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C'est une rumeur persistante depuis de longs mois, mais qui tend petit à petit à se confirmer, le réseau social TikTok est plus que jamais sous la menace d'une interdiction aux Etats-Unis. En cause, son immense gourmandise pour aspirer les données personnelles des utilisateurs sans leur consentement.
Vous vous en souvenez peut-être, TikTok avait déjà été interdit aux Etats-Unis en 2020 par le président Donald Trump. Une sanction finalement annulée par son successeur Joe Biden, ce qui avait permis à TikTok de signer son grand retour en terres américaines. Ceci dit, le vent pourrait à nouveau tourner, en défaveur de TikTok. D'après le site Buzzfeed qui a analysé près de 80 enregistrements audio de réunions internes au réseau social, l'application pourrait je cite « tout voir depuis la Chine », ce sont en tout cas les propos d'un membre du département Confiance et Sécurité de l'entreprise. Un autre dirigeant aurait également mentionné un certaine « Master Admin » qui lui aussi aurait je cite « accès à tout ».
En parallèle de ces révélations, le commissaire de la Commission fédérale des communications (FCC) dont la mission est de réguler les télécommunications, les contenus des émissions de radio, télévision et Internet, l'équivalent de l'ARCEP en France, et bien ce commissaire nommé Brendan Carr a signé une lettre à destination de Google et Apple exigeant le retrait de TikTok du Play Store et de l’App Store. Dans sa lettre, le fonctionnaire évoque je cite des « preuves et déterminations inquiétantes concernant les pratiques de TikTok en matière de données [...] Il est clair que TikTok pose un risque inacceptable pour la sécurité nationale en raison de sa vaste récolte de données étant combinée avec l’accès apparemment non contrôlé de Pékin à ces données sensibles » fin de citation. Le lien vers cette lettre publique est dans la description de cet épisode si cela vous intéresse. Précision, même si vous le savez sans doute, la lettre est en anglais. Google et Apple ont jusqu’à ce vendredi 8 juillet pour retirer l'application de leur store respectif, ou le cas contraire, pour expliquer leur refus d'accéder à la demande du commissaire Carr, qui a priori, est le seul signataire de cette lettre. En effet, aucun autre membre de la FCC ne semble impliqué dans cette démarche. À voir si cet intérêt sécuritaire pour la nation comme le dit Brendan Carr sera supérieur aux yeux de Google et d'Apple que les milliards de dollars d'enjeux financiers dans ce dossier.
Lettre de Brendan Carr : https://twitter.com/BrendanCarrFCC/status/1541823585957707776/photo/1
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Place aujourd'hui à une nouvelle histoire complètement décalée. Direction le Japon, plus précisément la ville d'Amagasaki où un homme a tout simplement perdu une clé USB contenant des données sur plus de 450 000 habitants de la ville... infos fiscales, bancaires, allocations touchées... bref, tout ça s'est retrouvé dans la nature après que l'homme se soit endormi en pleine rue après une soirée un peu trop arrosée.
Pour être parfaitement précis, ce fonctionnaire spécialiste de la fiscalité pour la ville d'Amagasaki a égaré une clé contenant les données de l'ensemble de ses concitoyens, soit quand même 465 177 personnes ! On retrouve notamment les noms, dates de naissance et adresses des habitants de la ville, ainsi que leurs données fiscales, les informations de leur compte ou encore le montant des allocations perçues. Autant dire que ce genre de données, premièrement, n'a rien à faire sur une clé USB... encore moins quand on se rend en soirée ensuite ! Car d'après les autorités locales, l'homme se serait fait voler ses affaires après s'être endormi dans la rue. Petite consolation, le fonctionnaire explique que le stockage de la clé est crypté est qu’il est donc impossible d’accéder aux données personnelles des habitants d’Amagasaki. Une version qui tend à se confirmer puisqu'à ce jour, les autorités locales affirment n'avoir détecté aucune fuite, et a affirmé qu'une enquête a été ouverte pour essayer de retrouver la clé.
Une bourde qui a forcé le maire de la ville a présenter ses excuses aux habitants, condamnant le comportement irresponsable de son administré à l'origine de cette galère dans laquelle se retrouve la mairie. Un contretemps qui d'ailleurs ne devrait pas impacter le versement des futures allocations pour les foyers concernés. Quoiqu'il en soit, cette affaire met une nouvelle fois en lumière plusieurs soucis au Japon. Tout d'abord, un risque qui concerne tout le monde : le risque humain dans les fuites de données, puisqu'au moins 80 % des fuites sont causées par une personne, soit volontairement, soit comme dans cette histoire par inattention ou irresponsabilité. Également, on vous avait déjà expliqué dans ce podcast que le système administratif japonais fonctionnait encore avec des disquettes et autres technologies quelque peu dépassées. Ce précepte de systématiquement repousser à plus tard la modernisation informatique devrait être sérieusement remis en question avec cette histoire touchant la 37e ville la plus peuplée du Japon... À noter que celle échelle est un peu erronée. On pourrait se dire que la 37e ville du Japon, ce n'est pas si important que cela... En comparaison, elle est quasiment aussi peuplée que notre 4e ville française Toulouse et ses plus de 490 000 habitants.
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À votre avis, quels sont les sites et services qui consomment le plus d'internet en France ? Si vous êtes un auditeur assidu du podcast, alors vous savez que les services vidéos et sites de streaming montent largement sur le podium... Mais tout en haut de la montage, on retrouve Netflix ! La compagnie américaine consomme en effet 1/5e de la bande passante française à elle seule !
C'est donc d'un poids très lourd que Netflix pèse sur l'internet français d'après l'Arcep. À en croire la dernière étude de l'autorité de régulation des communications, le service de vidéo à la demande représentait à lui seul 20% de la consommation de bande-passante dans le pays en 2021. Il y a un an, l'organisme avait déjà alerté sur cette consommation excessive où, il faut s'en souvenir, Netflix affichait déjà un tel score. Ce n'est pas une situation nouvelle, mais l'enseignement principal, c'est surtout qu'en douze mois, la situation n'a absolument pas changé. À bien y regarder, la part de Netflix sur l'internet français ne cesse d'augmenter. Il y a six ans, en 2016, le géant du divertissement représentait déjà 8% du trafic total. Si l'on regarde juste derrière, Google arrive 2e avec 13% d'occupation de la bande-passante, suivi de près par Akamai et ses serveurs informatiques, et enfin Facebook et Amazon. Je cite le président de l'Arcep, « en 2021, c'est le trafic vidéo qui occupe la majorité de nos réseaux de télécommunications, avec cinq gros fournisseurs qui utilisent 50% de notre trafic » fin de citation.
Plusieurs éléments expliquent cette consommation grandissante. En premier lieu, les Français s'intéressent de plus en plus aux services vidéos pour se divertir avec une exigence de latence très faible et de qualité toujours plus élevée. L'Arcep fait d'ailleurs une parenthèse très intéressante dans son étude à propos des codecs et de leur rôle dans l'acheminement des flux vidéo. Si vous ne savez pas ce qu'est un codec, il s'agit tout simplement d'un dispositif qui permet de mettre en œuvre l'encodage et le décodage d'un flux de données, tout en réduisant le poids de ce même flux. Aujourd'hui, la majorité du trafic internet dans le monde est faite de données vidéo compressées. S'il existe certains codecs très performants, capables de réduire drastiquement la bande passante consommée (HEVC, VP9, AV1), ces derniers peuvent créer des incompatibilités, ce que les hébergeurs souhaitent absolument éviter.
Bien entendu, la France n'est pas le seul pays touché par ce phénomène, car au niveau mondial, 53% du trafic internet est occupé par de la vidéo sur YouTube, Netflix, Amazon Prime Video ou encore Disney+. Côté politique, la Commission européenne planche sur plusieurs mesure pour enrayer cette hausse comme celle d'appliquer une taxe aux GAFAM et aux services de streaming pour participer au financement et à l'entretien des réseaux des opérateurs. Un projet de loi devrait d'ailleurs être présenté à Bruxelles d'ici la fin de l'année.
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L'un des événements les plus dramatiques du 20e siècle, si ce n'est le plus dramatique de l'histoire moderne (a minima en Europe) concerne la Shoah et les déportations de Juifs dans les camps de la mort lors de la Seconde Guerre mondiale. Sur environ 6 millions de Juifs disparus, un certain nombre n'a jamais été identifié et a tout simplement été oublié de l'Histoire. C'est donc pour mettre un nom sur le visage de ces victimes anonymes qu'un ingénieur américain a développé un puissant système de reconnaissance faciale disponible gratuitement sur Internet.
Pour Daniel Patt, l'ingénieur à l'origine de cette IA, l'objectif est d'essayer d'apporter une réponse à la détresse de certaines familles dont des proches ont disparu durant la Shoah dans les années 40. Cette idée, le chercheur l'a eu en visitant le Musée Polin sur l'histoire du ghetto de Varsovie dont les murs du musée étaient couverts de photos de survivants et de victimes... sauf que bien souvent, ces visages n'étaient reliés à aucun nom. Pour répondre à ce problème, Daniel Patt a donc créé la plateforme From Numbers to Names (N2N). Concrètement, une puissante intelligence artificielle parcourt les photos numérisées de l'Europe d'avant-guerre et de l'Holocauste à la recherche d'un visage préalablement soumis par l'internaute sur le site. Alors ne vous attendez pas à une réponse sûre et définitive de la part de l'IA, cette dernière se contente d'afficher pour l'instant uniquement les dix meilleures ressemblances dénichées dans la base de données.
Concrètement, l'ingénieur a travaillé seul sur ce projet, mais s'est aujourd'hui entouré d'une équipe de développeurs et de chercheurs eux aussi bénévoles pour améliorer son IA. N2N est aujourd'hui en train d'assimiler quelque 700.000 nouvelles photos de cette période, qui viendront s'ajouter aux 500.000 déjà analysées, pour un total de plus de deux millions de visages. Si vous souhaitez utiliser cet outil, rien de plus simple. Rendez-vous sur le site Numbers to Names.org dont le lien est dans la description de cet épisode. Une fois sur le site, il vous suffit d'ajouter une photo du visage d'une victime, laquelle sera ensuite comparée et recoupée avec la base de données, vous donnant au final les résultats les plus pertinents, susceptibles de répondre à votre requête. À noter que le logiciel fonctionne mieux lorsque les photos datent d'avant les années 60. À ce jour, N2N a déjà été utilisée par l'United States Holocaust Memorial Museum (USHMM) pour identifier des victimes de la Shoah parmi des centaines de milliers de photos, ainsi que pour retrouver des survivants et des descendants de victimes.
Site :https://numberstonames.org/
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Vous le savez, le champ d’application des intelligences artificielles est tout simplement infini. Si certains s’en servent pour générer des œuvres d’art comme l’IA DALL-E 2 dont on vous parle régulièrement dans ce podcast, ou bien pour créer des voitures autonomes, d’autres ont eu l’idée de s’en servir pour anticiper des crimes. Plus précisément, des chercheurs américains ont mis au point une IA capable de prédire le taux de criminalité une semaine à l'avance dans plusieurs villes du pays, et ce, avec une précision de 90 %.
Prédire les crimes avant qu’il ne soit commis n’est pas sans vous rappeler un certain film si vous êtes cinéphile, je veux parler de Minority Report. Et bien figurez-vous que ce n’est plus totalement de la fiction aujourd’hui grâce à l'Intelligence artificielle. Des chercheurs de l’université de Chicago aux Etats-Unis ont publié un article dans la revue Nature Human Behaviour, décrivant le principe d'une IA qu'ils ont mis au point, laquelle serait capable de prédire le niveau de criminalité avec 7 jours d’avance et dans un rayon de 300 mètres. Le plus fou dans tout ça, c’est que l’IA voit juste dans 9 prédictions sur dix !
En fait, les chercheurs ont analysé les données sur la criminalité à Chicago sur deux ans, entre 2014 et 2016, en divisant la ville en une grille où chaque carré mesure environ 300 mètres de côté. Ils ont ensuite prédit avec succès les niveaux de criminalité pour chaque carré pour les semaines suivantes. Les plus pointilleux d’entre vous noterons que ce genre d'algorithme avait été très critiqué par le passé à cause des discriminations qu’il pouvait commettre et des biais raciaux qu’il prenait en compte comme la couleur de peau, les origines sociales ou ethnique etc. D’ailleurs, la police de Chicago avait déjà testé un algorithme pour repérer les personnes les plus susceptibles d’être des agresseurs… avec tout de même une tendance assez dérangeante, car une majorité des personnes identifiées comme de potentiels criminels étaient des hommes noirs entre 20 à 30 ans. Les mauvais esprits auraient donc pu en tirer des conclusions plus que limite, voire carrément racistes.
Or, dans le cas de cette IA bien spécifique, les chercheurs indiquent que leur algorithme ne prédit que les lieux des crimes, et donc ne dresse pas de profil type pour identifier à l’avance les personnes impliquées. De plus, ces derniers indiquent que leur outil pourrait être utilisé pour analyser les biais de la police, comme le fait que, d’après leurs observations, les crimes commis dans des quartiers aisés donnaient plus souvent lieu à des arrestations que dans les quartiers pauvres. L’objectif pour ces chercheurs est donc de lutter plus efficacement contre le crime en le localisant avec précision plutôt que de s’attaquer à des individus bien précis que l’on suspecterait à tort ou à raison.
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Ces derniers temps, Amazon tente de plus en plus d’automatiser certaines tâches dans ses entrepôts en utilisant des robots. Si certains estiment que cela facilitera la vie des salariés, d'autres en revanche y voient une certaine menace à la fois pour les emplois, mais aussi pour la santé. Une inquiétude prise en compte par l'entreprise qui a opté pour deux robots autonomes de dernière génération.
Proteus, c'est le nom du premier robot, semblable à un grand aspirateur... à la différence que celui-ci peut transporter des chariots de type. Preuve de sa fiabilité pour les salariés, si jamais un humain croise sa route, le robot s’arrête automatiquement et attend que la personne se soit éloignée. À l'avenir Proteus sera déployé dans les zones de manipulation externe des chariots, afin de limiter les déplacements d’objets lourds par les salariés. Sur ce point, Amazon a aussi décidé d'équiper ses entrepôts de bras articulé doté de ventouses... son nom : Cardinal. Dans le détail, Cardinal embarque des technologies de vision et d’intelligence artificielle lui permettant d'attraper un carton dans une pile, lire son étiquette et le ranger dans le chariot approprié. Là encore, son utilisation permet de réduire les risques pour les salariés qui manipulent des objets lourds. Sa présence est toutefois limitée à un endroit confiné. Amazon espère pouvoir le déployer dans ses centres dès l’année prochaine.
L'entreprise propose également un nouveau système robotique pour transmettre les produits aux employés, sans qu’ils soient obligés d’aller les chercher en hauteur ou près du sol, voire de grimper à l'échelle. À nouveau, les robots semblent faciliter le travail des salariés à la rescousse, avec des bras automatiques qui prennent les paquets et les déposent dans des petits chariots, eux aussi automatisés ce qui rend l’opération plus rapide (inutile de perdre du temps à chercher les produits dans les différents bacs) et ce qui également permet d'éviter les manipulations dangereuses. Actuellement, 520 000 unités robotiques sont en activité dans les différents centres, mais Amazon insiste sur le fait que les robots sont là pour aider les humains et non les remplacer.
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Ce n'est pas la première fois que nous vous racontons des histoires où tech et rebondissements spectaculaires se croisent. Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle puisqu'une montre d'Apple aurait tout simplement sauvé la vie d'une nageuse coincée dans l'eau d'une rivière à 13 degrés. Une histoire qui prouve à nouveau que la technologie est un allié précieux, et dont je vous raconte le déroulement dans cet épisode.
Le 15 juin dernier, à Dalles, dans l’état d’Oregon aux États-Unis, une jeune femme de 25 ans décide d'aller nager dans la rivière Columbia. Au cours de sa séance de natation, elle se coince malencontreusement le pied sous un rocher. Réalisant qu'elle ne peut plus bouger, elle a le réflexe d'appeler les secours grâce à son Apple Watch. Une demi-heure plus tard, les secours arrivent. Un officier de police descend alors dans la rivière pour lui libérer le pied et l'aider à regagner la berge saine et sauve, bien que très fatiguée et en état d'hypothermie. En effet, 30 minutes dans une eau à 13 degrés est une situation qui fait refroidir le corps à une vitesse anormalement rapide.
Ça, c'est pour l'histoire. Mais concrètement, comment cette jeune femme a-t-elle pu prévenir les secours avec sa montre ? Et bien en activant la fonction « appel d'urgence ». La montre est alors entrée en contact avec les pompiers et policiers les plus proches, indiquant la localisation exacte de la nageuse. Malheureusement, seule une petite partie des Apple Watch possèdent cette option, en l’occurrence les modèles compatibles eSIM pouvant se connecter à un réseau GSM de façon autonome. Les montres compatibles 4G sont facilement reconnaissable puisqu'elles possèdent une petite couronne digitale dont l’intérieur est rouge. Les autres peuvent appeler les secours sans connexion WiFi, mais uniquement à l’aide du smartphone auquel elles sont associées. À noter que ce n'est pas la première fois qu'une montre connectée signée Apple sauve la vie d'une personne. En février dernier, un homme tombé de son vélo électrique en pleine nuit a pu être sauvé lui aussi en activant l'option Appel d'urgence.
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Ce n'est pas une première, Elon Musk est à nouveau au cœur des conversations aujourd'hui, et à nouveau, c'est sa communication qui interpelle. Lors d'une interview, le propriétaire de Tesla a qualifié les Gigafactory de Berlin en Allemagne et d'Austin au Texas censé fabriquer des voitures électriques en masse, de je cite « gouffres financiers », précisant que son entreprise avait déjà perdu des milliards d'euros.
Décidément, rien ne va plus pour l'homme le plus riche du monde. Après une longue controverse qui n'est toujours pas terminée concernant son rachat de Twitter, mais aussi des reproches publics de la part de ses propres employés, Elon Musk fait aujourd'hui face à un risque de faillite de ses deux entreprises phares : SpaceX et Tesla. Si les problèmes financiers de la première sont connus depuis des mois, la seconde quant à elle paraîssait plutôt équilibré... Il n'en est finalement rien. En conséquence, Elon Musk a annoncé il y a plusieurs semaines, qu'une vague de licenciements allait avoir lieu prochainement, concernant tout de même plusieurs milliers d'employés, et ce, à cause d'un « mauvais pressentiment ». On comprend mieux pourquoi en écoutant sa dernière allocution auprès de Tesla Owners of Silicon Valley, un club de propriétaire reconnu officiellement par la marque. Elon Musk y explique que les Gigafactory de Berlin et d'Austin sont je cite « de gigantesques gouffres financiers », en partie à cause de la pénurie mondiale de matériaux qui touche le secteur de l'automobile.
Dans le détail, l'usine d'Austin dans le Texas ne parviendrait à produire qu'une trop petite quantité de voiture par jour, loin des 22 000 modèles par semaine comme annoncé par l'entreprise par le passé. Une situation jugé catastrophique due au blocage de nombreux composants dans les ports chinois à cause des mesures anti-Covid du pays. Petite pointe d'optimisme, Elon Musk pense je cite que « tout cela va se régler très vite même si cela demande beaucoup d’attention » fin de citation. En ce qui concerne la Gigafactory de Shanghai (déjà fermée à plusieurs reprises à cause des confinements), une nouvelle fermeture de deux semaines devrait avoir lieu prochainement en raison de travaux. Reste à savoir quel plan mettra en place Elon Musk pour limiter les dégâts d'une situation plus que périlleuse, qui lui a déjà fait perdre plus de 600 millions de dollars suite au crash du Bitcoin ces dernières semaines.
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C'est une drôle d'histoire (mais qui ne fait pas rire tout le monde) que l'on a décidé de vous raconter aujourd'hui. Un employé de Google Developers affirme qu'une secte religieuse exerce une influence démesurée sur l'environnement de travail de son unité. Une influence qu'il a décidé de dénoncer en trainant son employeur en justice. Tous les détails, genèse et conséquence dans cet épisode.
Kevin Loyd, c'est le nom de cet employé à qui l'on doit cette histoire. « Fellowship of Friend », la confrérie des amis en Français, c'est le nom de la secte que ce dernier a décidé d'envoyer en justice suite à son licenciement. Dans le détail, Kevin Loyd porte plainte contre Google pour licenciement abusif, discrimination, représailles et préjudice psychologique. Mais pour comprendre davantage cette histoire, il faut revenir aux années 1970, quand cette confrérie a été créé par l'Américain Robert Earl Burton. Aujourd'hui, l'organisation compte plus de 1500 membres. Un tiers d'entre eux vivent d'ailleurs à proximité d'une énorme villa à Oregon House, en Californie, avec pour philosophie la théorie du développement personnel de la Quatrième Voie, autrement dit, ces adeptes pensent qu'un état de conscience total peut être atteint par la connaissance des beaux-arts. Dès lors, la confrérie collectionne des œuvres d'art, notamment des antiquités chinoises et monte de nombreux spectacles d'opéras, de théâtre ainsi que des concerts.
Au sein de Google Developers, Kevin Loyd explique que 12 employés sont membres de la secte. Certains d'entre eux étaient d'ailleurs très actifs au sein de l'entreprise, notamment lors d’événements où ils prenaient des photos, jouaient de la musique et proposaient même des massages. Une omniprésence inquiétante pour le plaignant, qui, dès qu'il a décidé d'en parler, a été licencié. À noter que ce n'est pas la première fois que la secte est mêlée à la justice. En 1984, plusieurs jeunes membres de l'organisation ont porté plainte contre Burton pour harcèlement sexuel... En 1996, un jeune a lui aussi porté plainte contre le fondateur pour conduite inappropriée alors qu'il était encore mineur. De son côté, Google a affirmé que vérifier l'identité religieuse des employés est à l'encontre de ses principes, mais a aussi dit que les plaintes de Kevin Loyd allaient être examinées sérieusement. Le procès ne fait que commencer.
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