Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Suivre les « magouilles » des GAFAM en temps réel ? C’est possible !

    Si le secteur de la tech vous intéresse, alors vous n’êtes pas sans savoir que de nombreuses entreprises, surtout les GAFAM, se retrouvent régulièrement sujet à controverse, que ce soit pour des pratiques frauduleuses, des mensonges ou des tentatives de monopole de marché. Grâce à l’ONG Tech Oversight Project, il est désormais possible de suivre 90 dossiers relatifs à ces affaires afin de connaître au jour le jour leur développement. De quoi s’agit-il exactement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    Concrètement, l'ONG Tech Oversight Project a pour objectif d’accentuer la régulation des grands groupes en passant par la transparence. En clair, l’ONG a créé la page Big Tech Wiki pour recenser les pires dossiers des entreprises de la tech et donc exposer des faits auprès du grand public que les GAFAM auraient bien voulu camoufler pour éviter d’écorner leur image déjà bien attaquée à plusieurs niveaux. Dans les faits, ce site recense aujourd'hui près de 90 affaires plus ou moins importantes, classées par thème et par entreprise, comme je cite « Les plus gros mensonges au Congrès » ou « Apple et la confidentialité ». Cela va des pressions faites sur les gouvernements à l'arrivée des GAFAM dans les services financiers, en passant par les mensonges de leurs dirigeants et représentants devant les instances de régulation. Le site liste également les activités et déclarations de lobbys moins connus du grand public et employés par les GAFAM dans les différents parlements et lieux de pouvoir pour faire pencher la balance en leur faveur et soutenir leurs intérêts. Chaque thème renvoie à une liste de faits et de déclarations présentée sous forme chronologique, avec des sources notées en bas de page que les lecteurs auront tout le loisir de consulter pour approfondir leurs connaissances sur telle ou telle affaire.


    Voilà pour le fond. Mais sur la forme, cette page est assez austère. Une liste de points et de sous-points pas forcément très jolis mais conçus pour être simple, claire, lisible et accessible au plus grand nombre. De cette manière, l'organisation souhaite alerter sur la situation de monopole de ces entreprises bien souvent parmi les plus riches et les puissantes du monde, et les conséquences qui en découlent sur la société. Je cite Sacha Haworth, directeur exécutif du projet : « l'objectif est de fournir une référence encyclopédique à ceux qui cherchent à en savoir un peu plus sur le contexte et l'histoire des Big Tech. Nous voulions également rappeler aux gens leur comportement en tant que puissances monopolistiques » fin de citation. Si ce wiki est déjà très fourni, l'ONG indique que ce n'est que le début et que de nouvelles histoires viendront bientôt enrichir une liste déjà bien fournie


    BIG TECH WIKI : https://www.bigtechwiki.com/index.php/Main_Page

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    3 min
  • Quel avenir pour l'IA en Europe ?

    Vous le savez l'intelligence artificielle est aujourd'hui la priorité de nombreuses entreprises du secteur de la tech. Les possibilités qu'offre cette technologie sont en théorie illimitées et permettrait prochainement de mettre au point des dispositifs relevant encore à ce jour de la science fiction. C'est donc pour combler le retard de l'Europe dans ce secteur, mais aussi accompagner et accélérer la recherche que la commission spéciale sur l'intelligence artificielle à Bruxelles a adopté plusieurs recommandations. De quoi s'agit-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    Il aura fallu un an et demi pour que l'AIDA, c'est l'acronyme que l'on donne à cette commission spéciale, ne dévoile ses conclusions. Tout d'abord, la commission affirme que l'Union Européenne est en retard au niveau mondial. Elle préconise donc la mise en place rapide de normes et de programmes de soutien afin de devenir leader dans ce domaine et paver la voie aux autres pays. L'une d'entre elles consiste effectivement à renforcer les ressources pour améliorer la formation autour de l'IA. D'après l'AIDA que je cite, passer par une bonne formation « peut augmenter la productivité en matière de capital et de travail, l’innovation, la croissance durable et la création d’emplois ». La commission s'est également penchée sur les problématiques éthiques et juridiques liées à certaines utilisations de l'IA, comme dans la création de systèmes d'armes létales autonomes ou encore dans la surveillance de masse comme c'est déjà le cas en Chine et partiellement en Australie avec la reconnaissance faciale boosté à l'IA.


    Ceci dit, la réduction des potentielles menaces liées à l'IA ne passerait pas forcément par la loi, mais davantage par un consensus au sein de la communauté mondiale afin de mettre en place des normes minimales, et ainsi, instaurer un usage responsable de cette technologie. Pour Dragos Tudorache, président de la commission AIDA, que je cite, « pour que l'UE soit compétitive au niveau mondial dans le domaine numérique, il faut des règles conformes à nos valeurs : la démocratie, l’État de droit, les droits fondamentaux et le respect de l’ordre international fondé sur la loi » fin de citation. L'ensemble des recommandations ont été listées dans un rapport adopté par la commission spécialisée. Le texte sera officiellement présenté au Parlement européen le mois prochain en vue d'une adoption officielle.


    Rapport de l'AIDA :

    https://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2014_2019/plmrep/COMMITTEES/AIDA/PR/2022/03-22/1224166FR.pdf

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    3 min
  • Quelle stratégie et ambitions pour Intel en France ?

    Il y a peu je vous parlais du plan d'investissement de 80 milliards d'euros d'Intel en Europe pour redonner au vieux continent son autonomie en matière de puces électroniques et semi conducteurs. Aujourd'hui, je vous propose de voir plus en détail la stratégie et l'ambition d'Intel en France. L'hexagone récupère-t-elle les « cerveaux » d'Intel, ses chercheurs et ses ingénieurs quand l'Allemagne récupère les usines ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    Pour rappel, la première phase du plan d'investissement d'Intel est chiffré à 33,5 milliards de dollars. Sur cette somme, il semblerait que l'Allemagne et l'Irlande en récupèrent un grosse partie étant donné que les deux pays accueilleront de nouvelles usines pour produire des semi-conducteurs. Si la France apparaît comme perdante à première vue, surtout en terme d'emploi et de production, l'Hexagone sort en réalité vainqueur dans un autre domaine: celui des compétences ! En effet, le plan final tel qu'imaginé par Intel prévoit que 1000 ingénieurs viennent s'installer à Saclay en région parisienne pour travailler dans le nouveau laboratoire de recherche et développement. À noter que la France hébergera aussi le siège européen du « Foundry Design Center », la « tête » du Intel Foundry Service du continent, où les clients apporteront les plans de leurs puces à produire.


    Confier la recherche et le développement à la France, c'est super, mais quels sont réellement les plans d'Intel pour la France ? Pour Raja Koduri, vice-président senior de la division architecture, graphisme et logiciel d'Intel dont je cite les propos recueillis par le site 01net, « avec des acteurs comme Atos, la France a un vrai savoir-faire en matière de calculs hautes performances et calcul IA. Qu’il s’agisse de la structure des supercalculateurs, de leur mise en place ou de la partie logicielle, il y a de vrais talents ici. Le laboratoire de Saclay ne travaillera pas sur la microstructure des puces, mais sur la façon d’intégrer, d’agencer et de piloter un mélange de microprocesseur, cartes graphiques, puce d'accélération pour l'intelligence artificielle, processeur IA, etc. Voyez ça comme des architectes qui travaillent sur les plans haut niveau des futurs super calculateurs » fin de citation.


    Si tout se passe comme prévu, en 2024 Intel France aura quadruplé de taille passant de 150 employés à plus de 600 personnes, puis 1200 dans les années suivantes. Si tout cela semble inédit, il ne faut pas oublier qu'Intel France a déjà connu un certain succès avant 2016 et la suppression de 750 postes, fermant ainsi les sites d’Aix-en-Provence, Nantes, Montpellier, Toulouse et Sophia-Antipolis. Contrairement à il y a six ans, la France devrait devenir un des fers de lance de la stratégie calcul hautes performances de l’entreprise. Mais ne voyez pas là l'envie de se faire pardonner. Le géant américain vient tout simplement chercher les talents dont il a besoin, notamment en France pour je cite « son excellence en mathématiques, en physique et en informatique ».



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    3 min
  • Nvidia à la rescousse des voitures autonomes ?

    Tandis que les voitures autonomes se font toujours attendre malgré des promesses datant de plusieurs années de la part de certains constructeurs, il se pourrait bien que l'entreprise Nvidia soit en passe de donner un gros coup d'accélérateur à cette technologie grâce à un projet de cartographie de plus de 500 000 kilomètres. De quoi s'agit-il concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    Lors de sa GTC 2022, sa conférence sur l'intelligence artificielle, Nvidia a présenté Drive Map. Ce système de carte évolutif devrait couvrir près de 500 000 kilomètres de routes à travers le monde d'ici 2024, principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. D'ailleurs. L'avantage de Drive Map, c'est que cet outil sera mis à jour et se développera en permanence grâce aux millions de véhicules qui l'utiliseront. Ceci dit, toutes les nouvelles données que récupérera Nvidia devront être authentifiées, vérifiées, afin de conserver des cartes identiques à la réalité et éviter la moindre erreur d'affichage. Sur ce point, Nvidia s'est appuyé sur la base de donnée de DeepMap, une start-up spécialisée dans la cartographie haute définition.


    À bien y regarder, l'ambition d'Nvidia avec Drive Map est carrément de créer un double numérique à l'échelle de la Terre, avec une marge d'erreur de seulement 5 centimètres pour ses cartes ! D'ailleurs, ce monde virtuel repose sur la technologie Omniverse et servira à l’entraînement mais aussi au suivi des flottes des futures véhicules autonomes. Dans le détail, Drive Map superpose trois couches de localisations issues de caméra, lidar et radar afin d'enrichir son système de cartographie. De ce fait, les futures intelligences artificielles des voitures autonomes pourront recourir à chacun de ces niveaux de localisation pour sécuriser leur conduite. Par exemple, la caméra permettra dans un premier de prendre en compte le marquage au sol, les feux tricolores, les panneaux de signalisations et les bordures de voies. Ensuite l'IA se servira des données du radar pour repérer les objets environnant puis les croisera avec celles de la caméra pour prendre sa décision dans un modèle 3D généré par le Lidar, a priori d'une précision de 5 centimètres d'après Nvidia. Pour l'heure, Drive Map est au cœur de la plateforme Drive Hyperion 8 et sera également incorporé dans la future plateforme Hyperion 9 en 2026... deux approches qui promettent une autonomie de niveau 4 à termes, soit le plus haut niveau de fiabilité.


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    3 min
  • Acheter son iPhone via abonnement ?

    Vous le savez, les modes de consommation évoluent et il n'est pas rare que certaines marques bousculent un peu nos habitudes en proposant des possibilités d'achats assez inattendues. C'est exactement le cas pour Apple qui projetterait de vendre ses prochains iPhones et iPad via des abonnements. De quoi rendre les produits de la marque plus accessibles au grand public avec des prix plus attractifs, mais aussi et surtout, une façon de générer des revenus plus réguliers. Comment cela va-t-il fonctionner dans le détail ? La réponse dans cet épisode.


    C'est une info qui a été divulguée par le média américain Bloomberg il y a peu... Apple envisagerait de vendre ses futurs produits via un abonnement. Un peu à la manière des constructeurs automobiles et de leur méthode de leasing que vous connaissez peut-être. Le consommateur s'engage sur une certaine période et paye chaque mois un forfait pour utiliser la voiture. Cela permet de ne pas contracter de prêt à la banque et surtout de changer régulièrement de véhicule pour un modèle neuf si on le souhaite. Cette stratégie, Apple semble vouloir l'adopter pour ses objets technologiques via la technique du LLD (location longue durée). Mais à bien y regarder, il s'agit ni plus ni moins que de la continuité de la stratégie marketing d'Apple dont les services iCloud ou Apple Music fonctionne déjà avec un abonnement. Cela n'en resterait pas moins une certaine révolution pour la marque à la pomme puisqu'elle pourrait dès lors cibler une clientèle plus modeste, réticente à débourser 1000 pour un iPhone.


    D'après Bloomberg, cette stratégie d'Apple aurait un triple objectif : tout d'abord générer plus de revenus réguliers, ensuite rendre ses produits plus abordables, et pour finir concurrencer directement Android dont les smartphones sont bien souvent moins chers. En France, l'opérateur téléphonique Free a lui aussi lancé un service équivalent dénommé Free Flex qui permet d'étaler le paiement de son mobile sur 24 mois, et après la dernière échéance, de garder son smartphone ou d'en changer pour un neuf. D'après les indiscrétions de Bloomberg, ce service d'abonnement pourrait être lancé à la fin de l'année ou début 2023 voir... carrément abandonné. Tout ça pour ? Et bien d'après le média, Apple travaillerait sur ce projet depuis plusieurs mois mais l'aurait récemment mis en pause afin de lancer plus rapidement une autre possibilité de financement en plusieurs fois intitulé "achète maintenant et paye plus tard'. Reste à savoir quelle sera la décision finale d'Apple d'autant que ces deux services sont parfaitement compatibles.


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  • Google récupère-t-il vos SMS sans le dire ?

    Après les polémiques sur son utilisation des cookies et des trackers pour mieux identifier ses utilisateurs, Google se retrouve à nouveau dans la tourmente concernant son traitement des données personnelles. En clair, les applications Messages et Téléphone de Googles enregistreraient l'activité de chaque utilisateur puis enverrait les données sur les serveurs de l'entreprise. Comment est-ce possible ? Cette utilisation est-elle légale ? Toutes les détails de cette affaire dans cet épisode.


    Cette découverte pour le moins effarante a été faite par Douglas Leith, professeur d'informatique au Trinity College de Dublin en Irlande. Concrètement, le professeur Leith a tout d'abord remarqué qu'à chaque SMS reçu ou envoyé depuis l'application Messages, Google envoyait un rapport incluant l'heure et une empreinte numérique du message. Ces données étaient ensuite transmises à travers le service d'enregistrement Clearcut de Google Play ainsi que le service Firebase Analytics. De son côté, l'application Téléphone envoyait également des rapports similaires, avec l'heure et la durée des appels reçus ou émis. À noter que quand la protection contre les appels indésirables est activée, l'appareil transmettait également le numéro appelant aux serveurs de Google.


    Le pire, c'est que Google n'informe aucunement ses utilisateurs de cette collecte de données et n'offre aucun moyen de s’y opposer. Pour Douglas Leith, les applications ne seraient pas conformes avec le règlement général sur la protection des données (RGPD), puisque la collecte ne respecteraient aucun des trois principes de base à savoir l'anonymat, le consentement et un intérêt légitime. Depuis ces révélations, Google a affirmé procéder à des changements. Les utilisateurs recevront désormais des notifications quand ils utiliseront une application Google avec un lien vers la politique de confidentialité. L'application Messages ne collectera plus le numéro de l'expéditeur, ni le code ICCID de la carte SIM, ou bien que l'empreinte des SMS, l'application téléphone n'enregistrera plus les évènements liés aux appels dans Firebase Analytics, et la collecte de données utilisera un identifiant temporaire plutôt que l'identifiant Android permanent. Pour finir, Google devrait aussi ajouter une option à son application Messages d'après le professeur Leith permettant aux utilisateurs de refuser la collecte d'information. Reste à savoir si ces révélations en resteront là où si d'autres mauvaises surprises seront révélées concernant nos informations personnelles et Google.



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    3 min
  • Cryptomonnaies : industrie pleinement légale en Ukraine ?

    Engagée malgré elle dans un conflit initié par la Russie il y a un mois, l'Ukraine tente de se battre sur tous les fronts avec ses modestes moyens en attendant l'aide de la communauté internationale, et notamment des occidentaux. On vous en parle depuis plusieurs semaines, le champ de bataille économique est tout aussi important que celui des balles et des missiles puisque la guerre coûte cher. Ainsi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que toutes les devises numériques seront désormais reconnues dans son pays. En quoi cela va-t-il pouvoir aider le peuple ukrainien ? Est-ce un moyen de subvenir aux besoins de la population et de l'armée ? Je vous détaille tout ça dans cet épisode.


    Avant tout, il faut quand même préciser que les cryptomonnies comme le Bitcoin ou l'Ethereum n'ont jamais été vraiment illégale en Ukraine. En réalité, et comme dans de nombreux pays à travers le monde, les cryptos existaient et se développaient sans que la loi locale ne soit adaptée pour les encadrer. Depuis le début de l'invasion Russe, c'est donc 100 millions d'euros de don en cryptomonnaies venus du monde entier que l'Ukraine a récolté. Une somme très importante quoique modeste au vu des dégâts humains et matériels engendré par les combats, mais qui a tout de même poussé le président Zelensky à officialiser la légalisation des monnaies numériques.


    En clair, sans ce projet de loi, l'Ukraine n'aurait jamais pu utiliser cette somme pour financer la défense du pays. Un porte-parole du ministère ukrainien de la transformation numérique a d'ailleurs précisé je cite que « la signature de cette loi par le président est une étape importante pour faire sortir le secteur de la cryptomonnaie de l'ombre et lancer un marché légal pour les actifs virtuels en Ukraine » fin de citation. Également, cette légalisation permettra aux sociétés de cryptomonnaies d'ouvrir très prochainement des comptes dans les banques ukrainiennes. À noter également que cette nouvelle loi encadre les conditions l’achat et l’échange des cryptos, ce qui signifie qu'un certain nombre de normes et de contraintes sont imposées aux plateformes de vente. Si les cryptomonnaies étaient déjà très utilisées en Ukraine avant l'adoption de cette loi, le marché possède désormais son propre cadre légal, ce qui devrait pousser les acteurs du minage et de la vente des cryptos à privilégier ce qu'on peut considérer comme une terre promise où ils sont reconnus, plutôt que des pays où les lois sont floues voir inexistantes. Dans le monde, les Etats-Unis, le Canada et la France ont déjà légalisé les devises numériques, mais il n'y a que au Salvador que le Bitcoin est considéré comme une monnaie nationale.


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    3 min
  • E.Macron peut-il réellement protéger les enfants des écrans ?

    C'est un rendez-vous politique qui n'est pas passé inaperçu... la semaine dernière, Emmanuel Macron troquait sa casquette de président pour celle de candidat à l'élection présidentielle dans un discours de plus de quatre heures où il a détaillé son programme en cas de deuxième quinquennat. Parmi ses mesures, plusieurs annonces pour protéger les écrans sur internet mais aussi pour les éloigner des écrans. Je vous détaille tout ça dans cet épisode.


    À quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron annonce la couleur, il veut protéger les enfants, notamment avec la mise en place d'un contrôle parental des écrans par défaut. Je le cite « on nous a tous dit de comprendre la société avant de nous jeter dans la rue. Or, aujourd'hui, on met trop souvent, dès le plus jeune âge, des écrans dans la main de nos enfants, sans les avoir formés et protégés » fin de citation. Le candidat de la majorité présidentielle a également évoqué la lutte contre le cyberharcèlement et le harcèlement scolaire, qu'il considère comme une politique essentielle, estimant que ce sujet était trop peu évoqué dans cette campagne. Également, Emmanuel Macron a lancé un appel pour réguler les plateformes au sens large. Le président candidat a expliqué qu'il fallait tout simplement interdire certains usages comme l'accès aux écrans et aux réseaux sociaux aux enfants et jeunes adolescents. S'il ne donne pas de tranche d'âge, on peu facilement imaginer que les 3-12 ans sont concernés. Je le cite « un effort doit être mené à l'échelle de l'Union Européenne […] Il va falloir réguler ces plateformes car je ne connais pas de liberté quand il n'y a pas d'ordre public et de protection des plus vulnérables » fin de citation.


    À noter que ce dossier avance bien au niveau continental puisque les Digital Services Act et le Digital Market Act (DSA et DMA) ont été approuvés par les instances européennes en fin d'année dernière, et pourraient se concrétiser dans les prochains mois durant la présidence française du Conseil de l'Union Européenne. Précisons que sur le DSA, les Vingt-Sept veulent notamment renforcer la protection des mineurs en ligne, ajouter des obligations pour les places de marché et les moteurs de recherche, ainsi que des règles plus strictes pour les très grandes plateformes en ligne. D'autres éléments relatifs à la publicité ciblée ou la désinformation ont également fait leur apparition dans le texte sans que tout soit bien détaillé pour l'instant. Sur le DMA, les États membres souhaitent renforcer le droit des utilisateurs de se désabonner des services de plateforme ou encore que la Commission européenne soit la seule instance habilitée à faire appliquer le règlement... c'est à dire que les autorités nationales de concurrence pourront essentiellement ouvrir des enquêtes et transmettre leurs conclusions à la Commission.


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    3 min
  • Cryptomonnaies : à deux doigts d'une interdictions en Europe ?

    Ces derniers jours, les mineurs de cryptomonnaies ont eu de grosses sueurs froides en apprenant qu'un vote d'une commission du Parlement européen pouvait tout simplement bannir le minage du Bitcoin, de l'Ethereum etc, de l'ensemble de l'Union Européenne. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le vote a été très serré. Je vous donne tous les détails dans cet épisode.


    Tout est parti d'un amendement intitulé MiCA pour Markets in Crypto-Assets, soutenu par plusieurs groupes écologistes de la Commission des affaires économiques du Parlement Européen. On y retrouvait notamment le groupe Les Verts et l'Alliance libre européenne ; l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates et le groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Bref, des partis politiques comme vous l'avez compris plutôt classés à gauche sur l’échiquier politique. Concrètement, cet amendement visait à restreindre l'activité de minage en pointant du doigt le lourd bilan écologique des cryptomonnaies, nécessitant beaucoup d'électricité, ce qui est particulièrement inaudible dans un contexte de crise énergétique d'après ces partis. Une vision des choses qui se défend mais qui ne prend pas en compte l'amélioration du secteur sur le plan carbone avec le développement d'un Bitcoin vert dans les années à venir. Quoiqu'il en soit, l'amendement MiCA a été rejeté, 32 voix contre et 24 voix pour, en partie grâce à une coalition du Parti populaire européen, du groupe Renew Europe et du groupe Identité et Démocratie.


    Si l'amendement avait été adoptée, l'impact aurait été immédiat pour les société spécialisées dans le minage des cryptomonnaies en Europe, forcé à terme de déménager dans des pays plus favorables comme les Etats-Unis, leader du minage dans le monde depuis que la Chine a quelque peu encadré d'une main de fer cette activité il y a un an. D'ailleurs, aux USA comme en Russie et en Europe, un certain nombre d'opposant au Bitcoin commence à se faire entendre. Si l'on s'attarde sur l'Europe, le chef de file de ce mouvement de défiance n'est autre que le suédois Erik Thédeen, l'un des vice-présidents de l'Autorité des marchés financiers. En Russie, c'est carrément la banque centrale qui avait recommandé à Vladimir Poutine d'interdire le minage des cryptomonnaies. Si le refus de cet amendement au Parlement Européen est un répit momentané pour le secteur, les partis écologiques ont bien l'intention revenir à la charge lors d'un vote au Parlement qui impliquera les 705 députés européens.


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  • Pourquoi Intel veut investir 80 milliards d'euros en Europe ?

    Depuis plusieurs mois maintenant, le géant des semi-conducteurs Intel promet d'investir 80 milliards d'euros ces dix prochaines années sur le vieux continent pour offrir aux Européens une indépendance technologique en matière de semi-conducteurs. Ces derniers jours, le PDG du groupe Pat Gelsinger a détaillé la première partie de son plan avec trois priorités que je vous détaille à mon tour dans cet épisode !


    Tout d'abord, c'est une enveloppe de 33 milliards d'euros qui sera mise sur la table, notamment pour équiper l’Allemagne de deux usines dernières générations à Magdebourg, au Nord-Est du pays, à mi-chemin entre Wolfsbourg et Leipzig. Ces dernières seront le second cœur de la production de puces européennes d’Intel, avec le site en Irlande, déjà en activité depuis 1989. Dans le détail, ce site allemand va coûter 17 milliards d’euros et devrait produire les puces les plus avancées d’Intel pour le continent européen. Un investissement colossal, certes, mais assorti de 3000 créations d'emplois liés à la construction et à la chaîne d’approvisionnement pendant son fonctionnement. La mise en service de cette nouvelle usine est prévue en 2027.


    Deuxième grande priorité qui bénéficiera de plus de 12 milliards d'euros d'investissement : une extension pour l'usine de Leixlip en Irlande afin d'augmenter les capacités de production et de passer du node Intel 7 au node Intel 4 pour les connaisseurs. Si vous avez bien comptez, 17 + 12, ça fait 29. Il manque donc 4 milliards d'euros d'investissement, qui en fin de compte iront en Italie pour solidifier la partie dite « back-end », c'est à dire la phase juste après la gravure des puces sur les galettes de silicium, au sein de l'entreprise Tower Semi. Ceci dit, là n'est pas la troisième priorité de cette phase une pour Intel. Concrètement, le leader des semi-conducteurs veut mettre le paquet sur le développement industriel avec le renforcement de ses capacités dans les laboratoires de Gdansk en Pologne et Barcelone en Espagne. Ceci dit, en France, Pat Gelsinger a annoncé que le plateau de Saclay, près de Paris, devrait accueillir le principal centre européen de Recherche & Développement et de design des puces d’Intel. Un projet centré autour du calcul hautes performances et de l’intelligence artificielle qui nécessiterait l’embauche de plus de 1000 ingénieurs. Rappelons pour finir que si Intel mise autant sur l'Europe c'est tout simplement parce que l'Union Européenne veut se donner les moyens de ses ambitions technologiques en devenant indépendante sur le plan des composants électroniques. Avec sa puissance financière, Intel et est donc accueilli en héro pour mettre sur pied cette industrie puissante et de pointe, à l'heure actuelle quasi inexistante face aux concurrents américains et asiatiques, sans oublier la seconde partie du plan d'investissement qui se fait encore attendre.


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