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"La femme doit être soumise au foyer, dont le chef est nécessairement l’homme", dit le militant masculiniste Zakaria Guingané dans le podcast "Bas les pattes" sur RFI. Une certaine idée de la masculinité qui refuse toute émancipation des femmes et donc du féminisme, considéré par beaucoup comme un concept venu d'Occident. Nos invité·es, Kpénahi Traoré, créatrice de "Bas les pattes" et le sociologue, Pélibien Ghislain Coulibaly nous parlent de ces hommes qui veulent conserver leurs privilèges et des nouveaux modèles de masculinités. Quelque 21 700 femmes ont été victimes de féminicide en Afrique en 2023, le chiffre le plus important au monde. En Afrique du Sud, c'est 30 féminicides par mois, et 230 viols : 5 fois plus que la moyenne mondiale. L'aide aux victimes existe mais les fonds manquent. Dans la province du Cap, la moitié des maisons qui accueillent des femmes victimes de violences risque même de fermer. Notre correspondante, Caroline Dumay, nous emmène dans l'une d'entre elles.
La France a-t-elle un droit archaïque et des jugements d'un autre temps ? La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) vient en tout cas de lui donner tort dans une affaire de divorce contre une femme qui ne remplissait pas son "devoir conjugal". La CEDH a estimé qu’elle ne pouvait être considérée comme "fautive". La Cour a également été saisie par huit femmes qui ont subi des viols et qui estiment avoir été victimes de violences judiciaires lors du dépôt de plainte ou du procès. Clara Achour est l’une de ces plaignantes. Elle a été malmenée à ces deux étapes et témoigne sur le plateau d’Actuelles ; Magali Lafourcade, pour la CNCDH, soutient sa requête auprès de la CEDH et nous éclaire sur les obligations de la France et les changements qu’elle doit opérer dans les cas de violences sexuelles.
Sous son foulard bleu et ses sourcils dessinés avec précision, Fawzia Koofi porte un regard acéré sur le régime taliban. L’ancienne députée, élue dans sa circonscription du Badakchan en 2005, était l’une des 25 % de femmes du Parlement, mais surtout la première à en être élue vice-présidente. En 2019 et en 2020, à Doha, au Qatar, elle a participé aux négociations avec les Taliban, qui promettaient qu’ils avaient changé et qu’ils garderaient aux femmes les droits qu’elles avaient conquis. Aujourd’hui, elle se reproche d’avoir cru à leur discours. "Ils ont dit qu'ils voulaient que les femmes aillent à l'université, qu'elles soient titulaires de doctorats, qu'elles deviennent Première ministre ou ministre, etc. Ils ont menti parce qu'ils voulaient que cet accord soit signé", regrette Fawzia Koofi.
Il y a 50 ans, le 17 janvier 1975, la loi Veil est promulguée, dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse. Simone Veil, alors ministre de la santé, marque les esprits avec un discours historique, rappelant que "aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. C’est toujours un drame." Cinq décennies plus tard, l’IVG a progressé dans la société française, avec une meilleure protection dans la loi mais aussi des difficultés qui viennent entraver, dans les faits, la liberté d’exercer ce droit. Claudine Monteil, plus jeune signataire du manifeste des 343, raconte les années de combat qui ont mené à l’adoption de la loi, et l’avocate Damia Taharraoui explique la poursuite de la lutte pour garantir un accès sûr et gratuit pour toutes les femmes européennes.
Quel est le point commun entre Madonna, Aya Nakamura, un top léopard et une cagole marseillaise ? La vulgarité que certain·es leur attribuent. Un terme qui évoque à chacun·e des images précises et dont l’étymologie désigne "ce qui concerne la foule" mais qu’il est difficile de définir clairement. Le terme le plus simple est peut-être ce qui est "trop" ou "hors normes" mais ce qui sûr, c’est que le mot désigne surtout des femmes et que c’est ce qu’ont cherché à déterminer nos invitées, les autrices et militantes Lexie Agresti et Daria Marx, co-autrices de "Vulgaire, qui décide ?" Dans cette émission, on fait aussi un tour dans un monde où la vulgarité s’exprime souvent : la discothèque. Mais cette fois, elle est réservée exclusivement aux femmes, et à des horaires compatibles avec une vie de famille.
Toutes les trois secondes, une fillette est mariée de force. Pendant que vous lisez ceci, une enfant de plus se retrouve prisonnière d’une union qu’elle n’a pas décidée. Malgré la lutte acharnée des militant·es du monde entier contre ce phénomène, les crises, les conflits et le changement climatique viennent compliquer leur combat. Laure Manent reçoit Michelle Perrot de Plan International France et Camille Romain des Boscs de World Vision France pour évoquer les raisons de ces mariages d’enfants, leurs conséquences et, surtout, les pistes d’espoir.
Les Syriennes et Syriens se réjouissent de la chute de Bachar al-Assad. Après 54 ans de règne du clan Assad, c’est enfin la liberté pour la population qui se libère d’une dictature sanglante qui a assuré son pouvoir grâce aux arrestations arbitraires, à des jugements expéditifs et à la torture. Mais alors que le groupe Hayat Tahrir el-Cham (HTC) parade en libérateur dans le pays, les convictions de son chef, Abou Mohammed al-Joulani, islamiste convaincu et ancien membre d’al-Qaïda, inquiètent les Syriennes et une partie de la communauté internationale, qui redoutent que les droits des femmes ne soient, une fois de plus, les grands perdants de la guerre civile.
Actuelles vous emmène à la rencontre de ces femmes qui ont bâti et rebâti Notre-Dame de Paris. "Les femmes ont toujours été sur les chantiers, et ce dès l’Antiquité", explique l’historienne et médiéviste Sandrine Victor. Aujourd’hui encore, les femmes participent aux travaux et sont de plus en plus nombreuses. Clara Baier, a 25 ans et a commencé sa carrière de conductrice de travaux sur ce chantier exceptionnel. Chloé Iché est couvreuse, elle a œuvré sur les toitures de monuments comme le château de Chambord ou la Grand Palais mais Notre-Dame de Paris l’a éblouie. Elles racontent toutes les deux des métiers très masculins mais bienveillants à leur égard. Enfin, Marie-Cécile Kfouri, restauratrice de peinture, raconte son expérience d’un chantier sous haute surveillance à cause du plomb… et de sa grossesse.
Dans cette émission spéciale, nous sommes parties à Avignon à la rencontre des femmes qui soutiennent Gisèle Pelicot, droguée à son insu par son mari et violée par des dizaines d'hommes. Dans l’enceinte du tribunal judiciaire, comme sur les murs de la ville, les femmes se mobilisent. Nous avons aussi interrogé Antonio Delgado, correspondant pour la Radio nationale espagnole, qui raconte comment la population espagnole suit l’affaire. Enfin, rencontre avec l’avocate Agnès Fichot, qui en 1978, défendait deux femmes victimes de viol, aux côtés de sa consoeur et mentor, Gisèle Halimi.
Dans cette édition, gros plan sur la situation des femmes et filles soudanaises. Premières victimes du conflit, elles sont la cible de viols comme arme de guerre, quel que soit leur âge. Pour y échapper, certaines préfèrent mettre fin à leurs jours.
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Le journal de celles qui font l’actualité internationale et de ceux qui font bouger le monde, encore largement dominé par les hommes. Avec des reportages, des invités et une page facebook. Vendredi…

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