Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Internet Explorer, c'est fini.

    C'est l'un des navigateurs les plus iconiques de l'histoire d'internet qui s'apprête à tirer définitivement sa révérence : Internet Explorer s'arrêtera définitivement de fonctionner le 15 juin prochain. Un clap de fin auquel ses utilisateurs se préparent depuis 2015 et qui a été accéléré ces dernières années par l'arrivée de son successeur Microsoft Edge. Mais que les plus attristés d'entre vous sèchent leurs larmes, Internet Explorer ne devrait pas disparaître totalement.

    Il ne vous aura pas échappé ces dernières années que les nouveaux ordinateurs fonctionnant sous Windows ne proposent plus Internet Explorer comme navigateur par défaut, mais Microsoft Edge. Depuis 2019, Edge utilise la structure Chromium pour fonctionner, soit la même que Google Chrome, plus rapide et sécurisée que celle d'Explorer. C'est notamment en raison des lacunes d'Internet Explorer dans ces deux domaines, sécurité et rapidité, que Microsoft a décidé de supprimer progressivement son vieux navigateur âgé de 27 ans à partir du 15 juin. Dans le détail, cette suppression concernera les systèmes fonctionnant sous Windows 10 20H2 et toutes les versions ultérieures. Les personnes utilisant Windows 8.1 ne seront quant à elle pas concernées.

    Mais si vous utilisez Windows 10, voir Windows 11 et que cette nouvelle vous rend déjà nostalgique d'une époque révolue d'internet, celle des années 2000, rassurez-vous, Explorer continuera d'exister à travers Edge grâce à une version dite « virtuelle » et plus sécurisée. En clair, il faudra simplement se rendre dans l'onglet « navigateur par défaut » dans les paramètres et sélectionner Internet Explorer. Je le répète, il s'agira d'une simple interface. Car en réalité, c'est bien Edge qui s'exécutera mais avec le visuel d'Internet Explorer. Une option qui aura de quoi ravir les fans jusqu'en 2029 à en croire le calendrier annoncé par Microsoft.

    Dès lors, vous êtes en droit de vous demander pourquoi Microsoft supprime l'application Internet Explorer mais offre tout de même une option pour celles et ceux qui souhaiteraient l'utiliser à travers Edge ? Et bien tout simplement pour faire gagner Microsoft Edge en popularité ! En effet, une grande majorité des utilisateurs Windows optent aujourd'hui pour Google Chrome, sans compter la montée en puissance des navigateurs alternatifs comme Brave, misant sur la sécurité et la protection des données des utilisateurs. En ajoutant la corde nostalgie et vintage d'Internet Explorer à son arc, Edge compte bien rapatrier certains utilisateurs et tenter de contester l'hégémonie de Chrome.

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    3 min
  • Le télétravail interdit chez Tesla ?

    Si la pandémie de COVID-19 a accéléré l'essor du télétravail dans le monde, entraînant au passage une crise des semi-conducteurs et donc de l'industrie technologique dans son ensemble -qui aujourd'hui revient peu à peu à la normale- il semblerait que toutes les entreprises ne soient pas en phase avec le fait de travailler en chausson et en pyjama dans son canapé. En effet, Elon Musk, le patron de Tesla veut désormais obliger ses salariés je cite « à effectuer 40 heures de travail minimum par semaine au bureau pour pouvoir télétravailler, ou bien les invite à démissionner » fin de citation.

    Vu le contexte sanitaire, mais aussi économique et sociale, une telle position de la part d'Elon Musk est difficilement compréhensible. Peu importe la tendance générale visant à encourager le télétravail, Elon Musk veut que ses salariés reviennent au bureau. C'est via un simple e-mail que les employés ont appris la nouvelle, avec une précision importante que je cite « Elon Musk examinera et approuvera au cas par cas la situation de ceux qui ne pourraient pas atteindre le minimum des 40 heures indiquées ». Interpellé par plusieurs internautes sur l'authenticité de ce message, l'homme le plus riche du monde a répondu que selon lui, je cite « les 40 heures de présence obligatoire au bureau sont de bien meilleures conditions que celles que nous pouvons offrir aux employés des usines » fin de citation. Une sorte d'équité entre le bureau et l'usine Tesla si l'on traduit.

    Quelques jours plus tard, Elon Musk a envoyé un second e-mail pour justifier sa décision, et met en avant la culture d'excellence de l'entreprise. Il explique je cite que « plus vous progressez dans l'entreprise, plus votre présence doit être visible. Il y a bien sûr des entreprises qui n'exigent pas cela, mais je peux vous assurer qu'elles n'ont pas le même niveau d'exigence que nous » fin de citation. Parmi les GAFAM, Google a également choisi de faire revenir ses employés au bureau, expliquant que cela avait un impact positif sur la compétitivité d'une entreprise. Selon le géant américain, les échanges physiques entre collègues sont indispensables bien faire fonctionner une société. L'entreprise a même menacé les télétravailleurs de voir leur salaire baisser. Twitter de son côté a opté pour un modèle hybride, laissant le choix aux salariés de travailler soit aux bureaux depuis leur réouverture, soit de continuer à travailler depuis chez eux. Reste comment évoluera cette histoire du côté de Tesla, surtout qu'Elon Musk prévoirait de réduire les effectifs de l'entreprise de 10% à cause je cite « d'un très mauvais pressentiment sur la situation économique ».

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    4 min
  • Une grosse crise technologique en Russie ?

    Depuis fin février, la Russie est je cite en « opération spéciale » en Ukraine, comme l'explique son président Vladimir Poutine. Face à ce que les occidentaux considèrent comme une invasion de Moscou sur Kiev, nombreux sont les pays et entreprise à avoir pris des sanctions économiques envers la Russie. Si le Kremlin explique à qui veut bien l'entendre que ces sanctions économiques et financières sont inefficaces, il semblerait pourtant que les entreprises russes éprouvent un certain nombre de difficultés, notamment en terme d'approvisionnement. C'est ce cas pour les semi-conducteurs qui plongeraient le pays dans une véritable crise technologique.

    Si Vladimir Poutine maîtrise à la perfection les techniques de propagandes pour voiler la réalité surtout auprès de sa propre population, il semblerait que les sanctions européennes et occidentales mises en place depuis février se fassent ressentir assez violemment en Russie. En effet, l'approvisionnement en semi-conducteurs, en équipements électroniques et même pour les composants nécessaires au bon fonctionnement des centres de données du pays auraient fait naitre ces dernières semaines une crise technologique. Dans le détail, la plupart des grands fabricants de puces comme Intel, Samsung, TSMC et Qualcomm ont totalement cessé leurs activités en Russie. De leur côté, les entreprises européennes, britanniques et américaines ne sont plus autorisées à exporter leurs produits vers la Russie. Ainsi l'ensemble des sanctions imposées ont créé une pénurie auprès des constructeurs automobiles, des fabricants d'appareils ménagers et même auprès de l'industrie des équipements militaires. Pour résumer grossièrement, la capacité du pays à importer des technologies étrangères a été considérablement réduite, forçant le pays à entreprendre une transformation structurelle très douloureuse de son économie.

    Si les partenaires commerciaux d'hier ne veulent plus travailler avec vous aujourd'hui, il faut bien trouver une solution en interne, même si cela va faire des dégâts au niveau économique. C'est un peu comme cela qu'on pourrait résumer la pensée générale en Russie, qui n'a d'ailleurs plus le droit d’exporter ses produits comme le gaz, vers les pays occidentaux, ses plus gros acheteurs. Ainsi, les économistes s'attendent à une baisse de 15% du PIB cette année. L'économie russe pourrait même être gravement et durablement impactée. Pour finir, la Russie peut-elle être indépendante en terme de semi-conducteurs ? Pas dans l’immédiat. En effet, la Sberbank, l'une des plus importantes de Russie, déclarait l'an dernier que les puces de l'entreprise nationale MCST étaient bien inférieures à celles développées par Intel sur le plan de la capacité de mémoire et du traitement de bande passante.

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    3 min
  • Internet : un record hallucinant de transfert de données au Japon !

    Le lundi 30 mai 2022 restera à jamais une date historique au Japon, puisque c'est ce jour là que l'Institut national des technologies, de l'information et de la communication du pays (NICT) a annoncé avoir battu un record de vitesse en matière de transfert de données. Une nouvelle étape anodine dans l'amélioration d'internet, mais qui pourrait bien se révéler être une véritable révolution dans notre quotidien très bientôt.

    Avant tout, il convient de désamorcer une chose. Ce record de vitesse internet a été réalisé en laboratoire dans un contexte très précis. L'avantage, c'est qu'il a également été obtenu en utilisant des technologies déjà existantes dans les réseaux de fibre optique actuels ! Pour rentrer dans le détail, les chercheurs du NICT ont envoyé des données à travers un câble en fibre optique à plusieurs « cœurs ». Quatre « cœurs » composaient le câble utilisé, chacun transmettant un signal différent, ce qui d'après les chercheurs amplifierait la bande passante. De cette manière, c'est très exactement 1,02 pétabit par seconde qui a pu être transféré, soit 1020 térabits ou encore 127 500 gigas de données à en croire les chercheurs, le tout sur sur une distance de 52 kilomètres. Pour vous donner une image, cela permettrait à des pays comme le Portugal ou la Suède, qui comptent environ 10 millions d'habitants chacun de fournir du contenus vidéos en 8K à chacun de leurs citoyens en simultané ! D'après le site spécialisé New Atlas, une telle vitesse serait 100 000 fois supérieure aux connexions les plus rapides actuellement disponibles pour les particuliers.

    Ce nouveau record de vitesse n'a rien d'étonnant quand on sait que le Japon détenait déjà le précédent, de 319 térabits, établi en juillet 2021, on vous en avait d'ailleurs parlé dans ce podcast. Ce qui est le plus impressionnant en revanche, c'est que le NICT a réussi en moins de douze mois à tripler les capacités de la bande passante. À noter que le Japon se veut aussi être à leader dans les connexions non filaires. En avril 2021, le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, avait rencontré le président américain Joe Biden pour mettre en place une coopération dans le développement de la technologie 6G, avec à la clé un investissement de 4,5 milliards de dollars afin de concurrencer la Chine, elle aussi très investie dans ce dossier.

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    3 min
  • Un traducteur hors-ligne intégré à Mozilla Firefox ?

    Y a-t-il encore besoin de prouver que Mozilla Firefox est un excellent navigateur internet ? S’il vous fallait une preuve supplémentaire pour vous convaincre, sachez qu’il embarque désormais avec lui Firefox Translations, un traducteur automatique qui a l’avantage de fonctionner hors-ligne !

    Ce n’est pas un secret, le secteur des navigateurs internet est très concurrentiel avec l’hégémonie de Google Chrome et l’émergence de petits nouveaux comme Brave misant sur la sécurité de votre vie privée. Ceci dit, l’un des navigateurs les plus populaires reste Mozilla Firefox, et ce, malgré une perte de 46 millions d’utilisateurs en 3 ans. Pour tenter de se renouveler, Mozilla Firefox a célébré le passage à sa version 100 début mai en intégrant plusieurs nouveautés comme la prise en charge des sous-titres dans le mode Picture-in-Picture, mais aussi et surtout une nouvelle extension baptisée Firefox Translation, un traducteur automatique qui, contrairement à ses concurrents, n’est pas basé sur la technologie cloud.

    En effet, le processus d'apprentissage automatique s'effectue directement sur votre ordinateur, et ce même si vous êtes hors-ligne. En se passant du cloud, Mozilla Firefox veut réduire sa dépendance aux fournisseurs de cloud, et donc éviter une collecte de vos données personnelles par ses mêmes fournisseurs. Concrètement, cette extension est le fruit du projet Bergamot, financé par l'Union européenne et mené par un consortium constitué de l'université d'Édimbourg, l'université Charles de Prague, l'université de Sheffield, de Tartu et l’entreprise Mozilla, avec l’objectif d’améliorer la traduction automatique des utilisateurs. Pour reformuler, on peut lire sur la page officielle du projet que je cite « l’exécution directe sur les machines des utilisateurs permet aux citoyens de préserver leur vie privée et accroît l'adoption des technologies linguistiques en Europe dans divers secteurs qui exigent la confidentialité » fin de citation. À première vue, Firefox Translation est plutôt de bonne facture bien qu’il ne supporte la traduction de l’anglais qu’en 12 langues pour l’instant, dont l’espagnol, le bulgare, le tchèque, l’estonien, l’allemand, l’italien le portugais ou encore le russe. On remarquera donc que le français, le mandarin, l’indien ou encore le coréen et l’arabe ne font pas partie des langues actuellement disponibles bien que certaines des plus parlées dans le monde.

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    3 min
  • Qu'est-ce que Imagen, l'IA surpuissante de Google ?

    Est-ce que vous vous souvenez de DALL-E 2, cette intelligence artificielle conçue par la firme OpenAI, et qui permet de créer des images simplement à partir de texte ? Si ce n'est pas le cas, je vous invite à écouter l'épisode que nous lui avions consacré il y a quelques mois. Mais aujourd'hui, il semblerait que DALL-E 2 ait du soucis à se faire puisque son concurrent développé par Google et intitulé Imagen propose des résultats encore plus impressionnant.

    Pour se rendre compte des possibilités quasi infinies qu'offre Imagen, il suffit simplement de se rendre sur le site internet de l'IA. Dans la note d'intention, les développeurs la décrivent comme je cite « un modèle de diffusion texte-image doté d’un degré de photoréalisme et de compréhension du langage sans précédent » fin de citation... bref, il serait donc possible de donner vie à toutes nos idées les plus folles. Tout comme DALL-E 2, il suffirait simplement de taper une phrase avec tous les critères souhaités pour que Imagen donne vie à votre idée. Plusieurs exemples sur son site permettent en effet de mesurer l’étendue des capacités de l'IA, comme je cite « un cobra géant dans une ferme, mais le cobra est constitué de maïs […] un cerveau chevauchant une fusée en direction de la lune [ou encore] un oiseau très énervé »... au delà de cette petite sélection, le site offre plusieurs dizaines d'autres visuels, chacun dans son propre style, mais tous aussi bluffant les uns que les autres, à tel point qu'on se demanderait presque s'il ne s'agirait pas du travail d'un vrai artiste.

    Dès lors, comment l'IA arrive-t-elle à produire de tels résultats ? Et bien grâce à la méthode dite de la diffusion. Tout d'abord, l'IA part d'une image en faible résolution. À force de piocher dans sa base de donnée grâce à la technique du machine learning, Imagen va être en mesure d'affiner la version finale de l'image souhaitée. Pendant le processus, de nombreux détails sont ajoutés afin d'harmoniser la composition finale dans un format carré de 1 024 par 1 024 pixels. À noter que les images exposées sur le site ont été produite dans des conditions de laboratoires très contrôlées et que l'usage de cet IA est pour l'instant circonscrite aux chercheurs de chez Google. Aucune date d'ouverture au grand public n'a été annoncé, et pour cause ! Dans un chapitre intitulé « limites et impact sociétal », les chercheurs ne cachent pas leur inquiétude de voir leur technologie détournée à des fins douteuses. De plus, Imagen mobilise des sets de données dans lesquels aucun tri n'aurait été fait, ce qui lui a permis de progresser plus rapidement, mais qui ouvre aussi la porte à des interprétations racistes, sexistes, ou même pornographique.

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    4 min
  • Fronton, un robot russe dédié aux fake news sur les réseaux ?

    En terme de manipulation de l'information et de fake news, la Russie a démontré avec brio qu'elle possède un talent certain, surtout en cette période de conflit en Ukraine. Ces derniers mois, de nombreux média russes ont été banni d'Europe pour tenter de museler la propagande de Moscou. Mais plutôt que de s'acharner à utiliser les canaux de diffusion classiques à l'internationale, la Russie aurait opté pour une toute autre stratégie : détourner un outil de piratage pour en faire une arme de propagande en ligne.

    D'après un rapport de de l'entreprise Nisos, la Russie aurait en effet détourné le projet Fronton, principalement destiné à perturber le fonctionnement d'organisations et d'institutions étatiques, pour réaliser des campagnes massives de désinformation. Pour l'historique, ce projet Fronton avait été révélé en 2020 après le piratage d'un sous-traitant des services secrets russes par le groupe de hacker Digital Revolution. Ces derniers avaient volé de nombreux fichiers détaillant ce fameux projet. Le but du FSB à l'époque était de viser principalement les objets connectés sous Linux, avec un focus mis particulièrement sur les caméras connectées et les enregistreurs vidéos, afin de réaliser des attaques informatiques. Mais d’après le rapport publié par Nisos, les capacités de Fronton seraient beaucoup plus étendues que ce qu'on pouvait imaginer. En réalité, ce système pourrait permettre de créer je cite des « comportements inauthentiques à grande échelle »... autrement dit, contrôler un réseau de robots informatiques pour poster des messages sur les réseaux sociaux et les sites d’information.

    Toujours d'après le rapport, Fronton serait équipé d'une interface utilisateur nommée SANA, permettant de créer et coordonner ces campagnes de désinformation. Dans le détail, SANA posséderait de nombreuses capacités. L’une d’entre elles serait la création de fausses « personnalités » pour les bots, à l’aide de photos et d’activités de fond, comme des likes ou commentaires à mener entre deux campagnes afin de rendre difficile la différenciation avec un véritable utilisateur. SANA est aussi utilisée pour stocker des phrases, des citations et des commentaires pour répondre rapidement à un sujet sur les réseaux sociaux. Les personnes qui ont accès à cette interface peuvent également s’en servir pour créer et déployer des trends, donc des tendances sur les réseaux sociaux, et ce, en utilisant des groupes de bots pour réagir en masse à certains mots-clés sur une plateforme choisie et à un moment donné. Prudence donc quand vous serez confronté à des commentaires pro-russes ou critiquant ouvertement les pays en désaccord avec la Russie, aussi bien argumenté et nombreux soient-ils. Il n'est pas impossible que derrière se cachent les bots du projet Fronton.

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    3 min
  • Carte SIM, la protection idéale pour vos données ?

    Vous le savez, les méthodes actuelles d'authentifications et de protection des données sont assez perméables, ce qui pousse les grandes entreprises du secteur à tenter de nouvelles approches. Si aujourd'hui l'identification avec votre smartphone est presque devenue incontournable pour vous connecter à un service, ce n'est pas un hasard. Plusieurs composants de votre mobile permettraient en effet de procurer une sécurité renforcée.

    La fin des mots de passe est proche, on vous en parle d'ailleurs assez régulièrement dans ce podcast. Ce qui au final n'est pas une si mauvaise chose étant donné que cette méthode est sujette à beaucoup de faille entraînant du piratage. Or, en utilisant à la place la carte SIM de votre téléphone, cela ne devrait plus être un problème. D'après plusieurs spécialistes en cybersécurité, une API tru.ID permet désormais d'ouvrir aux développeurs l'authentification du réseau mobile basée sur la carte SIM. En clair, il est maintenant possible pour les plateformes de créer une authentification à plusieurs facteurs en ayant simplement recours aux informations de la carte SIM.

    Vous l'entendez, je suis assez enthousiaste à ce sujet. Mais qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Et bien que les tentatives de phishing, d'hameçonnage seront beaucoup plus difficiles. En effet, la méthode dite « carte SIM » utilise la combinaison du numéro de téléphone avec l'IMSI (identité internationale d'abonné mobile) de la SIM qui lui est associé. Ce dernier élément est vérifié de manière invisible, donc l'utilisateur n'a pas besoin de le renseigner lui-même. De plus, ce processus d'authentification sera exécuté automatiquement par le réseau mobile sans que l'usager n'ait quoique ce soit à faire. Qui dit aucune action de l'usager suppose que les méthodes de piratage où il faut appuyer sur un lien seront obsolètes, que les brute-force attack, donc le fait de tester toutes les combinaisons possible pour ouvrir la session souhaité sera là aussi de l'histoire ancienne.

    Concernant l'authentification à double facteur qui prend de plus en plus d'ampleur aujourd'hui, cette méthode accroît considérablement la sécurité, mais reste faillible. Elle est de plus en plus visée par les pirates, qui parviennent à la détourner. D'après une étude de la Stony Brook University, plus de 1200 kits de phishing permettant d'intercepter les codes d'authentification à double facteur seraient disponibles en ligne.

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    3 min
  • De la 6G dès 2030 ?

    Alors que la 5G vient à peine d'arriver sur le marché et que sa technologie continue de faire débat notamment en Europe, certains constructeurs comme Nokia et Huawei travaillent déjà sur la prochaine génération de réseau mobile, la 6G. L'an dernier, la Chine annonçait également être sur ce dossier avec l'ambition de devenir un leader mondial. Où en est-on dans le monde ? Quelles seront les performances offertes par la 6G ? Arrivera-t-elle chez nous d'ici la fin de la décennie ? Toutes les réponses dans cet épisode.

    Quelques mois seulement après l'arrivée controversé de la 5G, voilà que la génération de réseau mobile suivante est déjà au cœur des discussions, surtout chez les industriels. En effet, Nokia et Huawei se verraient bien lancer les premières infrastructures d'ici 2030, quand le Coréen Samsung a quant à lui ouvert une toute nouvelle division de recherches dédiée. Aux Etats-Unis, Apple cherche pour sa part des ingénieurs spécialistes du domaine pour concevoir de nouveaux systèmes de communication sans fil ainsi que pour préparer le passage à la 6G. Plus près de chez nous, l'Union Européenne préparerait déjà le terrain puisqu'elle aurait chargé Nokia et Ericsson de développer la technologie 6G en envisageant un lancement là aussi pour 2030. D'après les premières estimations des deux équipementiers, le débit pourraient grimper jusqu'à 1 To/s, ce qui est colossal... C'est en effet 8 000 fois la vitesse de transfert maximale offerte actuellement par la 5G.

    À en croire le PDG de Nokia, Pekka Lundmark lors de son passage au Forum Économique de Davos la semaine dernière, 2030 semble en effet l'année de prédilection de tous les constructeurs. Par ailleurs, le PDG a déclaré que ce ne seront pas les smartphones qui feront entrer la 6G dans la prochaine décennie. Selon lui, nos téléphones portables seront progressivement remplacés par des appareils connectés directement à notre corps, ce qui n'est pas sans rappeler le fameux Neuralink promis par Elon Musk, implanté directement dans le cerveau humain pour augmenter nos capacités. Comme je vous le disais, la Chine a déjà pris une longueur d'avance dans la course à la 6G. Si ce sujet vous intéresse, nous avions déjà consacré un épisode l'an dernier à ce sujet. Mais depuis, la première puissance économique mondiale a accéléré le pas en lançant le premier satellite 6G en orbite afin de permettre à l'université des sciences et de l'électroniques de Chine d'étudier le comportement de la technologie 6G dans l'espace.

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    3 min
  • Bientôt des data centers sur la Lune ?

    Non, ce n’est pas une blague, une startup américaine envisage bel et bien d’installer des centres de données sur la Lune, dans le but bien précis de sauvegarder les données du monde et de les protéger de tout incident qui pourrait avoir lieu sur Terre comme une catastrophe naturelle ou une guerre nucléaire.

    Souvenez-vous, il y a quelques mois, nous vous parlions d’un disque capable de stocker des données pendant plusieurs centaines d’années voire des millénaires. Une sorte de boite temporelle impérissable qui était destinée aux générations futures sur Terre. Et si au final nos descendants dans plusieurs siècles allaient chercher les traces du passé sur la Lune ? C’est en tout cas une solution proposée par la startup américaine Lonestar basée en Floride. Contrairement à des disques, cette dernière prévoit carrément d’installer des data centers sur la Lune, à l’abri de tout intempérie donc. Concrètement, tout cela s’inscrit dans la mission « Lonestar Data Holdings ». Selon son PDG Christopher Stott que je cite « il est inconcevable que nous gardions nos données et connaissances les plus précieuses au même endroit que là où nous faisons exploser des bombes […] Nous devons mettre nos données à l’abri hors de notre planète le plus rapidement possible, là où nous pouvons les garder en sécurité ».

    Pourquoi la Lune alors ? Et bien l'un des côtés de la Lune est dit « verrouillé » par les marées et fait constamment face à la Terre, ce qui signifie qu'il serait possible d'établir une communication constante entre les appareils de la Lune et notre planète. Ceci dit, pour mener sa mission à bien, Lonestar devra prouver que sa technologie est fiable et que son projet est réalisable. Le mois dernier, l’entreprise avait déjà annoncé avoir signé des contrats pour lancer des prototypes de démonstration à bord des alunisseurs d'Intuitive Machines, une autre entreprise financée par la NASA. À la fin de l’année, Intuitive Machines enverra Nova-C sur la Lune pour sa toute première mission, l’occasion pour Lonestar d’effectuer des tests logiciels, en stockant un petit nombre de données au sein du matériel de l'alunisseur.


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    2 min

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