Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Meta : des données open source pour les développeurs ?

    Début mai, Meta, le nouveau nom du groupe Facebook depuis la fin d'année dernière, a dévoilé son nouveau modèle de traitement de langage pour la recherche en intelligence artificielle. En clair, ces données en libre service pourront être utilisées à des fins commerciales par tous les développeurs qui le souhaitent. Cela pourra aussi bien être pour automatiser un chatbot, traduire des textes ou bien écrire des fiches produit en plusieurs langues.

    Open Pretrained Transformer, c'est le nom du modèle que Meta a rendu public dans le domaine du langage il y a peu. Ce dernier partage les mêmes capacités que celui créé par OpenAI, et qui cette fois n'a pas été fondé par Mark Zuckerberg, mais son nouveau rival Elon Musk. Au total, OPT possède 175 milliards de paramètres et est basé sur le machine learning afin que son niveau de précision en ce qui concerne les tâches linguistiques soit le plus élevé et précis possible. Ceci dit, à quoi bon rendre cette technologie, visiblement très pointue, disponible à tout le monde ? Tout simplement de permettre aux chercheurs du monde entier de contribuer à son développement gratuitement. Si vous ne le saviez pas déjà, OpenAI avait de son côté opté pour un accès payant à son modèle, ne permettant qu'aux laboratoires les plus fortunés d'entreprendre des recherches avec cet outil sur le traitement de langage.

    Je cite Meta « nous croyons que l'entièreté de la communauté de l’IA – les chercheurs, la société civile, les législateurs, et l’industrie – doit pouvoir travailler ensemble pour élaborer des lignes directrices claires autour d’une intelligence artificielle et des modèles de langages volumineux et responsables ». Concrètement, le groupe Meta a publié l'entièreté du code d'OPT et un cahier de bord servant à documenter le processus d’entraînement de l’IA, contenant déjà 3 mois de recherches entre octobre 2021 et janvier 2022, un répertoire de tous les bugs, des crashs et des reboots. En optant pour l'open source, Meta profite donc de l'émulation créée autour de son projet par les internautes et les spécialistes désireux de montrer l'étendue de leur talent, et tente subtilement de modifier son image de GAFAM coupé du grand public.

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    3 min
  • L'Agence spatiale européenne demande l'aide des internautes

    Ce n'est pas tous les jours que l'ESA, l'agence spatiale européenne lance un appel aux internautes pour l'aider dans l'une de ses missions. L'agence est en effet en quête de volontaires pour comparer des images d'une comète capturées par la sonde Rosetta et trouver des différences sur plusieurs périodes. Quel est l'intérêt d'une telle consultation publique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.

    Pour l'historique, l'ESA lançait en 2014 la sonde Rosetta qui, deux ans plus tard approchait de la comète 67P-Tchourioumov-Guérassimenko, aussi connue sous le nom de Tchouri. Grâce à Osiris, c'est le nom donné à sa caméra ultra haute définition, la sonde a photographié l'astéroïde sous toues ses facettes... l'occasion pour les chercheurs de l'agence d'observer des phénomènes précieux, comme le réchauffement de la surface glacée de la comète par le Soleil. Étape importante désormais, analyser ces quelques milles photos pour en apprendre plus sur les origines de notre système solaire. Et concrètement, le rôle des internautes dans ce projet scientifique citoyen est en quelques sorte de jouer à un jeu des différences.

    L'objectif est effectivement d'identifier les changements qui ont pu avoir lieu à la surface de la comète entre 2014 et 2016. Je cite Sandor Kruk, astrophysicien à l'institut Max Planck de physique extraterrestre à Munich, en Allemagne, « étant donné la complexité de l'imagerie, l'œil humain est bien meilleur pour détecter les petits changements entre les images que les algorithmes automatisés ». Dans le détail, rendez-vous sur l'outil intitulé Rosetta Zoo, qui vous permet de comparer des images côte à côte de la comète Tchouri. Les utilisateurs peuvent faire pivoter l'image, zoomer, entourer des éléments... bref, tout ce qui est nécessaire pour trouver le moindre changement. Et si l'ESA fait appel aux internautes, c'est parce que je cite « ces dernières années, des astrophotographes et des passionnés de l'espace ont spontanément identifié des changements et des signes d'activité sur les images de Rosetta » d'après Bruno Mérin, responsable du centre de données scientifiques ESAC de l'ESA en Espagne. Ce travail bénévole servira à produire des cartes des zones actives à la surface de la comète.


    Rosetta Zoo : https://www.zooniverse.org/projects/ellenjj/rosetta-zoo/classify

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    3 min
  • Elon Musk sérieusement menacé par la Russie ?

    Si Elon Musk a fait les gros titres de nombreux médias ces derniers temps pour être devenu le nouveau propriétaire de Twitter, celui qui est aussi l'homme le plus riche du monde est de nouveau sur le devant de la scène... quelque peu malgré lui cette fois. En effet, Musk s'est fendu d'un message assez énigmatique il y a peu qui a eu l'effet d'une bombe sur Twitter, évoquant une possible disparition prochainement. En regardant dans le détail, ce message ferait référence à des menaces que le patron de Tesla et SpaceX aurait reçu de la part de la Russie.

    « Si je meurs dans des circonstances mystérieuses, au moins vous saurez ». Voilà le message en question posté par Elon Musk sur Twitter. Dans le détail, ce dernier affirme avoir été menacé par un haut responsable russe en raison de son aide apportée à l'Ukraine via ses satellites Starlink. Selon le média américain Fortune, c'est Dmitri Rogozine, le chef de l'agence spatiale russe Roscosmos et ancien vice-Premier ministre de la Russie qui serait derrière tout ça. Je cite un de ces messages posté sur la messagerie cryptée Telegram « Elon Musk, vous êtes impliqué dans l'approvisionnement des forces fascistes en Ukraine en matériel de communication militaire. Et pour cela, Elon, vous serez tenu responsable comme un adulte, peu importe à quel point vous vous comportez comme un fou ».

    Si l'on ne connaît pas le détail précis des menaces formulées à l'encontre d'Elon Musk, cette dérision incluant sa propre disparition n'a pas du tout amusé mère Maye Musk, qui lui a répondu également en public pour lui demander d'arrêter ce petit jeu médiatique... Ce à quoi Musk a répondu pour conclure, je le cite « Désolé, je ferai de mon mieux pour rester en vie ». Pour en revenir à Rogozine, ce dernier s'est également exprimé sur Twitter en reprochant à Musk de faire le buzz le 9 mai dernier, jour de fête nationale en Russie. Je cite, « personne n'a besoin de vous. Arrêtez de faire l'idiot. Aujourd'hui, mon pays célèbre un grand jour, le jour de la victoire sur le fascisme [...] Réfléchissez, Elon, de quel côté êtes-vous ? » fin de citation.

    Le milliardaire a ensuite déclaré que lui et ses équipes avaient je cite « résisté aux tentatives de piratages et de brouillage » des Russes en avril et qu'ils concentraient les efforts de SpaceX sur des contre-mesures au détriment d'autres projets spatiaux. Depuis le début du conflit Ukraine-Russie le 24 février dernier, les Ukrainiens de tous bords ont de plus en plus de mal à se connecter à Internet et trouve en Starlink une véritable solution. Selon le vice-Premier ministre ukrainien, Mykhailo Fedorov, il y a actuellement 150.000 utilisateurs actifs de Starlink tous les jours dans le pays.

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    3 min
  • Les cryptomonnaies sont-elles néfastes pour la santé mentale ?

    Si le numérique peut provoquer des addictions, difficile d'imaginer que les cryptomonnaies en représenteraient une. Et pourtant, une récente étude de la Tampere University en Finlande, montre à quel point les échanges de monnaies virtuelles peuvent affecter la santé mentale.

    Évidemment, si de nombreuses personnes se lancent dans l'acquisition et l'échange de cryptomonnaies, c'est dans l'espoir de devenir riche. Avec un Bitcoin dépassant les 30 000 euros le jeton, ou plus de 2000 euros pour un jeton d'Ethereum, il y a effectivement de bon coups à faire si l'on en mine suffisamment. Pour ceux qui ne sauraient pas ou ne seraient pas équiper pour le minage, reste la solution du trading de cryptomonnaies, un peu comme la spéculation en bourse. Seulement, leurs cours plus qu'imprévisibles pourraient vous rendre à la fois dépendant mais aussi dépressif. Dans leur étude, les chercheurs de l'université de Tampere en Finlande ont suivit plusieurs jeunes américains qui se sont lancés dans le « crypto trading » au début du boom des cryptomonnaies. C'est le cas de la californienne Joanna Garzilli, qui en 2017, décide de se lancer. Peu de temps après avoir commencé, elle tire le gros lot avec un investissement qui lui rapporte 85 000 dollars avec une monnaie appelée GRT. Sauf que peu de temps après, Joanna prend des risques et investi 90% de ses économies dans une autre cryptomonnaies qui lui fait perdre plusieurs dizaines de milliers de dollars en quelques jours. De son aveux, je cite « la cryptomonnaie peut faire ressortir les parties les plus sombres de nous-mêmes si nous avons une personnalité addictive. J'ai une personnalité très addictive » fin de citation.

    En effet, les pics et les chutes de prix procurent un niveau d'excitation difficilement contrôlable. Par ailleurs, la nature hautement instable des cryptomonnaies peut réduire les profits à zéro en très peu de temps. Également, plusieurs thérapeutes américains constatent un afflux de personnes cherchant de l'aide pour guérir de la dépendance aux cryptomonnaies. Selon cette étude finlandaise, les cryptomonnaies présentent des caractéristiques qui les rendent plus sujettes à la dépendance que les paris sportifs, les jeux d'argent et les placements financiers traditionnels. Les monnaies virtuelles peuvent en effet être échangées 24 heures sur 24, contrairement aux actions et les gens n'ont pas besoin de se rendre dans un casino pour « jouer »... Même si d'autres recherches sont en cours, d'autres études tendent également à confirmer l'existence d'un lien étroit entre le trading de cryptomonnaies et la dépendance. Les chercheurs finlandais ont d'ailleurs constaté que les personnes suivies présentaient également un niveau plus élevés de détresse psychologique et de solitude par rapport aux traders traditionnels.

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    3 min
  • La fin des mots de passe chez Apple, Google et Microsoft ?

    Dans le monde sans pitié des GAFAM, il est extrêmement rare de voir des entreprises collaborer dans un but commun. Et pourtant, Apple, Microsoft et Google se sont alliés afin de mettre fin aux mots de passe et proposer de toutes nouvelles méthodes d’identifications. Est-ce réellement la fin des mots de passe tels qu’on les connaît ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.

    Pour l’historique, cette quête de la fin des mots de passe ne date pas d’hier. En 2016, le World Wide Web Consortium (W3C) lançait une mission aux grandes entreprises de la tech : supprimer les mots de passe. C’est dans cet esprit qu’a été créée la FIDO Alliance par Microsoft, Google et PayPal, et qui en 2019 a donné naissance au standard officiel WebAuthn. Également impliqué dans le projet, Apple rappelle par la voix de son directeur du marketing Kurt Knight que je cite « travailler avec l'industrie pour établir de nouvelles méthodes de connexion plus sûres qui offrent une meilleure protection et éliminent les vulnérabilités des mots de passe est au cœur de notre engagement à construire des produits qui offrent une sécurité maximale et une expérience utilisateur transparente, le tout dans le but de garder les informations personnelles des utilisateurs en sécurité » fin de citation.

    Concrètement, le fonctionnement de ce mode d’identification est assez simple. Au lieu de rentrer un mot de passe pour se connecter à un site ou à une plateforme, les utilisateurs peuvent tout simplement utiliser leur smartphone. En fonction des préférences de chacun, il est possible de choisir l’authentification par caméra frontale ou bien le lecteur d’empreinte. Pour les plus réticents, il sera aussi possible d’utiliser un simple code, ou même de dessiner une forme. Si des milliards d’appareils et les navigateurs récents intègrent déjà cette méthode, Apple, Google, et Microsoft se sont assuré que peu importe la marque, chaque appareil puisse servir de terminal d’authentification. Je cite Vasu Jakkal, Vice-Président de la sécurité chez Microsoft, « les utilisateurs peuvent se connecter à Google Chrome sur un PC Windows en utilisant un mot de passe sur un appareil Apple » fin de citation. De quoi grandement faciliter l’adoption de cette méthode encore peu démocratisée, mais plus pour longtemps. La FIDO Alliance annonce un lancement général dès le début d’année 2023.

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    3 min
  • NASA : des contrats qui posent question ?

    En matière de programme scientifique, notamment spatiaux, les gouvernements dépensent bien souvent sans compter. Problème, les plus hautes instances américaines commencent à s'interroger sur la pertinence de telles dépenses. Invités à défendre l'enveloppe budgétaire de 26 milliards que souhaite la NASA pour l'exercice 2023 face à une commission spécialisée du Congrès, l'administrateur de l'agence Bill Nelson a regretté les dérives des coûts des contrats historiques de l'agence.

    Si l'on pouvait s'attendre à ce que Bill Nelson défende corps et âme les méthodes de la NASA, il a, au contraire et à la surprise générale, encouragé les programmes de types publics-privés et les mises en concurrence, et lourdement taclé les contrats traditionnels, nommés « cost-plus ». Concrètement, un contrat « cost-plus », le plus classique proposé par l'agence spatiale américaine, consiste à signer un accord avec une entreprise avec un montant et une date de livraison, ainsi qu'un engagement de la NASA a couvrir les dépassements de ses prestataires sans aucune pénalité en cas de retards. Ce type de contrat, très avantageux pour ceux qui parviennent à le décrocher, permet historiquement aux industriels de remplir leur travail facilement tout en innovant sans craindre des sanctions administratives.

    Dans le détail, Bill Nelson a cité le contrat à 383 millions de dollars passé avec l'entreprise Bechtel dédié au lanceur SLS (Space Launch System). Selon lui, la firme a remporté le contrat en sous-évaluant tous ses coûts, et profite depuis des années de la règle souple des dépassements de budget offert par la NASA pour obtenir plus d'argent et plus de temps. Face à cela, la NASA ne peut pas faire grand-chose pour les empêcher de profiter du système. D'après les audits de l'OIG, ce genre de dérives se serait d'ailleurs multiplié ces dix dernières années de la part d'une large part des industriels impliqués dans le projet SLS... un projet qui aura finalement coûté près de 25 milliards de dollars à la NASA.

    Dès lors, le contrat passé entre la NASA et Space X se révèle être un parfait exemple de réussite de concurrence public-privé... On se rappelle d'ailleurs du côté mauvais joueur de Jeff Bezos et Blue Origin qui n'avait pas supporté que ce contrat lui passe sous le nez... En s'appuyant sur cet exemple, Bill Nelson souhaite aujourd'hui obtenir le budget pour un deuxième atterrisseur lunaire afin justement de ne pas laisser les clés du contrat à SpaceX et son Starship. D'après les chiffres de la NASA, l'abandon progressif des contrats « cost plus » pour la concurrence public privé aurait permis d'économiser 40 milliards de dollars.

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    3 min
  • Amazon le reconnaît, Alexa et Echo vous écoutent sans cesse pour cibler la pub

    Ce n'est pas un secret, les assistants vocaux type Siri chez Apple, les enceintes Echo chez Amazon ou l'assistant Google enregistrent les conversations que vous pouvez avoir avec eux. Si ces données données étaient initialement utilisées pour améliorer les fonctionnalités de chaque assistant vocal, voilà qu'Amazon a confirmé il y a peu ce qu'un certain nombre d'utilisateurs redoutaient, l'utilisation de ces données à des fins commerciales quand bien même l'entreprise affirmait le contraire il y a peu.

    Concrètement, c'est grâce à un groupe de chercheurs affiliés à plusieurs universités américaines que cette révélation a pu avoir lieu il y a quelques jours. Dans leur rapport intitulé “Your Echos are Heard : Tracking, Profiling and Ad Targeting in the Amazon Smart Speaker Ecosystem” que l'on peu traduire, « Vos Echos ont été entendus : suivre, dresser le portrait des utilisateurs et cibler leur publicité dans l'écosystème des enceintes intelligentes d'Amazon », les chercheurs affirment que le GAFAM utilise toujours les données vocales issues de ses appareils Echo, malgré une suspension annoncée en 2019, pour diffuser ensuite des publicités ciblées via l'enceinte et sur le Web. Dans le détail, toutes les interactions avec l'IA Alexa seraient enregistrées et partagées avec 41 partenaires publicitaires. Ces données sont ensuite utilisées pour je cite « déduire les intérêts des utilisateurs [et] diffuser des publicités ciblées sur les différents supports » fin de citation.

    L'étude ajoute d'ailleurs que ce type de données est très demandé par les tiers et les partenaires d'Amazon, puisqu'elles sont négociées lors d'enchères publicitaires je cite « à un tarif 30 fois plus élevées de la part des annonceurs ». Contacté par le site spécialisé The Verge, Amazon a confirmé l'utilisation de ces données vocales pour afficher des publicités ciblées. Je cite Lauren Raemhild, porte-parole d'Amazon, « si vous demandez à Alexa de commander des serviettes en papier ou de jouer une chanson sur Amazon Music, l'enregistrement de cet achat ou de la lecture de la chanson permet d'afficher des publicités ciblées sur Amazon et d'autres sites ou Amazon place des publicités » fin de citation. Bonne nouvelle si vous ne le saviez pas, vous pouvez tout à fait empêcher la collecte des données vocales dans les paramètres des appareils compatibles avec Alexa. Pour cela il vous suffit de vous rendre dans l'onglet Confidentialité. Vous pouvez également vous rendre sur Amazon.com/alexaprivacysettings, ce qui vous permettra de gérer vos enregistrements vocaux, et surtout gérer les autorisations accordées à Amazon.

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    3 min
  • Supprimer ses infos de Google ? C'est possible !

    Si Google est régulièrement critiqué pour sa gestion des données personnelles avec ses cookies invasifs, le GAFAM a mis au point un nouvel outil permettant à ses utilisateurs de demander le retrait de certaines données visibles via le moteur de recherche. Si cette méthode comporte tout de même certaines subtilités, ça n'en reste pas moins une aubaine pour se protéger dans de nombreux cas que je vous propose d'explorer dans cet épisode.

    Concrètement, il est dès à présent possible de demander le retrait de Google Search de certaines données vous concernant, et pouvant être exploitées en cas de vol d'identité par exemple. Les données concernées sont les identifiants en ligne, le numéro de téléphone, l'adresse mail ou encore l'adresse postale. À noter que Google autorisait déjà la suppression de certains résultats de recherche qui contenaient des coordonnées bancaires (donc les numéros de compte ou de carte), mais aussi des résultats de doxxing, c'est-à-dire quand les données personnelles sont dévoilées à des fins malveillantes. Pour Michelle Chang, une cadre du service Google Search, cette nouvelle politique est une réponse à une demande de la communauté, et qui à n'en pas douter soulagera un certain nombre d'internautes. Ceci dit, Google n'a pas la possibilité de supprimer totalement ces données sensibles, seulement de les rendre invisibles au grand public sur son moteur de recherche. Au final, seul l'hébergeur ou le gestionnaire du domaine a le pouvoir de retirer « définitivement » ces informations de la page incriminée.

    Dès lors, une fois que la demande de retrait a été effectuée, les pages ciblées sont est analysées en détail. Selon le résultat de cette analyse, le nom de domaine peut être soit banni de tous les résultats de recherche de Google Search, soit des résultats pour les requêtes incluant les informations ciblées. Par ailleurs, les demandes ne sont pas systématiquement acceptées. Elles peuvent en effet être refusées si elle sont considérées comme illégitime. Google précise également que la procédure n'a pas non pour but de limiter l'accès à des informations d'utilité générale, citant l'exemple des médias, car si votre nom apparaît dans un article, il est peu probable que votre demande aboutisse. En clair, la mesure concerne davantage concerner les bases de données et les forums. Enfin, si le contenu apparaît dans des fichiers publics de sites gouvernementaux ou de sources officielles, même résultat, votre requête n'aboutira pas non plus.

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    3 min
  • Qu'est-ce que Mastodon, l'alternative open-source à Twitter ?

    Après un rachat spectaculaire à 44 milliards de dollars, Elon Musk a annoncé vouloir faire de Twitter un espace de liberté d'expression totale, sous-entendant des conditions d'utilisation plus souples et une modération moins présente. Une orientation qui ne convient pas vraiment à certains utilisateurs qui se sont déjà tournés vers d'autres plateformes, comme Mastodon, qui est considérée par beaucoup comme l’alternative open-source la plus intéressante à Twitter.

    Le lendemain de l'annonce du rachat de Twitter par Elon Musk, Mastodon enregistrait l'arrivée de 141 000 nouveaux utilisateurs, pour une augmentation totale de 176 000 nouveaux inscrit depuis le début des rumeurs de rachat au début du mois d'avril. Fondé en 2016, Mastodon est une plateforme open-source qui se présente comme un réseau social décentralisé, qui dans son interface et ses fonctionnalités ressemble beaucoup à Twitter. Ceci dit, son fonctionnement est assez différent. Mastodon permet par exemple à un utilisateur de créer son propre serveur, assure respecter leur vie privée, et n'est soumis à aucune publicité. Son créateur : l'Allemand Eugen Rochko. Je le cite « l'une des raisons pour lesquelles j'ai commencé à m'intéresser aux médias sociaux décentralisés en 2016, et ce qui m'a finalement conduit à créer Mastodon, était des rumeurs selon lesquelles Twitter, la plateforme que j'utilisais quotidiennement depuis des années, pourrait être vendu à un autre milliardaire controversé. […] Et maintenant, c'est finalement arrivé, et pour les mêmes raisons, de nombreuses personnes viennent sur Mastodon. »

    Le nombre de téléchargements de l'application sur Android et iOS a depuis explosé et l'engouement a même gagné les institutions européenne ! Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD), l'équivalent de la CNIL à l'échelle de l'UE, a annoncé lui-même son arrivée sur Mastodon en lançant son propre serveur baptisé EU Voice. Pour être plus précis, le CEPD a créé sa propre communauté, ce qui permet à son gestionnaire d'appliquer sa propre modération. Le principe est ensuite plus ou moins identique à Twitter, avec l'idée de messages limités à 500 caractères chacun, une messagerie privée, un système de notifications, etc. Sur son serveur EU Voice, l'organisme européen entend encourager l'interaction avec le public, en partageant notamment des textes courts, des images et des vidéos. Sur son deuxième serveur EU Video, le CEPD proposera le téléchargement et les commentaires de vidéos et de podcasts. Cette plateforme-là, reposera sur le logiciel open-source PeerTube. Pour le CEPD, l'idée est de fédérer un maximum d'institutions, organes et agences de l'Union européenne, autour de ses serveurs et ainsi se libérer de l'emprise de Twitter pour sa communication grand public.

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    3 min
  • Coupure internet en France : que s'est-il passé ?

    Peut-être en avez-vous été victime, la semaine dernière, une panne massive d'internet a touché de nombreuses personnes à travers la France... Si des grandes villes comme Paris, Lille et Lyon en ont subit les conséquences de plein fouet, c'est au final la grande majorité des abonnés Free qui en ont été victimes. Que s'est-il réellement passé ? Est-ce un simple accident ou une opération de sabotage organisée ? Toutes les réponses dans cet épisode.

    Comme l'a expliqué le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O, on parle ici de coupures de câbles. De son côté, l'opérateur Free pointe du doigt des actes de malveillance. Si SFR a été touché dans une moindre mesure, Bouygues Telecom et Orange eux n'ont rien eu à déplorer étant donné que les deux groupes je cite « n'utilisent pas les liens concernés par les dysfonctionnements ». Concrètement, il semblerait que les câbles sectionnés soit de type « longue distance » inter-régionaux en fibre optique. Ces derniers passent notamment le long des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables.

    D'après les informations du site Numerama, les couloirs sectionnés l'ont été volontairement en trois points : sur la liaison Paris-Lyon, la liaison Paris-Strasbourg et Paris-Lille. Ces ruptures de câbles seraient survenues quasi-simultanément, je cite « vers 3h20, 3h40 et 5h20 du matin » dans la nuit de mardi à mercredi la semaine dernière. Ces liaisons appelées « backbone » ou colonne vertébrale d'un réseau internet, servent à interconnecter le trafic internet entre différentes zones géographiques grâce à des fibres à très haut débit. D'après Free et les experts du secteur, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte volontaire, même si aucune explication officielle n'a été donné pour l'instant. Une enquête est toutefois en cours.

    Pour Nicolas Guillaume, dirigeant de l'opérateur dédié aux professionnels Netalis, il est impossible que ces incidents soient liés à des travaux puisque je cite « des pelleteuses ne coupent pas Internet en pleine nuit vers 3h40 du matin […] Est-ce qu'il s'agit d'un acte de terrorisme numérique ? Peut-être. Il y a eu là un impact majeur, car la coordination des attaques sur les câbles a été bien faite, par des gens qui inévitablement connaissent le réseau » fin de citation. Depuis deux ans, plus de 200 antennes-relais ont été dégradées, le plus souvent brûlées par des militants anti 5G. À contrario, les actes de malveillance contre des fibres optiques sont beaucoup plus rares.

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    3 min

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