Choses à Savoir SCIENCES

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  • Pourquoi faut-il le redémarrer une fois par semaine ?

    Les escrocs rivalisent d'imagination pour pirater ordinateurs et smartphones. Voilà quelques années, L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), chargée de la surveillance des communications électroniques, avait publié, à cet égard, un code de bonne conduite destiné aux utilisateurs.


    Les conseils qu'il contient doivent leur permettre de déjouer certaines attaques. Ce petit vade-mecum leur recommande notamment d'éteindre et de redémarrer leur téléphone portable une fois par semaine.


    Cette bonne pratique permettrait d'éviter les cyberattaques appelées "zéro-click". Elles ne requièrent aucune intervention de la part de l'utilisateur. Par contre, le "hacker" peut écouter vos conversations et récolter des informations sensibles.


    Selon la NSA, le simple fait de réinitialiser régulièrement le smartphone complique la tâche des "hackers". En effet, l'escroquerie repose souvent sur une suite d'actions. Les pirates sont alors contraints de tout reprendre de zéro. Certains appareils sont d'ailleurs programmés pour redémarrer tous les jours.


    Ce réflexe peut aussi préserver les utilisateurs contre ce que les spécialistes appellent le "spear phishing", qu'on peut traduire par "hameçonnage". Cela consiste à tromper la personne visée au moyen d'un message à caractère personnel.


    L'agence tient tout de même à préciser qu'il ne s'agit pas là d'une protection infaillible. Le geste peut cependant s'avérer efficace. Il représente en tous cas une sauvegarde de plus contre des attaques informatiques toujours plus nombreuses.


    Il s'agit en tous cas d'un conseil utile, car peu de possesseurs de smartphones pensent à l'éteindre complètement et à le redémarrer. Il est également assez rare d'attendre que l'appareil soit totalement déchargé.


    Et pourtant, les mobiles requièrent un haut degré de protection. C'est en effet dans ces appareils qu'est stockée la plus grande quantité de données personnelles. Ils offrent donc un champ d'action idéal aux pirates.


    La NSA recommande aussi d'utiliser un code PIN ou un mot de passe suffisamment complexes pour déverrouiller l'écran du smartphone. Elle suggère aussi de désactiver certaines applications quand elles ne sont pas utilisées et d'éviter de se brancher sur des réseaux wifi publics. Autant de conseils qui devraient permettre de rendre votre smartphone plus sûr.

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    2 min
  • Que devient le téléscope Hubble ?

    Les images reçues du télescope Hubble, lancé en 1990, ont permis d'améliorer notre connaissance du système solaire et de la manière dont naissent et meurent les étoiles. Grâce à ce télescope, les astronomes savent également que toutes les galaxies renferment, en leur centre, un trou noir.


    Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, il verra son activité un peu réduite. L'ancienneté du télescope et la survenue d'un petit problème technique ont conduit la NASA à prendre cette décision.


    En effet, l'un des trois gyroscopes de l'appareil, qui contrôlent la direction vers laquelle il est dirigé, fonctionne moins bien. Pour éviter tout problème, le télescope n'utilisera, à l'avenir, qu'un seul des trois gyroscopes.


    Ces appareils ont toujours causé des soucis à la NASA. En 2009, des astronautes ont même été envoyés dans l'espace pour les remplacer. Mais cette nouvelle défaillance contraint l'agence spatiale à revoir le fonctionnement du télescope.


    Désormais, Hubble ne fera que 74 orbites hebdomadaires autour de notre planète, contre 85 aujourd'hui. Ce qui devrait entraîner une réduction de 12 % de ses observations. Rappelons que le télescope survole la Terre à plus de 500 kilomètres d'altitude.


    Ce qui ne signifie pas pour autant une mise à la retraite anticipée du télescope. En effet, d'après l'agence spatiale américaine, il a de bonnes chances de rester en activité jusqu'en 2035.


    Même si Hubble voit son champ d'action limité, il lui sera toujours possible d'observer les régions reculées de l'univers. Par contre, il ne pourra pas prendre d'images d'objets plus proches que la planète Mars. Des observations de la Lune, par exemple, ne seront donc plus possibles jusqu'à nouvel ordre.


    Le télescope Hubble a donc encore de beaux jours devant lui, même si son fonctionnement devrait être plus lent. Nul doute qu'il ne puisse encore apporter des révélations décisives sur l'univers. À l'image de la découverte, en 2022, de l'étoile la plus ancienne que l'homme ait jamais observée. La lumière de cette étoilé, nommée Earendel, avait mis près de 13 milliards d'années pour nous parvenir.

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    2 min
  • Qu'a-t-on découvert sous la calotte glaciaire ?

    Des scientifiques danois viennent de découvrir, sur la calotte glaciaire du Groenland, les traces d'ADN de virus géants. Ils se mesurent en millionièmes de mètres, ce qui peut paraître bien peu, mais qui est, cependant, beaucoup plus grand que des virus ordinaires, pour lesquels l'unité de mesure employée est plutôt le milliardième de mètre.


    On a déjà découvert de tels virus dans les sols et les océans, notamment l'océan Arctique. Mais c'est la première fois qu'on en trouve à la surface de la calotte glaciaire.


    Les scientifiques se sont aperçus que ces virus géants avaient colonisé les algues microscopiques qui, au printemps, tapissent la surface des glaces.


    Les virus découverts au Groenland sont bien actifs. Mais les chercheurs ignorent en grande partie la nature et le fonctionnement de ces micro-organismes. Ils ne savent pas précisément quelles espèces d'algues ils infectent.


    Ils se demandent également si d'autres virus se sont logés dans telle ou telle sorte d'algue, ou si ces virus géants en sont les seuls hôtes.


    Quoi qu'il en soit, ces virus pourraient se montrer très utiles. En effet, ils tendent à limiter la prolifération des algues. Or, celles-ci, en assombrissant la surface de la glace, en atténuent l'albédo, c'est-à-dire sa capacité à réfléchir la lumière du Soleil.


    Au lieu de réfléchir les rayons solaires, cette glace plus sombre a tendance à l'absorber, ce qui accélère la fonte des glaces. En régulant la propagation de ces algues, ces virus géants contribueraient donc à ralentir la fonte des glaces.


    Cette diffusion des algues sur la glace n'est pas seulement freinée par les virus géants qu'on vient de découvrir. D'autres micro-organismes, comme des bactéries, ou des protistes, qui s'en nourrissent, tendent à ralentir l'expansion de ces algues.


    Dans l'avenir, les scientifiques auront donc à se pencher sur tout un écosystème. En étudiant de plus près les interactions entre ces différents organismes, ils comprendront mieux le mécanisme naturel de contrôle de ces algues. Ce qui permettrait peut-être de mieux saisir le rôle de cet écosystème dans le relatif ralentissement de la fonte des glaces.

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    2 min
  • Pourquoi la Corée du sud a-t-elle créé un « soleil artificiel » ?

    Plusieurs projets de réacteurs nucléaires sont actuellement à l'étude pour reproduire le processus de fusion nucléaire qui se déroule au cœur des étoiles, et donc du Soleil. D'où le nom de "soleils artificiels" donnés à ces réacteurs.


    Si l'homme maîtrise la fission nucléaire, qui consiste à casser les noyaux de certains atomes, il n'est pas encore parvenu à opérer la fusion nucléaire, dans laquelle des noyaux d'atomes fusionnent. Comme la fission, la fusion nucléaire libère une énergie considérable.


    Mais le processus est en bonne voie. Les ingénieurs sud-coréens viennent de franchir, dans ce domaine, une étape décisive. Pour comprendre de quoi il s'agit, il faut rappeler que la meilleure manière de réaliser cette fusion nucléaire, c'est de créer un plasma.


    Il s'agit d'un état de la matière dans lequel les électrons sont libres. Dans ce cas, les noyaux des atomes peuvent circuler sans entraves et se rencontrer plus facilement.


    Mais, pour obtenir ce résultat, le plasma doit être chauffé à des températures extrêmes. C'est que viennent de réussir les Sud-Coréens, en maintenant à 100 millions de degrés Celsius, durant 48 secondes, le plasma présent dans leur réacteur expérimental, KSTAR, construit en 2008.


    Cette température phénoménale est sept fois plus élevée que celle qui règne dans le noyau du Soleil. Il s'agit là d'une réussite majeure, mais qui ne suffit pourtant pas à assurer la fusion nucléaire.


    Pour y parvenir, il faudrait maintenir la température atteinte pendant au moins cinq minutes. Le Soleil n'a pas besoin de telles températures pour assurer la fusion nucléaire. En effet, la très forte densité de son noyau favorise les chocs, et la fusion, entre les noyaux d'atomes.


    La technique humaine, qui ne bénéficie pas de cet avantage, doit y suppléer par le maintien d'une chaleur très élevée du plasma durant quelques minutes.


    Si la science parvient à maîtriser la fusion nucléaire, elle permettra la production d'une énorme quantité d'énergie propre. Elle est par ailleurs pratiquement sans limites et ne génère pas de déchets radioactifs.

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    3 min
  • Qu'est-ce que le phénomène météo de la « goutte froide » ?

    Depuis le début du mois de mars, le temps est très perturbé sur la France. Cette météo maussade est notamment marquée, sur une bonne partie du pays, par des pluies soutenues et des orages à répétition. Comment expliquer que le printemps tarde autant à s'installer dans notre pays ?


    Le responsable de ce temps dégradé est un phénomène météorologique appelé "goutte froide". Comme son nom l'indique, il s'agit d'une poche d'air froid, qui se maintient au-dessus de nos têtes, à une altitude d'environ 5 400 mètres. Il y règne des températures très basses, comprises généralement entre -20 et -36°C.


    Cette zone d'air froid se détache de la masse nuageuse à laquelle elle appartient, se séparant en quelque sorte de la circulation d'air générale. D'où son nom de "goutte". Sa présence entraîne un conflit de masses d'air entre le sol er les courants d'altitude. C'est dans ce conflit qu'il faut rechercher, en partie, l'origine du mauvais temps qui stagne sur une partie du pays.


    Par ailleurs, ces "gouttes froides" sont des zones de basse pression, associées à un temps très perturbé. Elles attirent les nuages, qui s'enroulent autour de ces poches d'air froid et s'immobilisent. Ainsi bloquées, ces masses d'air génèrent des orages et de fortes précipitations.


    La goutte froide peut surplomber des secteurs très vastes ou s'immobiliser sur une zone beaucoup plus limitée. En fonction de son altitude et de son étendue, ce phénomène peut perturber le temps quelques jours ou plusieurs semaines.


    Le déplacement très aléatoire de ces masses d'air froides rend les prévisions très difficiles. En effet, leur circulation dépend largement du comportement des courants d'air chaud qui les environnent.


    Les habitants des régions concernées ne sont donc pas forcément avertis de la survenue de phénomènes climatiques brefs mais destructeurs, comme de puissantes rafales de vent ou des averses de grêle.


    Même en l'absence de tels événements, une goutte froide peut provoquer d'importants dégâts. En effet, Si elle se maintient longtemps au-dessus d'une région, elle peut se traduire par d'intenses précipitations et même des inondations.

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    3 min
  • Pourquoi un miel turc rend « fou » ?

    D'ordinaire, le miel est considéré comme une substance aux vertus curatives. Ainsi, il est recommandé d'en absorber en cas de toux ou de mal de gorge. Parmi les autres bienfaits qu'on lui attribue, figurent la protection contre les caries ou l'accélération de la cicatrisation.


    Mais il est au moins un miel qui n'améliore pas la santé de ceux qui le consomment. Au contraire, il la menace. Ce miel de printemps, récolté en Turquie, provient des fleurs de certaines espèces de rhododendrons.


    Leurs fleurs contiennent une puissante toxine. Le poison contenu dans ces fleurs est d'autant plus violent que, dans cette région de monoculture, les abeilles n'en ont pas d'autres à polliniser.


    Si on consomme ce miel en trop grande quantité, il peut donner des hallucinations. D'où sa réputation de produit qui rend "fou". Mais il peut aussi compromettre gravement la santé de celui qui l'absorbe.


    En effet, le gourmand pourrait rapidement se mettre à transpirer d'abondance et ressentir des nausées. Si elle n'est pas modérée, l'ingestion de ce produit peut également entraîner des vertiges, une faiblesse musculaire, de la tachycardie et même la mort dans les cas les plus graves.


    Dans l'Antiquité, on se servait d'ailleurs de ce "miel fou" pour rendre les soldats ennemis plus vulnérables. Experte en matière de poisons, Agatha Christie fait même de ce miel de rhododendrons l'arme du crime, dans l'un de ses romans.


    Mais les vertus de ce miel turc sont aussi bien connues. C'est d'ailleurs pourquoi sa culture et sa récolte ne sont pas interdites. Le tout est de bien savoir le doser.


    Pris en toute petite quantité, ce miel ralentirait le rythme cardiaque et la pression artérielle. Certains en conseillent donc l'usage aux personnes souffrant d'hypertension.


    Dans un autre domaine, le "miel fou" est considéré comme une forme d'aphrodisiaque, qui stimule les performances sexuelles. Beaucoup d'hommes d'un certain âge achètent donc ce miel, même s'il coûte cher. Il se vend en effet à plus de 50 euros le kilo.

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    2 min
  • Quand les compagnies pétrolières ont-elles compris leur impact sur le climat ?

    L'impact de l'exploitation des ressources fossiles, comme le charbon ou le pétrole, sur les dérèglements du climat, et notamment sur le réchauffement de la planète, fait aujourd'hui l'objet d'un très large accord.


    Et les industriels eux-mêmes sont obligés d'en convenir. Mais ça n'a pas toujours été le cas. En effet, selon un récent rapport américain, les responsables des grandes compagnies pétrolières américaines, comme Exxon, Shell ou BP America, savaient que l'utilisation de ces ressources pouvait détraquer le climat.


    Une constatation qui ressort de la longue investigation à laquelle se sont livrés les membres d'une commission d'enquête de la Chambre des Représentants.


    Pour les élus démocrates à l'origine de ce rapport, il ne fait aucun doute que les patrons des "Big Oil", comme on nomme les six plus grosses compagnies pétrolières mondiales, ont sciemment dissimulé les informations dont ils disposaient.


    Tout en sachant que le pétrole était une source d'énergie très polluante, et qu'elle pouvait dérégler le climat, ils ont continué à en vanter les mérites. Pour eux, le pétrole était un moteur de la croissance économique et donc un facteur de prospérité pour les Américains.


    Cette campagne de désinformation avait un objectif clair : tromper les dirigeants et l'opinion publique, à seule fin de rendre le pays dépendant du pétrole.


    Face à cette enquête de longue haleine, qui a débuté en 2021, les responsables des grands groupes pétroliers ont commencé par minimiser la réalité du changement climatique.


    Certains ont également tenté de nier toute implication dans ce phénomène. Les auteurs du rapport dénoncent aussi la pratique du double langage. Les compagnies pétrolières reconnaîtraient ainsi, dans les discours officiels, la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique.


    Des propos qui seraient démentis par des actions allant dans le sens contraire, et sur lesquelles la plus discrétion est de mise. Ce qui n'empêcherait pas les géants pétroliers de préparer, si on les en croit, des technologies plus respectueuses de l'environnement, comme celles permettant de capter le CO2 ou d'utiliser l'hydrogène.

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    3 min
  • Qu'est-ce que la biopiraterie ?

    Ce ne sont pas seulement des tableaux ou des sculptures que certains peuples se font voler par des conquérants peu scrupuleux. Des ressources naturelles peuvent aussi faire partie du butin.


    Il s'agit notamment de plantes ou d'animaux, qui servent ensuite à mettre au point de nouveaux produits. De nombreux secteurs, comme les industries pharmaceutique ou cosmétique, ou celles des semences ou des compléments alimentaires, les utilisent ensuite.


    Mais les brevets déposés à l'occasion de la mise au point de ces produits et de certaines inventions ne tiennent pas toujours compte du lieu d'origine des plantes ou des animaux, ni des droits que peuvent avoir, à cet égard, les peuples autochtones concernés.


    En effet, ces derniers peuvent mettre en œuvre, aussi bien dans les façons culturales que dans l'utilisation des plantes, par exemple, un savoir-faire traditionnel que les brevets, souvent déposés par de grands groupes, ne reconnaissent pas.


    De tels procédés, qui peuvent menacer la biodiversité et méconnaître les droits des populations indigènes, ont reçu le nom de "biopiraterie".


    C'est pour mettre fin à de telles dérives que l'ONU s'efforce de faire aboutir un traité international sur la question. Pour l'heure, les 190 pays membres de l'Agence onusienne de la propriété intellectuelle (Ompi) ont entrepris des négociations qui devraient durer jusqu'au 24 mai.


    Le projet d'accord stipule que les demandes de brevets devront s'accompagner de la mention du pays dans lequel les ressources nécessaires à la mise au point d'un produit ou d'une invention ont été prélevées.


    Si les peuples locaux ont fourni, à cet égard, des savoirs utiles, ils devront être également associés à ce dépôt de brevet. Les partisans du texte en attendent plus de transparence et une meilleure reconnaissance des droits des peuples concernés.


    Quant à ses détracteurs, ils y voient plutôt une entrave à la recherche et à l'innovation. Pour l'instant, des désaccords persistent, notamment sur la présence et la nature des sanctions à prévoir pour les contrevenants. D'où la crainte de certains que le traité n'ait qu'une portée symbolique.

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    2 min
  • D'où viennent les « araignées » sur le sol martien ?

    L'Agence spatiale européenne (ESA) a créé un certain émoi en laissant entendre que des araignées avaient envahi le sol de la planète Mars. Et, de fait, sur les photos publiées par l'Agence, on aperçoit des myriades de taches sombres, en forme d'étoiles, qui ressemblent à s'y méprendre à des colonies d'araignées.


    En fait, aucun insecte n'a été repéré sur Mars. L'ESA a seulement voulu présenter de manière plaisante un phénomène naturel parfaitement explicable. Il serait lié aux variations climatiques qui affectent la planète rouge.


    Pour comprendre la formation de ces taches, il faut d'abord rappeler que Mars, comme la Terre, connaît quatre saisons, même si, du fait de la nature de son orbite et de l'inclination de son axe de rotation, elles ont des caractéristiques un peu différentes.


    l'Agence spatiale européenne évoque d'abord le dépôt, au cours de l'hiver, de couches de dioxyde de carbone, autrement dit de CO2, transformées, sous l'effet du froid, en glace carbonique. Le printemps venu, les rayons du Soleil les réchauffent, transformant ce dioxyde de carbone en gaz.


    De ce gaz qui s'amasse durant le printemps martien, finissent par sortir des colonnes de poussière et de sable qui, en retombant, forment ces taches qu'on pourrait prendre pour des araignées.


    Il s'agirait alors d'insectes géants puisque chacune de ces taches ne mesure pas moins de 45 mètres, pour un kilomètre de diamètre. Ces clichés si précis sont dus à la caméra haute résolution embarquée à bord de "Mars Express", une sonde spatiale lancée en juin 2023 pour étudier de plus près la planète rouge.


    Ces "araignées" martiennes ne sont d'ailleurs pas les seules à évoquer la vie sur Terre. En effet, Mars Express a pu également photographier d'étranges rides sur le sol martien, qui font penser à des murs.


    D'où le surnom de "cité inca" donné à ces énigmatiques structures, qui n'ont pourtant rien à voir avec des remparts bâtis par des êtres intelligents. Il s'agirait tout bonnement de dunes de sable qui, avec le temps, se seraient solidifiées.

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    2 min
  • Quels sont les différents types de volcans ?

    Il existe de nombreux volcans de par le monde, dont beaucoup sont encore très actifs. Si l'on se fonde sur les types d'éruptions qu'ils provoquent, il en existe deux grandes catégories.


    On trouve d'abord des volcans effusifs. Ils se caractérisent surtout par le comportement de la lave, qui dévale rapidement, en coulées abondantes et fluides, les pentes du volcan.


    Un volcan effusif ne produit donc pas d'explosion et très peu de cendres. Il est généralement en forme de cône et présente, à son sommet, un large cratère. Ces volcans ont reçu d'autres appellations, comme "laviques", ou "hawaïens", en raison de la présence, à Hawaï, de spécimens caractéristiques.


    Comme leur nom l'indique, les volcans explosifs se signalent par de violentes explosions. Elles projettent des cendres et des matériaux à des kilomètres à la ronde, rendant ces éruptions plus spectaculaires mais aussi plus dangereuses.


    Ces volcans explosifs sont eux mêmes divisés en plusieurs catégories. On trouve ainsi des volcans "vulcaniens", qui se signalent par de puissantes expulsions de cendres et de matériaux incandescents. Comme souvent avec les volcans explosifs, la lave est trop visqueuse pour provoquer des coulées.


    Elle est tout aussi épaisse dans le cas d'une éruption "plinienne". Celle-ci se manifeste par une explosion très violente et l'éjection de nuages de cendres et de nuées ardentes à des hauteurs impressionnantes.


    De son côté, une éruption "péléenne" se caractérise aussi par l'apparition du nuées ardentes et la projection de roches à de grandes distances. Enfin les éruptions "stromboliennes", qui présentent une explosion, avec éjection de cendres, mais aussi des coulées de lave, sont une sorte de compromis entre les deux sortes d'éruptions.


    Mais les volcans terrestres ne sont pas les seuls. En effet, il existe des volcans sous-marins, qui sont même plus nombreux. Dans ce cas, l'éruption, dite "surtseyenne", présente des caractères spécifiques.


    En effet, la lave s'échappe d'abord du volcan puis, au contact de l'eau, se vaporise, pour se transformer notamment en gaz carbonique. On peut classer ces volcans dans la catégorie explosive, puisque, même dans ce cas, des explosions spécifiques se produisent.

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