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Or


"Plus c'est gros, plus ça passe".
Pendant dix ans, un gang mafieux a tout simplement créé une fausse ambassade américaine, à Accra (la capitale du Ghana).
Récit d'une imposture complètement improbable.
Pas vu, pas pris
Le monde grouille d'affabulateurs en tout genre... mais certains d'entre eux ont plus de culot que d'autres.
Au Ghana, justement, un réseau criminel a sévi pendant près d'une décennie.
Le forfait de ces imposteurs ?
L'ouverture d'une fausse ambassade américaine, au cœur d'Accra ; la capitale du pays.
Ouverte au public trois matins par semaine, celle-ci n'était donc pas gérée par des citoyens états-uniens mais par des individus appartenant au monde du crime organisé.
Si certains étaient issus de la pègre locale, d'autres provenaient de réseaux mafieux turcs implantés en Afrique.
Ces derniers – qui parlaient anglais et néerlandais – se faisaient passer pour des agents consulaires et délivraient même... des visas américains authentiques (obtenus de manière illégale) et des faux papiers d'identité (pour plus de 5 000 euros l'unité) !
Fin de la récréation
Ce n'est qu'en 2016 que les autorités ghanéennes ont mis fin à ce curieux commerce (au bout de dix ans de duperie).
Une inertie qui s'explique, principalement, par les nombreux pots-de-vin versés aux autorités ghanéennes par les malfaiteurs.
Au cours des perquisitions, les enquêteurs ont notamment découvert 150 passeports de 10 pays différents, ainsi qu'une ribambelle de faux visas (principalement indiens et sud-africains).
Le mode d'action des escrocs était simple : une large promotion de leurs activités illégales était faite - via des affiches et des prospectus – jusque dans les "régions les plus reculées du pays".
Les personnes intéressées étaient ensuite amenées sur place en Jeep, avant de loger dans un hôtel voisin de la fausse ambassade.
Une fois qu'ils avaient leurs papiers en poche, ces Ghanéens étaient ensuite ramenés à leur domicile par les malfaiteurs.
La suite de leur périple dépendait évidemment de leur propre sens de l'organisation.
Nul ne sait, d'ailleurs, combien de ces clients ont pu réellement se rendre aux États-Unis, en étant munis de leurs faux visas.
Pour leurs fournisseurs, en revanche, une chose est sûre : "bien mal acquis ne profite jamais".
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
By Choses à Savoir4.5
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"Plus c'est gros, plus ça passe".
Pendant dix ans, un gang mafieux a tout simplement créé une fausse ambassade américaine, à Accra (la capitale du Ghana).
Récit d'une imposture complètement improbable.
Pas vu, pas pris
Le monde grouille d'affabulateurs en tout genre... mais certains d'entre eux ont plus de culot que d'autres.
Au Ghana, justement, un réseau criminel a sévi pendant près d'une décennie.
Le forfait de ces imposteurs ?
L'ouverture d'une fausse ambassade américaine, au cœur d'Accra ; la capitale du pays.
Ouverte au public trois matins par semaine, celle-ci n'était donc pas gérée par des citoyens états-uniens mais par des individus appartenant au monde du crime organisé.
Si certains étaient issus de la pègre locale, d'autres provenaient de réseaux mafieux turcs implantés en Afrique.
Ces derniers – qui parlaient anglais et néerlandais – se faisaient passer pour des agents consulaires et délivraient même... des visas américains authentiques (obtenus de manière illégale) et des faux papiers d'identité (pour plus de 5 000 euros l'unité) !
Fin de la récréation
Ce n'est qu'en 2016 que les autorités ghanéennes ont mis fin à ce curieux commerce (au bout de dix ans de duperie).
Une inertie qui s'explique, principalement, par les nombreux pots-de-vin versés aux autorités ghanéennes par les malfaiteurs.
Au cours des perquisitions, les enquêteurs ont notamment découvert 150 passeports de 10 pays différents, ainsi qu'une ribambelle de faux visas (principalement indiens et sud-africains).
Le mode d'action des escrocs était simple : une large promotion de leurs activités illégales était faite - via des affiches et des prospectus – jusque dans les "régions les plus reculées du pays".
Les personnes intéressées étaient ensuite amenées sur place en Jeep, avant de loger dans un hôtel voisin de la fausse ambassade.
Une fois qu'ils avaient leurs papiers en poche, ces Ghanéens étaient ensuite ramenés à leur domicile par les malfaiteurs.
La suite de leur périple dépendait évidemment de leur propre sens de l'organisation.
Nul ne sait, d'ailleurs, combien de ces clients ont pu réellement se rendre aux États-Unis, en étant munis de leurs faux visas.
Pour leurs fournisseurs, en revanche, une chose est sûre : "bien mal acquis ne profite jamais".
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