Choses à Savoir SCIENCES

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  • Nos deux narines sentent-elles de la même façon ?

    Ces dernières années, le sens de l'odorat a fait l'objet de plusieurs études, tant chez les humains que chez les animaux. Des chercheurs américains se sont ainsi demandé si nos deux narines percevaient les odeurs de la même façon.


    Pour ce faire, ils ont fait appel à une dizaine de patients souffrant d'épilepsie, dans le cerveau desquels des électrodes avaient déjà été implantées.


    On a alors diffusé trois parfums différents dans l'une et l'autre narines de ces patients, puis dans les deux en même temps. On a ensuite demandé à ces personnes si elles avaient reconnu ces effluves et, dans l'affirmative, quelle narine avait permis cette identification.


    Chaque narine fonctionne à part


    Les scientifiques ont recueilli les réponses des participants, puis les ont comparées aux résultats fournis par les électrodes. Ils se sont alors aperçus que l'activité cérébrale liée à la perception des odeurs par chacune des narines était très proche.


    Mais il y avait tout de même une différence qui, si minime soit-elle, permettait d'identifier un fonctionnement propre de chaque narine. Un phénomène encore plus présent si le même parfum était d'abord présenté à une narine, puis à l'autre.


    Les chercheurs ont notamment remarqué que, dans un premier temps, chaque narine percevait l'odeur d'une façon particulière. Ce n'est qu'au bout d'un court délai que les deux narines s'accordent à l'identifier de la même manière.


    Aussi bref que soit ce laps de temps, il témoigne de l'individualisation de chaque narine. Cette découverte a été mise en relation avec des travaux précédents, sur des rats, tendant à montrer que ces animaux étaient également pourvus d'une telle faculté.


    Selon les scientifiques, cette manière de sentir, avec une perception différente de chaque narine, rendrait notre sens olfactif plus performant.


    Les chercheurs pensent que cette différenciation de la perception des odeurs entre les deux narines se fait dans une zone du cerveau responsable du fonctionnement de notre odorat. En tous cas, et même si d'autres études sont encore nécessaires, de telles recherches ne peuvent que nous en apprendre davantage sur nos facultés olfactives.

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    2 min
  • Quel volcan cracherait des cubes de glace ?

    Pluton, considéré aujourd'hui, non pas comme une planète à part entière, mais plutôt comme une planète naine, fait la une de l'actualité scientifique.


    On y a en effet découvert la présence d'un immense volcan, dont la superficie serait comparable à celle de l'île de Chypre. Mais ce super-volcan n'est pas seulement remarquable par sa taille.


    Il a en effet une autre particularité qui le distingue des autres. Il cracherait des cubes de glace, ou plutôt des blocs formés d'une eau glacée composée en partie d'ammoniaque. D'où l'appellation de "cryovolcan" que lui ont donnée les spécialistes.


    Et le volume de glace éjecté est impressionnant. Environ 1.000 kilomètres cubes de glace auraient déjà été expulsés du volcan, au cours d'une ou plusieurs éruptions passées. Pour l'heure, en effet, on ne décèle aucune activité volcanique. Mais les scientifiques ne savent pas si ce volcan est éteint ou simplement endormi.


    Ce volcan est apparu dans une région de 44 km de diamètre, appelée cratère de Kiladze. Elle aurait été formée, non par l'impact d'une météorite, comme on aurait pu le croire, mais par des mouvements du sol de la planète liés à une activité sismique.


    Ce cratère serait de formation assez récente, puisqu'il ne daterait que de quelques millions d'années. Autour du cratère glacé, les astronomes ont repéré la présence d'eau chargée en ammoniaque.


    Mais cette eau aurait dû se trouver à une plus grande profondeur. Ce qui suggère qu'elle aurait pu être éjectée par le volcan voilà quelques millions d'années, c'est-à-dire assez récemment, si l'on se réfère à la mesure des temps géologiques.


    Cette eau chargée d'ammoniaque gèle à une température plus basse que de l'eau ordinaire. C'est ce point de congélation plus bas qui permettrait la circulation d'un véritable "magma glacé" dans les profondeurs de Pluton.


    Mais ce phénomène s'expliquerait aussi par un certain réchauffement du noyau de cette planète naine. Elle est actuellement l'objet d'autres recherches, notamment pour savoir si Pluton pourrait renfermer, en son centre, de l'eau glacée ou même un océan souterrain.

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    2 min
  • Les oiseaux ont-ils un odorat ?

    On sait que le sens de la vue et celui de l'ouïe sont très souvent mis à contribution par les oiseaux pour leur permettre de communiquer entre eux. Mais on a longtemps nié que ces volatiles possédaient un odorat.


    Des études récentes ont permis d'en apprendre davantage sur ce point. Elles ont confirmé que certaines espèces, comme les vautours d'Afrique et d'Asie, sont bien dépourvues d'odorat.


    Mais beaucoup d'autres oiseaux sont capables de percevoir les odeurs. Certains, comme le kiwi ou l'urubu à tête rouge, un oiseau charognard, ont même le nez assez fin, si l'on peut dire.


    C'est aussi le cas d'oiseaux marins comme l'albatros ou le pétrel des neiges, dont l'appareil olfactif occuperait le tiers du cerveau.


    Si la plupart des oiseaux possèdent un odorat, c'est que ce sens doit leur être utile. Et c'est bien le cas. Ils s'en servent en effet à bien des fins.


    Chez certaines espèces de canards, ou chez le le pétrel bleu, le choix du partenaire se fait à l'odeur. De leur côté, certains oiseaux, comme le pigeon voyageur, utilisent les odeurs, parmi d'autres indices, pour retrouver leur chemin.


    Par ailleurs, des études ont montré que des oisillons, comme les poussins ou les canetons, pouvaient garder en mémoire les effluves qui ont accompagné leurs premiers mois. Par la suite, ils montrent une prédilection particulière pour ces odeurs.


    De même, le choix des végétaux composant le nid peut être dicté par le parfum qu'ils dégagent. C'est ainsi que procèdent les mésanges bleues, qui parsèment leurs nids de brins de lavande ou de menthe, dont l'odeur permettrait de combattre les parasites.


    C'est aussi à l'odeur que certains oiseaux détectent leur nourriture. De nombreux oiseaux marins "sentent" ainsi les poissons de loin.


    Les odeurs de leurs prédateurs avertissent aussi certains oiseaux, comme les cailles, de l'approche du danger. On le voit, ce sens de l'odorat, que l'on s'accordait à refuser, il n'y a pas si longtemps, à tous les oiseaux, se révèle pour eux un précieux allié.

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    2 min
  • Pourquoi des galaxies fraichement découvertes étonnent-elles ?

    Les astrophysiciens essaient toujours de percer les mystères entourant la naissance de l'univers. Ils s'efforcent, pour cela, de remonter à ses débuts et d'observer les premières galaxies qui se sont formées.


    Ils sont aidés, dans leur recherche, par des instruments toujours plus perfectionnés. C'est notamment le cas du télescope spatial James Webb, dont l'un des objectifs est précisément de sonder les zones les plus reculées, et doc les plus anciennes, de l'univers.


    Et le télescope vient justement de délivrer des résultats surprenants, à propos de l'observation de deux galaxies qui se seraient formées seulement 350 à 400 millions d'années après le Big Bang.


    Contrairement à ce qu'on supposait, ces premières galaxies observées par le télescope sont environnées de nuages de gaz très brillants. Ils ont même un éclat encore plus vif que les étoiles qu'ils entourent.


    Et cette brillance exceptionnelle concernerait 90 % de ces galaxies initiales.


    Comment expliquer cette intense luminosité des premières galaxies de l'univers ? On ne s'attend pas, a priori, à constater un tel éclat pour des objets célestes datant des débuts de l'univers. Ou alors, il faudrait que ces objets soient particulièrement massifs.


    Mais les astronomes penchent plutôt pour une autre explication. Ils pensent en effet que cette intense luminosité est due en partie aux puissants rayons lumineux émis par des étoiles d'un genre particulier, que les astrophysiciens nomment des étoiles de "population III".


    Ces étoiles, qui n'ont pas encore été observées, seraient extrêmement massives et lumineuses. Elles seraient les premières à apparaître dans l'univers, environ 400 millions d'années après le Big Bang. Ce qui correspond bien aux observations du télescope James Webb.


    Cette lumière très énergétique provoquerait, en entrant en contact avec les particules composant les nuages de gaz, des réactions spécifiques, qui accentueraient l'éclat de ces galaxies initiales.


    Si cette théorie est exacte, cela voudrait dire que les âges sombres de l'univers, période au cours de laquelle aucune étoile ni aucun rayonnement ne se sont formés, se seraient terminés plus tôt que ce que pensaient les scientifiques.

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    3 min
  • Pourquoi la naissance d'un singe chimérique est-elle remarquable ?

    Le nouveau podcast Le coin philo est disponible sur:


    Apple Podcasts:

    https://podcasts.apple.com/us/podcast/le-coin-philo/id1713311087


    Spotify:

    https://open.spotify.com/show/09CceBeXcjCF1I3DlxT0ZE


    Deezer:

    https://deezer.com/show/1000376661


    --------------------------------------

    Une équipe de scientifiques chinois vient de mener à bien une expérience qu'on aurait crue réservée à un film de science-fiction. Ils ont réussi à faire naître un singe "chimérique".


    En effet, cet animal n'a pas été conçu dans des conditions ordinaires. Il est issu d'un embryon dans lequel on a implanté des cellules souches, capables de se transformer en n'importe quelle cellule de l'organisme.


    Or ces cellules souches ont été elles-mêmes génétiquement modifiées, de telle sorte qu'elles permettent l'émission d'une fluorescence verte. Les embryons ainsi modifiés ont été implantés dans l'utérus de singes femelles.


    12 d'entre elles se sont retrouvées enceintes, les grossesses aboutissant à 6 naissances. Mais un seul de ces singes est né vivant, même s'il n'a vécu qu'une dizaine de jours.


    On pouvait s'attendre à ce qu'il présente des caractéristiques particulières. Et, de fait, ce bébé singe avait un teint et des yeux un peu verdâtres. Et, du fait de la manipulation génétique dont l'embryon avait fait l'objet, une fluorescence verte apparaissait au bout de ses doigts.


    À première vue, une telle expérience pourrait paraître choquante, surtout d'un point de vue éthique. Mais il semble que toutes les règles en la matière aient été respectées.


    Et l'on est d'autant plus enclin à la cautionner qu'elle peut être l'occasion de réelles avancées en matière médicale. Elle permet en effet d'en apprendre davantage, et, qui plus est, sur un organisme vivant, sur ce que les scientifiques appellent la "pluripotence".


    Il s'agit de la faculté qu'ont les cellules souches de donner naissance à plusieurs tissus cellulaires. Ce qui leur permettrait peut-être de contribuer à la régénération de certains organes.


    La naissance de ce singe chimérique offre aussi le moyen de mieux maîtriser les expériences de génie génétique. Cette manipulation contrôlée des gènes d'un organisme a de nombreuses applications médicales, dans les domaines de la transplantation d'organes ou la préparation de nouveaux médicaments notamment.


    Mais elle ouvre aussi des perspectives de recherche intéressantes pour la mise au point de nouveaux traitements pour certaines affections, comme les maladies neurologiques.

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    3 min
  • Pourquoi l'effet Purkinje modifie notre perception des couleurs ?

    Notre perception des couleurs varie selon la luminosité. Cette particularité de la vision humaine a été mise en évidence, au XIXe siècle, par l'anatomiste tchèque Jan Evangelista Purkinje, dont les contributions, en matière médicale, sont d'ailleurs des plus variées.


    Ainsi, ce qu'on appelle l'effet, ou le décalage, Purkinje désigne l'accommodation de notre vision, et spécialement de notre perception des couleurs, à la lumière. Il a ainsi contribué à l'établissement de ce que les spécialistes appellent des "domaines de vision".


    Chacun d'entre eux correspond à une certaine manière de percevoir les couleurs, en fonction de la quantité de lumière.


    Un décalage vers le bleu


    Ainsi, la vision "photopique" est celle que l'on expérimente le jour, ou quand les conditions de luminosité sont optimales. Dans une telle situation, ce sont les nuances de rouge qui vont le mieux ressortir.


    Si l'on regarde un géranium en plein jour, par exemple, ses fleurs, se détachant sur le vert sombre des feuilles, apparaissent en rouge vif.


    Cependant, l'effet Purkinje opère plutôt dans le cadre de la vision mésopique, quand la lumière du jour commence à baisser, et scotopique, qui désigne la vision nocturne. En effet, dans des conditions de faible éclairage, la vision humaine se décale vers l'autre extrémité du spectre de couleurs, c'est-à-dire vers le bleu.


    C'est donc en vertu de cet effet Purkinje que, plus la lumière baisse, plus l'on percevra en bleu ces fleurs de géranium qui, en plein soleil, nous semblaient d'un rouge éclatant.


    Le feuillage de la plante, qui, au grand jour, paraissait plus terne que les fleurs, est perçu comme plus clair quand s'installe une relative obscurité.


    Cet effet Purkinje peut rendre plus difficile, en astronomie, la mesure de la luminosité de certaines étoiles, dont l'éclat varie à intervalles plus ou moins réguliers.


    Cette particularité de la vision humaine s'explique par le fonctionnement de l'œil. En effet, cette perception des couleurs tient notamment à la présence des bâtonnets, des cellules responsables de la vision nocturne.


    Présents dans la rétine, ces bâtonnets contiennent notamment de la rhodopsine, un pigment spécifique qui permet de voir dans la pénombre.


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    3 min
  • Que se passerait-il si un humain mourait dans l'espace ?

    Même s'ils font rêver les enfants, les vols dans l'espace ne sont pas des voyages d'agrément. Dans ce milieu particulier, les cosmonautes, aussi bien entraînés soient-ils, sont en effet exposés à de multiples dangers.


    Il peut ainsi se produire un incendie ou une dépressurisation de la cabine. On ne peut pas exclure non plus qu'un problème survienne lors d'une sortie dans l'espace ou que, tout simplement, un astronaute tombe gravement malade.


    Les missions spatiales exposent donc les cosmonautes à bien des périls, dont certains peuvent leur coûter la vie. Or, que doit-on faire du corps d'un astronaute décédé dans l'espace ?


    Des protocoles particuliers


    Les agences spatiales, dont la NASA, ont déjà réfléchi à cette question. Dans tous les cas, un spationaute décédé ne peut rester dans la même pièce que ses camarades en vie. D'abord pour des raisons psychologiques bien compréhensibles.


    Ensuite pour éviter la contamination du vaisseau par les bactéries qui pourraient se trouver sur le cadavre. Si le cosmonaute a succombé durant une sortie hors du module spatial, il pourra être laissé dans sa combinaison.


    On le placera alors dans une pièce dont les conditions de température et d'humidité sont propres à assurer la conservation du corps. Des conditions aisées à maintenir, en principe, à bord d'un vaisseau spatial.


    La Nasa a envisagé une autre solution, pour le cas où l'astronaute mourrait dans le vaisseau même. Il s'agirait alors de mettre le corps dans un sac hermétique, et de le congeler en l'exposant à la température extérieure. Par vibration, il serait ensuite réduit en plusieurs morceaux.


    Le rapatriement de la dépouille étant impossible dans le cas d'une mission sur Mars, bien trop éloigné de la Terre, il faudrait se garder d'enterrer le cadavre, à cause d'une contamination toujours possible. L'incinération serait alors la meilleure solution.


    Quant à laisser le corps dériver dans l'espace, c'est là une pratique strictement interdite par la règlementation internationale en la matière. Pour des raisons tenant au respect de la dignité humaine, mais aussi pour éviter que la dépouille ne heurte un satellite ou un autre objet spatial.

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    2 min
  • Pourquoi voit-on parfois une lumière bleue avant un séisme ?

    Sur les réseaux sociaux, des vidéos très regardées ont montré l'apparition de lumières bleues et blanches sur les lieux du très puissant séisme qui, en septembre dernier, a fait plus de 5.500 morts au Maroc.


    Ces lumières avaient surgi quelques minutes avant le début du tremblement de terre. Ce n'est pas la première fois que l'apparition de lumières précède le déclenchement d'un séisme.


    Chacun y est allé de son explication. Certaines hypothèses, comme l'intervention d'hypothétiques extraterrestres, ou la mise en cause d'un programme américain chargé de l'étude de la couche supérieure de l'atmosphère, sont plus la preuve d'une imagination débordante que d'une réflexion sérieuse.


    Un phénomène provoqué par le séisme ?


    En revanche, d'autres explications semblent plus rationnelles. Pour certains scientifiques, ces lumières pourraient provenir d'une perturbation du réseau électrique, liée au séisme.


    Ils rappellent ainsi qu'un tremblement de terre, qui s'est produit au Mexique, en 2021, a détruit un transformateur électrique. Ce qui s'est traduit par le surgissement de lumières bleues.


    Mais l'explication la plus souvent avancée, par certains scientifiques, est l'existence de ce qu'ils appellent une "lumière de séisme". Elle serait produite par l'irruption soudaine de charges électriques, provoquée par la rupture des failles. C'est le contact avec l'air qui les transformerait en lumières.


    Les tenants de cette thèse remarquent que ces "lumières sismiques" surgissent plus volontiers au-dessus de failles verticales et lorsque les roches impliquées sont de nature cristalline. Or, le récent séisme du Maroc peut être placé dans cette catégorie.


    Ces spécialistes ont d'ailleurs repéré plusieurs sortes de lumières, les unes très fugaces, les autres visibles plus loin et plus longtemps. De même, certaines de ces lumières ne bougent pas, alors que d'autres sont en mouvement. Il en est même qui ressemblent à des flammes, mais sans dégager de chaleur.


    Cette théorie des "lumières de séisme" ne fait pas l'unanimité dans la communauté scientifique. Pour l'heure, en effet, très peu d'études ont été consacrées à ce phénomène, qui n'a fait l'objet d'aucune vérification expérimentale. D'autres recherches seront donc nécessaires pour élucider un phénomène qui, pour l'instant, reste inexpliqué.

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    3 min
  • Comment la Polynésie s'est-elle peuplée ?

    L'origine et la nature du peuplement de la Polynésie intéressent d'autant plus les archéologues qu'il s'agit sans doute de la dernière terre que l'Homo sapiens occupa, aux environs de 1.500 ans avant J.-C.


    Et, en la matière, les hypothèses n'ont pas manqué, celles notamment qui faisaient venir d'Amérique du Sud les premiers habitants de ces îles. Certains éléments, comme la culture de la patate douce en Polynésie, ou l'existence de vents favorables entre ces deux lieux, ont pu inciter certains scientifiques à le croire.


    Aujourd'hui, cependant, la théorie qui semble la plus solide fait de certains peuples asiatiques les ancêtres des Polynésiens.


    Des embarcations très bien conçues


    En effet, les langues parlées en Polynésie appartiennent à la famille linguistique austronésienne, dont le berceau est l'Asie du Sud-Est et l'île de Taïwan. Par ailleurs, en dehors de la patate douce, la plupart des plantes à usage alimentaire, ainsi que des animaux familiers, comme le chien, le cochon ou le poulet, sont originaires de cette partie du monde.


    Si des hommes aventureux sont partis de l'Asie du Sud-Est, voilà environ 3.000 ans, pour peupler ces îles lointaine, c'est qu'ils étaient d'excellents navigateurs.


    Ils utilisaient en effet de vastes pirogues à voile, dotées de deux balanciers, entre lesquels une plateforme était construite. Elles ressemblaient donc à nos catamarans modernes.


    Très stables, ces embarcations étaient bien adaptées à la navigation en haute mer. Par ailleurs, elles étaient assez vastes pour abrier une cinquantaine de passagers, mais aussi les végétaux et les animaux nécessaires à une implantation pérenne dans les terres où ils devraient vivre.


    On a longtemps cru que ces hommes, perdus dans l'immensité de l'océan, avaient découvert par hasard les îles qu'on appellerait plus tard la Polynésie. or, même s'ils n'avaient pas d'instruments de navigation, ces habiles marins se servaient comme guide de la course des étoiles qui, dans cette partie du monde, se lèvent à l'Est et se couchent à l'Ouest.


    La direction des vents et les mouvements de la houle constituaient aussi des repères commodes.

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    2 min
  • La Terre contient-elle des restes d'une autre planète ?

    Les scientifiques se sont longtemps demandé comment la Lune avait pu se former. Une hypothèse débattue depuis des années semble se confirmer.


    Notre satellite serait né de l'agrégation de gros morceaux de matière qui se seraient détachés de la Terre à la suite d'une collision. Ce choc se serait produit, voilà environ 4,5 milliards d'années, avec Theia, une planète en formation de la taille de Mars.


    Il s'agirait d'un événement cataclysmique, puisque cette planète aurait heurté la Terre à une vitesse de plus de 36.000 km/h. Il ne fournirait pas seulement une explication plausible à la formation de la Lune. Il nous apporterait aussi de nouvelles connaissances sur celle de notre propre planète.


    Des morceaux d'une autre planète au cœur de la Terre


    Les scientifiques ont en effet découvert l'existence de deux immenses taches, enfouies sous les profondeurs de la Terre. Elles se trouveraient à environ 2.900 kilomètres de la surface, donc à proximité du noyau de notre planète. Elles se situeraient plus précisément sous le continent africain et l'océan Pacifique.


    Ces taches correspondraient à des amas rocheux s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètres. Or les scientifiques ont constaté que la densité de ces masses rocheuses était différente de celle des roches alentour.


    On peut dès lors en déduire que ces roches ne sont pas constituées du même matériau que ceux qui composent le reste du manteau terrestre. Et, de fait, de nombreuses recherches, menées avec les techniques les plus modernes, montrent que l'incrustation de ces amas rocheux dans le cœur de notre planète pourrait résulter de cette collision originelle entre la Terre et Theia.


    De larges blocs rocheux appartenant à la planète Theia se seraient introduits dans la partie supérieure, en fusion, du manteau terrestre. D'autres auraient pénétré plus profondément, jusqu'aux environs du noyau. Cette descente aurait été facilitée par la présence importante d'oxyde de fer, qui aurait rendu ces morceaux de roches plus lourds.


    Rien n'est définitivement prouvé pour l'instant. La comparaison des roches censées appartenir à Theia et de matériaux prélevés sur la Lune en apprendra sans doute davantage aux scientifiques.



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