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En Antarctique, une équipe de chercheurs européens a récemment réalisé une avancée scientifique majeure en extrayant ce qui pourrait être la glace la plus ancienne jamais découverte, datant de 1,2 million d’années. Ce prélèvement, effectué au cœur de la calotte glaciaire, ouvre une fenêtre unique sur le passé climatique de notre planète et pourrait révolutionner notre compréhension des cycles climatiques.
Pourquoi cette découverte est-elle si importante ?
La glace antarctique agit comme une capsule temporelle, renfermant des bulles d’air piégées au fil des millénaires. Ces bulles contiennent des traces de l’atmosphère de l’époque où la neige s’est déposée, permettant aux scientifiques d’analyser la composition des gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone et le méthane. Grâce à ces carottes de glace, les chercheurs peuvent ainsi reconstruire l’histoire du climat terrestre et mieux comprendre les mécanismes du changement climatique.
Jusqu’à présent, la glace la plus ancienne analysée provenait du forage EPICA (European Project for Ice Coring in Antarctica) et datait de 800 000 ans. Cette nouvelle carotte de glace, vieille de 1,2 million d’années, va permettre d’explorer une période encore plus reculée et de mieux comprendre la transition entre deux cycles glaciaires majeurs.
Comment les chercheurs ont-ils extrait cette glace ?
Le forage s’est déroulé dans une région particulièrement reculée de l’Antarctique, où les couches de glace sont les plus épaisses et préservées. Les scientifiques ont utilisé des carottiers sophistiqués capables de pénétrer plusieurs kilomètres sous la surface. Une fois extraite, la glace est soigneusement analysée en laboratoire pour dater précisément les différentes couches et en étudier la composition chimique.
Quels enseignements peut-on en tirer ?
Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre l’évolution naturelle du climat sur des échelles de temps extrêmement longues. Elle pourrait aussi aider à affiner les modèles climatiques actuels et à mieux anticiper les effets du réchauffement climatique. En comparant les niveaux de CO₂ anciens avec ceux d’aujourd’hui, les chercheurs peuvent mesurer l’impact des activités humaines sur l’atmosphère et le climat mondial.
En somme, cette glace de 1,2 million d’années est bien plus qu’un simple bloc gelé : c’est une archive précieuse de notre planète, un témoin silencieux des changements climatiques passés qui pourrait nous aider à mieux appréhender l’avenir.
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Les glaciers, ces immenses masses de glace qui recouvrent environ 10 % de la surface terrestre, ne sont pas immobiles. Au contraire, ils avancent, reculent et façonnent le paysage qui les entoure. Mais pourquoi se déplacent-ils ?
Tout commence avec l’accumulation de la neige. Dans les régions froides, la neige s’accumule année après année et se compacte sous son propre poids, se transformant progressivement en glace. Lorsque cette masse devient suffisamment épaisse, elle subit une pression intense qui provoque un lent écoulement de la glace vers les vallées ou les plaines. Ce mouvement est principalement causé par deux phénomènes physiques : la déformation interne et le glissement basal.
D’abord, la déformation interne. La glace, bien que solide, se comporte comme une substance plastique sous l’effet de la pression. Les couches inférieures, soumises au poids colossal des couches supérieures, se déforment lentement et permettent à l’ensemble du glacier de s’écouler doucement vers l’aval.
Ensuite, le glissement basal. À la base du glacier, la pression de la glace peut faire fondre une fine couche d’eau, surtout lorsque le glacier repose sur un sol irrégulier. Cette eau joue alors un rôle de lubrifiant, facilitant le glissement du glacier sur son socle rocheux. C’est ainsi que certains glaciers avancent plus rapidement que d’autres, en fonction de la pente du terrain et de la quantité d’eau sous-jacente.
Mais ces mouvements ne sont pas constants. Ils peuvent varier en fonction des températures et des précipitations. Lorsque le glacier reçoit plus de neige qu’il n’en perd par fonte ou évaporation, il avance. En revanche, s’il fond plus qu’il ne reçoit de précipitations, il recule. Ce phénomène est particulièrement préoccupant aujourd’hui en raison du changement climatique.
Le réchauffement global entraîne une fonte accélérée des glaciers, perturbant leur équilibre naturel. Certains glaciers de montagne, comme ceux des Alpes ou de l’Himalaya, reculent à une vitesse inquiétante, menaçant les ressources en eau douce et les écosystèmes environnants.
Comprendre le déplacement des glaciers, c’est donc mieux appréhender leur rôle fondamental dans la régulation du climat et des ressources en eau. Leur disparition progressive est un signal d’alarme qui nous rappelle l’urgence d’agir pour protéger notre planète.
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La start-up lyonnaise Leggun a trouvé une solution ingénieuse et durable pour valoriser les légumes « moches » ou « déclassés » : les transformer en savons artisanaux. Ces légumes, souvent rejetés par les circuits traditionnels de distribution en raison de leur apparence ou de légers défauts, finissent généralement à la poubelle malgré leur qualité nutritionnelle intacte. Leggun s’inscrit ainsi dans une démarche d’économie circulaire et de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Comment ça fonctionne ?
Leggun récupère des légumes invendus auprès de producteurs locaux ou de marchés. Ces légumes, bien que comestibles, sont écartés des étals pour des raisons purement esthétiques. Une fois collectés, ils sont transformés en matière première pour fabriquer des savons.
Les légumes sont utilisés pour leurs propriétés naturelles. Par exemple :
- Les carottes apportent des vitamines et des antioxydants, bénéfiques pour la peau.
- Les concombres offrent des vertus hydratantes et rafraîchissantes.
- Les betteraves ajoutent une couleur naturelle et contiennent des minéraux nourrissants.
Les savons sont fabriqués de manière artisanale, souvent à froid, pour préserver les propriétés des ingrédients. Cette méthode permet d’obtenir des produits doux pour la peau, tout en étant respectueux de l’environnement.
Une démarche durable et éthique
En recyclant ces légumes déclassés, Leggun contribue à réduire le gaspillage alimentaire, un problème majeur à l’échelle mondiale. Chaque année, des tonnes de fruits et légumes sont jetées simplement parce qu’ils ne répondent pas aux standards esthétiques du marché.
En transformant ces produits en savons, la start-up offre une seconde vie à des ressources sous-exploitées, tout en sensibilisant les consommateurs à la problématique du gaspillage. De plus, Leggun privilégie les circuits courts et les partenariats locaux, ce qui renforce son impact écologique positif.
L’impact
Les savons de Leggun ne sont pas seulement un produit utile : ils incarnent une nouvelle manière de consommer, où chaque achat soutient une vision plus respectueuse de l’environnement. Ils démontrent également qu’il est possible d’allier innovation, écologie et esthétique pour créer des produits attractifs et responsables.
En résumé, Leggun transforme un problème – le rejet des légumes moches – en une opportunité pour repenser nos modes de consommation, tout en promouvant un mode de vie plus durable.
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En 2023-2024, la planète a franchi un seuil symbolique et préoccupant : une augmentation moyenne de la température globale de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Ce niveau, identifié par l’Accord de Paris comme une limite critique à ne pas dépasser, était considéré comme essentiel pour limiter les impacts catastrophiques du changement climatique. Cependant, sa franchissement montre que la Terre est déjà confrontée à des bouleversements majeurs.
Que signifie le seuil de 1,5 °C ?
L’augmentation de 1,5 °C n’est pas une simple statistique, mais un marqueur d’un dérèglement climatique accéléré. Ce seuil est basé sur des calculs scientifiques qui indiquent qu’au-delà de cette limite, les risques d’événements extrêmes (sécheresses, tempêtes, incendies, inondations) augmentent significativement. De plus, des points de bascule irréversibles, tels que la fonte complète des glaces du Groenland ou la disparition de récifs coralliens, deviennent plus probables.
Franchir cette limite est donc un signal que les changements climatiques ne sont plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’intensifie.
Une situation aggravée par El Niño
Le franchissement du seuil de 1,5 °C est en partie attribué à l’effet combiné des émissions de gaz à effet de serre et d’un phénomène climatique naturel : El Niño. Ce phénomène, qui réchauffe les eaux du Pacifique, amplifie temporairement la hausse des températures globales. Mais cette circonstance exceptionnelle ne doit pas masquer le problème structurel : les émissions humaines, principalement issues des combustibles fossiles, continuent d’alimenter le réchauffement.
Les impacts déjà visibles
Les effets de ce réchauffement sont nombreux et visibles partout dans le monde. En 2023-2024, des vagues de chaleur inédites ont frappé l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie, entraînant des incendies dévastateurs. Les inondations, quant à elles, ont submergé des régions d’Afrique et d’Asie du Sud. La fonte des glaciers s’accélère, contribuant à une montée rapide du niveau des mers, menaçant les zones côtières et les petits États insulaires.
Que faire ?
Franchir le seuil de 1,5 °C ne signifie pas qu’il est trop tard pour agir. Cela souligne au contraire l’urgence d’intensifier les efforts pour réduire les émissions, accélérer la transition énergétique et renforcer l’adaptation des populations aux impacts climatiques. Des politiques ambitieuses, associées à une mobilisation collective, sont indispensables pour limiter les dégâts et prévenir des conséquences encore plus graves.
Ce signal d’alerte doit motiver une action immédiate, coordonnée et déterminée pour protéger notre avenir commun.
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Le parc Marineland d'Antibes a annoncé sa fermeture définitive au 5 janvier 2025, soulevant des interrogations quant au devenir de ses quelque 4 000 animaux, incluant orques, dauphins, phoques, otaries, poissons et coraux.
Orques :
Les deux orques restantes, Wikie (23 ans) et son fils Keijo (11 ans), ne peuvent être relâchées en milieu naturel en raison de leur longue captivité. Marineland avait envisagé leur transfert vers le parc Kobe Suma Sea World au Japon, mais cette option a été rejetée par les autorités françaises, invoquant des préoccupations éthiques et environnementales. Une alternative serait le Loro Parque à Tenerife, aux Canaries, bien que cette solution suscite des critiques de la part des associations de protection animale. Une autre possibilité est le Whale Sanctuary Project en Nouvelle-Écosse, Canada, un sanctuaire marin en cours de développement, bien que sa mise en opération ne soit pas encore finalisée.
Dauphins :
Marineland héberge douze dauphins. Certaines associations plaident pour leur transfert vers un sanctuaire marin en Italie, près de Tarente, dont l'ouverture est prévue pour juin 2025, bien que sa capacité d'accueil soit limitée. D'autres dauphins pourraient être relocalisés dans des delphinariums européens, mais la saturation des installations existantes complique cette option.
Autres animaux :
Des transferts ont déjà commencé pour certaines espèces. Début novembre, des phoques et des otaries ont été déplacés vers le zoo de Madrid. Cependant, le sort des autres animaux, notamment les poissons et coraux des aquariums, reste à déterminer. Marineland s'engage à relocaliser l'ensemble de ses pensionnaires "dans les meilleures structures existantes à ce jour".
Enjeux et préoccupations :
La fermeture de Marineland intervient dans un contexte de renforcement des réglementations sur la captivité des cétacés en France, avec l'interdiction des spectacles de dauphins et d'orques à partir de fin 2026. Les associations de protection animale expriment des inquiétudes quant au bien-être des animaux durant cette transition et appellent à des solutions respectueuses de leurs besoins spécifiques. Le gouvernement français, en collaboration avec des experts et des ONG, travaille à identifier les meilleures options pour assurer une retraite adaptée à ces animaux.
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L’état de calamité naturelle exceptionnelle est une notion non définie officiellement dans le droit français mais qui peut être associée à des événements naturels d’une gravité exceptionnelle, ayant des conséquences dévastatrices sur une région et nécessitant une mobilisation accrue de l’État. Ce concept s’appuie sur le cadre juridique des catastrophes naturelles, encadré par la loi du 13 juillet 1982, tout en le dépassant par son ampleur.
Définition et critères
Ce statut est invoqué lorsque des événements tels que des séismes, cyclones, inondations massives ou sécheresses provoquent des dégâts humains, matériels et économiques hors du commun. L’ampleur de ces dommages dépasse souvent les capacités des collectivités locales et des mécanismes d’assurance traditionnels. Les critères incluent l’ampleur des destructions, leur caractère imprévisible, et la nécessité d’une intervention exceptionnelle de l’État, tant financière que logistique.
Reconnaissance officielle
En France, la reconnaissance officielle d’une catastrophe naturelle se fait par un arrêté interministériel publié au Journal officiel, sur la base de demandes des communes affectées. Pour une calamité exceptionnelle, la réponse de l’État peut inclure des mesures élargies : fonds d’urgence spécifiques, dérogations réglementaires ou mobilisations d’aides internationales. Si le terme « calamité naturelle exceptionnelle » n’est pas une catégorie juridique autonome, il qualifie souvent des événements extrêmes nécessitant des réponses exceptionnelles.
Mayotte traverse une situation critique après le passage dévastateur du cyclone Chidzo le 14 décembre dernier. Pour accélérer les efforts d’aide et de reconstruction de l’île, le gouvernement a décidé d’activer un dispositif inédit : l’état de calamité naturelle, inscrit au Journal officiel le 18 décembre.
Ce dispositif vise à "rétablir le fonctionnement normal des institutions, l'ordre public, la sécurité des populations, et l'approvisionnement en biens de première nécessité", tout en mettant fin aux atteintes à la santé publique. Expérimental, il sera testé pendant cinq ans, avec Mayotte comme première zone d'application depuis sa création en 2022.
Objectifs et actions concrètes
L’état de calamité naturelle permet d’alléger les démarches administratives et d’accélérer les décisions des élus locaux. Concrètement, il facilite :
- La gestion des déchets ;
- Le rétablissement des réseaux d’eau potable et d’électricité ;
- La reconstruction des infrastructures routières.
De plus, il simplifie et accélère les procédures pour réunir les copropriétaires d’immeubles endommagés afin d'engager des travaux rapidement.
Un dispositif réservé à l’Outre-mer
Encadré par l’article 239 de la loi 3DS (différenciation, décentralisation, déconcentration), ce mécanisme a été pensé après les ravages de l’ouragan Irma en 2017, qui avait gravement impacté Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Il est exclusivement destiné aux collectivités d’outre-mer, lorsque des événements naturels d’une ampleur exceptionnelle compromettent gravement le fonctionnement des institutions et mettent en péril la sécurité, l’ordre public ou la santé des populations.
La durée initiale de l’état de calamité naturelle est d’un mois, renouvelable par période de deux mois. Il est conçu pour coexister avec l’état de catastrophe naturelle, afin de ne pas entraver les indemnisations prévues par les contrats d’assurance.
L’activation de ce dispositif à Mayotte marque une étape importante dans la gestion des crises climatiques majeures, en offrant une réponse rapide et adaptée aux besoins spécifiques des territoires ultramarins face aux aléas naturels.
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Les plantes, exposées quotidiennement à la lumière du soleil, semblent immunisées contre les effets néfastes des rayons ultraviolets (UV). Leur secret réside dans un mécanisme naturel remarquable : elles produisent leur propre "crème solaire". Cette protection repose sur des composés chimiques spécifiques, principalement des esters d'acide sinapique, qui agissent comme un bouclier contre les UV.
La lumière solaire contient des rayons UV, classés en trois types : UVA, UVB et UVC. Les rayons UVB, en particulier, peuvent endommager l’ADN des cellules, provoquer des mutations et nuire aux organismes vivants. Chez l’humain, cela se manifeste par des coups de soleil, des inflammations et un risque accru de cancer de la peau.
Les plantes, qui dépendent de la lumière pour effectuer la photosynthèse, sont particulièrement exposées aux UV. Cependant, elles ont développé des mécanismes biochimiques pour se protéger de ces rayons nocifs.
L’acide sinapique est un composé organique produit naturellement par les plantes. Il est transformé en esters, des molécules capables d’absorber efficacement les rayons UV, tout en laissant passer la lumière visible nécessaire à la photosynthèse. Ces esters sont stockés dans l’épiderme des feuilles, formant une barrière protectrice qui empêche les rayons UV d’atteindre les tissus vulnérables en dessous.
Cette "crème solaire naturelle" est particulièrement efficace car elle agit en continu, à mesure que les plantes produisent ces composés dans leurs cellules. Même en cas de conditions lumineuses intenses, la concentration d’esters d’acide sinapique augmente pour renforcer la protection.
En plus des esters d’acide sinapique, les plantes utilisent d’autres moyens pour se protéger des UV :
•Flavonoïdes et anthocyanines : Ces pigments présents dans les tissus végétaux absorbent également les UV et offrent une protection supplémentaire.
•Réparation de l’ADN : Les plantes possèdent des enzymes capables de réparer les dommages causés par les UV à leur matériel génétique.
•Orientation des feuilles : Certaines plantes ajustent la position de leurs feuilles pour minimiser l’exposition directe au soleil.
L’efficacité de ces composés inspire la recherche pour développer des crèmes solaires naturelles et biodégradables pour les humains. Ainsi, la capacité des plantes à produire leur propre protection solaire n’est pas seulement un exploit biologique, mais aussi une source d’innovation pour nous.
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L’arbre le plus commun en France est le chêne (Quercus), un symbole intemporel de la richesse forestière du pays. Présent dans toutes les régions, des plaines aux montagnes, cet arbre majestueux incarne la diversité écologique et culturelle de la France.
Les chênes couvrent environ 10 % des forêts françaises, avec près de deux milliards de spécimens répertoriés. On distingue principalement deux espèces : le chêne pédonculé (Quercus robur), typique des plaines et des sols humides, et le chêne sessile (Quercus petraea), qui préfère les terrains plus secs et les collines. Ces deux espèces se retrouvent dans de nombreuses forêts célèbres, comme celles de Fontainebleau ou de Tronçais.
Le chêne joue un rôle fondamental dans les écosystèmes forestiers. Il est l’hôte de centaines d’espèces d’insectes, de champignons, d’oiseaux et de mammifères. Ses glands nourrissent les sangliers, cerfs et écureuils, tandis que son écorce et son feuillage abritent des lichens et des mousses. Sa longévité, pouvant atteindre 500 ans, en fait une véritable colonne vertébrale des forêts françaises.
Le bois de chêne est prisé depuis des siècles pour sa solidité et sa durabilité. Il a été utilisé pour construire des charpentes d’églises et de cathédrales, comme celle de Notre-Dame de Paris. Il sert aussi à fabriquer des tonneaux pour le vieillissement du vin et des spiritueux, où il apporte des arômes spécifiques. Enfin, son bois de chauffage est apprécié pour sa combustion lente et sa forte production de chaleur.
Dans l’imaginaire collectif, le chêne est aussi un symbole de force et de sagesse. Il a inspiré de nombreux mythes et légendes, notamment chez les Celtes, qui le considéraient comme un arbre sacré. Aujourd’hui encore, il figure dans les emblèmes de nombreuses communes françaises et dans des expressions populaires, comme "solide comme un chêne".
Cependant, les chênes sont menacés par les changements climatiques, notamment la sécheresse, qui affaiblit leur résistance. Protéger cet arbre emblématique, c’est préserver un trésor écologique, économique et culturel. Le chêne, véritable roi des forêts françaises, mérite toute notre attention pour les générations futures.
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Aujourd’hui, nous allons explorer un trésor souvent méconnu mais vital pour la santé de notre planète : les coraux. Ces petits organismes marins, souvent associés à leurs magnifiques récifs colorés, jouent un rôle bien plus important qu’on ne l’imagine.
Les coraux forment des récifs, véritables cités sous-marines abritant une biodiversité exceptionnelle. Bien qu’ils couvrent moins de 1 % de la surface des océans, ces récifs servent de refuge à plus de 25 % des espèces marines. Ils offrent un habitat aux poissons, crustacés, mollusques, et bien d’autres. Ces écosystèmes soutiennent la chaîne alimentaire marine, incluant de nombreuses espèces que nous consommons, comme le thon ou le mérou.
Les récifs coralliens jouent également un rôle crucial pour les communautés humaines vivant à proximité des côtes. Ils agissent comme des barrières naturelles, atténuant la force des vagues, des tempêtes et des tsunamis. Cette protection réduit l’érosion côtière et préserve les habitats terrestres contre les catastrophes naturelles. Par exemple, les récifs peuvent diminuer jusqu’à 97 % de l’énergie des vagues, protégeant ainsi des millions de personnes dans le monde.
Les coraux sont aussi une source précieuse pour la médecine. Les substances chimiques produites par certaines espèces de coraux et leurs symbiotes sont utilisées pour développer des traitements contre des maladies graves, comme le cancer, le VIH ou encore l’arthrite. Ce potentiel pharmaceutique fait des récifs coralliens un laboratoire naturel unique.
Les récifs coralliens contribuent à la régulation du climat. En absorbant du dioxyde de carbone pour construire leurs structures calcaires, les coraux participent, bien que modestement, à la réduction du CO₂ dans l’atmosphère. De plus, ils influencent les courants marins et la production d’oxygène, essentiels pour les écosystèmes planétaires.
Mais ces architectes sous-marins sont en danger. Le réchauffement climatique, l’acidification des océans, la surpêche et la pollution menacent leur survie. Aujourd’hui, environ 50 % des récifs coralliens mondiaux ont disparu, et sans action rapide, ce chiffre pourrait grimper.
En protégeant les coraux, nous préservons non seulement un écosystème unique, mais aussi une ressource essentielle pour les océans et les humains. Ils sont bien plus que de simples beautés sous-marines : ils sont la vie, la protection et l’avenir de notre planète.
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Récemment, des chercheurs ont révélé une découverte troublante : des dauphins à gros nez (Tursiops truncatus) vivant dans le golfe du Mexique ont été testés positifs au fentanyl, un opioïde synthétique extrêmement puissant. Cette annonce met en lumière l’impact croissant de la pollution pharmaceutique sur les écosystèmes marins.
En 2020, lors d’une autopsie sur un dauphin retrouvé mort, des scientifiques de l’Université Texas A&M-Corpus Christi ont détecté des traces de fentanyl dans son tissu adipeux. Intrigués, ils ont élargi leur étude à 89 dauphins, dont 83 vivants et 6 morts. Les résultats, publiés en décembre 2024, ont montré que plus de 20 % des échantillons contenaient du fentanyl. Par ailleurs, un tiers des dauphins testés présentaient des traces d’autres médicaments, comme le carisoprodol, un relaxant musculaire, et le méprobamate, utilisé pour traiter l’anxiété.
Les scientifiques pensent que ces substances proviennent principalement des eaux usées déversées dans le golfe du Mexique, souvent mal filtrées pour éliminer les résidus de médicaments. Les dauphins, prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire, sont probablement exposés à ces produits toxiques en consommant des proies contaminées ou en nageant dans des eaux polluées. Ce phénomène reflète une pollution grandissante des océans par les substances pharmaceutiques.
La présence de fentanyl chez les dauphins soulève des préoccupations pour leur santé. Cet opioïde, connu pour ses effets dévastateurs sur les humains, pourrait altérer leur comportement, leur reproduction et leur survie. La situation est d’autant plus inquiétante que les dauphins, en tant qu’espèce clé des écosystèmes marins, jouent un rôle vital dans la régulation de leur environnement.
Les répercussions ne se limitent pas à la faune. Les communautés locales, qui dépendent de la pêche dans ces zones, pourraient également être exposées à ces contaminants, posant des risques pour la santé humaine.
Cette découverte illustre la nécessité urgente d’améliorer la gestion des déchets pharmaceutiques. La pollution des océans par ces substances, souvent négligée, met en danger la biodiversité marine et les écosystèmes côtiers. Protéger les océans exige une collaboration mondiale entre scientifiques, gouvernements et industries pour réduire les impacts de la pollution humaine sur la vie marine.
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