Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Pourquoi Mark Zuckerberg galère avec la réalité virtuelle ?

    En renommant son entreprise Meta en fin d'année dernière, Mark Zuckerberg a envoyé un signal fort concernant ses objectifs futurs, à savoir le développement d’un Métaverse et l'ambition d'y vivre comme dans Ready Player One ou Matrix. Pour cela, les utilisateurs auront forcément besoin de casques ou de lunettes de réalité virtuelles... Or, comme le révèle le site spécialité The Verge, les ingénieurs de Meta piétinent sur leurs différents projets, et ce malgré d’innombrables moyens déployés par Mark Zuckerberg.


    La division réalité virtuelle/ réalité augmentée de Meta, c'est 10 milliards de dollars d’investissement rien que l'an dernier... et a priori, les dépenses devraient encore augmenter dans les prochaines années. En terme d'effectif, pas moins de 18 000 salariés ont été débauchés à prix d’or chez Microsoft, Apple, Google, et sont tous à pied d’œuvre pour donner vie au Metaverse de Zuckerberg. Mais outre les casques Oculus (Rift et Quest notamment), force est de constater que Meta n'a rien de concret à proposer, ses différents projets étant toujours en développement depuis de longues années.


    Le premier a pour nom de code Nazare : un casque de réalité virtuelle fonctionnant sans smartphone, avec un dispositif dédié pour répartir la puissance de calcul. D'après Mark Zuckerberg, ce casque doit offrir une expérience complète avec environnement 3D, large champ de vision et design attrayant. Date de commercialisation prévue pour la V1, 2024... Mais comme je vous le disais, ce délais ne serait probablement pas respecté. En effet, les équipes de Meta doivent également mettre au point un bracelet capable de lire dans les pensées pour accompagner ce casque. Si ce périphériques est qualifié d’innovation la plus enthousiasmante de Meta, il n'en reste pas moins assez futuriste, sans compter qu'il est difficile de savoir si l'entreprise a bien avancé dessus ou non, puisqu'aucune communication à ce sujet n'a été faite depuis un moment. Pour l'historique, ce bracelet a été imaginé par la startup CTRL-Labs, rachetée en 2019 par Facecbook. En utilisant l’électromyogramme (EMG), donc des impulsions électriques dans le système nerveux périphérique, l'objet serait capable de comprendre certains ordres à exécuter.


    Autre casque lui aussi programmé pour 2024 : Hypernova. Plus réaliste que le précédent, ce casque-là devrait fonctionner grâce à un smartphone. Et c'est bien connu, jamais deux sans trois, sachez que Meta travaille également sur le projet Cambria, un casque censé incarner la nouvelle génération d’Oculus et qui devrait sortir en fin d'année. À multiplier les projets et à mettre autant d'argent sur la table, le risque pris par Meta est à la hauteur de ses ambitions. Pour le moment, aucun casque ou lunette de réalité augmentée n'est parvenu à trouver son public. Le groupe se donne jusqu’à 2030 pour en démocratiser l’usage et se serait même donné comme objectif de vendre 10 millions de lunettes intelligentes d’ici la fin de la décennie comme les Ray-Ban Stories.

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    3 min
  • Quelle est la liste des prochaines missions spatiales ?

    Après 18 mois de travail pour compiler des centaines de publications venues des quatre coins du monde, le rapport « Origin, Worlds and Life » a finalement été publié récemment. Concrètement, il s'agit d'une sorte de consensus sur les objectifs scientifiques à atteindre; les études à mener dans le Système Solaire sur les dix prochaines années... En bref, une feuille de route bien complète des futures propositions et projets d’exploration de la NASA. Aujourd'hui, je vous propose de vous plonger dans les 781 pages de ce rapport, qui par ailleurs est disponible en accès libre avec un lien dans la description de cet épisode.

    Une chose est quasi certaine, vu le temps de préparation colossal que nécessite chaque mission, il y a peu de chance de voir les projets que je suis sur le point de vous présenter aujourd'hui à l’œuvre ces dix prochaines années. En réalité, l'intérêt de ce rapport est de mettre en route la machine administrative et financière, de démarrer la construction des modules et d'avancer rapidement vers la phase de décollage qui marquera officiellement le début de la mission. Il est intéressant de noter que le rapport renouvelle sa confiance et son soutien au Mars Sample Return, soit le fait d'aller récupérer les échantillons collectés sur Mars et les ramener sur Terre... Autre projet toujours soutenu, celui de la sonde Europa Clipper qui décollera en 2024 vers Jupiter et le drone multicoptère Dragonfly qui devrait voler sur Titan, la plus grosse lune de Saturne à l’horizon 2034.

    Du côté des nouvelles missions, celle qui fait le plus de bruit est sans doute celle visant à étudier Uranus. Cette géante gelée n'a été survolée qu'une seule fois en 1986, sans doute à cause des 13 ans de voyage nécessaires pour l'atteindre. L'idée serait donc d'envoyer une sonde en orbite, ainsi que larguer une autre petite sonde atmosphérique pour examiner la composition de sa surface. Autre projet mis en avant par le rapport : Encelade Orbilander. Là, il s'agit d'une mission qui se concentrerait sur la Lune Encelade, en orbite autour de Saturne, avec l'objectif d'étudier sa surface également gelée, et pourquoi pas découvrir si des formes de vies ont pu s'y développer quand on sait qu'elle abrite des geysers composés principalement d’eau.

    Enfin, le rapport mentionne également le projet Endurance-A, qui prend place sur la Lune, avec un grand robot autonome capable de parcourir plusieurs kilomètres par jour et collecter jusqu’à 120 kg d’échantillons lunaires pour ensuite les ramener sur Terre... Mars Life Explorer, qui pour sa part vise à se poser près des calottes polaires martiennes pour étudier les glaces et éventuellement y trouver des composés organiques. Vient ensuite Centaur Orbiter and Lander, une mission de découverte et de collecte d’échantillons sur une comète entre Jupiter et Saturne... Titan Orbiter qui comme mentionné un peu plus tôt est un complément à Dragonfly pour l’étude de l’atmosphère de Titan, ou encore Enceladus Multiple Flybys, qui là est un autre scénario pour la mission Encelade Orbilander. Si l'atterrissage du module s'avérait être trop compliqué, ce dernier pourrait tout simplement voler à l'intérieur des geysers pour effectuer des prélèvements. Et pour finir, on peut également mentionner la mission Triton Explorer qui survolerait une seule fois la lune de Neptune.


    Origin, Worlds and Life : https://nap.nationalacademies.org/read/26522/chapter/1

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    4 min
  • Elon Musk rachète officiellement Twitter ! Quels changements à venir ?

    L'information est tombée ce lundi 25 avril dans la soirée, Elon Musk va devenir le nouveau propriétaire de Twitter. Les actionnaires de la plateforme ont finalement été convaincu par son offre de 44 milliards de dollars, quand bien même ils avaient décidé de la refuser la semaine dernière. Le rachat devrait être finalisé d'ici la fin de l'année. Mais désormais, la question que tout le monde se pose est de savoir quels changements va bien pouvoir apporter Elon Musk à ce réseau social ? C'est justement ce que je vous propose de voir dans cet épisode.

    "La place publique numérique où les sujets vitaux pour le futur de l'humanité sont débattus"... voilà comment Elon Musk décrivait Twitter dans le communiqué annonçant son arrivée prochaine à la tête de la plateforme. Un réseau social où je cite "la liberté d'expression est le fondement d'une démocratie qui fonctionne". L'homme le plus riche du monde se dit déterminé je cite à "rendre Twitter meilleur que jamais [en l'améliorant] avec de nouvelles fonctionnalités, en rendant les algorithmes open-source pour accroître la confiance, en venant à bout les 'spamsbots' et en authentifiant tous les humains" fin de citation. Car la position d'Elon Musk est connu de tous depuis bien longtemps, lui qui estime que Twitter va trop loin dans la modération des contenus et prône une plus grande liberté d'expression en ligne.

    Dans les épisodes de Choses à Savoir Tech consacrés à ce dossier les semaines passées, on a pu évoquer succinctement les changements voulus par Elon Musk. Aujourd'hui, sa feuille de route semble se préciser avec tout d'abord un changement de modération. Le milliardaire préconise je cite de "laisser le tweet exister en cas de doute" sur un contenu. Il est aussi opposé aux bannissements permanents, comme celui de l'ancien président américain Donald Trump début 2021. Pour lui, la meilleure solution reste l'exclusion temporaire. Autre projet évoqué, l'ajout d'une fonction pour éditer un tweet après sa publication, ce à quoi les dirigeants de Twitter s'étaient toujours opposé par le passé pour d'après eux préserver la spontanéité et l'intégrité de la plateforme face à la désinformation. Autre dossier d'importance, la lutte contre les arnaques et les spams via l'intermédiaire des "spamsbots", ces comptes automatisés qui font la promotion d'escroqueries, très actifs notamment dans le milieu des cryptomonnaies.

    Pour finir, en mettant la main sur Twitter, Elon Musk s'offre une arme de communication dévastatrice, capable d'influencer le plus grand nombre. Également, le rachat de Twitter par Elon Musk signifie désormais je cite que "deux milliardaires contrôleront bientôt quatre des principales plateformes sociales de la planète" d'après le spécialiste des réseaux sociaux Ethan Zuckerman. Je cite à nouveau, "Mark Zuckerberg a un droit de veto sur une grande partie des décisions de Facebook, WhatsApp et Instagram. Elon Musk devrait probablement obtenir un pouvoir similaire chez Twitter", fin de citation, lui laissant le champ libre pour remodeler la plateforme à son goût.

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    3 min
  • Google en guerre contre les spams ?

    Si vous ne le saviez pas déjà, cela fait plusieurs années que Google œuvre pour rendre son moteur de recherche le plus sur et le plus efficace possible afin que les internautes puissent trouver les sites les plus appropriés à leurs recherches. Comme chaque année, le GAFAM a publié son rapport concernant sa lutte contre les sites frauduleux et les spams en 2021 avec des résultats multipliés par 6 par rapport à 2020. Quels enseignements titrer de ce rapport ? Google met-il vraiment le paquet pour proposer une internet sur à ses utilisateurs ? Toutes les réponses dans cet épisode !

    Malgré tous les défauts que peut avoir Google, on ne peut pas lui enlever tous les efforts consentis pour traquer les sites web malveillants et autres formes de spams susceptibles de figurer dans ses résultats de recherche. En 2018, le géant américain a justement lancé son outil SpamBrain, un système de prévention fondé sur l'IA afin de dénicher les sites malveillants. Dans son rapport annuel qui se concentre sur l'année 2021, Google explique donc avoir identifié six fois plus de sites frauduleux et spam grâce à SpamBrain qu'en 2020. Je cite « Avec un volume croissant de spams sophistiqués produits chaque jour, la capacité de SpamBrain à identifier les comportements perturbateurs et malveillants parmi des milliards de pages Web nous a permis de maintenir plus de 99 % des recherches sans spam » fin de citation

    Google parle également des différents algorithmes mis en place l'an dernier pour lutter contre le spam en général : Link Spam Update en juillet, ainsi qu'un algorithme sur le classement des pages présentant des évaluations de produits. À ce propos, l'entreprise explique avoir travaillé pour contrer les méthodes visant à apparaître parmi les premiers sites proposés lors d'une recherche. Ceci dit, en 2019, Google annonçait découvrir chaque jour pas moins de 25 milliards de pages considérées comme des « spams », celles-ci étant systématiquement déréférencées par le moteur de recherche puis supprimées des résultats. Dans un communiqué, Google explique je cite qu'en « 2021, nous avons détecté 200 fois plus de sites de spam qu'à nos débuts, il y a près de vingt ans » fin de citation.

    Communiqué de Google : https://developers.google.com/search/blog/2022/04/webspam-report-2021

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    3 min
  • 2022 : un début d’année difficile pour les constructeurs de smartphones ?
    Si la sortie progressive de la pandémie de COVID 19 laissait penser que les ventes de smartphones repartiraient à la hausse en ce début d’année 2022, il n’en est finalement rien. D’après le cabinet d’analyse Canalys, le marché est même en régression avec -11% de vente tout constructeurs confondus au premier trimestre 2022 par rapport à la même période l’an dernier. Comment cela s’explique-t-il ? Quels enseignements en tirer ? Tous les détails dans cet épisode.
    D’après Canalys, cette baisse s'explique par plusieurs raisons, le retour en force de la Covid-19 en Chine qui a une nouvelle fois provoqué des confinements massifs et l’arrêt de certaines usines d’assemblage dans le pays, où la grande majorité des stocks sont produits. Ensuite, la guerre en Ukraine a également jeté un voile d’incertitude sur toute la filière, en proie à de potentielles inflations, ce qui n’est pas pour rassurer les acheteurs et donc les pousser à investir dans un nouveau téléphone. Enfin, le rapport de Canalys se conclut tout de même sur une pointe d'optimisme en expliquant que la pénurie de composants informatiques qui dure depuis deux ans serait sur le point de se résorber comme nous vous l’avons annoncé il y a peu dans ce podcast… et donc que les constructeurs pourraient avoir une marge de manœuvre plus large en matière d'innovation et de rapport qualité-prix. Dans le détail les acteurs chinois marquent le pas. Xiaomi et OPPO et One Plus, qui à eux trois représentent 23% de parts de marché, sont en recul de 1% et Vivo de 2%.
    Concrètement, ce sont donc les grandes marques américaines et coréennes qui s’en sortent le mieux. Samsung et Apple ont même augmenté leurs parts de marché en ce début d’année, Samsung représentant quasiment un quart des ventes contre 18 % pour Apple. Cette bonne santé, c’est surtout grâce aux très bonnes ventes de leurs modèles milieu de gammes, en dépit du fait que tous deux jouent sur une image de marque très identifié « smartphone haut de gamme ». Le Galaxy A monte clairement en puissance chez Samsung, quand l’iPhone SE a su convaincre davantage de nouveaux consommateurs que l’iPhone 11 chez Apple. 
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    3 min
  • SpinLaunch, la catapulte à satellites partenaire de la NASA ?

    Vous souvenez-vous de SpinLaunch ? Il y a environ un an, nous vous avions présenté cette entreprise désireuse de créer un lanceur spatial dit propre, sans combustible, grâce à un environnement sous vide à haute vitesse. Et bien aussi fou que le projet puisse paraître, la NASA vient de signer un accord avec la start-up pour toute une série d'essais de lancement dès cette année. Aller, regardons en détail de quoi il s'agit !


    L'an dernier, la vidéo des premiers essais de SpinLaunch était rapidement devenue virale sur internet. Installé près du Spaceport America au Nouveau-Mexique, le démonstrateur d'une trentaine de mètres de diamètres avait surtout intrigué les internautes par son design, à la croisée d'une parabole et d'un canon. Concrètement, une charge utile et un contrepoids tournent à très haute vitesse avant que n'ai lieu l'éjection de l'objet placé dans un environnement sous vide, le tout calculé au dixième de seconde près. Une fois expulsé, le projectile traverse un opercule avant de foncer dans l'atmosphère à haute vitesse. L'essai en question avait été commenté par plusieurs spécialistes, lesquels avaient pointé des contraintes énormes sur la charge utile ou encore la faible précision du guidage lors de l'éjection.


    En attendant, la NASA profitera du démonstrateur pour se faire une idée de cette technologie. D'ailleurs, le contrat signé avec l'entreprise ne porte pas sur des lancements de satellites, mais simplement sur des tests. Une bonne nouvelle du point de vue financier puisqu'avec les fond alloués par la NASA, SpinLaunch pourra justement construire son démonstrateur de 100 mètres de diamètre plus rapidement, avant de tenter de convaincre l'agence américaine de l'utilité de son invention en fin d'année, grâce à un premier tir à vitesse maximale. D'après les experts, le tir nécessitera près d'une heure d'accélération pour projeter la charge utile à une vitesse significative. Quoiqu'il en soit, SpinLaunch espère atteindre une précision et une vitesse suffisante pour qu'il ne reste plus au projectile qu'à allumer un petit moteur fusée pour s'injecter en orbite.

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    2 min
  • Twitter finalement racheté à 100% par Elon Musk ?

    C'est un feuilleton qui affole internet depuis début avril, le milliardaire Elon Musk souhaite en effet devenir propriétaire de Twitter. Après avoir annoncé son arrivée au capital de l'entreprise, l'homme le plus riche du monde veut désormais racheter à 100% le réseau social et avoir les pleins pouvoir. Pourquoi une telle accélération des choses en seulement quelques jours ? Les autres actionnaires de Twitter pourront-ils résister à la puissance financière d'Elon Musk ? Tous les détails dans cet épisode.


    Concrètement, le patron de Tesla et SpaceX a déposé mi-avril une offre à la Securities and Exchange Commission, l'autorité de régulation des marchés financiers américains, afin de racheter l'ensemble des actions de Twitter. Le montant pour chaque action individuelle proposé par Elon Musk : 54,20$, alors que celle-ci se négocie environ 47 $. C'est donc un chèque de 43 milliards de dollars qui a été soumis aux autres actionnaires de Twitter... Une somme faramineuse mais qui n'a pas été du goût du conseil d'administration, ce dernier ayant décidé de contre-attaquer à ce qu'il juge comme étant une offre hostile, en adoptant une mesure dite de « pilule empoisonnée ». En clair, lorsqu’un investisseur rafle plus de 15 % du capital sans l’accord du conseil d’administration, les autres peuvent racheter de nouvelles parts à prix réduit, ce qui au final dilue la participation du principal actionnaire. Ce dernier est alors obligé de débourser beaucoup plus d'argent pour prendre le contrôle de l'entreprise. Revers de la médaille, augmenter fortement le nombre de parts de la société diminue mécaniquement la valeur de chacune des actions et donc la valeur de l'entreprise dans un sens, ce qui est l'exact inverse de la mission du conseil d'administration, à savoir faire le maximum pour la faire progresser.


    Au final, cette mesure oblige Elon Musk à négocier directement avec Twitter s’il souhaite procéder au rachat. Pas de quoi le réjouir, vous vous en doutez bien... En théorie, Elon Musk a largement les moyens de s’offrir le réseau social avec une fortune estimée à plus de 200 milliards de dollars. Or, s'il devait débourser plus que 43 milliards de dollars, Musk serait obligé de vendre des parts de Tesla ou SpaceX par exemple. D'après certains observateurs, le suspens devrait prendre fin le 28 avril lors de la publication des résultats financiers de Twitter. Ceci dit, la vente de l'entreprise à Elon Musk pourrait bien avoir des conséquences assez lourdes. Si ce dernier souhaite officiellement défendre la liberté d'expression, prendre le contrôle de Twitter lui permettrait surtout d'accéder à des millions de données sensibles sur des personnes importantes comme ses rivaux dans le monde de la tech ou encore les hommes et femmes politiques. Elon Musk pourrait aussi décider de mettre un terme à la politique de modération et le code de bonne conduite afin d'influencer encore davantage l’opinion publique, transformant le réseau social en véritable outil de propagande. Espérons que ce ne soit qu'un scénario imaginaire.

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    4 min
  • Apple : un milliard et demi d'appareils en dangers ?

    Non, le titre de cet épisode n'a rien de mensonger, ce qui rend la situation encore plus inquiétante pour les utilisateurs de produits Apple. D'après un rapport d'AtlasVPN, les données de plus d'un milliard et demi d'appareils Apple dans le monde pourraient être exposées à des failles de sécurité. D'ailleurs, certains cybercriminels auraient déjà commencé à les exploiter, notamment via le navigateur Safari.


    Découvrir des vulnérabilités sur un téléphone ou sur un navigateur internet n'a rien de surprenant, c'est en effet le lot quotidien des chercheurs et des hackers éthiques désireux de faire avancer la cybersécurité. Mais découvrir 380 nouvelles failles de sécurité en une seule année, dont la plupart sur le même navigateur internet est à la fois très rare et extrêmement préoccupant. En effet, ces centaines de failles ont été repérées dans l'écosystème Apple en 2021, ce qui représente une hausse hallucinante de 467% par rapport à 2020. Si la porte d'entrée principale des hackers était Safari, le navigateur par défaut d'Apple, c'est l'ensemble des produits qui est touché à cause de l'inter-connectivité. En effet, les produits Apple communiquent facilement entre eux, ce qui est très pratique pour échanger des fichiers ou passer d'un appareil à l'autre sans effort tout en poursuivant son travail. Or, une faille sur un produit et c'est toute la chaîne d'interconnexion qui est exposée aux pirates. En 2021, Apple revendiquait plus d'un milliard et demi d'appareil dans le monde... Une proportion qui a dû encore augmenter en 2022 pour se rapprocher de la barre des 2 milliards.


    Dans le détail, le défaut le plus dangereux détecté chez Apple est le CVE-2021-30858 avec un score de 8.8 / 10. Les appareils menacés sont les iPhone et iPad sur IOS 14.8, ainsi que les Mac avec macOS Big Sur 11.6. Concrètement, cette vulnérabilité permet de glisser des virus et des ransomwares sur l'appareil, avant d'extirper en douce toutes les données personnelles et les identifiants de l'utilisateur. Pour vous protéger, il est recommandé de mettre vos appareils à jour dès que possible. Le rapport d'AtlasVPN a par ailleurs nommé la pire vulnérabilités de 2021 : « Apache Log4j ». Ce défaut permet aux hackers d'obtenir le contrôle complet sur des serveurs et d'exploiter le système sans aucune limite. Lorsque ces failles touchent des géants de la tech comme Microsoft, Apple ou Google, des milliards d'utilisateurs sont menacés. À nouveau, veillez à mettre à jour vos appareils dès que possible dès que possible pour éviter le pire.

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    3 min
  • Cartes graphiques : enfin une baisse durable des prix ?
    On vous en parle depuis les tous premiers épisodes de ce podcast, mais la pénurie de carte graphique affecte fortement le monde de la tech. Ceci dit, les stocks commencent à nouveau à se remplir, satisfaisant la demande et faisant donc logiquement baisser les prix. Cette tendance baissière devrait d’ailleurs se poursuivre dans les prochains mois, en partie avec l’arrivée de nouvelles offres et l’intensification des productions. Tous les détails dans cet épisode.
    Tout d’abord, il faut savoir qu’en 2021, plus de 50 millions de cartes graphiques ont été vendues dans le monde, contre 42 millions en 2020. Malgré des stocks toujours faibles l’an dernier, l’offre a pu en partie répondre à la demande, notamment suite à l’allègement des mesures sanitaires liées à la pandémie et au retour à la normale dans les usines. Ensuite, le secteur des cryptomonnaies, gros consommateur de cartes graphiques, a quelque peu évolué. Certaines monnaies virtuelles comme l’Ether vont bientôt abandonner le minage par GPU, tandis que certains fournisseurs de premier plan comme Intel vont mettre sur le marché des puces ASIC dédiées au minage. En parlant d’Intel d’ailleurs, le géant des semi-conducteurs se lance également dans la course aux cartes graphiques dédiées au minage face à AMD et Nvidia avec des composants qui devraient être mis sur le marché dès cet été. Environ 4 millions de GPU signés Intel devraient être disponibles pour 2022… Un chiffre qui s'ajoutera aux dizaines de millions déjà vendues par AMD et Nvidia. L’équation est donc très simple : plus de choix égal plus d'offres, et donc des prix à la baisse puisque la demande, elle, ne devrait pas nécessairement augmenter.
    Sur ce point précis de la demande, il faut également noter que la Chine développe ses propres cartes graphiques et que les internautes russes n’ont désormais plus le droit d’acheter du matériel AMD, Intel et Nvidia depuis que ces entreprises ont décidé de boycotter le pays suite à l’invasion de l’Ukraine. Face à la baisse des prix qui se constate déjà, il est donc conseillé d’attendre encore un peu avant de se jeter sur les cartes graphiques, ainsi vous pourrez sans doute économiser plusieurs dizaines voire centaines d’euros d’ici peu. En 2021, une carte graphique coûtait en moyenne 750 euros contre 380 entre 2015 et 2019 et à peine plus de 250 entre 2011 et 2014.
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    3 min
  • CookieEnforcer, une IA pour mettre fin aux cookies ?

    À force d’utiliser internet, vous vous êtes forcément familiarisé un minimum avec les cookies. Si de nombreux internautes les voient d’un mauvais œil, des chercheurs américains ont mis au point une intelligence artificielle sous forme d’extension de navigateur internet, capable de refuser automatiquement les cookies non essentiels avec un taux de réussite de plus de 90%. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir CookieEnforcer.


    En Europe, le respect de la vie privée est au cœur des préoccupations, en partie avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Pourtant, en voulant à tout prix faire la transparence sur les cookies utilisés par les sites, les internautes font face quasi systématiquement à des fenêtres pop-ups avant d’accéder à leur page. Un véritable enfer puisque ces pop-ups sont souvent conçus pour que les Internautes donnent leur consentement par dépit ou pour pouvoir enfin voir le contenu voulu. On appelle ça des dark patterns. D’ailleurs, en début d’année la Cnil française a imposé une amende de 150 millions d’euros à Google et 60 millions à Facebook, parce qu’il était plus facile d’accepter tous les cookies que de les refuser sur leurs sites. Comme de nombreux internautes passablement énervés par ce système, des chercheurs de l'université du Wisconsin-Madison et de Google ont décidé d’agir en mettant au point CookieEnforcer, une extension qui refuse automatiquement les cookies indésirables.


    Dans le détail, les chercheurs ont entraîné leur intelligence artificielle à parcourir le code source des pages Web et à repérer les notifications liées aux cookies. Concrètement, l’IA réalise une analyse texte et des différentes options pour désactiver celles qui ne sont pas essentielles en simulant des clics de souris. Cette méthode permet même à l’IA de fonctionner sur des sites et avec des systèmes de notifications qu'il n'a pas encore rencontrés. Pour l’instant, CookieEnforcer a été testé sur plusieurs centaines de sites, avec pour un taux de réussite de 91% pour correctement désactiver les cookies non essentiels. Pour le moment, l'outil n'est qu'au stade de projet et donc pas encore disponible au grand public. Les chercheurs prévoient tout de même de rendre leur IA accessible sous la forme d’une simple extension de navigateur prochainement, sans hélas préciser de date.

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    3 min

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