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Or


Imoca au programme de ce 108e épisode en compagnie de deux invités en pleine préparation de la saison 2023 : Thomas Gavériaux, directeur général de l’équipe TR Racing, qui, à partir de cette année, héberge le projet Vendée Globe de Sam Goodchild, en plus de celui de Thomas Ruyant, et le Suisse Alan Roura.
Nous commençons cet épisode par l’actualité “chaude” du moment, The Ocean Race, nos deux invités confiant qu’ils ont songé à y participer, pour finalement faire d’autres choix. “On l’a mis au programme en montant le projet, mais ce n’était franchement pas jouable”, explique Alan Roura, à la fois financièrement, mais aussi, parce que son projet était “trop jeune” pour se lancer dans une telle aventure. Même intérêt du côté de TR Racing qui a préféré concentrer tous ses efforts sur le double programme Vendée Globe de Thomas Ruyant et Sam Goodchild.
Nos deux invités font ensuite le bilan de la saison 2022, forcément très positif pour l’équipe TR Racing, puisque conclu par une victoire de Thomas Ruyant sur la Route du Rhum, jugé “satisfaisant” par Alan Roura car s’il a connu “des hauts et des bas” sur l’ancien Hugo Boss d’Alex Thomson (mis à l’eau en 2019), il estime avoir beaucoup appris et donc avoir énormément de pistes d’amélioration pour la saison à venir. D’où un “plan d’action” qu’il détaille, qui passe notamment par des optimisations sur le plan VPLP pour le rendre plus polyvalent, un mois et demi d’entraînement au Portugal avec l’appel à des compétences extérieures, l’accent mis sur le mental, la nutrition, la préparation physique…
Thomas Gavériaux explique ensuite comment l’équipe TR Racing a choisi d’intégrer Sam Goodchild, l’objectif prioritaire étant de “préparer les saisons 2023 et 2024 dans une dynamique très axée sur la performance”, d’où ce choix de double projet et du Britannique. Les détails sur les partenaires et les noms des bateaux seront prochainement dévoilés, l’équipe s’étant quant à elle étoffée, avec aujourd’hui 25 permanents. Le directeur général de TR Racing évoque dans la foulée le nouveau bateau de Thomas Ruyant, qui sera mis à l’eau le 16 mars, et notamment le choix de travailler avec un design team inédit, composé notamment d'Antoine Koch et du cabinet Finot-Conq.
Pour finir, Thomas Gavériaux revient sur la course aux milles en vue du Vendée Globe, qui concerne particulièrement Sam Goodchild, la participation de ce dernier à The Ocean Race sur Holcim PRB répondant en partie à cette “nécessité d’engranger des milles”.
Diffusé le 28 février 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 107e épisode de Pos. report reçoit trois journalistes spécialisés, François-Xavier de Crécy, rédacteur en chef de Voile Magazine, Stéfan L’Hermitte, grand reporter à L’Équipe, et Frédéric Pelatan, rédacteur en chef du Journal de Nautisme, pour revenir sur l’actualité voile de ces dernières semaines, particulièrement riche.
Nous commençons par “l’affaire Clarisse Crémer” qui inspire divers commentaires à nos invités : si Frédéric Pelatan comprend l’attitude du Vendée Globe de “défendre un règlement qui a été décidé de manière collégiale” et parle d’une sorte de “crise de croissance de la course au large, un peu victime de son succès”, François-Xavier de Crécy évoque “le pire crash de communication dans l’histoire de la voile”, ajoutant ne pas comprendre comment Banque Populaire n’a pas pu mesurer la portée de sa décision de se séparer de Clarisse Crémer.
Stéfan L’Hermitte, après avoir fait remarquer que c’est un “crash” de plus pour la voile après l’affaire Gabart l’an dernier, rappelle qu’au départ, l’idée était de donner trois wild cards, au lieu d’une, ce qui aurait pu faciliter les choses, même si, ajoute-t-il, les cas particuliers sont finalement assez nombreux et ne se limitent pas à celui de Clarisse Crémer.
Nous parlons ensuite de la décision de Stan Thuret d’arrêter la course au large “pour raison écologique”, saluée par Frédéric Pelatan : “On n’en peut plus du green washing, la voile investit le sujet environnemental depuis quinze ans mais les actes sont inversement proportionnels aux prises de parole.” François-Xavier de Crécy évoque de son côté “le côté radical bienvenu” et “un moment de sincérité sympa et précieux”, que Stéfan L’Hermitte compare à la démarche d’Arthur Le Vaillant sur la dernière Route du Rhum. Et ce dernier d’ajouter : “Le grand public ne s’est pas encore aperçu que la voile n’est pas verte, il pourrait y avoir un retour d’affection.”
Nos trois invités commentent dans la foulée l’officialisation début février du défi français Orient Express Team pour la 37e Coupe de l’America, qui a séduit Frédéric Pelatan : “Ce rendez-vous presse était emprunt de “french intelligence", l’équipe m’a beaucoup plu.” Si reconnaît qu’il faut bien “de la folie de temps en temps”, Stéfan L’Hermitte se demande quant à lui si la Coupe, avec ses budgets astronomiques, a encore sa place aujourd’hui. Nous finissons par The Ocean Race, François-Xavier de Crécy estimant que “le pari de l’Imoca est en train d’être validé”, Frédéric Pelatan ajoute cependant qu’il faut attendre la longue troisième étape dans le Grand Sud pour tirer plus de conclusions.
Diffusé le 21 février 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 106e épisode de Pos. report revient sur la deuxième étape de The Ocean Race avec le Britannique Sam Goodchild, vainqueur à bord d’Holcim PRB, et Anne Beaugé, on-board reporter sur Biotherm, l’Imoca de Paul Meilhat, deuxième de cette étape de 4 600 milles entre le Cap Vert et Le Cap, en Afrique du Sud.
Cette dernière commence par raconter comment, après une première carrière dans la mode et la publicité, elle s’est prise de passion pour la mer, au point de se lancer en Mini 6.50 puis en Class40, avant de revenir à l’image, ce qui lui a valu d'être contactée par Paul Meilhat pour faire partie des on-board reporters de Biotherm sur The Ocean Race. De son côté, Sam Goodchild explique que c’est lui qui a postulé auprès de Kevin Escoffier, skipper d’Holcim PRB, lui qui confie avoir toujours été attiré par The Ocean Race, “une course mythique” dans le monde anglo-saxon.
Nous commençons ensuite à dérouler le fil de la deuxième étape, avec un premier enjeu majeur, le passage de Pot-au-noir, qui a vu Guyot Environnement-Team Europe prendre le pouvoir grâce à une option à l’est que ses concurrents n’ont pas voulu suivre. “On n’y croyait pas, chapeau à eux”, commente Sam Goodchild. Place ensuite à un premier speed-test lors du bord de reaching vers le Brésil, des conditions pas évidentes lorsqu’on doit, comme Anne Beaugé, tenir une caméra ou un appareil photo, tant les conditions sont parfois bien inconfortables à bord des Imoca lancés à haute vitesse. Cette dernière décrit au passage sa journée type, rythmée par les envois d’images à l’organisation.
Sam Goodchild raconte ensuite la stratégie du contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène, puis le dernier tronçon entre l’Amérique du Sud et Le Cap, qu’il a fallu négocier par une route très sud, proche de la limite des glaces. La fin de l’étape a totalement redistribué les cartes, en raison d'une dorsale anticyclonique sur la route, nos deux invités racontant comment ils ont vécu les 24 dernières heures, finalement favorables à Holcim PRB, arrivé avec 16 minutes et 45 secondes d’avance sur Biotherm, 25 minutes et 31 secondes sur 11th Hour Racing.
Nous finissons par évoquer l’avenir, Sam Goodchild confirmant qu’il va se lancer sur un projet de Vendée Globe - bientôt officialisé -, d’où un programme bien chargé cette année, Anne Beaugé souhaitant quant à elle continuer à collaborer avec des équipes et/ou des courses.
Diffusé le 14 février 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Coupe de l’America, SailGP et voile olympique au programme de ce 105e épisode de Pos. report qui reçoit Quentin Delapierre, skipper de l’équipe de France de SailGP et du futur AC75 du défi français Orient Express Team, présenté le jeudi 2 février à Paris, et Aloïse Retornaz, qui, en plus du circuit SailGP et de sa préparation olympique en 470 pour les Jeux de Paris 2024, participera en septembre 2024 à Barcelone à la toute première Women’s America’s Cup, également sous les couleurs d’Orient Express Team.
Nous commençons par évoquer “l’affaire Clarisse Crémer”, Aloïse Retornaz confiant que “c’est décevant d’en arriver là”, elle qui a été indirectement concernée par ce sujet de la maternité des sportives de haut niveau, puisque sa coéquipière en 470 en vue des Jeux de Tokyo, Camille Lecointre, s’était arrêtée quelques mois au début de leur préparation olympique. “La Fédération française de voile s’était à l’époque préparée à ça, il y avait eu beaucoup d’échanges.”
Nous ouvrons ensuite une large page Coupe de l’America, nos deux invités racontant comment ils ont vécu de l’intérieur la naissance du défi Orient Express Team, porté par le duo Stéphane Kandler/Bruno Dubois. Quentin Delapierre souligne “l’abnégation” dont a fait preuve le premier pour aller chercher Orient Express, marque du groupe Accor, et explique que Bruno Dubois lui a confirmé après le Grand Prix SailGP de Dubaï, qu’il serait le skipper du défi tricolore. “Les résultats de l’équipe de France de SailGP ont joué en ma faveur.”
Aloïse Retornaz détaille quant à elle comment elle a monté un projet féminin avec une autre spécialiste de 470, Paola Amar, l’objectif dans les semaines à venir étant de monter un équipage pour s'aligner sur des circuits "volants", ce qui nécessite de trouver des partenaires complémentaires. L’une comme l’autre évoquent les échéances à venir, avec, en attendant la livraison, l’été prochain, de l’AC40 qui servira de base d’entraînement, un travail sur simulateur déjà commencé, grâce à l’outil développé par Benjamin Muyl, "chief designer" du défi.
Place ensuite à SailGP, Quentin Delapierre revient sur le dernier Grand Prix de Singapour dont la France a pris la 8e place - “On n’a pas été bons” - avant de se projeter sur les trois derniers Grands Prix de la saison, l’objectif étant pour la France de se qualifier pour la “Super finale” à trois de San Francisco début mai. Aloïse Retornaz parle pour finir de sa préparation olympique avec Hippolyte Machetti, avec de nombreuses sessions d’entraînement cet hiver aux Canaries et un grand objectif cette année, le test-event de Marseille en juillet.
Diffusé le 07 février 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 104e épisode de Pos. Report reçoit deux invités, qui, après avoir débuté par la voile olympique, tous les deux en 470, se sont ensuite lancés sur le circuit Figaro avant d’être embarqués l’un comme l’autre à bord d’un maxi-trimaran chasseur de records : le premier, Guillaume Pirouelle, sur Sodebo Ultim 3, le second, Pierre Leboucher, sur Sails of Change (ex Spindrift 2).
Ils commencent d’ailleurs par raconter comment ils vivent leurs actuelles périodes de stand-by respectives, qui dure depuis trois mois pour Pierre Leboucher, puisque Sails of Change attend toujours une fenêtre météo pour s’élancer à l’assaut du Trophée Jules Verne. Le stand-by a d’ailleurs été prolongé d’un mois, jusqu’à début mars.
De son côté, Sodebo Ultim 3 a fait un aller-retour la semaine dernière entre Lorient et Cadix, d’où l’équipage mené par Thomas Coville espérait se lancer sur la Route de la Découverte - record détenu depuis octobre 2013 par Spindrift 2 en 6 jours 14 heures 29 minutes et 21 secondes -, la fenêtre météo s’étant finalement refermée. Nos deux invités racontent ensuite comment ils ont intégré les équipages des deux trimarans, deux expériences qu’ils apprécient particulièrement.
Nous ouvrons ensuite une page Figaro, au moment où Guillaume Pirouelle a repris le jour même le chemin de l’entraînement lundi à Port-la-Forêt sur Région Normandie, Pierre Leboucher confiant de son côté qu’il part à La Rochelle rejoindre Camille Bertel, issue de la classe Mini, avec laquelle il prendra fin avril le départ de la Transat Paprec, courue pour la première fois en double mixte.
Nous revenons ensuite avec Guillaume Pirouelle sur son choix de se lancer en Figaro il y a deux ans, encouragé par son “compatriote” normand Alexis Loison qui l’a incité à postuler à la sélection lancée par la région, avant de lui transmettre son savoir du Figaro Beneteau 3. Une méthode payante, puisque pour sa première saison seul à la barre du monotype en 2022, le natif de Rouen a pris la deuxième place de la Solitaire du Figaro et du championnat de France Elite de course au large.
Nous finissons par évoquer la saison à venir : Guillaume Pirouelle, qui hésite encore à disputer la Transat Paprec, se fixe la Solitaire du Figaro comme objectif principal, il devrait encore naviguer sur Sodebo Ultim 3 et annonce qu’il courra la Transat Jacques Vabre en Class40 avec “un projet havrais”. Pierre Leboucher, en plus de la Transat Paprec et de Sails of Change, va disputer le Tour Voile en Figaro 3 avec Philippe Hartz et des jeunes et espère une opportunité sur la Transat Jacques Vabre.
Diffusé le 31 janvier 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 103e épisode de Pos. Report reçoit deux invités, qui ensemble, ont pris la quatrième place de la première étape de The Ocean Race entre Alicante et Mindelo, au Cap Vert, à bord de Biotherm, l’Imoca de Paul Meilhat, à savoir Anthony Marchand et Amélie Grassi.
Cette dernière commence par faire une petite carte postale du Cap Vert, avec une escale particulière dans le sens où les équipes techniques n’ont pas le droit de monter à bord, charge aux équipages de bricoler ce qui doit l’être, ce qui a été fait à bord de Biotherm, avant de se consacrer, à partir de ce mardi, à la préparation météo de la deuxième étape qui part mercredi en fin de journée.
Anthony Marchand revient ensuite sur la première étape, avec notamment une sortie de Méditerranée au près dans 60 nœuds qui a mis à mal les organismes, puis une descente au débridé vers le Cap Vert, pendant laquelle la vie à bord a encore été “hostile”, ce qui lui fait dire que cette entrée en matière était “engagée”. D’où le choix de l’équipage de ménager la monture “car on ne voulait surtout pas avoir de problème technique ; sur cette course qui est très longue, il faut prendre soin du bateau, encore plus en Imoca.” Le résultat de l’étape est jugé satisfaisant, l’ancien figariste estimant que les objectifs vont devenir de plus en plus élevés au fur et à mesure de la course, l’équipage découvrant le plan Verdier, mis à l’eau fin août dernier.
Les deux marins racontent ensuite comment la vie à bord s’est organisée et la difficulté de se faire à manger ou de dormir sur un foiler lancé à pleine vitesse - “C’est très ingrat, ça m’a un peu surpris”, confie Anthony Marchand -, ce qui a d’ailleurs occasionné quelques brûlures avec de l’eau bouillante sur cette étape initiale pour Boris Herrmann, skipper de Malizia-Seaexplorer, et Damien Seguin à bord de Biotherm. Ils évoquent ensuite la deuxième étape à venir, 4 600 milles jusqu’au Cap, avec un équipage inchangé, mais également leurs programmes respectifs pour la suite de The Ocean Race, qu’ils ne disputeront pas en intégralité, chacun ayant son propre projet en parallèle.
Pour Anthony Marchand, ce sera l’Ultim Actual, dont il a récemment été promu skipper à la place d’Yves Le Blevec, ce dernier se concentrant sur la direction du team Actual. Il explique comment cette transmission s’est effectuée : “Après la Route du Rhum, Yves m’a posé la question, j’ai eu le convoyage retour pour y réfléchir, il fallait cocher les cases”. Proche de l’équipe Actual - elle est la fille de Sandrine Bertho, directrice de projet et par ailleurs compagne d’Yves Le Blevec -, Amélie Grassi estime que ce passage de témoin s'est fait “naturellement, avec bienveillance et en harmonie avec l’équipe”. Le nouveau skipper d’Actual raconte ensuite comment il compte préparer le grand défi à venir, l’Arkea Ultim Challenge-Brest (départ le 7 janvier 2024), son objectif étant de “gravir petite colline par petite colline”.
Amélie Grassi, après avoir dressé le bilan de sa saison 2022 en Class40 faite de “hauts et de bas”, dont un démâtage sur la Route du Rhum, évoque quant à elle la suite de ce projet sous les couleurs de La Boulangère Bio - jusqu’à fin 2024 -, avec une rentrée prévue sur Les Sables-Horta en juin, puis la préparation de la Transat Jacques Vabre, deux courses qu’elle disputera avec une équipière prochainement annoncée. L’avenir plus lointain ? L’ex étudiante en droit social n’exclut rien, entre Ultim, Imoca et autres rêves de large…
Diffusé le 24 janvier 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 102e épisode de Pos. report est une nouvelle fois consacré à The Ocean Race, dont le départ de la première étape entre Alicante et le Cap Vert, a été donné le dimanche 15 janvier, en compagnie de deux navigatrices qui participent à cette 14e édition de la course autour du monde en équipage par étapes, même si elles ne sont pas en mer sur cette étape initiale : Justine Mettraux (11th Hour Racing Team) et Anne-Claire Le Berre (Guyot Environnement-Team Europe). Toutes les deux commencent par décrire comment elles ont suivi le départ, depuis Lorient, après avoir chacune passé plusieurs jours à Alicante.
Anne-Claire Le Berre raconte ensuite comment, après avoir “tapé à la porte” de quasiment toutes les équipes disputant The Ocean Race, elle a fini par recevoir tardivement un coup de fil de Benjamin Dutreux et Sébastien Simon pour intégrer l’équipe franco-allemande en remplacement d’Annie Lush sur la deuxième étape. Elle poursuit en expliquant pourquoi, après huit ans au sein du team Initiatives Coeur de Sam Davies, elle a choisi de céder à l’appel de la course et du large, avec pour objectif d’être au départ en 2026 de la Route du Rhum en Class40. Une transat retour du Brésil en 2019 sur l’ancien Imoca de Sam Davies et une saison en demie en classe Mini (5e de la Mini Transat 2021 en série) l’ont convaincue que c’était le bon moment pour se lancer, Justine Mettraux estimant que les années Transat Jacques Vabre sont souvent propices pour trouver des opportunités de navigation.
Cette dernière explique de son côté que son engagement sur The Ocean Race a un peu changé depuis qu’elle a lancé en juin dernier son propre projet Imoca avec Teamwork, elle va du coup se partager le tour du monde avec l’Italienne Francesca Clapcich, “un bon équilibre” pour la Suissesse qui disputera les étapes 2, 3 et 5. Elle revient ensuite sur la préparation de 11th Hour Racing Team, équipe, qui, contrairement aux quatre autres également focalisées sur le Vendée Globe, d'où leur participation à la Route du Rhum 2022, a fait de The Ocean Race son objectif principal.
Anne-Claire Le Berre raconte ses premiers pas au sein de l’équipe Guyot Environnement-Team Europe à l’occasion d’un convoyage entre Barcelone et Alicante et la découverte d’un bateau que Justine Mettraux connaît bien, puisqu’il appartenait auparavant à 11th Hour Racing Team et qu’elle a pris le départ à son bord de la dernière Transat Jacques Vabre.
Après avoir parlé chacune de leurs objectifs respectifs sur la course autour du monde en équipage, les deux navigatrices évoquent leurs projets personnels respectifs : pour Justine Mettraux, brillante septième de la dernière Route du Rhum sur Teamwork (ex Charal 1), ce sera la poursuite du projet Vendée Globe aux côtés de l’équipe BeYou Racing, avec au programme de 2023 le Fastnet, le Défi Azimut et la Transat Jacques Vabre. Anne-Claire Le Berre, qui a participé l’automne dernier à la sélection Skipper Macif, remportée par Charlotte Yven, se dit de son côté “ouverte à différentes opportunités”, espérant notamment prendre le départ de deux transats en 2023 : la Transat Paprec, mixte, si un co-skipper la contacte, la Jacques Vabre en fin d’année.
Diffusé le 17 janvier 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 101e épisode de Pos. Report est consacré à The Ocean Race, dont le départ de la première étape est donné le 15 janvier d’Alicante à destination du Cap Vert, en compagnie de Kevin Escoffier, skipper de l’Imoca Holcim-PRB, et de Nicolas Lunven, navigateur à bord de Malizia-Seaexplorer, le bateau de Boris Herrmann.
Les deux marins commencent par revenir sur la régate in-port disputée dimanche à Alicante dans des conditions instables qui ont souri à Malizia-Seaxplorer, vainqueur, “une belle récompense pour l’équipe technique” selon Nicolas Lunven, en référence au travail effectué par cette dernière pendant les fêtes (voir ci-dessous).
On effectue ensuite un retour en arrière avec Kevin Escoffier qui raconte comment The Ocean Race, initialement non prévue, s’est rajoutée au programme de l’équipe, le nouveau propriétaire de PRB, le Suisse Holcim, y ayant vu l'opportunité de communiquer à l’international. D’où “une grosse charge de travail” pour l’équipe et “une pression technique parce qu’il ne fallait pas qu’on ait des soucis”, notamment sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, dont le Malouin a pris la quatrième place. Nicolas Lunven explique quant à lui comment il a été contacté assez en amont par Boris Herrmann, qui, depuis le début, avait fait part de son intention de courir The Ocean Race.
Les deux marins détaillent ensuite leurs équipages respectifs, la répartition des rôles à bord et une préparation minimale, notamment pour Kevin Escoffier qui, avant le départ de la première étape dimanche, n’aura navigué que quelques jours avec son équipage. La course contre la montre s’est intensifiée ces derniers mois du fait de la participation des deux bateaux à la Route du Rhum, avec des contrariétés dans les deux équipes : la blessure de Sam Goodchild du côté de Holcim PRB - l’Anglais devait faire le convoyage retour des Antilles -, la découverte de problèmes sur les deux foils de Malizia-Seaxplorer pour le team de Boris Herrmann, qui a réussi à en récupérer deux en fin de construction chez Avel Robotics, d’où des fêtes très chargées pour l’équipe technique qui a dû les finir, les adapter et les installer.
Nous évoquons ensuite avec nos deux invités les designs respectifs des deux bateaux, Kevin Escoffier comparant son bateau à "une voiture de WRC" (rallye), celui de Boris Herrmann à "un 4x4", puis les enjeux techniques d’une course qui, avec seulement cinq bateaux au départ, ne peut pas trop se permettre d’en perdre en route. Interrogés sur le favori de The Ocean Race, ils citent tous les deux 11th Hour Racing Team, parti le premier, Nicolas Lunven voyant également Holcim-PRB “bien placé”. Nous finissons par évoquer la première étape vers le Cap Vert, avec pour enjeu principal la sortie de Méditerranée qui fait dire à Kevin Escoffier que souvent, “le premier qui passe à Gibraltar a de bonnes chances de creuser l’écart”.
Diffusé le 10 janvier 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En cette première semaine de 2023, TIP & SHAFT vous propose d’écouter ou de ré-écouter le 2e épisode de POS. REPORT le plus suivis en 2022. Votre podcast revient dans son format habituel la semaine prochaine, le 10 janvier. Toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite une très bonne année 2023.
Ce 76e épisode de Pos. Report est consacré à la Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne, dont le départ sera donné dimanche 12 juin à 17h depuis le port de départ et d'arrivée du Vendée Globe. Nos invités sont trois concurrents parmi les 25 inscrits à cette course en solitaire réservée aux Imoca : Thomas Ruyant, Romain Attanasio et Benjamin Ferré.
Nous commençons cet épisode par l'évocation de la grande parade des skippers du Vendée Globe, qui s'est déroulée vendredi dernier : un moment sympa, avec "un monde fou", comme toujours aux Sables d'Olonne, et un moyen aussi de se retrouver entre coureurs du Vendée plus d'un an après l'arrivée, Benjamin Ferré, bizuth en Imoca, l'ayant suivi depuis... son balcon !
Place, ensuite à l'analyse de la première épreuve Imoca de la saison, la Guyader Bermudes 1000 Race : confirmation que les costauds, comme Jérémie Beyou, Thomas Ruyant - "déçu" de son abandon mais "dans le match" - et Charlie Dalin sont au rendez-vous de ce début de saison, Thomas Ruyant confiant que le skipper d'Apivia s'annonçait difficile à prendre dans les courses avec des phases de transition. Et confirmation, côté Benjamin Ferré, qui n'avait pas navigué en solo depuis sa dernière Mini Transat en 2019, qu'il prenait beaucoup de plaisir à découvrir l'Imoca, cornaqué par Jean Le Cam. Quant à Romain Attanasio, accaparé par des opérations de RP entre Angleterre et Portugal, il n'a pas couru mais a beaucoup navigué sur bateau pendant un mois.
Nos invités évoquent ensuite le parcours très particulier de cette Vendée Arctique, avec cette route plein Nord ou presque, le tour de l'Islande, avec le Groënland à proximité. Tous s'accordent à dire que l'épreuve, longue de 3 500 milles, s'annonce plus dure que la Route du Rhum, censée être le point d'orgue de l'année - "la Vendée Artcique est le très gros morceau de la saison", selon Thomas Ruyant, Romain Attanasio rappelant que, contrairement aux habitudes, "les marins seront traversés par les systèmes météo".
De quoi rendre prudent Benjamin Ferré - bien content de ne pas avoir de foils ! -, qui a pour objectif principal de terminer l'épreuve, de "naviguer à mon niveau" et de poursuivre son apprentissage en Imoca, ses deux aînés s'attendant à une course très physique, avec beaucoup de changements de voiles... Thomas Ruyant, depuis qu'il a gagné la Transat Jacques Vabre, vise désormais le podium et en particulier sa plus haute marche : "On ne va pas se mentir, je veux finir, mais devant". Romain, lui, garde en tête les milles à accumuler et la nécessité de ramener le bateau de contrées particulièrement peu hospitalières en cas de soucis. Quant à Benjamin Ferré, s'il est concerné lui aussi par la course aux milles, il cherche à ne pas trop y penser, participant à toutes les courses du circuit Imoca d'ici le départ du Vendée Globe.
Nos trois invités concluent cet échange par un point sur l'évolution de leurs projets : un bateau neuf - plan Koch-Finot/Conq - mis à l'eau début 2023 pour Thomas Ruyant ; des évolutions en cours de réflexion côté Romain Attanasio, qui continue la prise en main de l'ex Malizia ; de la fiabilisation avant toute chose et pas de foils pour l'ex SMA de Benjamin Ferré.
Première diffusion le 7 juin 2022
Rediffusé le 3 janvier 2023
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En cette fin d’année TIP & SHAFT vous propose d’écouter ou de ré-écouter les 2 épisodes de POS. REPORT les plus suivis en 2022. Votre podcast revient dans son format habituel le 10 janvier, toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite, avec quelques jours d’avance, une très bonne année 2023.
Ce 56e épisode de Pos. Report reçoit trois invités dont l’objectif est de s’aligner pour la première fois au départ du Vendée Globe en 2024 : Violette Dorange, Tanguy Le Turquais et Louis Duc.
Rediffusé le 27 décembre 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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