Travelling ‐ RTS Première

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Travelling ‐ RTS Première episodes

  • Le Monde du silence, Louis Malle et Jacques-Yves Cousteau, 1956

    Le Monde du Silence, sorti en 1956, nous emmène sur la piste du commandant Cousteau, de son équipe, et de Jojo le Mérou figure emblématique du film.

    Le monde du silence est une réalisation de Jacques-Yves Cousteau et de Louis Malle, jeune homme embarqué sur la Calypso où il sert à la fois de réalisateur documentaire et de photographe.
    De la méditerranée à lʹocéan Indien, le film se construit entre plongées, mers dʹhuiles ou agitées, corvées sur le bateau, rencontre avec des animaux merveilleux, explorations dʹépaves et divers drames, comme quand le bateau heurte et lacère un bébé cachalot.
    Les images sous-marines, magnifiques, les contrastes entre le monde des océans et la terre, cette vie à bord, lʹennui, la recherche biologique, la violence aussi, la pêche à la dynamite, le sang des requins, font du Monde du silence une œuvre tout à la fois exotique, mystérieuse, passionnante, humaine et animale.
    Terrible aussi.
    A lʹépoque, on sʹy trompe pas.
    Le film obtient, à Cannes, la Palme dʹor en 1956 et à Hollywood, lʹOscar du meilleur documentaire en 1957.
    Mais si le Monde du silence fascine alors, aujourdʹhui il est vivement critiqué.
    Car on ne traite plus les animaux comme ils le faisaient.
    Car on nʹexplore plus les mers comme ils le faisaient.
    Mais ça le commandant lʹa compris assez vite, devenant plus darwinien, ouvertement écologiste, porte-parole du Continent bleu, encourageant les humains à prendre conscience du rôle déterminant de la mer et des océans.
    Mais nous vous raconterons tout cela.
    Nous ferons le portrait en clair et en sombre de Cousteau, lʹhomme poisson, qui a fait rêver et connaître à toutes et tous, la beauté des océans, nous parlerons de Louis Malle et de ses images exceptionnelles et qui, maintenant, nous fascinent et nous choquent.
    Dès lors ne tardons plus, plongeons ensemble dans les eaux bleues en compagnie dʹun commandant iconique et de toute une équipe de marins scientifiques.
    REFERENCES
    J.-Y. Cousteau et Frédéric Dumas, Le Monde du silence, Paris, Éditions de Paris, 1953,
    Franck Machum Un cinéaste nommé Cousteau, editions du Rocher, 2011
    Spécial Louis Malle
    https://www.rts.ch/archives/tv/culture/special-cinema/7276961-curieux-louis-malle.html
    Jean-Michel Cousteau "Le sombre passé du Commandant Cousteau" chez Thierry Ardisson | INA Arditube
    https://www.youtube.com/watch?v=m3sDrmLG6m0
    Là-Bas si jʹy suis, la critique de Gérard Mordillat
    https://www.youtube.com/watch?v=7gpa7SRyIe0

    56 min
  • Marche à l'ombre, Michel Blanc, 1984

    "Marche à l'ombre" est le premier film réalisé par un jeune comédien de café-théâtre, issu de lʹéquipe du Splendid, plus connu pour son rôle de Jean-Claude Dusse, looser se prenant vent sur vent en draguant les filles.

    Et pourtant Michel Blanc est beaucoup plus profond que Jean-Claude Dusse.
    Il a des choses à dire et sa comédie douce-amère sortie en 1984 rencontre un très grand succès.
    Ses répliques font mouche.
    Marche à lʹombre,  est, depuis, devenu un classique du cinéma français, un road-movie au ralenti entre métro, sorties de cinéma, salle de danse, et immeuble délabré rempli dʹAfricains.
    Suivant deux artistes marginaux, des bourlingueurs qui font de la musique ici et là, le film aborde des thèmes centraux comme la débrouille, lʹamitié, les voyages, et dresse une peinture sociale sans concession des laissés pour compte des années 80.
    Marche à lʹombre, cʹest le conseil populaire de tous les marginaux qui sʹefforcent de ne pas se faire remarquer.
    Michel Blanc est Denis, un hypocondriaque aussi agaçant quʹattachant.
    Gérard Lanvin est François, musicien, beau gosse, qui traine de galères en galères.
    Les deux vivent une bohème un peu dèche, montent à Paris pour tenter de réussir.
    Mais voilà, tout ne se passe pas vraiment comme prévu.
    Ils se retrouvent dans un squat.
    Et les emmerdes sʹaccumulent.
    Sauf la rencontre amoureuse de François avec Mathilde.
    Pour parler du film, nous avons beaucoup dʹarchives, des interviews, des extraits.
    Nous avons les confessions de Michel Blanc dans ce livre dʹAlexandre Raveleau, intitulé : Sur un malentendu.
    Dès lors, ne tardons plus.
    Allons faire la manche pour nous payer un sandwich et chambre dʹhôtel tout en effectuant un plongeons dans la misère urbaine des années 80.
    REFERENCES
    Tournage du film Marche à lʹombre
    https://www.youtube.com/watch?v=iEk9uBNR8ek
    Michel Blanc, journal intime, Café Picouly, 15.01.2010
    https://www.youtube.com/watch?v=buaD0V1cJkY
    Jean-Michel Frodon, L'âge moderne du cinéma français, Flammarion, 1995, p. 465
    RAVELEAU, Alexandre, Michel Blanc, Sur un malentendu, Editions Hors Collection, 2017
    Le making-of du film : toute la lumière sur Marche à lʹombre.
    Michel Blanc, la revanche dʹun timide, Hep Taxi
    https://www.youtube.com/watch?v=0UlcFgHXCMY

    56 min
  • Zabriskie Point, Michelangelo Antonioni, 1970

    Zabriskie Point, un lieu-dit dans la Vallée de la Mort en Californie.

    Un paysage érodé en forme de vaguelettes, des terres asséchées, le sable, le vent.
    Cʹest à Zabriskie Point que Michelangelo Antonioni filme son épopée américaine en 1970.
    Un film qui a pour thème les contestations estudiantines et la libération sexuelle.
    Il narre la rencontre entre une étudiante idéaliste et un militant radical dans la vallée de la Mort, pendant les troubles étudiants des années 1960 aux États-Unis.
    Il est produit par Carlo Ponti, et écrit en partie par le dramaturge Sam Shepard.
    Zabriskie Point est un film explosif à beaucoup de point de vues.
    Tourné en couleur, dans le désert, avec des comédiens amateurs, sans plan de travail réel, avec en bruit de fond des contestataires venus manifester bruyamment contre ce quʹils considèrent être une atteinte à la morale, le film est un véritable tour de force.
    Les militant pro-Nixon attaquent la production constamment.
    Mais Antonioni tient bon.
    Il sait où il va, ce quʹil veut.
    Il fait un film sur la colère, sur la violence de lʹAmérique.
    Cʹest seul quʹil rentre en Italie avec des milliers de mètres de pellicules.
    Son film est jugé sévèrement par la critique aux Etats-Unis.
    En Europe, il plaît un peu plus, mais ce nʹest pas un grand succès pour autant.
    Cependant, les cinéphiles le regardent, intéressés.
    Zabriskie Point influencera l'esthétique du cinéma américain des années 1970. Et devient culte.
    Tout comme sa bande originale composée en partie par Pink Floyd.
    Cʹest parti pour un film qui reflète la rencontre brutale dʹun artiste sensible avec la société de son temps marquée par la violence.
    REFERENCES
    Björkman, Michelangelo Antonioni, Cahiers du Cinéma, Le Monde, 2007
    Antonioni regarde lʹAmérique, Zabriskie Point, notes de productions du film, Metro Goldwyn Mayer, 1970
    Zabriskie Point, Interview des deux jeunes comédiens
    https://www.youtube.com/watch?v=r_fwZaaPNG8
    Zabriskie Point en 6 minutes
    https://www.youtube.com/watch?v=tZZl21PpWlo

    56 min
  • Virgin Suicides (The Virgin Suicides), Sofia Coppola, 1999

    Le premier long-métrage de Sofia Coppola sʹintitule The Virgin Suicides, (Virgin Suicides en français), un film dramatique américain sorti en 1999.

    Adapté du roman du même nom de Jeffrey Eugenides, le film raconte l'histoire des cinq sœurs Lisbon dans le cadre d'une banlieue bourgeoise huppée tout près de Détroit dans le Michigan durant les années 70.
    Lʹhistoire des filles Lisbon cʹest celle dʹune famille étrange.
    Un père prof de mathématiques, une mère bigote, et cinq sœurs qui vont commettre lʹirréparable : le suicide.
    Mais ce sont surtout les garçons qui les observent qui sont au cœur du récit.
    Des jeunes gens amoureux fascinés des sœurs Lisbon qui vont perdre, en même temps quʹelle, leur enfance et basculer dans lʹâge adulte.
    Virgin Suicides cʹest la métaphore de lʹinnocence perdue, cʹest A lʹombre des jeunes filles en fleur qui devient filles de sang.
    Cʹest la poursuite de spectres blonds, vaporeux, aussi évanescents que le temps qui passe.
    Sofia Coppola, photographe et styliste, ne se destinait forcément pas à la réalisation.
    En lisant le livre, elle se sent portée, écrit un scénario sans avoir les droits du roman.
    Puis tout sʹenchaine.
    A sa sortie, le film marque les esprits.
    La critique est enthousiaste.
    On attendait une bluette de la part de la fille à papa.
    Mais voilà que Sofia parvient à se faire un prénom face à Francis Coppola.
    Ses actrices et acteurs sonnent juste, le propos comme lʹémancipation, les obsessions, lʹamour absolu adolescent, le corps de la femme et principalement de la jeune femme, la musique de Air, contribuent à en faire une œuvre qui marque le cinéma américain à lʹaube des années 2000.
    Place à un film qui fait goûter au poison de lʹadolescence sans beaucoup de concessions.
    REFERENCES
    Clotilde Leguil, Les amoureuses, voyage au bout de la féminité, Paris, Éditions du Seuil, 2009, 185 p. (ISBN 978-2-02-097618-3, lire en ligne [archive]), " Lux. Une amoureuse et ses sœurs ".
    Erwan Higuinen et Olivier Joyard, Tous les garçons et les filles de leur âge, portrait de Sofia Coppola, in Cahiers du cinéma no 536, 22 mai 1999
    Making of
    https://www.youtube.com/watch?v=JQdmc5pqMpo
    Blow Up, Sophia Coppola en musique
    https://www.arte.tv/fr/videos/092096-051-A/blow-up-sofia-coppola-en-musiques/
    FLASH BACK · " Virgin Suicides " de Sofia Coppola a 20 ans
    https://www.youtube.com/watch?v=MVfdxMOqwcE

    56 min
  • Sissi, Ernst Marischka, 1955

    Ce sont des films de princesse ou dʹimpératrice.

    Sissi, un film autrichien réalisé par Ernst Marischka en 1955.
    Cʹest le premier dʹune trilogie qui retrace la vie dʹElizabeth dʹAutriche et son amour pour lʹempereur François-Joseph.
    Sissi, cʹest Romy Schneider, toute jeune, face à Karlheinz Böhm dans un film qui va faire date.
    Car Sissi, cʹest un mythe en dentelle, fastes, et belles robes à la cour autrichienne.
    Cʹest une histoire qui fait souffler un vent de fraîcheur sur les blessures de lʹAutriche, de lʹAllemagne de lʹaprès-guerre et qui exporte une autre image de ces nations, une image qui fait rêver.
    Sissi en 1955 fait mouche.
    Le caractère mutin de Romy Schneider, les paysages bavarois, la magnificence de Vienne, et lʹamour plus fort que tout.
    Le film est suivi par Sissi impératrice en 1956, Sissi die Junge Kaiserin, et par Sissi face à son destin en 1957, Schicksalsjahre einer Kaiserin.
    Aujourdʹhui, dans Travelling, nous allons évoquer ces trois films.
    Mais pas uniquement.
    Nous allons également faire un point sur lʹHistoire de la vraie Sissi, la vraie impératrice, une femme au destin particulier, qui mourra à Genève, assassinée.
    Et puis nous parlerons surtout de Romy Schneider, sa vie, sa carrière, et la force quʹelle a mise à laisser derrière elle ce passé germanique, cette figure de Sissi qui va la hanter tout comme la figure de sa mère, la comédienne Magda Schneider, qui joue sa mère dans le film. Une comédienne au passé trouble quand lʹAllemagne était en guerre.
    Nous aurons la version des faits de Romy Schneider.
    Dès lors, partons pour la Bavière, puis pour lʹAutriche afin dʹentrer dans lʹhistoire dʹune impératrice qui va marquer le 19e siècle et laisser planer son ombre sur le cinéma du 20e siècle.
    REFERENCES
    Hermary-Vieille, Catherine, Romy, Editions Plon, 2011
    A l'occasion du Festival de Cannes, François CHALAIS s'entretient avec Romy SCHNEIDER. Elle parle de l'évolution de sa carrière d'actrice après "Sissi", des personnes avec qui elle a eu envie de travailler et de la place d'Alain DELON dans sa vie. 11.05.1962
    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00001137/romy-schneider-a-propos-de-son-evolution-et-de-sissi
    Romy Schneider sur la fragilité de la carrière d'acteur - 1978 - 02:03
    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1978-romy-schneider-et-l-importance-du-film-la-piscine-dans-sa-carriere
    la mort de Romy Schneider
    https://www.youtube.com/watch?v=shcggplJGdY

    56 min
  • Les Trois Frères, Didier Bourdon et Bernard Campan, 1995

    En 1995, les Inconnus deviennent Les Trois Frères à lʹécran. Cʹest leur premier long-métrage.

    Et ça fonctionne plutôt bien.
    Après avoir fait les beaux jours de France 2 avec leur série de parodies qui connaissent de très grands succès dʹaudience, avoir attaqué les scènes de Paris et de Province, avoir sévi sur les ondes radios, le trio sʹattaque au cinéma.
    Mais contrairement au Téléphone sonne toujours deux fois, sorti en 1985, où ils se contentaient de jouer les acteurs, là ils se décident à faire tout tout seuls.
    Les Nuls sʹy sont essayé juste avant eux.
    Réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan, deux des Inconnus, le trio ne se contente pas de compiler des sketchs, mais écrit une histoire drôle et touchante.
    Celle de Trois frères, comme le titre lʹindique, qui ne se connaissent pas, tous de pères différents, abandonnés par leur mère, une chanteuse qui est morte aux Etats-Unis et leur a légué 300 patates, soit 3 millions de francs.
    Le problème, cʹest que le magot pour des raisons X Y va leur passer sous le nez et leur laisser une pluie dʹemmerdements.
    Le film enchante le public qui vient en masse dans les salles, surprend, un peu, la critique qui ne sʹattend pas à quelque chose de valable cinématographiquement parlant.
    Et pourtant : le propos est là, les héros évoluent, et ce qui commençait comme un vaudeville, se termine par une rédemption.
    Les Trois Frères est couronné dʹun César de la Meilleure première œuvre en 1996.
    Le film poursuit sa carrière à la télévision, devenant, légitimement, une comédie populaire dont tout un chacun connaît les répliques à lʹinstar de La Grande Vadrouille ou des Bronzés.
    REFERENCES
    Sur le tournage des Trois Frères
    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1995-dans-les-coulisses-du-film-les-trois-freres
    5 anecdotes sur les Trois Frères
    https://www.gqmagazine.fr/pop-culture/article/les-trois-freres-5-anecdotes-sur-le-film-culte-des-inconnus
    Un article sur le film
    https://www.lepoint.fr/cinema/les-trois-freres-le-coup-d-essai-coup-de-maitre-des-inconnus-08-03-2020-2366258_35.php
    les Inconnus au café-théâtre
    https://www.youtube.com/watch?v=B0yPqjEG3E4
    Les Trois Frères racontés par les Inconnus dans Première, janvier 2019
    https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Lhistoire-secrete-des-Trois-Freres-racontee-par-Les-Inconnus

    56 min
  • L'Inspecteur Harry (Dirty Harry), Don Siegel, 1971

    Clint Eastwood, en justicier jusquʹauboutiste, brandissant son Magnum 44 demande sʹil a tiré 5 ou 6 balles.

    Cʹest culte.
    Mais cʹest violent.
    Et cʹest dans lʹInspecteur Harry, Dirty Harry, de Don Siegel sorti en 1971, un film qui va littéralement cliver lʹAmérique.
    Cʹest un des films policiers les plus influents et les plus controversés jamais réalisé.
    Clint Eastwood est Harry Callahan, un flic désabusé, solitaire, qui devient une sorte de Vigilante et butte contre le système, face à un psychopathe, Scorpio, joué par Andrew Robinson.
    Le Vigilante, cʹest une sorte de justicier, quelquʹun qui repousse les limites de la loi, les frontières professionnelles et morales pour appliquer sa propre vision de la justice.
    Le film débarque sur les écrans en 1971.
    Un période charnière où lʹAmérique est en crise.
    Cʹest un film reflet, un symptôme du regain de violence urbaine de la société américaine du début des années 70
    Les utopies de la décennie précédente subissent un reflux brutal aux Etats-Unis empêtrés dans le bourbier de la guerre du Vietnam, les émeutes raciales et les scandales politiques.
    A Hollywood, le cinéma policier et le western vont rendre compte de cette crise morale et sociale avec des films critiques et démythificateurs.
    Le public adore.
    La critique le conspue, on fustige lʹultra violence, le patriotisme, la misogynie et Clint Eastwood sʹenferme dans un personnage de brute pour le plus grand plaisir des cinéphiles.
    Aujourdʹhui dans Travelling, la musique de Lalo Schifrin, les images de Don Siegel, San Francisco à lʹaube des années 70, Clint Eastwood et son personnage de Dirty Harry, on va vous raconter tout ça.
    Nous avons des anecdotes, des extraits, beaucoup dʹarchives, pour évoquer, lʹInspecteur Harry est une production qui mêle habilement simplicité et raffinement et crée des personnages iconiques.
    REFERENCES
    Clint Eastwood présente lʹInspecteur Harry à Cannes en 2008
    https://www.youtube.com/watch?v=qhg35eO2c8o
    Rétrospective Don Siegel en 2011
    https://www.dailymotion.com/video/xjrim4#.UX0qEHDWFOw
    Don Siegel, le dernier des indépendants
    https://www.youtube.com/watch?v=YoX6dS5pTMI
    GRUNERT, Andrea, Dictionnaire Clint Eastwood, Vendémiaire, 2016
    Looking Back at Clint Eastwood & Dirty Harry
    https://www.youtube.com/watch?v=tzMc0oIgTUM
    Interview de Lalo Schifrin
    https://www.youtube.com/watch?v=Y79yXrXKDvw

    56 min
  • Cent mille dollars au soleil, Henri Verneuil, 1964

    Cent mille dollars au soleil cʹest un western à la française dans un décor de désert marocain.

    En 1964, Henri Verneuil, cinéaste adoré du public pour ses précédents films comme la Vache et le Prisonnier ou Mélodie en sous-sol, revient sur les écrans avec ce duel entre deux stars du cinéma français du moment : Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura, respectivement 31 et 45 ans.
    Pour les accompagner, Henri Verneuil ajoute une palette de personnages croquignolets incarnés par Bernard Blier et Andréa Parisy.
    Cent mille dollars au soleil, cʹest de la chaleur, du charisme, ahhhh Bebel, de lʹaction, de lʹaventure, de lʹhumour et des dialogues ciselés aux petits oignons par un Michel Audiard au mieux de sa forme.
    Il nʹen faut pas plus pour faire un succès au cinéma.
    Le film conquiert le public.
    La critique, par contre, est un peu plus mitigée.
    A lʹheure où un nouveau cinéma prend ses aises, le cinéma populaire sent des pieds.
    Lʹintelligentzia du Festival de Cannes sʹagace de la venue de cette production popu en son sein.
    Tout ça fait un joli scandale qui finalement rend service au film.
    Allez, on met une casquette de la crème solaire et on fonce dans le Sahara sur la piste du tournage de 100 000 dollars au soleil.

    56 min
  • King Kong, Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack, 1933

    C'est film clé de lʹhistoire du cinéma, sorti en 1933, avec des images fortes qui impriment notre rétine à jamais.

    Si je vous dis un immense singe sur lʹEmpire State Building, descendu par des avions, vous savez tout de suite de quoi nous parlons.
    Car cʹest aussi simple que cela : King Kong est une icône.
    Le singe le plus célèbre de lʹhistoire du cinéma, un animal fantastique, un gorille monstrueux, gigantesque, sauvage mais touchant.
    Une création due  à la folie de deux réalisateurs complètement allumés et fans dʹaction : Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper.
    Ce nʹest pas lʹadaptation dʹun livre dʹépoque, mais bel est bien une idée originale née de lʹimagination de ces deux hommes qui tournent des films entre deux autres projets, toujours par peur de sʹennuyer.
    Kong est leur immense bébé.
    Ce personnage de singe démesuré nʹest que le reflet de ses créateurs, un chef-dʹœuvre dʹinventivité, de créativité.
    Mais il y a un autre homme quʹil faut citer : Willis OʹBrien.
    Cʹest lui le décorateur et le maquettiste qui est derrière les effets spéciaux révolutionnaires qui donnent vie à King Kong, ce monstre dʹHollywood qui nous narre quelque chose de plus profond quʹune forêt exotique, une starlette kidnappée, et des gratte-ciel new-yorkais.
    Vous êtes prêtes ? Prêts ?
    Alors partons à lʹaventure, à la recherche du roi singe, de  King Kong….le bateau pour Skull Island nous attend.
    Embarquement immédiat.
    REFERENCES
    Lauric Guillaud, King Kong ou la revanche des mondes perdus, coll. Horizons américains, Michel Houdiard Editeur, 2006
    Ray Morton, King Kong ; The History of a Movie icon from Fay Wray to Peter Jackson, Applause Theatre & Cinema Books, New York, 2005
    François Forestier, Un Singe en enfer, King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, article paru dans le Nouveau Cinéma, Mars 2000
    Ernest B. Schoedsack sʹexprime sur le tournage
    http://www.youtube.com/watch?v=L_KuiVHbwUk&feature=relmfu
    un documentaire
    http://www.youtube.com/watch?v=MpKMZJiTOtM&feature=endscreen&NR=1
    Michel Le Bris, écrivain essayiste, 'Kong" Ed. Grasset

    56 min
  • Les chariots de feu (Chariots of Fire), Hugh Hudson, 1981

    Les Chariots de feu, Chariots of Fire, est un film de Hugh Hudson, sorti en 1981 qui s'inspire librement de l'histoire de ces deux athlètes concourant aux Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris, Harold Abrahams et Eric Liddell.

    Ce sera pour remporter la médaille dʹor du 100 m pour le premier et du 400 m pour le second.
    Au générique du film, de grands inconnus, car le réalisateur, tout à son projet, ne souhaite pas de vedettes.
    Il filme au plus près des émotions, au plus près des sportifs qui courent chacun pour ses propres motivations : lutte des classe ou religion.
    Derrière le projet, un producteur attentif, David Puttnam.
    Les Chariots de feu rencontre un grand succès à sa sortie, critique, et public.
    Il glane 4 Oscars dont celui de la meilleur musique de film remportée par Vangelis.
    La BO connaît également de son côté un grand succès passant sur toutes les radios.
    Alors embarquons dans lʹAngleterre des années 20 et suivre des trajectoires parallèles dʹathlètes confrontés à leur foi, à lʹantisémitisme, à la pression sociale et qui vont tout faire pour exploser les codes en vigueur.
    Nous évoquerons Hugh Hudson le réalisateur, mais également David Puttnam son producteur.
    Il ne nous reste plus quʹà enfiler nos shorts blancs, nos tennis, et à partir courir en équipe dans les embruns pour tenter de remporter une médaille dʹor.

    56 min

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