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Voilà environ 65 millions d'années, la Terre est heurtée par une comète. On le sait, cette catastrophe entraîne l'extinction des dinosaures. Mais d'autres animaux profitent de la situation.
Des recherches ont en effet montré que, environ quatre millions d'années après le cataclysme, de grands mammifères se déplaçaient à la surface de notre planète. C'était une innovation car, avant la disparition des dinosaures, ces animaux étaient de petite taille, pas plus gros qu'une souris.
Dans l'ensemble, il a fallu vingt millions d'années, après la disparition des dinosaures, pour que ces mammifères atteignent le maximum de leur taille. Pour expliquer ce changement d'échelle, on invoque la raréfaction des prédateurs, consécutive à la disparition des dinosaures. Et, de ce fait, la nourriture aurait été plus abondante.
Le corps grandit avant le cerveau
Mais des découvertes récentes ont permis d'ouvrir de nouveaux champs de recherche. En effet, des scientifiques écossais ont mis au jour des crânes fossiles appartenant à des mammifères ayant vécu peu après l'extinction des dinosaures.
Une étude attentive de ces crânes leur a permis de constater que le corps de ces animaux avait grossi plus vite que leurs cerveaux. En effet, il a fallu des millions d'années pour que ceux-ci se développent à leur tour.
Si le corps a grandi le premier, c'est peut-être en raison de l'absence de prédateurs et de l'abondance de la nourriture. Ce n'est que lorsque de nouveaux prédateurs sont apparus, et que la compétition pour la nourriture s'est faite plus intense, que le volume du cerveau aurait augmenté à son tour.
Ces recherches ont permis d'avancer une autre hypothèse pour expliquer la présence de ces mammifères plus gros. En effet, la période de gestation se serait allongée. Le fœtus se serait développé durant au moins sept mois dans le ventre de sa mère.
Elle aurait ainsi donné naissance à des petits déjà bien développés, pesant jusqu'à neuf kilos. Ils auraient même été prêts à marcher, atteignant leur maturité sexuelle à l'âge d'un an.
Dès leur naissance, ces animaux, plus développés, auraient donc été mieux armés pour survivre.
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Le Soleil ne devrait pas s'éteindre de sitôt. En effet, il est à peu près au milieu de son existence. De fait, notre étoile nous éclaire et nous réchauffe depuis près de 5 milliards d'années.
Et elle devrait continuer à le faire durant la même période de temps. En effet, l'espérance de vie du Soleil est estimée à environ 10 milliards d'années. L'humanité, si elle peuple encore la Terre, ne sera menacée que dans un milliard d'années environ, quand le Soleil sera devenu beaucoup plus lumineux.
En effet, comme toutes les étoiles, il connaît une évolution qui, un jour lointain, l'amènera à une fin programmée. Pour l'instant, le Soleil est ce que l'on appelle une naine jaune.
Il connaît actuellement ce que les astronomes nomment sa phase principale, qui devrait durer très longtemps.
Une longue transformation
Le Soleil est composé d'environ 74 % d'hydrogène et de 24 % d'hélium. L'énergie qu'il dispense est produite par la transformation des atomes d'hydrogène en hélium. Tant que les réserves d'hydrogène du Soleil seront suffisantes, il restera dans cet état d'équilibre.
En effet, ce processus de fusion dégage assez de chaleur, au centre de l'étoile, pour résister à la gravité. C'est ce qui empêche le Soleil de s'effondrer. Au terme de cette séquence principale, le "carburant", autrement dit l'hydrogène, sera épuisé.
Dès lors, le cœur de l'étoile ne sera plus composé que d'hélium. De ce fait, le centre du Soleil va commencer à se contracter. Mais son enveloppe, au contraire, va se dilater, jusqu'à atteindre des planètes du système solaire comme Vénus, Mars ou même la Terre.
Dans le même temps, notre étoile deviendra beaucoup plus brillante qu'aujourd'hui. Bref, elle sera devenue ce que les astronomes appellent une géante rouge. Mais la transformation de l'étoile ne s'arrête pas là.
Son noyau devrait ensuite subir une phase de contraction. Le Soleil devient alors une naine blanche, une étoile très dense et chaude. Dans sa phase ultime, notre étoile devrait se transformer en nébuleuse, entourée de grands nuages de gaz.
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La célèbre pierre de Rosette, qui permet, pour la première fois, le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens, est découverte par hasard. En effet, on la trouve au cours de travaux de fortification.
Ils doivent permettre à l'armée française de Bonaparte, débarquée en Égypte en 1798, de tenir tête aux Ottomans. Mais l'officier dirigeant les travaux donne soudain l'ordre de les arrêter. Nous sommes le 19 juillet 1799, une grande date dans l'histoire de l'égyptologie.
En effet, on vient de découvrir, dans les débris d'un mur, un grand morceau de pierre, recouvert d'inscriptions anciennes. Elle mesure 1,20 m de haut sur 76 cm de large, et devait faire partie d'une stèle dont on ne retrouve pas d'autres fragments.
Une partie de la pierre est déchiffrée. Il s'agit d'un décret, pris par un pharaon du IIe siècle avant J.-C., Ptolémée Épiphane. Mais bientôt, les Anglais arrivent en Égypte et défont l'armée française.
Une partie des précieux objets recueillis par les savants accompagnant l'expédition d'Égypte, dont la pierre de Rosette, prennent alors le chemin de l'Angleterre.
Le déchiffrement des hiéroglyphes
Ce qui faisait tout l'intérêt de la pierre de Rosette, c'était sa rédaction en trois langues. Sur la pierre, en effet, figuraient, l'un sous l'autre, un texte écrit en grec, un autre en démotique, une écriture pratiquée dans l'Égypte antique, et un troisième en hiéroglyphes.
Il y avait donc tout lieu de croire que les deux derniers textes étaient des traductions du premier. N'est-ce pas là l'occasion rêvée de déchiffrer enfin ces hiéroglyphes égyptiens, dont, depuis des siècles, on ne parvient pas à percer le secret ?
De nombreux savants s'attellent à cette tâche, mais c'est un jeune égyptologue français, Jean-François Champollion, qui résout l'énigme. Il ne travaille pas à partir de la pierre de Rosette, alors au British Museum, mais sur une reproduction du précieux document.
Après plusieurs mois de travail, en septembre 1822, le jeune savant crie victoire : les hiéroglyphes n'ont désormais plus de secrets pour lui. Cette découverte décisive lui vaut d'être nommé, en 1826, à la tête du futur département des antiquités égyptiennes du Louvre.
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La survie de certains métiers traditionnels dépend souvent des progrès techniques. Aussi sont-ils associés à une époque particulière, où cette activité était nécessaire. C'est le cas de la profession d'allumeur de réverbères, dont l'apparition de l'électricité a entraîné la rapide disparition.
Des rues éclairées
Certaines grandes villes n'ont pas attendu l'apparition de l'électricité, à la fin du XIXe siècle, pour organiser l'éclairage des rues. Ainsi, à Paris, elles sont d'abord éclairées par quelques chandelles, disposées aux fenêtres de certaines maisons.
Puis, en 1667, on installe les premiers réverbères, au milieu des rues et à chacune de leurs extrémités. Ils sont d'abord équipés de bougies. À partir de 1766, on les remplace par de l'huile d'éclairage.
C'est l'huile de colza qui, le plus souvent, est choisie pour remplir cet office. Les réverbères sont munis d'un bec, pour pouvoir verser l'huile, et de réflecteurs, qui rendent la lumière plus vive.
Ces réverbères ne sont pas encore fixés sur un pied, mais suspendus à 5 mètres de hauteur. Enfin, en 1829, une première rue parisienne est éclairée au gaz.
L'allumeur de réverbères
Au départ, des habitants sont désignés par les autorités pour allumer les bougies placées dans les réverbères. L'apparition de l'éclairage à l'huile entraîne la naissance d'un nouveau métier, celui d'allumeur de réverbères, appelé aussi "falotier".
Il commence sa journée très tôt, en procédant à l'extinction des réverbères. Il en nettoie les vitres, afin que la lumière se diffuse mieux. Il en profite aussi pour entretenir les mèches.
Comme l'allumeur n'a plus rien à faire avant le soir, il doit, le plus souvent, prévoir un second métier. Et il ne reprend sa tournée qu'à la fin de la journée. En hiver, ses doigts gourds rendent difficile l'allumage des réverbères. Le vent peut aussi éteindre les mèches.
Avec l'apparition du gaz, la tâche de l'allumeur de réverbères est simplifiée. Il lui suffit en effet d'ouvrir un conduit et d'enflammer le gaz qui en sort.
Mais l'éclairage électrique, qui se généralise dans les années 1880 à Paris, puis, peu à peu, dans d'autres villes, entraîne la disparition rapide de cette profession.
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Lancé en décembre 2021, le télescope James Webb apporte déjà la preuve de sa supériorité par rapport aux instruments précédents. En effet, il vient de détecter du CO2 dans l'atmosphère d'une exoplanète, située donc en dehors de notre système solaire.
Aucun autre télescope n'avait été capable de faire une telle observation. Ce gaz a été repéré dans l'atmosphère d'une géante gazeuse appelée WASP-39b. Découverte en 2011, elle est située à 700 années-lumière de la Terre.
Cette exoplanète est très proche de son soleil, puisqu'il lui faut seulement un peu plus de quatre jours terrestres pour accomplir sa révolution autour de son étoile. Par ailleurs, elle est quatre fois moins massive que Jupiter. Elle avait déjà été examinée par d'autres télescopes, qui y avaient détecté des traces d'eau ou de sodium.
Mais cette découverte de CO2 devrait en apprendre davantage sur cette géante gazeuse et, de manière générale, sur les exoplanètes.
Un élément central pour la découverte éventuelle de la vie
On sait combien le CO2, ou dioxyde de carbone, qui participe au phénomène de la photosynthèse, est nécessaire à l'apparition de la vie. Et, de fait, le CO2 est bien un élément essentiel de l'atmosphère terrestre.
Ce qui ne veut pas dire que cette découverte capitale suppose l'existence de la vie sur WASP-39b. En effet, nul organisme vivant ne pourrait subsister sur une planète gazeuse et où les températures sont toujours très élevées. Du fait de la proximité avec son soleil, elles atteignent en effet les 1.000 degrés.
Mais rien n'interdit d'espérer que le télescope James Webb, qui a montré de quoi il était capable, ne puisse, à l'avenir, discerner la présence de CO2 sur une planète plus propice à la vie. Autrement dit, une planète rocheuse, plus petite et beaucoup moins chaude.
La détection de dioxyde de carbone, dans l'atmosphère d'une telle planète, serait un signe décisif, qui, ajouté à d'autres éléments, pourrait suggérer l'existence d'une vie possible.
Pour les scientifiques, une telle découverte marque une étape essentielle dans la recherche de la vie dans l'univers.
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Certaines bactéries ont le pouvoir de récupérer des métaux rares, notamment dans les déchets d'équipements électriques et électroniques. Cette méthode évite l'utilisation de procédés beaucoup plus polluants.
Un processus de récupération opéré par des bactéries
Certaines bactéries ont donc la faculté de récupérer l'or, le palladium, l'argent et d'autres métaux rares ou précieux contenus dans le matériel électronique ou les batteries des voitures électriques.
Le procédé mis en œuvre est celui de la "lixiviation". Il peut se décrire comme l'action de certaines bactéries qui parviennent, grâce à une de leurs enzymes, à récupérer, sous forme de nanoparticules, les métaux contenus dans les déchets électroniques par exemple.
Ces métaux représentent en quelque sorte la nourriture des bactéries. Au cours du processus de récupération, ils passent d'un état solide à un état liquide, le tout baignant dans un milieu très acide.
La récupération de ces métaux est très rapide. En effet, il ne faut pas plus de deux jours aux bactéries pour la mener à bien.
Une technique de recyclage écologique
Ce processus de recyclage des métaux s'opère sans aucun produit chimique. Il est donc plus naturel et ne menace pas l'environnement. D'où le nom de "biolixiviation" parfois donné à cette technique.
Un tel recyclage est d'autant plus intéressant que, comme leur nom l'indique, certains métaux ne sont pas très abondants. C'est le cas du palladium, dont la demande est toujours plus forte que l'offre.
Cette récupération du palladium, ou d'autres métaux rares, grâce à l'action de ces bactéries, offre donc une alternative intéressante aux industriels qui les utilisent. D'autant que les particules de métal récupérées par les bactéries ont en général les mêmes vertus que les métaux dont elles proviennent.
Ainsi, pour reprendre l'exemple du palladium, ces particules joueraient le même rôle que le métal dans le traitement de certains polluants, notamment dans le domaine de la peinture.
Mais ce n'est pas tout. Grâce à ce procédé, on pourrait aussi obtenir, dans certaines conditions, de l'énergie propre.
En tous cas, l'utilisation de cette technique de recyclage permet d'envisager un autre destin que la décharge pour des déchets très polluants dans l'ensemble.
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Certains organismes sont capables d'une résistance extraordinaire et peuvent même se maintenir en vie, dans des conditions particulières, durant des milliers d'années. On connaissait déjà le cas du tardigrade. Il faudra désormais ajouter à la liste de ces animaux le rotifère bdelloïde.
Des animaux minuscules mais très complets
Le rotifère bdelloïde est un animal minuscule, qui mesure entre 0,1 et 2 millimètres. C'est une sorte de petit ver, mais qui possède un cerveau, des organes sensoriels et des mâchoires.
C'est donc une créature étonnamment complexe pour sa taille. Elle est par ailleurs composée d'un nombre invariant de cellules. Dernière particularité : la reproduction asexuée du rotifère.
Les mâles étant dès lors inutiles, seules existent des femelles, qui se reproduisent toutes seules en se dédoublant. Ces animaux microscopiques vivent le plus souvent dans la mousse ou l'humus des forêts.
Il faut ajouter que, comme les tardigrades, ces animaux résistent à tout, aux radiations, à la déshydratation ou encore à l'absence de nourriture.
Une créature ramenée à la vie
Mais si ces animaux intriguent les scientifiques, c'est qu'ils sont capables d'une autre prouesse. Des chercheurs russes ont en effet retrouvé des rotifères bdelloïdes dans un échantillon de sol gelé, appelé permafrost, recueilli à environ 3,5 mètres de la surface.
Grâce au carbone 14, on a pu estimer l'âge de ces sols à environ 24.000 ans. Et les scientifiques y ont trouvé, à leur grande surprise, des rotifères bdelloïdes encore vivants.
Chose stupéfiante, ces animaux semblaient aussi vieux que le sol qui les portait. Depuis des temps immémoriaux, ils s'étaient placés dans un état de cryptobiose. Autrement dit, ils étaient parvenus à mettre en sommeil toutes leurs fonctions vitales.
Mais ils n'étaient pas morts pout autant. La preuve, les scientifiques ont réussi à "réveiller" l'un de ces animaux. Il a repris le cours de son existence comme si de rien n'était, pensant même à se reproduire aussitôt.
Il faut donc imaginer, ce qui ne laisse pas d'être très impressionnant, que cette créature, avant de s'"endormir", voisinait avec des mammouths laineux, disparus voilà environ 11.000 ans !
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Des tsunamis pourraient toucher les côtes de la Méditerranée. C'est du moins ce qu'affirme l'Unesco qui, en conséquence, a décidé d'étendre à cette région du monde son programme ce protection contre ce risque naturel majeur.
De nombreux tsunamis en Méditerranée
Selon les spécialistes, il est fort probable que, dans les 30 ans à venir, un tsunami se produise en Méditerranée. Pour eux, le déclenchement d'un tsunami, dans le passé, laisse présager la reproduction du phénomène.
Or, de nombreux tsunamis ont déjà menacé les côtes de la Méditerranée, et notamment en France. En effet, entre 1564 et 2011, pas moins de 48 tsunamis ont déferlé sur les côtes françaises, et surtout sur les rivages de la Corse et de la Côte d'Azur.
Le premier tsunami recensé en Méditerranée eut lieu en 1.600 avant J.-C., à partir du volcan de Santorin, en Grèce. Des vagues de plus de 50 mètres de haut ont alors ravagé les côtes de la Turque, de l'Égypte et de la Syrie actuelles.
Depuis lors, environ 300 tsunamis se sont produits en Méditerranée. La plupart sont déclenchés par des séismes ou des éruptions volcaniques. En octobre 2020, 116 personnes ont encore été tuées dans un tsunami parti de l'île grecque de Samos.
Un programme de protection étendu à la Méditerranée
Face à de tels risques, l'Unesco a décidé d'étendre le bénéfice de son programme "Tsunami ready" à la Méditerranée. Dès 1965, l'organisation internationale a élaboré, dans le cadre de sa Commission océanographique intergouvernementale (COI), des systèmes d(alerte et de protection contre les tsunamis.
Pour bénéficier de ce programme, les villes concernées doivent cependant respecter certains critères. Ainsi, elles doivent établir une étude de risque, mesurant la possible survenue d'un tsunami.
Par ailleurs, des panneaux spécifiques doivent être installés, pour orienter la population vers des refuges conçus pour l'accueillir. De même, l'organisation des secours doit faire l'objet d'un soin particulier.
Des centres spécialisés, destinés à alerter les habitants, doivent également être mis en place. Avec d'autres organismes, l'Unesco patronne aussi toutes les recherches ayant pour but de mieux comprendre les mécanismes présidant au déclenchement des tsunamis.
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La dyslexie, qui toucherait entre 5 et 15 % des enfants, est le plus souvent présenté comme un trouble de l'apprentissage. Les enfants qui en souffrent ont en effet du mal à apprendre à lire. Mais des chercheurs britanniques en donnent une autre vision, beaucoup plus positive.
Des individus créatifs...
Dans cette nouvelle étude britannique, la dyslexie n'est pas présentée comme un déficit cognitif. Bien au contraire. Les chercheurs la voient surtout comme un avantage évolutif pour l'espèce humaine.
Ils postulent en effet que, dans les premières communautés humaines, la diversité des compétences aurait été privilégiée. D'un côté, certains individus, qu'on appelle aujourd'hui "dyslexiques", auraient été doués pour ce que les scientifiques appellent l'"exploration".
Ces "explorateurs" auraient un talent particulier : chercher de nouvelles informations ou de nouvelles techniques. Ces individus créatifs et pleins d'imagination auraient donc un don pour la recherche et l'innovation.
...Et d'autres plus tournés vers l'acquis
Dans ces premiers groupes, d'autres individus se signalent davantage par leur capacité à exploiter les informations disponibles ou, tout simplement, ce qu'ils ont entre leurs mains.
Les "explorateurs" débusquent le gibier tandis que les "exploiteurs" le cuisinent pour nourrir le groupe. C'est ce que ces chercheurs appellent la "cognition complémentaire".
Pour eux, c'est cette collaboration entre individus aux compétences complémentaires qui aurait facilité la survie de l'espèce humaine. Dans ce sens, les "dyslexiques" de cette lointaine époque auraient apporté à la communauté de nouveaux moyens pour évoluer de manière plus harmonieuse et s'adapter à de nouvelles contraintes.
Par contre, ils auraient rencontré plus de difficultés dans les tâches d'exécution, qui les amenaient à exploiter des connaissances existantes. On peut voir là la préfiguration des problèmes que rencontrent les enfants dyslexiques d'aujourd'hui dans la maîtrise de la lecture.
Les dyslexiques jouant donc un rôle essentiel dans l'adaptation de l'espèce humaine, cette disposition favorable a donc dû être mise en avant par l'évolution. Une telle théorie vise également à modifier le regard négatif porté sur la dyslexie, perçue plutôt comme un avantage pour l'espèce humaine.
Elle invite en effet à considérer les compétences spécifiques des dyslexiques plus que leurs déficiences.
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