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Ce 80e épisode est consacré à la voile olympique et plus particulièrement aux championnats d’Europe de 49er et de 49er FX qui, en même temps que ceux de Nacra 17, débutent ce mardi 5 juillet à Aarhus, au Danemark, jusqu’à dimanche. Nos deux invités y participent, la première, Amélie Riou, en 49er FX aux côtés de Lara Granier, le second, Emile Amoros, en 49er avec Lucas Rual.
Ils commencent par raconter leurs parcours respectifs : Amélie Riou a débuté par le Laser Radial avant de passer en Nacra 17 et de décider, pour l’olympiade menant aux Jeux de Paris 2024, de se lancer en 49er FX, tandis qu’Emile Amoros, après avoir débuté la voile à Pornic puis fait un sport étude à La Baule, a été champion du monde jeune de 29er en 2013 avec Lucas Rual, avant de se lancer en 49er, discipline dans laquelle ils sont parvenus à se qualifier pour les Jeux de Tokyo, terminés à la 15e place. “Ce n’est clairement pas le résultat qu’on voulait faire, mais ça nous a vraiment donné envie d’y retourner.”
Tous les deux équipiers, ils expliquent ensuite les spécificités du support (le FX, support féminin, est un peu moins toilé que le 49er), dériveur skiff “hyper instable avec une dimension technique vraiment importante” selon Amélie Riou, Emile Amoros ajoutant, pour appuyer ces propos : “Sur la Medal Race des JO de Pékin, tous les concurrents ont dessalé !” A bord, les fonctionnements peuvent différer, Amélie Riou a ainsi souhaité prendre en charge une partie de la tactique, au près, tandis qu'Emile Amoros se concentre plus sur le fait de "faire avancer le bateau".
La Bretonne, qui ne fait pas partie de l’équipe de France - le duo aujourd’hui sélectionné est celui formé par Charline Picon et Sarah Steyaert -, mais du groupe France, explique les critères et ce que cela implique, notamment moins d’aides de la part de la FFVoile, une saison complète revenant à environ 60 000 euros. Elle évoque ensuite la sélection interne, estimant : “Il ne faut pas se tromper de combat, plus on a de la concurrence et de l'émulation, meilleure ça nous rendra, l’ambiance est très respectueuse entre nous, même si on sait qu’à l’approche des objectifs, tout le monde se renferme un peu.” Pour Emile Amoros, la concurrence avec les duos Erwan Fischer/Clément Pequin et Kévin Fischer/Yann Jauvin se passe très bien, parce qu’ils se connaissent depuis plus de dix ans et “parce qu’on a la volonté d’utiliser le collectif pour monter notre niveau.”
Nos invités parlent de leurs objectifs sur ces championnats d’Europe, véritable répétition avant les Mondiaux d’Halifax fin août, d’autant que tous les meilleurs, même non Européens, seront là, et de la concurrence, qui, tant chez les filles que chez les garçons, est particulièrement relevée, avec notamment les stars que sont les Brésiliennes Martine Grael/Kahena Kunze ou les Néo-Zélandais Peter Burling/Blair Tuke. Ils évoquent également le plan d’eau danois, avec beaucoup de vent annoncé pour les trois premiers jours de compétition, donc des régates physiquement engagées, mais également celui des prochains Jeux, à Marseille, où Emile Amoros passe le maximum de temps quand il n’est pas en régate, soit environ 80 jours par an, Amélie Riou s’étant quant à elle installée sur place.
Cette dernière finit par raconter son expérience au sein de l’équipe française de SailGP, avec une première navigation l’an dernier au cours de laquelle elle a eu l’impression “d’être dans un manège”, confiant se sentir “vraiment épanouie dans ce double projet.” “Ça donne envie”, commente Emile Amoros qui, à terme, se verrait bien tenter sa chance en SailGP ou sur un projet de Coupe de l’America.
Diffusé le 5 juillet 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Ce 79e épisode est consacré au Pro Sailing Tour avec deux marins qui ont participé du 22 au 26 juin au deuxième épisode de la saison 2 à Brest : Vincent Riou, embarqué à bord de Solidaires en peloton-Arsep, et Morgan Lagravière, qui a remplacé Sam Goodchild à la barre de Leyton, avec la victoire à la clé.
Ce dernier raconte comment il est passé sans transition de la Sardinha Cup (courue avec Tom Laperche), usante, notamment lors d’une deuxième étape au cours de laquelle les deux marins ont effectué “200 changements de voiles”, à l’Ocean Fifty, support qu’il découvrait pour l’occasion. Le fait d’avoir à ses côtés un équipage rodé et entraîné - Aymeric Chappellier, Pierre Pennec, Devan Le Bihan et Laurane Mettraux - l’a aidé à prendre en main le bateau, ce qui explique la domination de Leyton, vainqueur de quatre côtiers sur six et du Défi des 24 heures.
Sur Solidaires en Peloton-Arsep, les résultats - quatrième place à égalité de points avec le troisième, Arkema - sont jugés satisfaisants par Vincent Riou, compte tenu du fait qu’une partie de l’équipage se découvrait. “Le bateau demande un peu d’organisation, l’objectif de la saison est de faire progresser l’équipage”, explique celui qui avait à bord un rôle, entre autres, de navigateur, aux côtés du skipper Thibaut Vauchel-Camus, d’Hugo Dhallenne, d’Antoine Joubert et d’Aloïs Kerduel.
Vincent Riou confie en tout cas son plaisir de participer à un circuit en équipage, dans un univers franco-français de la course au large qui privilégie le solitaire et le double, tandis que Morgan Lagravière estime que le Pro Sailing Tour “coche toutes les cases”, avec notamment “la valeur ajoutée exceptionnelle" que représente le fait d’embarquer des invités sur les parcours côtiers. L’un comme l’autre racontent ensuite l’épisode brestois, avec notamment un défi des 24 heures couru dans des conditions soutenues, ce qui fait dire à Morgan Lagravière que “le niveau d’engagement en Ocean Fifty est beaucoup plus élevé qu’en Ultim.”
Nous évoquons pour finir la suite de la saison des deux marins : Vincent Riou, qui a également navigué en Class40 au printemps, va continuer dès cette semaine sur le Pro Sailing Tour en baie de Saint-Brieuc, avant de s’occuper du routage de Thibaut Vauchel-Camus sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Il effectue aussi des missions de coaching pour le pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, pour des skippers Imoca et pour Damien Guillou en vue de la Golden Globe Race. Morgan Lagravière change quant à lui de nouveau de support dès cette semaine puisqu’il retrouve l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild sur la Finistère Atlantique-Challenge Action Enfance, un projet qui va l’occuper jusqu’à la fin de l’année. Il est en effet skipper remplaçant de Charles Caudrelier sur la Route du Rhum - il va devoir pour cela faire une qualification en solitaire de 1 500 milles - et le bateau s’élancera dans la foulée du Rhum sur le Trophée Jules Verne. Ce 78e épisode revient sur la troisième édition de la Sardinha Cup qui s’est terminée dimanche par la victoire de Maël Garnier et Pierre Leboucher (Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc), avec deux invités qui y ont participé, Benjamin Schwartz, co-skipper de Gaston Morvan sur Région Bretagne-CMB Espoir), le duo ayant remporté la deuxième étape (6e au général), et Corentin Horeau (Mutuelle Bleue), 11e au classement final.
Les deux marins commencent par revenir sur la deuxième étape entre le Portugal et la Vendée marquée par une situation météo particulièrement incertaine et orageuse dans le golfe de Gascogne, conduisant les skippers, qui ne disposent plus d’infos météo une fois en mer, à jouer la carte du bord rapprochant. “C’était une étape bizarre, on ne savait pas où donner, je n'ai jamais vu autant d’orages, c’était même un peu angoissant”, commente Corentin Horeau. Qui, avec son co-skipper Julien Villion, que ce soit à l’aller vers Figueira da Foz ou au retour, a beaucoup osé d’un point de vue stratégique, sans doute trop, reconnaît-il.
Cette absence d’infos météo, renforcée par le fait que, contrairement à une Solitaire du Figaro, les marins ne reçoivent pas de bulletins météo ni de classements de la part de la direction de course, ne plaît que modérément à Benjamin Schwartz, parce que “ça apporte un côté un peu aléatoire qui enlève une partie de la stratégie météo que je trouve intéressante”. Il parle ensuite de Gaston Morvan, qu’il a appris à découvrir sur cette course : “Ce qui m’a impressionné chez lui, c’est sa linéarité d’émotions à bord du bateau, il arrive à les réguler, ce qui est une vraie force quand tu fais du solo, parce que ça permet de ne pas perdre d’énergie et de rester concentré sur la course.”
Corentin Horeau évoque de son côté le vainqueur Maël Garnier, 21 ans, qu’il a connu en Waszp : “Ce qui est admirable chez lui, c’est que comme il n’est pas dans une filière comme Macif et Bretagne CMB, il arrive en plus à gérer son projet lui-même”, le skipper de Mutuelle Bleue soulignant également “l’apport énorme” de Pierre Leboucher dans cette victoire. Il confie au passage "avoir pas mal bossé pour identifier les points faibles et les points forts” de ses concurrents en vue de la Solitaire, dont le favori, selon lui, sera Tom Laperche, qui est de “la caste des Cammas et autres Lagravière.” Ce qui n’empêche pas Corentin Horeau d’afficher ses ambitions : “Mon rêve depuis que je suis tout petit, c’est d’aller chercher cette Solitaire.”
Nos deux invités parlent enfin de leurs autres projets, Sails of Change (ex Spindrift) pour Benjamin Schwartz - “Mes meilleurs souvenirs de navigation à date sont sur ce bateau”, explique-t-il - avec une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne en vue à partir d’octobre prochain, Sodebo Ultim 3 pour Corentin Horeau qui a à peine eu le temps de rentrer de la Sardinha qu’il est de nouveau sur l’eau ce mardi, “avec une nouvelle paire de foils à tester.”
Diffusé le 28 juin 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Ce 78e épisode revient sur la troisième édition de la Sardinha Cup qui s’est terminée dimanche par la victoire de Maël Garnier et Pierre Leboucher (Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc), avec deux invités qui y ont participé, Benjamin Schwartz, co-skipper de Gaston Morvan sur Région Bretagne-CMB Espoir), le duo ayant remporté la deuxième étape (6e au général), et Corentin Horeau (Mutuelle Bleue), 11e au classement final.
Les deux marins commencent par revenir sur la deuxième étape entre le Portugal et la Vendée marquée par une situation météo particulièrement incertaine et orageuse dans le golfe de Gascogne, conduisant les skippers, qui ne disposent plus d’infos météo une fois en mer, à jouer la carte du bord rapprochant. “C’était une étape bizarre, on ne savait pas où donner, je n'ai jamais vu autant d’orages, c’était même un peu angoissant”, commente Corentin Horeau. Qui, avec son co-skipper Julien Villion, que ce soit à l’aller vers Figueira da Foz ou au retour, a beaucoup osé d’un point de vue stratégique, sans doute trop, reconnaît-il.
Cette absence d’infos météo, renforcée par le fait que, contrairement à une Solitaire du Figaro, les marins ne reçoivent pas de bulletins météo ni de classements de la part de la direction de course, ne plaît que modérément à Benjamin Schwartz, parce que “ça apporte un côté un peu aléatoire qui enlève une partie de la stratégie météo que je trouve intéressante”. Il parle ensuite de Gaston Morvan, qu’il a appris à découvrir sur cette course : “Ce qui m’a impressionné chez lui, c’est sa linéarité d’émotions à bord du bateau, il arrive à les réguler, ce qui est une vraie force quand tu fais du solo, parce que ça permet de ne pas perdre d’énergie et de rester concentré sur la course.”
Corentin Horeau évoque de son côté le vainqueur Maël Garnier, 21 ans, qu’il a connu en Waszp : “Ce qui est admirable chez lui, c’est que comme il n’est pas dans une filière comme Macif et Bretagne CMB, il arrive en plus à gérer son projet lui-même”, le skipper de Mutuelle Bleue soulignant également “l’apport énorme” de Pierre Leboucher dans cette victoire. Il confie au passage "avoir pas mal bossé pour identifier les points faibles et les points forts” de ses concurrents en vue de la Solitaire, dont le favori, selon lui, sera Tom Laperche, qui est de “la caste des Cammas et autres Lagravière.” Ce qui n’empêche pas Corentin Horeau d’afficher ses ambitions : “Mon rêve depuis que je suis tout petit, c’est d’aller chercher cette Solitaire.”
Nos deux invités parlent enfin de leurs autres projets, Sails of Change (ex Spindrift) pour Benjamin Schwartz - “Mes meilleurs souvenirs de navigation à date sont sur ce bateau”, explique-t-il - avec une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne en vue à partir d’octobre prochain, Sodebo Ultim 3 pour Corentin Horeau qui a à peine eu le temps de rentrer de la Sardinha qu’il est de nouveau sur l’eau ce mardi, “avec une nouvelle paire de foils à tester.”
Diffusé le 21 juin 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 77e épisode de Pos. Report est dédié à la météo, la tactique et la stratégie, puisque nous analysons en compagnie de nos invités les courses en cours : Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne, Sardinha Cup et Mini Fastnet. Pour y voir clair, nous avons demandé à Christian Dumard, spécialiste du routage et de la météo, en charge notamment de la Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne ainsi que de nombreux coureurs du pôle de Lorient, et à l'entraîneur lorientais Tanguy Leglatin, d'éclairer nos lanternes.
Pour ce qui est de la Vendée Arctique, la flotte, ce mardi midi, était en pleine traversée de dorsale avec des stratégies différentes : au sud de la flotte pour les Imoca à foils et plus au nord pour les bateaux à dérives, Charlie Dalin menant les premiers, les seconds étant emmenés par Benjamin Ferré. Les prochaines heures s'annoncent tout aussi stratégiques, avec un passage de front au programme demain. : "Une journée très tactique, souligne Christian Dumard, il faudra bien estimer sa vitesse, pour ne pas tomber dans les calmes qui suivent le passage de front." La suite s'annonce variée, avec de nouveau une dorsale à traverser.
Côté Sardinha Cup, c'est, là aussi, une journée complexe qui s'annonce au départ de Figueira Da Foz, avec pas mal d'orages au programme, peu de vent dans la première partie de course, un peu de brouillard, puis une traversée du Golfe de Gascogne vers Saint-Gilles Croix de Vie qui s'annonce piégeuse. "Une partie aléatoire, avec pas de schéma écrit, pas de grib, ce sera à ceux qui comprennent le mieux les systèmes", résume Tanguy Leglatin.
Enfin, les coureurs du Mini Fastnet, qui ont quitté Douarnenez dimanche, sont partis pour une longue course, marquée par des conditions très légères, avec une dorsale à traverser, peut-être, à l'aller, comme au retour ! "Ils ne seront pas là pour la fête du vendredi soir, ça va être encore plus long que prévu", s'amuse Tanguy Leglatin. "Vu l'incertitude, il faut privilégier la route directe", juge Christian Dumard, d'autant qu'en plus de cette incertitude, s'ajoutent le peu d'informations dont disposent les minis en course.
En bonus, Christian Dumard et Tanguy Leglatin évoquent la grande course du Mondial Class40, partie cet après-midi de La Rochelle pour virer une bouée devant Les Sables d'Olonne, avant un retour par Rochebonne.
Toutes ces courses sont évidemment à suivre sur notre page Direct Courses !
Diffusé le 14 juin 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 76e épisode de Pos. Report est consacré à la Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne, dont le départ sera donné dimanche 12 juin à 17h depuis le port de départ et d'arrivée du Vendée Globe. Nos invités sont trois concurrents parmi les 25 inscrits à cette course en solitaire réservée aux Imoca : Thomas Ruyant, Romain Attanasio et Benjamin Ferré.
Nous commençons cet épisode par l'évocation de la grande parade des skippers du Vendée Globe, qui s'est déroulée vendredi dernier : un moment sympa, avec "un monde fou", comme toujours aux Sables d'Olonne, et un moyen aussi de se retrouver entre coureurs du Vendée plus d'un an après l'arrivée, Benjamin Ferré, bizuth en Imoca, l'ayant suivi depuis... son balcon !
Place, ensuite à l'analyse de la première épreuve Imoca de la saison, la Guyader Bermudes 1000 Race : confirmation que les costauds, comme Jérémie Beyou, Thomas Ruyant - "déçu" de son abandon mais "dans le match" - et Charlie Dalin sont au rendez-vous de ce début de saison, Thomas Ruyant confiant que le skipper d'Apivia s'annonçait difficile à prendre dans les courses avec des phases de transition. Et confirmation, côté Benjamin Ferré, qui n'avait pas navigué en solo depuis sa dernière Mini Transat en 2019, qu'il prenait beaucoup de plaisir à découvrir l'Imoca, cornaqué par Jean Le Cam. Quant à Romain Attanasio, accaparé par des opérations de RP entre Angleterre et Portugal, il n'a pas couru mais a beaucoup navigué sur bateau pendant un mois.
Nos invités évoquent ensuite le parcours très particulier de cette Vendée Arctique, avec cette route plein Nord ou presque, le tour de l'Islande, avec le Groënland à proximité. Tous s'accordent à dire que l'épreuve, longue de 3 500 milles, s'annonce plus dure que la Route du Rhum, censée être le point d'orgue de l'année - "la Vendée Artcique est le très gros morceau de la saison", selon Thomas Ruyant, Romain Attanasio rappelant que, contrairement aux habitudes, "les marins seront traversés par les systèmes météo".
De quoi rendre prudent Benjamin Ferré - bien content de ne pas avoir de foils ! -, qui a pour objectif principal de terminer l'épreuve, de "naviguer à mon niveau" et de poursuivre son apprentissage en Imoca, ses deux aînés s'attendant à une course très physique, avec beaucoup de changements de voiles... Thomas Ruyant, depuis qu'il a gagné la Transat Jacques Vabre, vise désormais le podium et en particulier sa plus haute marche : "On ne va pas se mentir, je veux finir, mais devant". Romain, lui, garde en tête les milles à accumuler et la nécessité de ramener le bateau de contrées particulièrement peu hospitalières en cas de soucis. Quant à Benjamin Ferré, s'il est concerné lui aussi par la course aux milles, il cherche à ne pas trop y penser, participant à toutes les courses du circuit Imoca d'ici le départ du Vendée Globe.
Nos trois invités concluent cet échange par un point sur l'évolution de leurs projets : un bateau neuf - plan Koch-Finot/Conq - mis à l'eau début 2023 pour Thomas Ruyant ; des évolutions en cours de réflexion côté Romain Attanasio, qui continue la prise en main de l'ex Malizia ; de la fiabilisation avant toute chose et pas de foils pour l'ex SMA de Benjamin Ferré.
Diffusé le 7 juin 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 75e épisode est consacré au circuit Mini 6.50, à deux jours du départ de Douarnenez du Trophée Marie-Agnès Péron en solitaire, qui sera suivi, dix jours plus tard, le 12 juin, du Mini Fastnet, aller-retour de 600 milles, cette fois en double, entre cette même ville de Douarnenez et le Fastnet. Nos invités sont le directeur de course de ces deux épreuves, Denis Hugues, et deux navigatrices qui seront au départ du Trophée Marie-Agnès Péron, la première en série, Julie Simon, la seconde en proto, Caroline Boule, cette dernière venant de mettre à l’eau un nouveau proto signé Sam Manuard, Nicomatic.
Denis Hugues commence par évoquer cette édition 2022 du Trophée Marie-Agnès Péron qui se présente bien avec 82 solitaires au départ, tandis que Julie Simon et Caroline Boule racontent leurs parcours respectifs : la première, analyste financière, s’est lancée sur le circuit Mini en 2020 avec dans le viseur la Mini Transat 2021 dont elle a pris la 33e place en série sur le 963 Dynamips, Maxi 650 ; la seconde, âgée de 24 ans, a vécu jusqu’à ses 18 ans en Pologne, où elle s’est initiée à la voile légère, avant de suivre des études d’ingénieure à Londres, puis d’arriver il y a deux ans en France, où elle effectue une thèse à l’école Polytechnique. Elle s’est d’abord tournée vers le Moth à foil, avant, grâce au soutien de son sponsor, Nicomatic, de se lancer sur un projet Mini en proto, avec à la clé un nouveau plan Manuard, construit en quatre mois et demi et mis à l’eau le 13 mai dernier, et la Mini Transat 2023 pour objectif.
Si Julie Simon explique avoir choisi de naviguer en série parce que surtout attirée par la confrontation directe avec des bateaux proches en performance, Caroline Boule, de par son profil d’ingénieure, s’est tournée vers le proto, participant à la conception, avec l’architecte et Benoît Marie, mais également à la construction de son Mini. Un bateau sur lequel l’aérodynamisme a été particulièrement travaillé, et qui, entre plans porteurs sur les safrans et foils prochainement installés, qu’elle annonce différents de ce qui s’est déjà vu, a pour ambition de “voler vraiment au large.” Ce qui rend sceptique Denis Hugues, pas encore convaincu par la pertinence des foils sur des bateaux aussi petits.
Julie Simon se montre quant à elle très satisfaite de son Maxi 650 maintenant que ses problèmes de jeunesse sont derrière lui : “Il est plutôt confortable, mouille peu et il y a plein d’allures où on peut mettre le pilote et il marche très bien, il est vraiment abouti.” Un bateau qu’elle avait acheté d’occasion 114 000 euros TTC il y a deux ans et qu’elle revendra plus cher en septembre, tant la demande est forte ! Encore loin du prix d’un proto qui, aujourd’hui, selon Denis Hugues, dépasse les 300 000 euros.
Les deux navigatrices finissent par évoquer leurs ambitions sur le Trophée Marie-Agnès Péron, un sprint de 220 milles et d’un peu plus de 24 heures, puis leur participation au Mini Fastnet, avec Benoît Marie pour Caroline Boule, Hugo Picard pour Julie Simon qui reste cependant encore sur liste d’attente.
Diffusé le 31 mai 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 74e épisode est consacré à la 21e édition du Grand Prix de l’Ecole Navale (GPEN) qui se déroule du 26 au 28 mai entre Brest et la presqu’île de Crozon. Nos invités : celui qui en a longtemps été le commissaire général et reste encore très impliqué dans l’organisation, Alain Daoulas, le directeur de course Christophe Gaumont et Pierre Leboucher, qui va participer au GPEN sur une série nouvellement acceptée, les Waszp.
Alain Daoulas commence par raconter comment est né, en 2001, le Grand Prix de l’Ecole Navale, tourné dès l’origine vers la monotypie et qui a vécu en deux décennies plusieurs tournants, avec l’accueil des premiers sportboats dès 2003, la “jolie aventure” des J80, support de formation choisi par la Marine Nationale, le label de championnat de France des monotypes habitables reçu en 2010, l’arrivée des Diam 24 od… Si, en cette année de relance - l’édition 2020 n’a pas eu lieu, celle de 2021 n’a concerné que les supports individuels -, plus d’une centaine de bateaux sont attendus, ils ont été jusqu’à 225 au milieu des années 2010. Avec une volonté de la part des organisateurs de “s’ouvrir aux nouvelles pratiques, notamment individuelles”, d’où l’accueil, l’an dernier, des windsurfers et wing foils, cette année des Waszp.
Christophe Gaumont, qui fait partie de l’équipe d’organisation depuis 2010, d’abord en tant qu’arbitre, puis en qualité de directeur de course, revient lui aussi sur l’évolution de l’épreuve et sur sa singularité, celle de se disputer sur quatre sites différents, de Lanvéoc, où est installée l’Ecole Navale, à Brest, en passant par Crozon-Morgat et Roscanvel. D’où une équipe de direction de course mobile, capable de passer d’un site à l’autre par voie maritime ou terrestre. Et une organisation qui est de son côté répartie sur les quatre sites, assurée par de nombreux bénévoles issus des clubs de la rade et des villes partenaires, mais aussi des élèves de l’Ecole Navale.
Pierre Leboucher revient sur ses précédentes participations en Diam 24, qui lui ont laissé de bons souvenirs sur un plan d’eau protégé, donc adapté à la glisse, le Nantais explique ensuite les caractéristiques du Waszp, dériveur à foils qui rencontre un grand succès à travers le monde (environ 1 400 exemplaires vendus), notamment en raison de son prix (13 000 euros), plus accessible que celui de son “grand frère”, le Moth à foil (de 40 à 50 000 euros). Environ 200 concurrents sont ainsi attendus sur le prochain Mondial en Italie, ils seront 25 sur le Grand Prix de l’Ecole Navale, avec des niveaux et des âges assez disparates.
“C’est un support complémentaire pour beaucoup de coureurs au large”, précise Christophe Gaumont à propos du Waszp, le directeur de course du Grand Prix de l’Ecole Navale se montrant par ailleurs attentif à d’autres séries volantes que pourrait accueillir à terme l’épreuve, comme les GC32, les ETF26 ou les 69F.
Pour finir, Pierre Leboucher évoque ses autres navigations actuelles, à bord de Sail of Change, l’ex Spindrift 2 de Yann Guichard, avec un objectif de Trophée Jules Verne à la fin de l’année, mais également en Figaro aux côtés de Maël Garnier sur la Sardinha Cup. Il parle aussi de la fin de son partenariat en 2021 avec Guyot Environnement, désormais sponsor de Benjamin Dutreux, et de son envie de s’aligner sur le prochain Vendée Globe, projet sur lequel il travaille en ce moment.
Diffusé le 24 mai 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 73e épisode est consacré à la deuxième saison du TF35 Trophy, qui s’ouvre cette semaine sur le lac Léman avec la Realstone Cup for Léman Hope. Nos trois invités sont l’organisateur du circuit, le Suisse Bertrand Favre, et deux marins français qui participent au circuit cette saison, Loïck Peyron, tacticien au sein de l’équipage tricolore de Team SailFever, et Sébastien Col, qui fait partie de l’équipe suisse de Realteam Sailing.
Bertrand Favre commence par expliquer pourquoi le circuit lémanique est passé du D35 au TF35, doté de foils, il y a deux ans : “Le D35 arrivait en fin de cycle après quinze ans de bons et loyaux services, il y avait la volonté de renouveler la plateforme et de rendre accessible le foil aux propriétaires”, explique le class manager. Qui ajoute que le cahier des charges du TF35 était de “voler tôt et au près” et d’avoir un bateau “moins typé lac”, l’objectif de l’organisateur étant que le circuit sorte des frontières suisses et que le bateau puisse naviguer sur des plans d’eau maritimes.
Loïck Peyron et Sébastien Col, qui ont participé à la première saison du TF35 Trophy l’an dernier, font part de leurs impressions, le Baulois commentant notamment : “Le bateau répond parfaitement au cahier des charges, c’est génial de voler sur un miroir”. Sébastien Col loue de son côté “la capacité du TF35 à bien voler au près” avant d’expliquer que le catamaran est particulièrement physique car très toilé. D’où, selon Bertrand Favre, des formats de régates courts (1,2 mille, 20-25 minutes), sur les épreuves de type Grand Prix, à raison de quatre manches par jour.
Les deux marins présentent ensuite leurs équipes respectives : Team SailFever, celle de Loïck Peyron, est la seule menée par un propriétaire français, Frédéric Jousset, composée par ailleurs de Valentin Sipan, Devan Le Bihan, Arnaud Jarlegan, mais également de marins Suisses : Yvan Ravussin et son fils Matthieu, Lauranne Mettraux. Realteam Sailing, l’équipe de Sébastien Col, est quant à elle menée par un armateur suisse, Esteban Garcia, avec un skipper également helvète, Jérôme Clerc, et plusieurs marins français : Gurvan Bontemps, Benjamin Amiot, François Morvan.
Bertrand Favre explique pourquoi le D35 d’abord puis le TF35 ont toujours attiré des marins français, entre “une voile suisse très peu professionnalisée au début du D35 donc un manque d’équipiers, et la concordance de la fin du circuit Orma”, qui a d’ailleurs poussé certains sponsors de l’époque, comme Foncia ou Banque Populaire, à s’intéresser au circuit. Il dresse ensuite le profil type des propriétaires de TF35, “des passionnés de voile et de vitesse qui aiment le côté extrême, la plupart barreurs de leur bateau”, ce qui n’est pas obligatoire sur le TF35 Trophy.
Interrogé sur ses autres navigations prévues cette année, Loïck Peyron répond qu’il continue à naviguer en MOD70, avec PowerPlay en début d’année, et désormais avec un nouveau projet aux côtés du Français Erik Maris, fondateur de l’équipe Zoulou, qui vient justement d’arrêter le TF35 pour acheter lui aussi un MOD 70. Quant à Bertrand Favre, il évoque l’autre circuit de propriétaires dont il s’occupe, la 44Cup, courue à bord des RC44, monocoques monotypes qui, en quinze ans, n’ont cessé d’être optimisés, d’où leur longévité.
Loïck Peyron commente pour finir le litige qui oppose l’équipe de François Gabart à la classe Ultim 32/23 à propos de la conformité du trimaran SVR Lazartigue aux règles de jauge, évoquant “un très mauvais message envoyé au grand public.”
Diffusé le 17 mai 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 72e épisode est consacré au Pro Sailing Tour, dont la saison 2 débute le mercredi 11 mai par le premier épisode à Bonifacio. Nos deux invités sont l’organisateur du circuit dédié à la classe Ocean Fifty, Julien Mauriat, et Sébastien Rogues, skipper de Primonial, vainqueur l’année dernière de la Transat Jacques Vabre avec Matthieu Souben.
Ce dernier commence par nous faire une petite carte postale de Bonifacio où les conditions s’annoncent idéales pour ce premier épisode jusqu’à dimanche, les deux invités revenant par ailleurs sur la saison 1 dont ils tirent chacun un bilan positif, notamment Sébastien Rogues qui apprécie le format, mélange entre Grand Prix à cinq équipiers et course de 24 heures à trois. Une saison 1 nettement dominée par Leyton (Sam Goodchild), qui, selon le Baulois, “avait clairement axé sa préparation sur le Pro sailing Tour”, là où lui avait surtout mis l’accent sur celle de la Transat Jacques Vabre en fin d’année, qu’il a remportée. Cette saison, le skipper de Primonial a clairement des ambitions à la hausse sur le Pro Sailing Tour qu’il considère comme “un grand rendez-vous”.
Nous évoquons ensuite la série Ocean Fifty, dont la diffusion des quatre épisodes, consacrés à la saison 1, vient de débuter sur les antennes du groupe Canal +. Une série qui, selon Julien Mauriat, aura nécessité près de huit mois de travail entre le dernier tournage, le 10 août 2021, et la livraison des quatre épisodes, le 19 avril, pour trier, monter, étalonner, mixer les 380 heures de rush. Satisfait du résultat, Sébastien Rogues estime que cette série “permet de montrer une autre facette de la course au large” et confie ressentir “encore des frissons” quand il revoit l’épisode de son démâtage à Brest.
Julien Mauriat présente ensuite le programme de la saison 2 qui, après Bonifacio, passera par Brest, la baie de Saint-Brieuc, Cowes et Roscoff, avec un format d’épreuves inversé, puisque chaque épisode débutera par les courses inshore ou côtières, avant de s’achever par le Défi 24 heures. Sébastien Rogues présente quant à lui son équipage, composé, comme l’année dernière de Matthieu Souben et Jean-Baptiste Gellée, mais également de Matthieu Salomon et de Pierre Quiroga, à charge pour le vainqueur de la Solitaire du Figaro d’apporter sa science de la stratégie, notamment sur le tour de Corse qui constituera le Défi 24 heures de l’épisode de Bonifacio.
Pour finir, le skipper de Primonial évoque son programme de la suite de la saison, avec la Drheam-Cup en juillet, puis des entraînements en vue de la Route du Rhum, tandis que Julien Mauriat promet “quelques surprises” pour la saison 3, sur laquelle il travaille actuellement, qui, comme cette année, débutera en Méditerranée avant de se rendre en Atlantique.
Diffusé le 10 mai 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 71e épisode est consacré à la Guyader Bermudes 1000 Race, première course de la saison Imoca qui s’élance le dimanche 8 mai de Brest, à laquelle 24 solitaires prendront part. Dont nos trois invités, Charlie Dalin, skipper d’Apivia, Alan Roura, qui va étrenner son nouveau 60 pieds, Hublot, l’ex Hugo Boss d’Alex Thomson, et Nicolas Lunven, qui remplace au pied levé Clarisse Crémer, en attente d’un heureux événement, à bord de Banque Populaire, l’ancien Groupe Apicil de Damien Seguin, aujourd’hui propriété de Tanguy Le Turquais.
Nicolas Lunven commence par raconter les circonstances de ce remplacement, le choix de Banque Populaire s’étant assez naturellement porté sur lui, dans la mesure où il avait intégré l’équipe pour épauler Armel Le Cléac’h sur son Ultim Banque Populaire XI pour les courses en équipage de la saison et sur la préparation météo de la Route du Rhum. Il a eu trois semaines pour prendre en main un bateau forcément plus facile d’accès qu’un foiler de dernière génération. Charlie Dalin et Alan Roura expliquent quant à eux comment ils ont préparé la Guyader Bermudes 1000 Race. Le Suisse revient par ailleurs sur son choix de racheter Hugo Boss à Alex Thomson plutôt que de faire construire un bateau neuf et sur ses premières semaines de navigation à bord d’un Imoca qu’il juge certes “assez extrême, très typé Vendée Globe, large et portant”, mais aussi “facile à faire aller vite et fiable.”
Pour Charlie Dalin, le dernier hiver aura été “studieux” entre modifications pour continuer à optimiser Apivia 1, notamment sur le plan de voilure, et la conception puis le lancement de la construction d’Apivia 2, plan Verdier construit chez CDK sous la maîtrise d’œuvre de MerConcept. Ce dernier sera-t-il très différent du premier ? Le Havrais reste assez discret sur la question, même s’il explique : “La conception est différente car on a beaucoup plus de connaissances sur le sujet et je sais ce qu’est le Vendée Globe.”
Nos trois invités détaillent ensuite leurs objectifs sur la Guyader Bermudes 1000 Race, Nicolas Lunven espère se mêler “à la belle bagarre” entre les bateaux à dérives, Charlie Dalin ne cache pas ses objectifs de victoire sur une épreuve qu’il apparente à “une étape de Solitaire du Figaro”. Doté d’un bateau performant et d’un budget plus conséquent qu’auparavant, “autour de 2 millions d’euros” annuels, Alan Roura reconnaît qu’il a “franchi un cap” et espère sur cette course de rentrée “être au contact des bateaux de même génération”, même si le parcours et les conditions, plus propices à la polyvalence, ne devraient pas forcément être favorables à Hublot.
Le skipper Suisse et Charlie Dalin évoquent ensuite les nouveaux bateaux attendus cette année, qu’ils ont hâte de voir naviguer. “Je pense qu’il y aura des différences assez importantes, notamment au niveau des formes de carènes, plus que des foils”, indique le deuxième du dernier Vendée Globe qui, pour Apivia 2 (mis à l’eau au printemps 2023), évoque des gains de performance pouvant aller jusqu'à six jours dans certaines conditions par rapport à son actuel Imoca à l’échelle d’un Vendée Globe. Un Vendée Globe auquel Nicolas Lunven espère encore participer en 2024, le double vainqueur de la Solitaire cherchant actuellement des partenaires pour l’accompagner.
Diffusé le 3 mai 2022
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Julien Badoil/Studio Juno
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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