Pos. Report

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Pos. Report episodes

  • Pos. Report #90 avec Yann Guichard et Christopher Pratt

    Ce 90e épisode de Pos. Report reçoit Yann Guichard, cofondateur et président de l’écurie Spindrift Racing, également skipper du maxi Sails of Change (ex Spindrift 2) et du TF35 de l’équipe, et Christopher Pratt, nouvel équipier du même Sails of Change, en stand-by à partir du 24 octobre pour s’attaquer au Trophée Jules Verne.


    Nous commençons par évoquer l’actualité récente de nos deux invités, en premier lieu le dernier Grand Prix du TF35 Tour auquel a participé Spindrift du 6 au 9 octobre à Scarlino (Toscane). Yann Guichard dresse un bilan très satisfaisant de cette épreuve, dont l’équipe a pris la deuxième place, et plus globalement de la saison, avec une équipe jeune qui a beaucoup progressé, selon lui, au point de signer son premier succès à Malcesine et de se rapprocher des deux teams qui ont dominé les deux premières saisons du TF35 Tour, Alinghi et Realteam.


    De son côté, Christopher Pratt a participé aux Voiles de Saint-Tropez à bord de Lady First, un Mylius 60, sur lequel il navigue une partie de l’année, entre courses inshore et offshore. S’il regrette que l’événement soit désormais divisé en deux - la première semaine consacrée aux classiques et modernes de moins de 60 pieds, la seconde aux maxis et multicoques - le Marseillais a apprécié les bons moments partagés notamment à bord avec Xavier Macaire et Ronan Treussart.


    Nous ouvrons ensuite une large page Trophée Jules Verne. Yann Guichard présente son équipage pour la nouvelle tentative dont le stand-by débutera le 24 octobre : à ses côtés seront présents plusieurs fidèles - son frère Jacques, Xavier Revil, Thierry Chabagny, Grégory Gendron, Julien Villion, Benjamin Schwartz - sa compagne et cofondatrice de Spindrift, Dona Bertarelli, qui tiendra le rôle de reporter embarquée, tandis que trois nouveaux font leur apparition : Pierre Leboucher, Clément Giraud et Christopher Pratt.


    Ce dernier raconte comment il a été recruté, un peu par hasard, et son bonheur d’avoir été intégré à un équipage “de gentils”, lui qui “rêve de faire le tour du monde”, qui plus est sur “un bateau incroyable, capable d’atteindre des vitesses hyper élevées, tout en étant très sécurisant, même s’il est un peu plus volage que je ne le pensais.”


    Yann Guichard présente justement ce bateau, raccourci il y a deux ans (la coque centrale a été rabotée de 3 mètres pour être à la taille des flotteurs, 37 mètres), un gros travail ayant été fait sur l’énergie à bord, puisque Sails of Change s’élancera sur le tour du monde sans moteur ni générateur, “un vrai défi dans le défi”. Le skipper évoque ensuite le temps à battre, 40 jours et 23 heures par Idec Sport, et les atouts de Sails of Change qui, par rapport aux Ultims qui vont aussi s’attaquer au Jules Verne cet hiver (Maxi Edmond de Rothschild, peut-être Sodebo Ultim 3), est plus performant dans du vent fort, moins dans le petit temps ou le médium car beaucoup plus lourd (22 tonnes, contre 13-14).


    Nous finissons par évoquer la Route du Rhum, Christopher Pratt ayant travaillé cette année aux côtés de Maxime Sorel pour l’aider à prendre en main son nouvel Imoca V and B-Monbana-Mayenne, tandis que Yann Guichard confie suivre avec toujours beaucoup d’intérêt cette transat à laquelle il a participé la dernière fois en 2014 sur Spindrift 2, deuxième derrière Loïck Peyron sur Banque Populaire VII.


    Diffusé le 11 octobre 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 4 min
  • Pos. Report #89 avec Gaston Morvan, Tom Dolan et Erwan Le Draoulec

    Ce 89e épisode de Pos. Report est consacré au circuit Figaro Beneteau dont la saison se clôture en fin de semaine avec le National équipages, qui réunira une quinzaine de bateaux à Lorient de vendredi à dimanche. Nos trois invités seront de la partie : Gaston Morvan, skipper de Région Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne Espoir, l’Irlandais Tom Dolan (Smurfit-Kappa) et Erwan Le Draoulec, dont ce sera la dernière épreuve sous les couleurs de la Macif.


    Nous commençons par évoquer ce National équipages qui, pour Erwan Le Draoulec, est “l’occasion de remercier tous ceux qui m’ont entouré” pendant ses trois saisons dans le dispositif Skipper Macif, il sera entouré de Pierre Quiroga, qui était son coéquipier en 2020 et 2021, de Hans Roger, directeur des activités mer de la Macif, et des deux préparateurs des Figaro 3 armés par la mutuelle. Tom Dolan a quant à lui constitué un équipage de choc avec Gildas Mahé, son entraîneur Bertrand Pacé et Benoît Hantzperg, tandis que Gaston Morvan sera accompagné de son frère Paul, qui va tenter cette année de lui succéder au sein du dispositif Bretagne-CMB Espoir, de l’Espagnol Pep Costa et d’une spécialiste du 470, Paola Amar.


    Nous revenons ensuite sur la Solitaire du Figaro 2022, nos invités tirant leur bilan de la 53e édition : 4e au général, Erwan Le Draoulec voit dans ce résultat “un réel aboutissement” sur “la course la plus dure que j’aie jamais faite.” 5e, seulement 50 secondes derrière le Skipper Macif 2020, Gaston Morvan se montre “hyper content” de ce résultat, doublé d’une 3e place finale au championnat de France Elite de course au large, d’autant que, “après avoir été un peu au fond du trou à Royan” (après les deux premières étapes), il a “réussi à rebondir” pour finir deuxième de la troisième. “Ça montre mon mental de sportif de haut niveau.”


    Quant à Tom Dolan, 7e alors qu’il était proche du podium au départ de Royan, il regrette sa "grosse bêtise” de la dernière étape, quand il n’a pas respecté son plan de jeu, ce qui lui a coûté cher, même si une 7e place reste pour l’Irlandais un résultat satisfaisant. Les trois marins expliquent ensuite ce que leur apporte leur cadre d’entraînement, le pôle de Port-la-Forêt pour Erwan Le Draoulec et Gaston Morvan qui essaient d’ajouter une petite touche personnelle en faisant appel à des compétences extérieures, le groupe de Lorient pour Tom Dolan qui “a bien accroché” avec l’entraîneur Bertrand Pacé.


    Ils commentent ensuite le podium final de la Solitaire - Tom Laperche devant Guillaume Pirouelle et Achille Nebout -, Gaston Morvan évoquant notamment le cas Tom Laperche, son coéquipier au sein du dispositif Bretagne-CMB, qu’il n’hésite pas à comparer à Franck Cammas, François Gabart ou Charles Caudrelier : “Il m’a tiré vers le haut, c’est une belle source d’inspiration.”


    Tous finissent par parler d’avenir avec encore deux années en Figaro pour Tom Dolan, qui a enfin les moyens de ne penser qu’au sport et dont “le rêve ultime est de gagner la Solitaire”, et pour Gaston Morvan, qui a également navigué cette saison en Ultim sur Actual et en Ocean Fifty sur Komilfo d’Eric Péron, dont il fera partie de la cellule de routage lors de la Route du Rhum. Le circuit Ocean Fifty est justement le prochain objectif d’Erwan Le Draoulec qui explique qu’il a “beaucoup de chances d’être au départ du Pro Sailing Tour en 2023.”


    Diffusé le 4 octobre 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr
  • Pos. Report #88 avec Philippe Presti et Matthieu Vandame

    Ce 88e épisode de Pos. Report revient sur les deux derniers Grands Prix de SailGP de France et d’Espagne, avec deux invités qui, avec leurs équipes respectives, ont remporté à l’occasion leur toute première victoire sur le circuit : Philippe Presti, coach de Sail GP US Team, vainqueur à Saint-Tropez, et Matthieu Vandame, grinder de l’équipe de France qui, dimanche dernier, s’est imposée à Cadix.


    Nous commençons par un retour sur le Grand Prix de France, avec une victoire des Etats-Unis de James Spithill qui arrivaient à Saint-Tropez “dans le doute” après un début de saison dont l’équipe n’était “pas du tout satisfaite” aux dires de Philippe Presti. D’où la grande joie de s’imposer, qui plus est, selon ce dernier, avec une Française à bord, Amélie Riou, qui a remplacé au pied levé l’équipière américaine, blessée à la cheville.

    De son côté, Matthieu Vandame estime que la France est sortie plutôt confortée de ce rendez-vous terminé au 4e rang, qui venait après une 2e place à Copenhague. Entre Saint-Tropez et le rendez-vous de Cadix le week-end dernier, les équipes ont beaucoup débriefé. Philippe Presti a détaillé son travail d’analyse des datas, en libre accès : “Comme on dispose de toutes les datas, des vidéos et des audios de toutes les équipes, on peut vraiment rentrer dans la tête des autres, mais on peut aussi se noyer dans toutes ces infos, il faut donc arriver à se focaliser sur certains points.”


    Nous refaisons ensuite le match du Grand Prix d’Espagne, avec une bonne première journée française (2e place), moins bonne pour les Américains (5e) qui, dans des conditions de mer pas faciles, ont navigué “trop safe” selon leur coach, mais ont su arracher le dimanche matin leur qualification pour la finale à trois (avec la France et l’Australie). Une finale dans une configuration à quatre équipiers, annoncée à cinq minutes du départ, qui a un peu désarçonné les Français, raconte Matthieu Vandame, moins les Américains, Philippe Presti expliquant que le barreur endosse alors aussi le rôle de contrôleur de vol, un domaine que James Spithill, de par sa longue expérience de la navigation sur foils, maîtrise mieux.


    “Malheureusement, on n’a pas su exploiter cet avantage”, regrette l’entraîneur, la faute à un planté après la bouée sous le vent qui a permis aux Français de passer en tête, avant de résister au retour américain en fin de manche. A l’arrivée, un grand bonheur qui vient récompenser la progression de l’équipe menée par Quentin Delapierre, dont Matthieu Vandame dit : “C’est quelqu’un qui sait où il va, il a reconstruit une équipe pour atteindre ses objectifs, c’est vraiment un gros bosseur et un meneur.” Reste à confirmer pour la France, 3e au général, le prochain Grand Prix étant prévu les 12 et 13 novembre à Dubaï.


    Nos invités finissent par évoquer leurs autres activités, principalement du TF35 pour Matthieu Vandame avec l’équipe suisse de Ylliam-Comptoir Immobilier, de la Coupe de l’America pour Philippe Presti qui annonce avoir resigné avec les Italiens de Luna Rossa en vue de la 37e édition. D’où son installation récente à Barcelone, où il pratique sa nouvelle passion, le wing foil, au grand désarroi de sa femme…


    Diffusé le 27 septembre 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 5 min
  • Pos. Report #87 avec Jean-Christophe Mourniac, Matthieu Salomon et Pierre Picot

    Ce 87e épisode de Pos. Report est consacré aux ETF26 Series, circuit de catamarans à foils dont la dernière étape de la saison, le Grand Pavois Foiling Event, a lieu du 27 septembre au 1er octobre dans le cadre du Grand Pavois de La Rochelle. Deux de nos invités y participent, Jean-Christophe Mourniac, grand spécialiste français du multicoque et skipper de Team Pro, qui a remporté toutes les courses de la saison jusqu’ici, et Matthieu Salomon, à la barre d'Entreprises du Morbihan. Et nous recevons également celui qui a repris, en début d'année, toute la partie construction et maintenance des ETF26, Pierre Picot.


    Ce dernier, novice dans la voile de compétition, explique pourquoi il a investi dans cet univers et en particulier dans les ETF26 qui représentent pour lui “la voile de nouvelle génération.” Ce que confirme Jean-Christophe Mourniac pour qui ce circuit, qu’il côtoie depuis 2019, a constitué “une énorme bouffée d’oxygène” : un bateau archimédien au-dessous de 8 nœuds, mais capable de dépasser les 30 nœuds au reaching, Matthieu Salomon évoquant de son côté “un bateau volant qui reste accessible”.


    Les deux marins détaillent les contours de leurs projets respectifs, dont le dénominateur commun est Jean-Pierre Dick, qui a lancé les bateaux ET le circuit en 2018, tous deux volant désormais de leurs propres ailes. Jean-Christophe Mourniac, qui navigue notamment avec son fils Tim, évoque un budget annuel de 150 000 euros pour un projet entièrement professionnel ; un budget que Matthieu Salomon, “en année de transition”, espère réunir la saison prochaine, lui qui est parvenu à constituer un équipage de spécialistes, avec Valentin Bellet, Gurvan Bontemps et Franck Cammas, arrivé en cours de saison.


    Pierre Picot parle ensuite de l’intérêt croissant des étrangers pour le circuit (cinq teams sur neuf cette saison), notamment de la part d’équipes impliquées dans la Coupe de l’America et dans SailGP. Peter Burling et Blair Tuke sont ainsi derrière l’équipe Live Ocean Racing de Liv MacKay, Ben Ainslie et Hannah Mills viennent de lancer le team Athena Pathway qui sera présent à La Rochelle, tandis que les équipes espagnole et canadienne de SailGP pourraient intégrer en 2023 un circuit qui accueillera également des Finlandais.


    Les ETF26 Series s'enrichiront par ailleurs dès l’année prochaine d'une V2 du catamaran à foil autorisant le réglage de l’incidence des appendices, tandis que la construction de nouveaux bateaux devrait être rapidement lancée. Désireux de continuer à développer et de faire davantage connaître le circuit, Pierre Picot, qui compte se consacrer à 100% à cette activité l’année prochaine, recherche un partenaire titre à hauteur d’une centaine de milliers d’euros.


    Jean-Christophe Mourniac et Matthieu Salomon se réjouissent de voir ce circuit s’internationaliser et s’ouvrir aux femmes : le premier, avec ses partenaires, a lancé cette saison Lady Team Pro, équipage 100% féminin mené par Mathilde Geron et composé notamment de… sa fille Lou. Ils évoquent ensuite la domination cette saison de Team Pro, qui tentera, à La Rochelle, de terminer la saison invaincu.


    Les deux marins finissent par parler de leurs autres projets : Jean-Christophe Mourniac est barreur et coach au sein de l’équipe Zoulou d’Erik Maris en GC32, il a également pris beaucoup de plaisir cet été à donner des cours de wing foil en école de voile ; Matthieu Salomon a fait de son côté partie de l’équipage de l’Ocean Fifty Primonial avec Sébastien Rogues. Quant à Pierre Picot, qui a mordu à l’univers de la voile de compétition, il se verrait bien, en plus des ETF26 Series, s’impliquer dans le management d’autres projets.


    Diffusé le 20 septembre 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain

    1 hr 1 min
  • Pos. Report #86 avec Sam Davies, Maxime Sorel et Justine Mettraux

    Ce 86e épisode de Pos. Report est consacré à la 12e édition du Défi Azimut qui réunit du mercredi 14 au dimanche 18 septembre à Lorient 28 équipes Imoca, dont celles de nos trois invités qui étrenneront en compétition leurs bateaux respectifs, à savoir Sam Davies, skipper du nouveau plan Manuard Initiatives Coeur, Maxime Sorel, qui a mis à l’eau fin juin son plan Verdier V and B-Monbana-Mayenne, et Justine Mettraux, à la barre de Teamwork, l’ex Charal 1 de Jérémie Beyou (plan VPLP). 


    Nos trois invités commencent par expliquer ce qu’ils attendent de leur participation à ce Défi Azimut, l’une des toutes premières navigations sur son nouveau bateau pour Sam Davies, qui enchaînera ensuite sur sa qualification pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Pour eux, ce rendez-vous lorientais est à la fois une première et dernière confrontation avec la concurrence à moins de deux mois du départ de la transat en solitaire, et un événement festif qui permet notamment de faire naviguer les partenaires.


    Chacun leur tour, ils détaillent ensuite leurs projets respectifs : Justine Mettraux raconte comment, grâce au soutien de son partenaire Teamwork, elle a réussi à se lancer dans une première campagne de Vendée Globe, avec l’appui technique et sportif de BeYou Racing, l’équipe de Jérémie Beyou, à laquelle a été racheté l’ex Charal 1. Sam Davies explique comment la construction d’Initiatives Coeur (dans les moules de L’Occitane, l’ancien bateau d’Armel Tripon) a pris pas mal de retard sur le planning initialement prévu, parce qu’il a fallu renforcer le fond de coque. Elle raconte ensuite ses premières sensations à bord d’un bateau qui ne demande qu’à décoller, très différentes de celles vécues sur son précédent 60 pieds. 


    Même changement radical pour Maxime Sorel, passé d’un Imoca à dérives à un bateau à foils, sistership d’Apivia, le bateau actuel de Charlie Dalin. Nos trois invités évoquent leurs objectifs sur la Route du Rhum, avec la même priorité : terminer afin de valider leur qualification pour le Vendée Globe 2024. Pour eux, les grands favoris de la 12e édition de la transat en Imoca sont Charlie Dalin et Thomas Ruyant, avec Louis Burton en embuscade. Justine Mettraux enchaînera dans la foulée avec The Ocean Race, à bord de 11th Hour Racing Team, une course autour du monde à laquelle devrait également participer Sam Davies, mais pas sur son bateau… 



    Diffusé le 13 septembre 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    56 min
  • Pos. Report #85 avec François Jambou, Pierre Le Roy et Annabelle Moreau

    Ce 85e épisode de Pos. Report revient sur la saison de Mini 6.50 2022 qui est sur le point de s’achever, avec deux vainqueurs de la Mini Transat en proto, François Jambou, lauréat de l’édition 2019, qui entraîne le pôle Mini de Concarneau, et son successeur au palmarès, Pierre Le Roy, ainsi que la secrétaire de la Classe Mini depuis... 21 ans, Annabelle Moreau.


    Cette dernière commence par expliquer comment elle a découvert la Classe Mini - “à l'occasion d’un job d’été sur la Transgascogne 1995, j’ai aussitôt craqué sur l’ambiance générale alors que je n’étais jamais montée sur un bateau” - et en quoi consiste son rôle, assumant pleinement un statut de “maman” des ministes. Pierre Le Roy évoque le “soutien énorme” qu’elle apporte à celles et ceux qui débarquent sur le circuit.


    François Jambou raconte de son côté la naissance du pôle Mini de Concarneau en 2013 qui, depuis, à l'instar des autres centres d’entraînement, “n’a fait que grossir”, pour accueillir aujourd’hui “entre 15 et 20 bateaux qui s’entraînent tous les week-ends”. Annabelle Moreau complète son propos en faisant un état des lieux de ces différents centres qui essaiment tout le territoire national, à l’exception notable des côtes de la Méditerranée, où l’offre d’entraînement “est plus difficile à structurer.”


    Place, ensuite, au bilan de la saison de Mini 6.50, marquée en proto par la nette domination de Pierre Le Roy, 2e de la Plastimo Lorient Mini, vainqueur de la Mini en Mai et des Sables-Les Açores-Les Sables. Une domination que le skipper de Teamwork explique en partie par le fait que le circuit s’est renouvelé, comme après chaque édition de la Mini Transat. Pour l’année prochaine, François Jambou annonce “un gros match en proto”, avec beaucoup de nouveaux bateaux annoncés, notamment à foils.


    Ce qui réjouit aussi Annabelle Moreau, la Classe Mini ayant souhaité redynamiser la catégorie protos, moins prisée des skippers ces dernières années, même si n’y en a eu que 12 (sur 72 participants) au départ des Sables-Les Açores-Les Sables. Une épreuve, qui, regrette-t-elle “n’est pas encore reconnue comme une course majeure au même titre que la Mini Transat qui reste le Graal.” Pierre Le Roy revient justement sur sa victoire sur cette épreuve qui lui tient vraiment à cœur, notamment “parce qu’il y a toujours du jeu météo”, ce qui a encore été cet été. En particulier lors de la deuxième étape, avec des options tranchées, notamment de la part de deux marins qui lui ont donné du fil à retordre cette saison, Jacques Delcroix et Uros Krasevac.


    Nous évoquons ensuite le bilan en bateau de série, avec, selon Annabelle Moreau, “beaucoup de nouvelles têtes” cette saison, mais aussi beaucoup de vainqueurs différents : seul Léo Bothorel a remporté deux courses, la Plastimo Lorient Mini et Les Sables-Les Açores-Les Sables. Pas de quoi, selon nos invités, tirer de conclusions en vue de la prochaine édition de la Mini Transat, dans un an.


    Nous finissons par évoquer l’avenir de nos invités : Pierre Le Roy, ingénieur chez Météo France à Lille, “souhaite continuer la course au large, plutôt en monocoque” et, à terme, disputer le Vendée Globe ou la Route du Rhum en Imoca ; François Jambou prépare quant à lui la Route du Rhum sur un Class40 un peu daté, avec l’objectif de “faire une belle trajectoire”. Il disposera en revanche l’année prochaine d’un Mach 40.5 flambant neuf sur lequel il envisage de courir la Transat Tacques Vabre avec un autre ancien ministe contre lequel il a bataillé en proto, Erwan Le Méné.


    Diffusé le 6 septembre 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    57 min
  • Pos. Report #84 avec Paul Meilhat et Anthony Marchand

    Ce 84e épisode de Pos. Report reçoit deux marins, qui, en 2023, disputeront ensemble The Ocean Race à bord de l’Imoca Biotherm, dont la mise à l’eau est prévue mercredi 31 août en fin de journée à Lorient : son skipper, Paul Meilhat, et Anthony Marchand, qui fera partie de l’équipage dévoilé la semaine dernière.


    Avant de parler de cette actualité, les deux marins, qui ont fait leurs armes sur le circuit Figaro Beneteau, évoquent la 53e édition en cours, Anthony Marchand estimant que Tom Laperche, le plus rapide de la flotte, mériterait de l’emporter au vu de sa régularité sur le support depuis maintenant deux ans. Celui qui a participé à dix reprises à la Solitaire (deux podiums) confie qu’il reviendra un jour, mais seulement s’il peut disputer tout le programme d’avant-saison, indispensable selon lui pour performer.


    Paul Meilhat raconte ensuite comment il se sent à la veille de mettre à l’eau son Imoca Biotherm, une première construction pour le vainqueur de la Route du Rhum qui, pour des questions de timing et de coût mais aussi de design, a choisi un sistership de l’actuel LinkedOut de Thomas Ruyant. En version  “upgradée”, cependant, avec “une étrave de dernière génération, des foils, des systèmes de safrans et une casquette différents.” Débuté en décembre, le chantier a duré jusqu'en août chez Persico, en Italie, où le skipper et sa petite équipe (qui compte notamment Baptiste Chardon et Marc Liardet) ont passé tout l’été, d’où une certaine fatigue, mais “beaucoup d’enthousiasme au moment de mettre à l’eau.”


    Les deux marins donnent par ailleurs leur avis sur les nouveaux 60 pieds sortis de chantier cet été, entre “faux bateaux neufs”, selon l'expression de Paul Meilhat, car construits dans les moules d’Imoca existants, et bateaux vraiment différents, comme Malizia et Charal qui ont fait l’objet de “beaucoup de développement.” Le skipper de Biotherm confie ensuite pourquoi il a absolument voulu participer à The Ocean Race, un désir qui remonte à ses années Figaro, et, selon lui, “la meilleure manière de préparer le Vendée Globe.” L’occasion pour Anthony Marchand de raconter les souvenirs de sa participation avec l’équipage espagnol de Mapfre en 2014-2015, “une expérience hyper enrichissante qui m’avait permis de progresser.”


    Paul Meilhat explique ensuite son choix d’équipage pour The Ocean Race, entre nécessité d’avoir des marins aguerris sur ce type de support (Anthony Marchand, Damien Seguin) et désir de s’ouvrir à d’autres expériences - “Je ne veux pas que ce soit une balade autour du monde entre Bretons” - d’où la présence de la Portugaise Mariana Lobato, de l’Italien Giulio Bertelli - rencontré chez Persico - et d’Amélie Grassi. Il finit par détailler son planning d’ici le départ de The Ocean Race - tests de jauge, premières navigations, Défi Azimut, Route du Rhum, retour vers Alicante, chantier. Anthony Marchand a de son côté prévu de se partager d’ici la fin de l’année, puis en 2023, entre le projet Biotherm et le Team Actual, puisqu’il est skipper remplaçant d’Yves Le Blevec sur le trimaran Ultim, “un projet dans lequel je me sens à l’aise sur un bateau fabuleux.”


    Diffusé le 30 août 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    49 min
  • Pos. Report #83 avec Quentin Delapierre, Manon Audinet et Thierry Douillard

    Ce 83e épisode de Pos. Report est consacré à SailGP juste après la quatrième épreuve de la saison 3 qui a eu lieu le week-end dernier, le Grand Prix du Danemark à Copenhague. Nos trois invités sont Quentin Delapierre, skipper de l’équipe française de SailGP, Manon Audinet, qui officiait à la tactique, et Thierry Douillard, coach de l’équipe.


    Nous commençons par revenir sur ce Grand Prix du Danemark avec à la clé une deuxième place pour les Français, soit leur meilleur résultat sur le circuit depuis leurs débuts en 2019. Un résultat qui “récompense le travail et la méthode” de l’équipe, selon Thierry Douillard, qui rappelle que celle-ci est encore jeune, entre Quentin Delapierre qui a débuté en SailGP en octobre dernier à la place de Billy Besson et Kevin Peponnet, nouveau régleur d’aile cette année.


    Quentin Delapierre commente par ailleurs les résultats des Néo-Zélandais de Peter Burling, vainqueurs successivement à Plymouth et Copenhague, après avoir été mis sous pression par l’organisateur du circuit, Russell Coutts, en raison de résultats jusqu’ici décevants. “Russell n’épargne personne, note le skipper du F50 français. En conférence de presse, tu sais exactement où tu te situes dans son esprit.”


    Manon Audinet raconte ensuite ses débuts en SailGP lors de la première épreuve de la saison 3 aux Bermudes, à la fois impressionnée par “l’ampleur du village”, “l’incroyable densité sur l’eau”, et “la vitesse du bateau dans les virages”, qui nécessite une grande concentration à bord. Thierry Douillard note quant à lui que le circuit devient de plus en plus homogène, notamment parce que les datas de tous les bateaux sont partagées, ce qui “tire tout le monde vers le haut.”


    Quentin Delapierre revient lui aussi sur ses débuts sur le F50 fin 2021, entre “des sensations que tu ne connais nulle part ailleurs” et le fait de côtoyer certaines de ses idoles de jeunesse, comme le skipper de l’équipe britannique, Ben Ainslie, même s’il confie ne pas faire de complexes sur l’eau : “C’est un moteur pour moi de vouloir les manger.”


    Nous évoquons ensuite le prochain rendez-vous, Grand Prix de France à Saint-Tropez, les 10 et 11 septembre, Thierry Douillard estimant que l’équipe française ne doit pas se mettre plus de pression sous prétexte d’évoluer à domicile, même si Quentin Delapierre souhaite que ce rendez-vous soit "un succès en terme d’événement”, vis-à-vis du public et des partenaires.

    Interrogé sur le sujet, ce dernier évoque enfin le projet français de Coupe de l’America, qui s’appuierait sur l’équipe actuelle de SailGP, confiant : “Ce serait magnifique pour la voile française de retrouver un projet Coupe de l'America. SailGP est une super plateforme pour y adosser un projet Coupe de l'America, mais aujourd’hui, notre projet est de gagner SailGP.” 


    Diffusé le 23 août 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 6 min
  • Pos. Report #82 avec Yann Chateau, Alexis Loison et Marcus Hutchinson

    Ce 82e épisode de Pos. Report, de retour après une pause estivale, est consacré à la 53e édition de la Solitaire du Figaro dont le départ de la première étape sera donné dimanche de Nantes. Nos trois invités sont le nouveau directeur de course, Yann Chateau, le Normand Alexis Loison qui, après 16 participations consécutives, a décidé de faire une pause cette année, et l’Irlandais Marcus Hutchinson, qui fait partie du conseil d’administration et de la commission courses de la classe Figaro Beneteau, et a notamment été à l’initiative du Vivi Trophy qui récompense le premier étranger de la Solitaire.


    Yann Chateau commence par raconter comment se concocte le parcours de la Solitaire, entre nécessité de visiter différents plans d’eau et souhait des marins d’avoir des étapes comportant des difficultés techniques. Cette année, il y aura trois étapes, contre quatre les précédentes, mais, pour reprendre l’expression d’Alexis Loison “que de la montagne”, le Cherbourgeois confiant sa préférence pour la seconde (Port-la-Forêt-Royan via le sud de l'Angleterre et les îles anglo-normandes), car proche de son terrain de jeu habituel.


    Nous évoquons ensuite le plateau de cette 53e Solitaire, avec 34 marins, comme en 2021, et un grand favori, Tom Laperche, Alexis Loison rappelant que le skipper de Bretagne-CMB Performance “a gagné toutes les régates d’avant-saison en solitaire.” Marcus Hutchinson estime de son côté que l’expérience est un précieux atout sur la Solitaire, notamment au niveau de la gestion de la durée et des escales, primordiale à ses yeux, il miserait bien pour cela sur Corentin Horeau “qui a plus de maturité.”


    Parmi les prétendants à la victoire, nos invités citent également Frédéric Duthil, qu’Alexis Loison connaît bien puisqu’il travaille pour la voilerie dirigée par l’intéressé, Technique Voile - “un teigneux qui a un toucher de barre que je n’ai jamais vu chez quelqu’un d’autre” -, les deux skippers Macif (Erwan Le Draoulec et Loïs Berrehar), mais également Guillaume Pirouelle, successeur d’Alexis Loison à bord du Figaro Région Normandie qui fait office de favori au classement des bizuths (ils sont 9 sur cette Solitaire).


    Pour ce qui est du Vivi Trophy, Marcus Hutchinson se félicite de la présence de 10 étrangers sur cette 53e, dont certains, comme Alan Roberts, Tom Dolan et Nils Palmieri, ont aussi leur mot à dire au classement général. Ce qui est également le cas de certaines femmes (elles sont 5 au départ cette année), notamment Elodie Bonafous, “en progrès constants” selon Alexis Loison qui a aussi “été assez bluffé par la façon de barrer de Charlotte Yven” et estime que Violette Dorange "navigue sans complexes.”


    Nos trois invités racontent ensuite comment se vivent les quelques jours précédant le départ d’une Solitaire et finissent par se mouiller (enfin presque) au moment où leur est demandé leur pronostic quant au podium final de cette Solitaire.


    Diffusé le 16 août 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  • Pos. Report #81 avec Antoine Carpentier, Luke Berry et Matthieu Perraut

    Ce 81e épisode est consacré à la Drheam Cup, qui fête cette année sa quatrième édition, et plus particulièrement à la classe qui, avec plus de 35 bateaux, sera la plus représentée le dimanche 17 juillet sur la ligne de départ, la Class40, en compagnie de trois marins qui vont participer à la course, Antoine Carpentier, skipper de Redman, Luke Berry, qui a mis à l’eau le 1er juin son nouveau Mach 40.5, Lamotte-Module Création, et Matthieu Perraut, 3e de la dernière Normandy Channel Race à bord de son plan Raison, Inter Invest.


    Nos invités commencent par présenter leurs projets et bateaux respectifs, avec un Mach 40.4 signé Sam Manuard et mis à l’eau il y a presque deux ans pour Antoine Carpentier, un bateau “aux formes très tendues” assez inconfortable quand il y a de la mer mais qui a prouvé son potentiel, puisque le skipper, associé à Pablo Santurde, a notamment remporté la dernière Transat Jacques Vabre. Luke Berry, qui disposait précédemment d’un Mach 40.3 dont il avait modifié l’étrave l’année dernière, a, lui, souhaité continuer avec le tandem Sam Manuard/JPS Production, mais, plutôt que d’acquérir le dernier exemplaire des Mach 40.4, il les a convaincus d’en faire évoluer le design, avec une carène plus “rockée” pour mieux passer dans la mer et un cockpit protégé sur les côtés par des parois latérales.

    Quant à Matthieu Perraut, il commence par raconter comment il a décidé de changer de vie, passant du métier d’architecte (pas naval) à celui de coureur au large, avec une participation à la Mini Transat 2019 puis ce projet de Class40 qu’il a mis deux ans à monter, avec, à la clé un bateau neuf et un partenaire, Inter Invest. Lui a d’abord fait le choix du chantier, JPS, avant d’opter pour un plan David Raison, “plus polyvalent et peut-être plus facile à faire marcher.” Ce qu’il a prouvé en terminant en mai troisième de la Normandy Channel Race, “un résultat au-delà de ce que j'imaginais."


    Nos trois invités évoquent ensuite le parcours de la Drheam-Cup, proche de celui du Fastnet ou de la Normandy Channel Race, et leurs objectifs. Plus que la qualification pour la Route du Rhum “pas centrale” à ses yeux, Mathieu Perraut, qui n’a plus navigué en solo depuis sa Mini Transat, vient “valider les aménagements à bord”, en particulier d’ergonomie, le skipper d’Inter Invest insistant notamment sur l’aspect sécurité sur des bateaux de plus en plus violents. Ce que confirme Antoine Carpentier : “Depuis un ou deux ans, il n’y a pas une course où quelqu’un ne s’est pas blessé.”


    Pour Luke Berry, qui n’a plus couru en solitaire depuis la Route du Rhum 2018 - tout comme Antoine Carpentier, les deux hommes ayant respectivement terminé 6e et 7e -, l’objectif est de continuer à découvrir son bateau et de se remettre “dans une phase où on passe du temps en mer et où on a des galères !”

    Tous estiment que le plateau est de plus en plus relevé en Class40, Matthieu Perraut expliquant : “Je suis hyper impressionné et fier de me retrouver avec des coureurs que je suis depuis plusieurs années.” Les marins parlent également de leurs objectifs respectifs sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe avant de se projeter sur la suite : Antoine Carpentier tente toujours de monter un projet en Imoca pour The Ocean Race, Luke Berry, qui a encore deux ans de contrat après 2022 avec ses partenaires, a pour ambition à plus long terme de courir le Vendée Globe 2028, Matthieu Perraut, qui courra en 2023 la Transat Jacques Vabre n’a “pas d’objectif précis”, en dehors de vivre de son métier de marin.


    Pos. Report prend ses quartiers estivaux et sera de retour le mardi 16 août pour la Solitaire du Figaro ! 


    Diffusé le 12 juillet 2022

    Générique : Fast and wild/EdRecords

    Post-production : Julien Badoil/Studio Juno

    1 hr 1 min

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Les pos. report, ce sont les fichiers de positions des concurrents que reçoivent les marins en course et qu'ils attendent fébrilement pour connaître leur classement.

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