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Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont deux types de troubles du sommeil qui diffèrent sur plusieurs aspects, notamment leur phase de survenue, leurs manifestations cliniques et leurs effets sur l’état de conscience du dormeur.
Phase du sommeil et mécanismes neurophysiologiques
Les terreurs nocturnes surviennent durant le sommeil lent profond (stade 3 du sommeil non paradoxal), généralement en première partie de nuit. Elles sont liées à une activation brutale du système nerveux autonome et à un éveil partiel du cerveau, ce qui empêche le dormeur de retrouver pleinement conscience. En revanche, les cauchemars ont lieu pendant le sommeil paradoxal, qui est plus fréquent en fin de nuit. Ils sont donc associés à une forte activité cérébrale, notamment dans les zones impliquées dans les émotions et la mémoire.
Manifestations cliniques et comportementales
Lors d’une terreur nocturne, la personne se réveille brusquement en criant, transpirant, avec une respiration rapide et un rythme cardiaque accéléré. Elle semble terrifiée mais est en réalité dans un état de semi-conscience, souvent incapable de répondre ou d’être rassurée. Elle peut avoir les yeux ouverts et sembler éveillée, mais son regard est souvent fixe ou hagard. De plus, elle ne garde aucun souvenir de l’épisode au réveil.
En revanche, un cauchemar provoque un réveil progressif et conscient. Il s’accompagne d’une sensation de peur ou d’anxiété, mais sans agitation physique excessive. La personne est généralement capable de raconter le contenu du rêve avec précision et peut éprouver des difficultés à se rendormir après coup.
Fréquence et population touchée
Les terreurs nocturnes sont plus fréquentes chez les enfants, particulièrement entre 3 et 7 ans, et diminuent avec l’âge. Elles peuvent être favorisées par la fatigue, le stress ou la fièvre. Chez l’adulte, elles sont plus rares et souvent associées à des troubles psychiatriques ou à la consommation de substances.
Les cauchemars, quant à eux, sont courants chez les enfants mais aussi chez les adultes, notamment en cas de stress, d’anxiété ou de trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Prise en charge
Les terreurs nocturnes ne nécessitent pas de traitement spécifique, sauf si elles sont fréquentes et perturbent le sommeil. Une bonne hygiène de sommeil et la réduction du stress peuvent les atténuer. En cas de cauchemars récurrents, une psychothérapie peut être indiquée, notamment la thérapie par répétition d’imagerie mentale pour modifier leur contenu.
En résumé, les terreurs nocturnes sont des éveils partiels violents du sommeil profond, sans souvenir conscient, tandis que les cauchemars sont des rêves angoissants survenant en sommeil paradoxal, dont on se souvient souvent.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont deux types de troubles du sommeil qui diffèrent sur plusieurs aspects, notamment leur phase de survenue, leurs manifestations cliniques et leurs effets sur l’état de conscience du dormeur.
Phase du sommeil et mécanismes neurophysiologiques
Les terreurs nocturnes surviennent durant le sommeil lent profond (stade 3 du sommeil non paradoxal), généralement en première partie de nuit. Elles sont liées à une activation brutale du système nerveux autonome et à un éveil partiel du cerveau, ce qui empêche le dormeur de retrouver pleinement conscience. En revanche, les cauchemars ont lieu pendant le sommeil paradoxal, qui est plus fréquent en fin de nuit. Ils sont donc associés à une forte activité cérébrale, notamment dans les zones impliquées dans les émotions et la mémoire.
Manifestations cliniques et comportementales
Lors d’une terreur nocturne, la personne se réveille brusquement en criant, transpirant, avec une respiration rapide et un rythme cardiaque accéléré. Elle semble terrifiée mais est en réalité dans un état de semi-conscience, souvent incapable de répondre ou d’être rassurée. Elle peut avoir les yeux ouverts et sembler éveillée, mais son regard est souvent fixe ou hagard. De plus, elle ne garde aucun souvenir de l’épisode au réveil.
En revanche, un cauchemar provoque un réveil progressif et conscient. Il s’accompagne d’une sensation de peur ou d’anxiété, mais sans agitation physique excessive. La personne est généralement capable de raconter le contenu du rêve avec précision et peut éprouver des difficultés à se rendormir après coup.
Fréquence et population touchée
Les terreurs nocturnes sont plus fréquentes chez les enfants, particulièrement entre 3 et 7 ans, et diminuent avec l’âge. Elles peuvent être favorisées par la fatigue, le stress ou la fièvre. Chez l’adulte, elles sont plus rares et souvent associées à des troubles psychiatriques ou à la consommation de substances.
Les cauchemars, quant à eux, sont courants chez les enfants mais aussi chez les adultes, notamment en cas de stress, d’anxiété ou de trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Prise en charge
Les terreurs nocturnes ne nécessitent pas de traitement spécifique, sauf si elles sont fréquentes et perturbent le sommeil. Une bonne hygiène de sommeil et la réduction du stress peuvent les atténuer. En cas de cauchemars récurrents, une psychothérapie peut être indiquée, notamment la thérapie par répétition d’imagerie mentale pour modifier leur contenu.
En résumé, les terreurs nocturnes sont des éveils partiels violents du sommeil profond, sans souvenir conscient, tandis que les cauchemars sont des rêves angoissants survenant en sommeil paradoxal, dont on se souvient souvent.
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