La première semaine de la 79e édition du Festival de Cannes s'est achevée sur deux journées intenses, entre déclarations politiques, tapis rouges et projections très attendues. Louise Dupont, envoyée spéciale de France 24 à Cannes, revient sur les temps forts de ce week-end, de la prise de parole très engagée de l'acteur espagnol Javier Bardem lors de la présentation de "L'Être Aimé" de Rodrigo Sorogoyen – en compétition pour la Palme d'or – à la Palme d'honneur remise à John Travolta.
"À Gaza [...] un génocide a été commis et se poursuit encore aujourd’hui", a déclaré Javier Bardem en conférence de presse, ajoutant qu'il était de "sa responsabilité" de le dénoncer. L'acteur n'a pas mâché ses mots en dénonçant "la masculinité toxique" de Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, cause, selon lui, des guerres en cours.
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L'émotion suscitée par la remise de la Palme d'or d’honneur à John Travolta compte parmi les autres moments forts du week-end. L'icône de "Grease" et "Pulp Fiction", entourée de sa fille Ella Bleu, a reçu son prix des mains de Thierry Frémaux, directeur du festival.
Le cinéma politique et historique s'est également imposé avec "Moulin" de László Nemes. Onze ans après "Le Fils de Saul", le réalisateur hongrois revient en compétition avec un film consacré à Jean Moulin, incarné par Gilles Lellouche face à Lars Eidinger dans le rôle de Klaus Barbie.
Côté cinéma français, Léa Seydoux et Catherine Deneuve ont défendu "Gentle Monster", un film choc sur la pédocriminalité signé Marie Kreutzer.
Quant à Éric Cantona, il a électrisé la Croisette pour la présentation du documentaire "Cantona". L'occasion de revenir sur la carrière de l'ex-footballeur adulé devenu acteur.
Enfin, le Festival a aussi laissé place à l'audace avec "Jim Queen", un film d'animation queer présenté en séance de minuit.