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#37 La révolution c'est le bonheur
Deuxième partie de l'épisode consacré au révolutionnaire Thomas Sankara qui fut à la tête du Burkina Faso entre 1983 et 1987. Après avoir évoqué, dans le premier volet, son ancrage politique anti impérialiste, nous entendrons ici sa conception de la révolution comme changement total en direction du bonheur de toustes.
Références :
Musique:
Alif Naaba, M'tenga (2021).
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#36. Thomas Sankara : oser inventer l’avenir (1/2). À bas l’impérialisme !
BienvenuEs à un nouvel épisode de N’Autre Histoire, consacré au grand révolutionnaire africain Thomas Sankara (1949-1987). Né en Haute-Volta, colonie française devenue indépendante en 1960, Sankara fut chef de l’État de la République de Haute-Volta rebaptisée Burkina Faso, entre 1983 et 1987. Trente cinq ans après sa mort, il demeure très populaire auprès de la jeunesse africaine, alors qu’il est bien moins connu en France, ce qui nous a poussé à préparer cet épisode.
Références:
Musique:
Alif Naaba, M'tenga (2021).
Youssouf Diarra dit El Grand Ballaké - Djanfa Magni (Burkina Faso, 1978).
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#35. Douce France
Ép. 2 Les luttes de l’immigration postcoloniale des années 1970 à 1980
BienvenuEs au second volet de l’épisode consacré à l’histoire des immigrés postcoloniaux dans la France de la seconde moitié du 20e siècle. Dans la 1e partie nous avons vu les conditions de travail et de vie des centaines de milliers de personnes venant des anciennes colonies françaises. Cette immigration de travail a été marquée par l’exploitation et la colonialité, c’est-à-dire des formes de gestion de la main d’œuvre selon un schéma de type colonial. Dans cette seconde partie, nous allons voir comment les immigrés se sont levés contre la façon injuste dont iels étaient traitéEs. Car l’histoire de l’immigration postcoloniale en France n’est pas seulement celle de la souffrance, elle est aussi une histoire de résistance culturelle, d’organisation politique et de lutte pour la dignité et la justice sociale.
Références
Musique
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# 34 Douce France. Les immigrés postcoloniaux dans la France de la seconde moitié du 20e siècle
1/2 Travail, exploitation et exil au temps des 30 Glorieuses
BienvenuEs à ce premier volet d’un épisode consacré à l’histoire des immigrés postcoloniaux c’est-à-dire des personnes nées dans les anciennes colonies françaises. Nous verrons qu’iels ont une histoire particulière, peu connue ou mal connue du grand public. Cette histoire est celle de l’exil, de l’exploitation, de la discrimination mais aussi une histoire de la résistance, de l’organisation et des luttes pour sortir de la misère et obtenir l’égalité des droits par rapport aux autres FrançaisEs. Dans cet épisode, nous allons voir comment, entre 1945 et 1970, arrivent des centaines de milliers d’immigréEs originaires des anciennes colonies françaises, pour travailler durement, et participer encore une fois à la gloire et l’enrichissement de l’ancienne métropole. Leurs conditions de vie et de travail, extrêmement difficiles, ont globalement caractérisé ces décennies pour ces personnes. Cette période, connue sous le nom de 30 Glorieuses, n’ont pas été brillantes pour ces immigréEs, situéEs au bas de l’échelle sociale.
Références :
Mohamed Mazouni, Clichy, 1974.
Robert Linhart, L’établi, Ed. de Minuit, 1978.
Yamina Benguigui, Mémoires d’immigrés, documentaire, 1997.
Rachid Oujdi, Perdus entre deux rives, les chibanis oubliés, documentaire, 2016.
Yvan Gastaut, « Les bidonvilles, lieux d’exclusion et de marginalité en France durant les trente glorieuses » Cahiers de la Méditerranée, 2004.
Le bidonville de Nanterre à hauteur d'enfant : bienvenue rue des Pâquerettes !
« Le bidonville de Nanterre », archive INA de 1963.
Foyers Sonacotra, archive INA, 1979.
Muriel Cohen & Cédric David, « Les cités de transit : le traitement urbain de la pauvreté à l’heure de la décolonisation » Métropolitiques, 2012.
Cité de transit, archive INA, 1982.
Le racisme à Marseille ou la mort de Ladj Lounes, 1973.
Rachida BRAHIM, 2020, La race tue deux fois. Une histoire des crimes racistes en France (1970-2000), Paris, Éditions Syllepse.
Vincent Viet, « La politique du logement des immigrés (1945-1990) », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1999, 64, p. 91-103.
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#33 Les Kali’nas de Guyane, un peuple en résistance depuis 500 ans
Épisode 2. Connaitre et reconnaitre l’histoire des Kali’nas
Bienvenus à la deuxième partie de l’épisode de N’Autre Histoire consacré à l’histoire du peuple kali’na de Guyane. Celle-ci nous est racontée par deux Kali’nas, Taneyulime Ludwina Pilisi, présidente de l’association Aukae qui œuvre pour la conservation et le rayonnement de la langue et la culture kali'na, et de Thayna Henri, juriste. Dans la première partie de cet épisode, nous avons raconté l’histoire de la conquête et du génocide des peuples originaires de Guyane. Nous avons évoqué aussi la politique épistémicide de la France qui a détruit les cultures des peuples originaires en leur imposant le français, le catholicisme, la médecine occidentale, entre autres injonctions.
Aujourd’hui nous aborderons la période plus contemporaine, qui va des années 1980 à nos jours.
Références:
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#32. Les Kali’nas de Guyane, un peuple en résistance depuis 500 ans
1. De la conquête aux homes indiens
Les Kali’nas sont un peuple originaire habitant aujourd’hui en Amazonie et plus particulièrement sur la côte caraïbe de l’Amérique du Sud. Iels appartiennent à la culture et civilisation kalinago ou caribe. Iels sont répartis, en raison de la colonisation, dans plusieurs pays différents, le Venezuela (où vivent environ 11.500 personnes), le Suriname (2500), le Guyana (3000), le Brésil (avec 200 Kali’nas) et la Guyane française qui compte près de 4000 Kali’nas sur ses terres. Au total, les Kali’nas sont un peuple d’environ 20.000 personnes.
Les Autochtones de Guyane originaires de ces peuples représentent 10 000 personnes qui ont résisté à 5 siècles de colonialité mais qui sont toujours menacées de disparition. Aujourd’hui, la colonialité s’exprime par exemple à travers les projets miniers, la spoliation de leurs terres, la francisation de leurs cultures ou leur maintien dans une situation de dépendance économique.
C’est cette histoire faite de richesse culturelle, de larmes mais aussi de résistance et de lutte, que nous allons évoquer avec deux Kali’nas, Taneyulime Ludwina Pilisi, membre de l’association Aukae qui a pour but la conservation et le rayonnement de la langue et la culture Kalina, et de Thayna Henri, juriste.
Références:
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N’Autre Histoire, le podcast qui parle de l’histoire autrement!
Une fois par mois, il aborde un sujet historique du point de vue des Subalternes, c'est-à-dire de celles et ceux…
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