Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Clap de fin pour le supercalculateur Dojo de Tesla ?

    En 2019, Dojo s’annonçait comme l’un des projets les plus ambitieux de Tesla : un supercalculateur maison capable de traiter les flux vidéo envoyés par sa flotte de véhicules pour perfectionner conduite autonome et robotique. Au cœur du système, la puce D1, conçue en interne, devait libérer Tesla de ses fournisseurs traditionnels. Mais les retards techniques se sont accumulés, et les départs en série ont eu raison de l’initiative. Plusieurs cadres clés ont quitté le navire pour fonder DensityAI, une start-up développant des solutions similaires. En 2025, Peter Bannon, dernier chef du programme, les rejoint avec une vingtaine d’ingénieurs. Elon Musk confirme alors l’abandon de Dojo : Tesla se concentre désormais sur deux nouvelles puces, AI5 et AI6, produites avec TSMC et Samsung.


    L’histoire avait pourtant commencé avec de grandes ambitions : chaque puce D1 contenait 354 cœurs cadencés à 2 GHz, vingt-cinq d’entre elles formant un bloc de calcul de 9 pétaflops. L’objectif final ? Plus de 100 exaflops de puissance, grâce à 3 000 blocs assemblés. Un lancement prévu en 2024, déjà doté d’un investissement dépassant le milliard de dollars. Mais au fil des ans, les départs se sont multipliés : Jim Keller en 2018, Ganesh Venkataramanan en 2023, Milan Kovac, David Lau… et même Omead Afshar, proche collaborateur de Musk. Trop de pertes pour maintenir le projet à flot.


    Aujourd’hui, Tesla revoit sa stratégie : l’AI5 reste fabriquée par TSMC, l’AI6 sera produite par Samsung au Texas dans le cadre d’un contrat de 16,5 milliards de dollars jusqu’en 2033. Ces nouvelles puces, conçues pour l’inférence mais capables d’entraînement, équiperont les futures plateformes de robotaxis et systèmes robotiques. Pour les calculs les plus lourds, Tesla continuera à s’appuyer sur Nvidia et AMD. Un recentrage industriel et stratégique, qui promet des délais plus courts et une intégration rapide. Mais un contraste saisissant avec l’enthousiasme de septembre 2023, lorsque Morgan Stanley estimait que Dojo pourrait ajouter 500 milliards à la capitalisation de Tesla… Un rêve aujourd’hui rangé au placard.

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    3 min
  • Les JO des robots humanoïdes organisés en Chine ?

    Après avoir couru un semi-marathon ou disputé un match de foot, les robots passent à l’étape supérieure. La semaine prochaine, Shanghai va accueillir la toute première édition des World Humanoid Robot Games. Un événement inédit qui rassemblera plus de 500 robots issus de 127 entreprises, venus se mesurer dans une série d’épreuves sportives et artistiques. Au programme : football, basketball, tennis de table, combat libre… mais aussi danse en groupe et démonstrations techniques simulant des situations réelles. L’objectif ? Évaluer la mobilité, la réactivité et la coordination de ces machines, tout en offrant un spectacle digne des compétitions humaines.


    La télévision publique chinoise a déjà donné un aperçu : des robots dribblant un ballon, esquivant des coups sur un ring ou exécutant des gestes précis inspirés de sportifs professionnels. Les compétitions se dérouleront dans plusieurs enceintes de la ville, spécialement aménagées pour accueillir les épreuves et des zones d’exposition. Les participants viennent de tous horizons : start-up, géants de la tech, universités et laboratoires de recherche. Mais derrière le show, il y a un enjeu économique majeur. L’industrie chinoise des humanoïdes est en pleine accélération, portée par des investisseurs de poids comme Tencent ou Alibaba. Certaines entreprises se préparent déjà à entrer en bourse, profitant d’un atout clé : une production locale intégrée, capable de fournir à la fois les composants mécaniques et électroniques. Résultat : des coûts plus bas et des prix agressifs.


    Exemple marquant : Unitree a récemment lancé un humanoïde à environ 6 000 dollars. Un tarif qui ouvre le marché à des secteurs jusque-là exclus de ce type de technologie. L’objectif des fabricants est clair : rendre ces robots polyvalents, capables de passer de tâches simples à des missions plus complexes. Les Jeux de Shanghai serviront ainsi de vitrine mondiale, montrant non seulement la prouesse technologique, mais aussi le potentiel commercial de ces machines… qui n’ont pas fini de nous courir après.

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    3 min
  • NVIDIA et AMD vont payer les USA pour chaque puce vendue en Chine ?

    Les relations commerciales entre Washington et Pékin sont déjà assez tendues… et quand il s’agit de high-tech, la partie se corse encore. Ces dernières années, les États-Unis ont multiplié les restrictions sur l’exportation de matériel vers la Chine, au point d’interdire presque totalement à NVIDIA de vendre ses puces H20 à son grand rival asiatique.


    Eh bien, surprise : cette interdiction va tomber… grâce à un accord pour le moins inédit. Selon le Financial Times, NVIDIA et AMD viennent d’obtenir des licences d’exportation vers la Chine. Mais attention : rien n’est gratuit. En échange, les deux géants américains de la tech verseront à Washington 15 % des revenus générés par la vente de leurs puces – les H20 pour NVIDIA, les MI308 pour AMD – sur le marché chinois.


    Pour l’instant, personne ne sait exactement comment cette manne financière sera utilisée. Ce qui est sûr, c’est que c’est une première dans l’histoire économique américaine : jamais une licence d’export n’avait été conditionnée au reversement direct d’une partie des recettes d’une entreprise au gouvernement. Un deal qui rappelle l’approche transactionnelle popularisée sous l’ère Trump : les règles du commerce peuvent s’assouplir… si un accord avantageux est trouvé.


    Mais ce feu vert pourrait être de courte durée. À Washington, les opposants sont nombreux. Une vingtaine d’experts en sécurité viennent de signer une lettre au secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, pour exiger que ces puces ne soient pas vendues en Chine, estimant qu’elles pourraient booster dangereusement les capacités d’intelligence artificielle de Pékin. Autrement dit, cette ouverture pourrait bien être un simple sursis, dans un match États-Unis–Chine où technologie et géopolitique s’emmêlent toujours plus.

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    2 min
  • Pourquoi GPT-5 fait enrager les utilisateurs ?

    C’était censé être une révolution. Avec GPT-5, OpenAI voulait confirmer sa place de leader mondial de l’intelligence artificielle. Un modèle dernier cri, intégré gratuitement à ChatGPT, censé séduire aussi bien les curieux que les abonnés. Mais la transition a viré à la tempête… et la communauté gronde. Au cœur de la colère : la disparition brutale des anciens modèles, y compris le très apprécié GPT-4o. Du jour au lendemain, sans avertissement, GPT-5 est devenu l’unique option. Pour de nombreux abonnés, leurs habitudes et leurs méthodes de travail ont été balayées. Et le choc est double : au-delà de la contrainte, beaucoup jugent GPT-5 moins performant.


    Surnommé par certains « zombie beige et corporatiste », GPT-5 est accusé de donner des réponses plus courtes, moins précises, et parfois moins logiques. Un comble pour une mise à jour qui, pour beaucoup, ressemble davantage à un déclassement qu’à un progrès. Comme si cela ne suffisait pas, la présentation officielle a tourné au fiasco. Des graphiques de performance erronés ont été projetés, déclenchant moqueries et critiques. Sam Altman, PDG d’OpenAI, a dû reconnaître un « méga ratage » et présenter ses excuses publiques.


    Face à la fronde, OpenAI a dû réagir. Retour partiel en arrière : GPT-4o sera réintégré… mais uniquement pour les abonnés ChatGPT Plus à 20 dollars par mois. « Nous avons clairement sous-estimé l’importance que certaines fonctionnalités de GPT-4o avaient pour de nombreux utilisateurs », a admis Altman, tout en maintenant que GPT-5 restait supérieur sur la plupart des points. Combien de temps GPT-4o restera accessible ? Mystère. Le PDG prévient : « Nous observerons l’usage afin de déterminer combien de temps proposer les anciens modèles. » En attendant, cette affaire rappelle qu’en technologie, l’innovation n’est pas seulement une question de puissance… mais aussi de confiance entre une entreprise et sa communauté. Et sur ce terrain, OpenAI a visiblement encore du travail.

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    3 min
  • Microsoft peut cloner des voix à la perfection ?

    C’est une petite révolution dans le monde de la synthèse vocale. Microsoft vient de lever le voile sur DragonV2.1, la nouvelle version de son moteur vocal intégré à Azure AI Speech. Et les promesses sont ambitieuses : des voix plus naturelles, plus justes… et plus difficiles à distinguer de la réalité. Là où il fallait auparavant plusieurs minutes de données vocales pour créer un clone convaincant, DragonV2.1 se contente désormais de quelques secondes seulement. Le tout, dans plus de 100 langues. De quoi faire frémir les studios de doublage et ravir les développeurs d’assistants vocaux ou de chatbots.


    Par rapport à la précédente version, DragonV1, les améliorations sont nettes. Le nouveau modèle affiche une réduction de 12,8 % du taux d’erreur de mot, et corrige les défauts de prononciation, notamment sur les noms propres. Microsoft promet une prosodie plus fluide, plus stable, plus humaine. Mais ce qui impressionne, c’est le niveau de personnalisation : accents, intonations, lexiques spécifiques, tout peut être modulé grâce aux balises SSML. Des profils vocaux comme Andrew, Ava ou Brian permettent même de tester rapidement les capacités du modèle.


    Bien sûr, avec une telle fidélité vocale, le spectre du deepfake plane. Microsoft en est pleinement conscient. Pour prévenir tout usage malveillant, l’entreprise impose des garde-fous stricts : consentement obligatoire, déclaration explicite d’un contenu synthétique, interdiction d’imitation trompeuse, et surtout, ajout automatique d’un filigrane audio. Ce filigrane invisible serait détectable dans 99,7 % des cas, selon l’entreprise. Suffisant pour rassurer ? Rien n’est moins sûr. Mais une chose est claire : avec DragonV2.1, les voix synthétiques viennent de franchir un cap. Entre progrès technologique et enjeu éthique, la voix de demain sera peut-être déjà celle d’une machine.

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    2 min
  • Les ondes wifi permettent de nous pister physiquement ?

    Et si votre réseau Wi-Fi servait à autre chose qu’à regarder des vidéos ou envoyer des mails ? La technologie sans fil pourrait bien devenir un outil de détection et de surveillance redoutable… C’est en tout cas ce que révèle une étude surprenante menée par des chercheurs de l’université La Sapienza, à Rome.


    Leur invention s’appelle WhoFI. Son principe ? Identifier une personne grâce à la manière dont son corps interagit avec les ondes Wi-Fi. Chaque individu produirait, sans le savoir, une sorte d’empreinte électromagnétique unique. Une fois cette signature enregistrée, le système serait ensuite capable de la reconnaître en temps réel, sans capteur, sans caméra, sans puce : juste en observant les rebonds du signal Wi-Fi dans l’environnement.


    Une technologie qui va bien au-delà des expérimentations passées. Car si des tentatives similaires ont déjà été menées, les résultats étaient encore trop imprécis. En 2020, un système du même genre n’affichait qu’un taux de reconnaissance de 75%. Avec WhoFI, on monte à 95,5%. Une précision qui pourrait tout changer.

    Imaginez un lieu public où il devient possible de localiser et suivre une personne, même dans le noir, derrière un mur, sans aucune caméra. Pour les chercheurs, on tient là un outil de surveillance d’une efficacité redoutable. Et même si, pour l’instant, le système reste cantonné au laboratoire, il y a fort à parier que les services de renseignement y jettent déjà un œil très intéressé. Reste une question centrale : jusqu’où sommes-nous prêts à aller au nom de la sécurité ? Car si le Wi-Fi peut vous reconnaître… il pourrait bien, un jour, ne plus jamais vous lâcher.

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    3 min
  • Apple veut finalement créer son propre ChatGPT ?

    Apple avait fait sensation en juin dernier en dévoilant Apple Intelligence, sa grande offensive dans l’intelligence artificielle. Une annonce forte, mais avec un grand absent : aucun chatbot maison. La firme de Cupertino semblait vouloir laisser cette tâche à ChatGPT, discrètement intégré à Siri pour répondre aux requêtes générales. À l’époque, Apple jugeait l’intérêt du public limité pour ce genre d’outil, et certains de ses propres ingénieurs en IA se montraient sceptiques.


    Mais les lignes ont bougé. Face au succès grandissant de ChatGPT, Claude ou encore Gemini, Apple semble revoir sa copie. Selon les révélations du journaliste spécialisé Mark Gurman, un projet d’envergure serait en cours dans les coulisses. Son nom : Answers, Knowledge and Information, ou AKI. L’objectif ? Développer un chatbot capable d’explorer le web et de fournir des réponses précises, à la manière de ses concurrents. Le chantier est mené par Robby Walker, un vétéran de Siri, et pourrait aboutir à une nouvelle application autonome, mais aussi à des intégrations profondes dans Siri, Spotlight et Safari. Apple recrute d’ailleurs activement des spécialistes en recherche algorithmique. Et un possible rachat stratégique dans le secteur de l’IA ne serait pas à exclure dans les mois à venir.


    Ce virage n’est pas seulement technologique, il est aussi stratégique. Apple reste très dépendante de Google, qui lui verse chaque année près de 20 milliards de dollars pour rester le moteur de recherche par défaut. Mais si la justice américaine impose une renégociation de cet accord, c’est toute une part de croissance qui pourrait vaciller. En clair, développer son propre moteur IA, c’est pour Apple une question de souveraineté. Cela permettrait non seulement de maîtriser sa chaîne de recherche, mais aussi de renforcer ses engagements en matière de confidentialité. Dans un marché de la recherche bousculé par l’IA générative, attendre n’est plus une option. Reste à savoir si la pomme parviendra à rattraper son léger retard… et à imposer sa propre voix intelligente.

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    3 min
  • Des pays de l’UE abandonnent « la vie privée » et peuvent lire vos messages ?

    Le projet européen baptisé “Chat Control” avance à grands pas… et avec lui, un débat explosif. Soutenu par plusieurs États membres, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et la Pologne, ce texte vise à obliger les applications de messagerie comme WhatsApp, Signal ou Telegram à analyser automatiquement tous les messages – textes comme images – pour détecter des contenus liés à l’exploitation sexuelle d’enfants.


    Une ambition sécuritaire, oui. Mais derrière, des inquiétudes grandissantes. Car pour parvenir à cet objectif, les plateformes devraient installer des systèmes de surveillance directement sur les appareils – des smartphones ou des ordinateurs. C’est ce qu’on appelle le "client-side scanning" : des outils capables d’analyser les contenus avant même leur chiffrement. Un changement de paradigme. Car même les messageries dites chiffrées de bout en bout, conçues justement pour garantir la confidentialité, seraient concernées. Et c’est là que le tollé commence.


    Des associations de défense des droits numériques, des experts en cybersécurité, des magistrats et même certains eurodéputés tirent la sonnette d’alarme. Patrick Breyer, élu européen, dénonce une "surveillance de masse inédite", où chaque citoyen serait traité comme un suspect. Les spécialistes en cryptographie alertent : toute porte ouverte, même bien intentionnée, peut être exploitée – par des États autoritaires, des groupes criminels, ou des acteurs malveillants. Plus grave encore : ces outils, conçus pour détecter l’illégal, pourraient produire de nombreux faux positifs. Des photos de famille, des conversations adolescentes, ou des échanges entre victimes et associations pourraient être mal interprétés. Le Conseil de l’UE lui-même a exprimé ses réserves juridiques, jugeant la mesure disproportionnée et inefficace face aux vraies méthodes utilisées par les criminels, qui contournent souvent les messageries classiques. En attendant, la bataille continue dans les couloirs de Bruxelles. Et si vous tombez sur un contenu suspect en ligne, n’oubliez pas : vous pouvez le signaler via la plateforme Pharos.

     

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    3 min
  • Pourquoi Microsoft cible certaines ambassades ?

    Une enquête publiée par Microsoft révèle une vaste opération d’espionnage informatique visant plusieurs ambassades étrangères à Moscou. En cause : un groupe de hackers lié au FSB, les services de renseignement russes. Le groupe, connu sous le nom de Secret Blizzard, mais aussi sous les alias Turla, Snake ou encore Venomous Bear, sévit depuis la fin des années 1990. Leur dernière trouvaille ? Un malware baptisé ApolloShadow, capable de s’installer discrètement sur les ordinateurs diplomatiques… à partir même des connexions Internet locales.


    Comment ça fonctionne ? L’attaque débute dès qu’un appareil se connecte à un fournisseur d’accès russe. Les hackers redirigent alors le trafic vers une fausse page de connexion, similaire à celles des réseaux Wi-Fi publics. En coulisses, une requête Windows censée contacter Microsoft est détournée vers un domaine frauduleux. Le piège se referme : le logiciel espion s’installe sans que l’utilisateur ne clique sur quoi que ce soit. ApolloShadow se fait ensuite passer pour un banal installateur Kaspersky, affichant une fenêtre système qui semble légitime. Une fois les droits administrateur accordés, il installe deux certificats racine pour intercepter les connexions sécurisées. Résultat : même les échanges diplomatiques cryptés peuvent être espionnés. Le malware modifie les règles du pare-feu, redéfinit le réseau comme privé, et crée un compte système fantôme, “UpdatusUser”, qui permet aux attaquants de conserver l’accès.


    L’activité a été détectée en février 2025, mais le malware circulait déjà depuis l’an dernier. Microsoft a fourni aux ambassades les outils pour détecter les infections, et recommande désormais l’usage de VPN ou de connexions satellites pour contourner les infrastructures russes. Un rappel sévère : la diplomatie moderne ne se joue plus seulement autour d’une table… mais aussi dans les câbles.

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    2 min
  • Pourquoi Elon Musk dépose la marque MacroHard ?

    Entre Elon Musk et Bill Gates, ce n’est pas l’amour fou, et ce n’est plus un secret. Mais cette semaine, la rivalité entre les deux géants de la tech a pris un tournant inattendu… et franchement piquant. Elon Musk vient en effet de déposer officiellement la marque “MacroHard” auprès de l’office américain des brevets. Un nom qui fait évidemment référence à Microsoft – et surtout, qui s’en moque ouvertement.


    “Macro” contre “Micro”, “Hard” contre “Soft”… Musk joue la carte du détournement linguistique pour envoyer un message on ne peut plus clair : il crée l’anti-Microsoft, au moins dans l’intention. D’autant que ce nom pourrait bien être associé à un projet tout droit sorti de ses cartons : un logiciel d’intelligence artificielle multi-agents, capable de générer du code, des images, des vidéos, et même d’émuler des humains dans des machines virtuelles. Une technologie que Musk évoquait récemment sur X – anciennement Twitter – avec, déjà, une petite allusion à un nom “satirique”. Provocation gratuite ou lancement stratégique ? Un peu des deux. Depuis des années, Elon Musk multiplie les tacles contre Bill Gates. En 2020 déjà, le fondateur de Microsoft lui reprochait ses “propos irresponsables” et lui conseillait de se concentrer sur “les fusées et les voitures”. Deux ans plus tard, le torchon brûle définitivement : Gates parie 500 millions de dollars sur une chute de l’action Tesla. Musk, furieux, annule une rencontre sur des projets caritatifs et poste dans la foulée un mème moqueur… représentant Bill Gates comme un homme enceint.


    Depuis, c’est l’escalade. Entre piques, détournements et petites phrases assassines, la plateforme X est devenue le ring de ce combat de milliardaires. Et l’arrivée d’Elon Musk dans le cercle rapproché de Donald Trump n’a rien arrangé. Dans ce contexte ultra-tendu, le dépôt de “MacroHard” sonne comme une nouvelle déclaration de guerre. Subtile ? Non. Efficace ? Sans doute. Mais surtout, une chose est sûre : l’ironie n’est pas morte dans la Silicon Valley.

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    3 min

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