Choses à Savoir TECH

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  • ChatGPT prédit les numéros du loto ?

    C’est désormais officiel, ChatGPT est bien plus qu’une simple IA avec laquelle vous pouvez discuter pour trouver des infos. Que ce soit pour planifier vos vacances, écrire du code informatique ou vous aider dans vos activités créatives, le champ d’application de ce service d’OpenAI est plus vaste que jamais. C’est effectivement ce qu’a pu observer un certain Patthawikorn Boonrin. Ce créateur de contenu thaïlandais sur TikTok thaïlandais, adeptes des jeux de hasard, est parvenu à gagner à la loterie en utilisant ChatGPT. En effet, il affirme avoir joué les numéros que lui a proposé le chatbot et avoir gagné une petite somme.

    Ceci dit, avant d’en arriver là, Patthawikorn Boonrin a dû insister un peu auprès de ChatGPT, qui lors de ses premières requêtes, émettait quelques réticences à l’idée de deviner les numéros du loto. Si le TikTokeur n’explique pas vraiment sa méthodologie pour convaincre le chatbot, ChatGPT a fini par accepter en demandant plus de précisions, à savoir le nom du jeu ainsi que la période de tirage. Par la suite, l’IA a analysé des données fournies par le joueur, puis calculé les numéros qui pourraient sortir au prochain tirage. Résultat : 2000 bahts empochés, soit environ 53 €. La question est désormais de savoir si cela fonctionne réellement ou si ce n’était qu’une pure coïncidence. Et bien si vous tentez chez vous de demander à ChatGPT de vous sortir les numéros du loto, il y a fort à parier qu’il vous sortira un petit texte expliquant la loterie est un jeu reposant sur le hasard et qu’il lui était donc je cite « impossible de prédire les numéros gagnants du prochain tirage ». Mais pour Patthawikorn Boonrin, il est quand même possible de déterminer mathématiquement le prochain tirage, à partir des précédents numéros gagnants. Si vous pensez que les maths peuvent être votre salut pour gagner aux jeux, alors sachez que la FDJ met à disposition un historique de tous ses tirages. À vos risques et péril bien entendu.

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    2 min
  • La TV bientôt totalement gratuite ?

    Que diriez-vous si la télévision devenait totalement gratuite ? Ou plus précisément, si vous n’aviez plus à payer pour obtenir un écran de télévision afin de regarder vos chaînes préférées ? C’est ce qu’ambitionne de réaliser la start-up Teevee Corporation. Mais qui dit gratuité, dit publicité. Car dans cette offre, un second écran sera livré avec la télévision principale pour diffuser des publicités en continu.

    C’est bien connu, « si c’est gratuit, c’est vous le produit ». Un dicton n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui et colle particulièrement bien au projet de Teevee Corporation. Cette offre : une télé gratuite assorti d’un deuxième écran entièrement dédié à la pub est d’après l’entreprise je cite « la plus grande innovation pour la TV depuis la couleur », rien que ça. Concrètement, Teevee Corporation souhaite commercialiser des téléviseurs entièrement gratuits, mais financés par la publicité diffusée sur un second écran similaire à celui d'un smartphone en termes de hauteur, mais de même largeur que l'écran principal. Une sorte de bandeau qui viendrait se placer au-dessus ou en dessous de l’écran principal.

    Une télé gratuite, c’est super ! Mais encore faut-il qu’elle soit de qualité ! Aujourd’hui, la norme est aux smartTV qui permettent d’accéder à internet. Dans ce cas bien précis, il s’agira d’un simple écran proposant des chaînes et une sélection de services de streaming, dont la liste complète n’a pas encore été communiquée. Sur le second écran seront diffusés des messages publicitaires, mais pas que… puisqu’il sera aussi possible de connaître la météo, suivre l'actualité à la manière des chaînes d’infos en continu ou encore les résultats des compétitions sportives. Si ce projet se démarque par le fait de carrément offrir deux écrans aux personnes intéressées, le modèle du financement par la pub n’est clairement pas nouveau. Des plateformes comme Netflix réfléchissent à leur tour à proposer des formules gratuites, basée sur la pub. À noter aussi que le concept de Teevee Corporation existe déjà de façon virtuelle avec Google, qui propose une sélection de 800 chaînes entièrement financées par la publicité. Les téléviseurs signés Teevee Corporation devraient être proposés plus tard cette année, sans que l’on connaisse à cette heure la date exacte de démarrage, les pays concernés, et les modalités d’accès à cette offre.

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    3 min
  • Qu’est-ce que GPT4free, le cauchemar d’OpenAI ?

    Récemment, un projet intitulé GPT4free a commencé à faire parler de lui sur internet. L’initiative permet en effet d’utiliser GPT-4, la dernière mise à jour du modèle de langage de ChatGPT totalement gratuitement, en s’appuyant sur une faille. En somme, plus besoin de souscrire à l'abonnement payant de ChatGPT Plus.

    Sans surprise, le projet a été mal reçu par OpenAI. Xtekky de son pseudo, l’étudiant en informatique derrière ce projet, révèle avoir reçu un avertissement de la part de la start-up. L’entreprise lui a donné cinq jours pour mettre un terme à GPT4free, sans quoi elle entamera des poursuites devant les tribunaux. Pour se défendre, Xtekky fait valoir que GPT4free n’exploite pas directement l’interface de programmation d’application d’OpenAI, mais s’appuie sur les interfaces mises à disposition des clients de la start-up. En clair, ce sont ces entreprises qui payent la facture pour les utilisateurs de GPT4free. Un outil comme GPT4free représente donc une perte d’argent pour les clients d’OpenAI, qui cherchent à surfer sur le boom de l’intelligence artificielle générative. Conscient du problème, Xtekky encourage toutes les sociétés concernées à prendre contact avec lui, et s’engage à cesser l’exploitation de l’interface de programmation de celle-ci en cas de demande.

    Au-delà de ça, l’étudiant en informatique incite surtout les sociétés à sécuriser leurs interfaces de programmation. Il affirme avoir conseillé des mesures de sécurité dans ce sens à toutes les firmes ayant pris contact avec lui, mais aucune d’entre elles n’aurait pris la moindre mesure pour combler la brèche d’après lui. Comme le précise Xtekky, GPT4free n’est pas le seul outil en mesure d’exploiter la faille des interfaces de programmation.

    Malgré la pression exercée par OpenAI, l’étudiant ne prévoit pas d’enterrer son projet pour le moment. Si la start-up veut absolument que le code de GPT4free disparaisse, elle doit soumettre une requête « Digital Millennium Copyright Act » (DMCA), une loi américaine qui protège les droits d’auteur en ligne, auprès de Github où est hébergé le code du projet… Une mesure qui n’empêchera cependant pas d’autres développeurs d’utiliser l’outil ou d’exploiter la faille des interfaces de programmation.

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    3 min
  • Avoir un compte épargne chez Apple avec un énorme taux ? C'est possible !

    C’est tout nouveau, Apple se lance dans la finance ! En partenariat avec la banque Goldman Sachs, le GAFAM propose aux utilisateurs de l’Apple Card un compte d’épargne avec un rendement de 4,15 %, soit d’après l’entreprise, « 10 fois plus que la moyenne nationale » américaine.

    Lancé en 2019 aux États-Unis, l’Apple Card est une carte de crédit comme les autres, à ceci près que le suivi des dépenses via l’application Wallet est un peu différent, puisqu’il offre un système de remise (cashback). Le principe est simple : les utilisateurs de l’Apple Card récupèrent sur leur compte l’argent de chacune des transactions qu’ils réalisent. Ce montant est de 1 % pour un achat avec la carte, de 2 % s’ils passent par l’application Apple Pay et de 3 % s’ils dépensent de l’argent dans des produits ou services Apple. Désormais, ce compte épargne vient compliquer la branche bancaire d’Apple. Sans dépôt minimum, mais avec une limite maximale de 250 000 dollars, le compte peut être créé en quelques clics depuis l’application Wallet. Les récompenses gagnées via le cashback seront ainsi directement créditées sur ce compte épargne.

    Dès lors, pourquoi ce service bancaire d’Apple n’est toujours pas arrivé en France ? Et bien parce que les services financiers sont très régulés, et le GAFAM se serait également heurté à des problèmes techniques et d’ingénierie notamment pour calculer des intérêts, mais aussi pour des systèmes de vérification avant d’allouer des crédits, des récompenses, etc. Autant de fonctionnalités qui sont pour l’instant confiées aux partenaires bancaires d’Apple, comme Goldman Sachs, et que l’entreprise souhaite internaliser. À n’en pas douter, ma branche banque d’Apple devrait prendre de plus en plus de place à l’avenir !

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    2 min
  • Facebook et Instagram utilisés pour du trafic d'enfants ?

    Facebook et Instagram seraient les réseaux sociaux préférés des trafiquants d’enfants d’après une enquête du Guardian s’étant déroulée sur deux ans. D’après eux, le trafic sexuel d’enfants prolifèrerait sur les deux plateformes avec une armée de prédateurs qui les utiliseraient pour entrer en contact avec leurs victimes. Selon le Human Trafficking Institute, Facebook est LA plate-forme la plus prisée des trafiquants sexuels.

    Concrètement, le mode opératoire des criminels est souvent le même. Un adulte, généralement un homme, envoie un message à une adolescente. Au fur et à mesure, ce dernier demande des photos dénudées à la jeune fille et se dit prêt à lui offrir de l’argent en échange. Par la suite, le prédateur persuade l’adolescente de se faire de l’argent en se prostituant et se sert du compte Facebook ou Instagram de celle-ci pour je cite « faire de la publicité pour des relations sexuelles ». Ayant la main mise sur la jeune fille, le proxénète gère alors la logistique des rencontres de A à Z.

    Dans le cadre de son enquête, The Guardian a interrogé plus de 70 sources (procureurs, professionnels de la protection de l’enfance, modérateurs de contenus)… et tous s’accordent à dire que la société mère : Meta, est incapable d’agir efficacement contre les trafiquants d’êtres humains. Le GAFAM manquerait bien souvent de réactivité, ce qui compliquerait les enquêtes, sans compter qu’il traînerait presque toujours pour exécuter les décisions de justice. En fait, Meta rejette très souvent le mandat délivré par les autorités, ce qui peut je cite « retarder le sauvetage d’une victime ».

    De son côté, Meta admet que les trafiquants d’êtres humains se servent de Facebook et Instagram pour piéger leurs victimes, mais assure faire tout ce qui est en son pouvoir pour lutter contre les prédateurs. La firme rappelle que Facebook a signalé plus de 73,3 millions de contenus de nudité et d’abus physique des enfants je cite « en utilisant la technologie la plus sophistiquée ». Reste à savoir que quoi Meta parle réellement. De son côté, Instagram a signalé 6,1 millions de contenus de cette nature. Si la loi contraint les plates-formes à rapporter tous les contenus pédopornographiques aux autorités, la législation américaine n’oblige pas Meta à signaler le trafic sexuel sur ses plates-formes… Dans ce bien précis, l’entreprise n’est pas légalement considérée comme responsable.

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    3 min
  • L’IA peut désormais lire dans les pensées ?

    Et si l’IA pouvait désormais lire dans les pensées ? La réalité n’est plus si loin de la fiction car d’après une étude publiée dans Nature Neuroscience, des scientifiques ont réussi pour la première fois à transcrire des pensées en texte à partir d’enregistrements cérébraux scannés suite à une IRM et à l’IA.

    Contrairement à tous les dispositifs imaginés jusqu’à aujourd’hui, c’est la toute première fois que des scientifiques ont réussi à retranscrire des pensées en texte et de manière non invasive, donc aucun implant dans le cerveau, contrairement à Neuralink d’Elon Musk par exemple. Ici, les scientifiques ont utilisé à la fois le flux sanguin du cerveau enregistré par IRM, et GPT-1, un modèle d’IA qui a été capable de représenter, en chiffres, les « paroles mentale ». Concrètement, trois participants ont chacun passé 16 heures à écouter des histoires, allongés dans un scanner. Les chercheurs ont entraîné leur modèle d’IA à déterminer à quels mots et quelles phrases étaient associés tel ou tel schéma cérébral. Une fois cette phase d'entraînement terminée, les participants ont écouté de nouvelles histoires, et le décodeur est parvenu à traduire ce que ces derniers pensaient.

    Je cite Jerry Tang, un étudiant qui fait partie de l’équipe de chercheurs, « l’objectif du décodage du langage est de prendre les enregistrements de l’activité cérébrale d’un utilisateur et de prédire les mots qu’il a entendus, dits ou imaginés » fin de citation. Cette technologie pourrait, à terme, aider les personnes muettes ou paralysées à communiquer. En attendant, l’équipe de chercheurs met en garde contre des utilisations malveillantes de cette découverte et rappelle que pour fonctionner, les sujets doivent « coopérer », même si le développement de cette technologie pourraient permettre aux décodeurs de contourner cette « coopération ».

    Les scientifiques expliquent que chaque décodeur est personnalisé et adapté à un seul participant. Lorsque le modèle personnalisé a été testé sur une autre personne, cela ne fonctionnait pas. À noter aussi que les participants de l’étude ont pu « tromper » le décodeur, en pensant à des animaux ou en imaginant une autre histoire. La machine a également fait des erreurs sur les pronoms, en mélangeant la première et la troisième personne, pour une raison que les scientifiques ne parviennent pas à expliquer pour l’instant. Mais pour éviter que les interfaces cerveau-ordinateurs soient un désastre, il convient que les machines respectent la vie privée de ceux qui ont recours à leur utilisation. Les chercheurs mettent également en garde que, à terme, cette technologie pourrait se transformer en outil de surveillance de la pensée, même si cette hypothèse reste heureusement une pure fiction… pour l’instant.

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    3 min
  • NeRF : une technologie pour créer une scène 3D à partir de photos ?

    Connaissez-vous NeRF ? Il s’agit d’un autre type d’IA est en pleine évolution, permettant de créer une scène en 3D à partir de quelques photos prises avec un smartphone. En français, NeRF signifie « champs de rayonnement neuronaux ». Concrètement, il s'agit d'un réseau neuronal capable de générer une scène en trois dimensions à partir de photos en deux dimensions.

    Si vous connaissez Immersive View de Google, alors vous connaissez la technologie NeRF, car c’est grâce à elle que le service du GAFAM de vue 3D très détaillée de plusieurs grandes villes a été créé. Et pas besoin de matériel de pointe pour l’utiliser. Aujourd’hui, il faut simplement prendre quelques photos avec son smartphone ou un drone sous différents angles, ou bien tourner une courte vidéo. Ensuite, le système NeRF génère la scène en 3D. On peut ensuite déplacer la caméra dans la scène comme dans un jeu vidéo, insérer des objets en 3D dans une autre scène changer l'arrière-plan.

    En somme, NeRF connaît une évolution de plus en plus rapide comme la mise au point de l’outil Instant NeRF de NVIDIA, capable de créer une scène en quelques millisecondes en Full HD. Des chercheurs de chez Google ont d’ailleurs publié Zip-NeRF, un service similaire mais encore plus rapide. Les utilisations possibles de cette technologie sont également très nombreuses, comme à l'université de Californie où un réseau NeRF et un modèle de langage ont été combinés pour créer LeRF, un système visant à identifier des objets dans une scène. Ses créateurs imaginent désormais pouvoir combiner leur invention avec ChatGPT pour repousser les limites du chatbot d’OpenAI. De son côté, une équipe de japonais travaille sur le rendu d'une scène en temps réel avec le moteur de jeu Unreal Engine pour incruster du décor toujours plus réel dans les jeux. À Singapour, une autre a également réussi à créer une IA baptisée HOSNeRF, capable de transformer une vidéo afin qu’on puisse la regarder sous n'importe quel angle, plutôt que d'être limité à des scènes statiques. Bref, l'engouement pour l’intelligence artificielle ne cesse de croître et le grand public va probablement croiser cette technologie de plus en plus souvent, comme au cinéma, en photographie et ainsi que dans les média classiques.

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    3 min
  • Une fausse interview de sportif publiée dans un magazine ?

    Le magazine allemand Die Aktuelle a récemment publié une "interview" de Michael Schumacher, célèbre pilote allemand de Formule 1 dans les années 2000. Ceci dit, il convient de mettre des guillemets quand on parle d’interview car il s'agit en réalité d'un dialogue avec une IA (Character.ai), et qui n'a aucun lien réel avec le pilote, si ce n'est qu'elle s’est potentiellement inspiré de ses précédentes interviews.

    Depuis son accident de ski à Méribel (Savoie) en 2013, le pilote aux sept titres de champion du monde de Formule 1 est plongé dans un coma dont son état n'a pas connu d'amélioration récente. Les détails de sa santé sont un secret bien gardé par sa famille. Si Die Aktuelle a bien ajouté des sous-titres comme "Ça sonne trompeusement réel", "Que se cache-t-il derrière" et "Nous sommes partie à la recherche d'indices", la photo et le titre accrocheur en gras "Sensation mondiale" (Welt-Sensation) ne laissent pas vraiment de doute. Le magazine a bel et bien tenté de publier une interview mensongère faite à l’aide d’une IA en la faisant passer pour une vraie interview, malgré des précautions hasardeuses. D’ailleurs, la famille du pilote a fait savoir qu'elle comptait entamer une action en justice.

    Comme le souligne le site The Verge, Die Aktuelle est coutumier des coups bas, notamment envers la famille de Schumacher. Outre de fausses révélations sur la vie privée de la femme du pilote, le journal avait déjà publié un article illustré d'une photo du couple avec le titre "Réveillé". Bien que ce sensationnalisme mensonger de la presse à scandale allemande soit déplorable, il permet de mettre en lumière les défis posés par les IA. Des défis informatiques, de sécurité, entre autres, mais également des défis éthiques qui se posent à toute société lorsqu'elle est confrontée à une évolution technologique majeure. Car vous le savez, les IA vont bouleverser nos vies à l’avenir, notamment en ce qui concerne le droit d'image, le respect des personnes et la sécurité. Reste à savoir si nos dirigeants seront assez vifs pour ne pas se faire distancer par l’évolution ultra rapide de ChatGPT ou Stable Diffusion par exemple.

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    2 min
  • Intelligence artificielle : Elon Musk lance sa propre société ?

    Après avoir exprimé son inquiétude face au développement exponentiel de l’intelligence artificielle, notamment ChatGPT qui a considérablement amélioré son modèle de langage en moins d’un an, mais aussi cosigné une lettre ouverte demandant une pause de six mois dans le développement des IA afin de mieux les réglementer et de les encadrer sur le plan éthique… Surprise ! Elon Musk lance à son tour une société dédiée au développement d'IA, nommée : X.AI.

    Concrètement, Elon Musk a été nommé directeur de la société début mars est épaulé par Jared Birchall, dirigeant de Neuralink et Family Office. Si l’annonce de cette nouvelle société a de quoi étonner vu la défiance qu’Elon Musk a pu exprimer sur le progrès des IA, le média Business Insider avait déjà révélé il y a quelques mois que le patron de Tesla avait acheté des milliers de puces graphiques pour animer une future IA générative. Interrogé à ce sujet, le milliardaire a évité la question en disant que tout le monde, y compris les chiens, achetaient des GPU. Dans le nom de sa société, le X vient de la marque X Corp développée par Elon Musk, comme c'est le cas avec SpaceX, par exemple.

    Il faut tout de même se souvenir qu'Elon Musk avait contribué au développement initial d'OpenAI en 2015, avant de s’en éloigner en 2018. Ainsi, le fait que le milliardaire s’intéresse aux IA est loin d’être étonnant, mais en revanche, c’est le timing de cette annonce publique qui interroge. Car la montée en puissance de GPT-3 auprès du grand public semble avoir dérangé le propriétaire de Twitter. Il a réagi en dénigrant OpenAI et les IA en général, bien que le système de conduite autonome des Tesla soit justement alimenté par une IA. D’ailleurs, le fait que Google ait été poussé à sortir précipitamment son propre chatbot Bard et que Microsoft ait investi massivement dans OpenAI pour intégrer GPT et Dall.E à son moteur de recherche Bing a certainement incité Elon Musk à lancer cette initiative pour ne pas manquer le virage des IA génératives. Sans doute voudra-t-il investir massivement dans cette nouvelle entreprise pour développer une IA capable de rivaliser avec GPT. Une première levée de fonds auprès des investisseurs de SpaceX et de Tesla a déjà été engagée… à voir si cela sera suffisant pour rattraper son retard.

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    3 min
  • Google : l’IA va-t-elle remplacer le moteur de recherche ?

    Depuis l'arrivée de ChatGPT et l'intégration de l'intelligence artificielle d'OpenAI le moteur de recherche Bing de Microsoft, la direction de Google est en état d’alerte. Les équipes du département IA ont été contraintes de sortir le chatbot Bard dans la précipitation, sans avoir le temps de corriger certains soucis majeurs. Aujourd'hui, le New York Times explique que Samsung pourrait remplacer Google par Bing en tant que moteur de recherche par défaut sur ses smartphones. De quoi pousser Google à se lancer corps et âme dans l’amélioration de Bard et donc, de donner une place importante aux IA lors de sa prochaine conférence annuelle mi-mai.

    Dans le détail, le New York Times rapporte que plus de 160 employés de Google planchent actuellement sur une IA directement intégrée au moteur de recherche. Elle porterait le nom de code « Magi » et reposerait sur le chatbot Bard. Actuellement, les développeurs testeraient de manière assez intensive la qualité des conversations qu’un utilisateur peut avoir avec leur IA. En somme, Magi serait une sorte de hub, de plateforme, dotée de plusieurs modules dont le contenu n’est pas clair à ce jour. L’un de ses modules appelé Gifi permettrait de générer des images à partir de texte via Google Image, comme le fait déjà Microsoft avec Bing Image Creator. Google aurait également connecté son IA à Google Earth et son chatbot pourrait assister l'utilisateur lorsqu'il consulte un site pour organiser un voyage par exemple. Enfin, ce nouvel agent conversationnel pourrait également faire de la programmation.

    Pour le moment, Google n'a pas annoncé de date de sortie, mais son utilisation sera dans un premier temps limitée à un million de testeurs. Les États-Unis seront les premiers à bénéficier progressivement de l'outil cette année, avant une éventuelle arrivée en Europe courant 2024. Il faut savoir que Google travaille sur les IA depuis de nombreuses années, mais le GAFAM s’était toujours refusé à proposer ses technologies au grand public. L’arrivée spectaculaire de ChatGPT a bouleversé le secteur de la tech, rappelant à Google qu’en la matière, personne n’a le monopole de l’innovation. Or, si Google ne s'est pas pressé pour remplacer son moteur de recherche par un chatbot type ChatGPT, c'est notamment parce qu'il est bien plus difficile d'afficher des contenus publicitaires avec une IA. Aujourd'hui, 80 % des revenus de Google proviennent de sa régie publicitaire. En effet, Microsoft a pu constater qu’afficher des publicités sur son chatbot restait encore un exercice particulièrement délicat et peu compatible avec le principe d’un agent conversationnel.

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    3 min

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