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Ce n'est pas un secret, une bonne partie des géants de la Tech dont les GAFAM sont installés dans la Silicon Valley en Californie. Dès lors, l'Union Européenne, qui a fait de la Tech l'une de ses priorités dans les années à venir, a décidé d'ouvrir une sorte d'ambassade pour faciliter les échanges et régler de nombreux dossiers épineux, notamment en termes de règlement.
Google, Meta, Apple, Amazon et bien d'autres pourront désormais discuter directement avec l'Union Européenne de l'évolution de la politique du vieux continent en matière de numérique. Le bureau de l'UE ouvrira le 1er septembre à San Francisco avec à sa tête Gerard de Graaf, qui deviendra ainsi le tout premier ambassadeur européen de la technologie en Californie. Si vous ne le connaissez pas, Gerard de Graaf s'occupait de lutter contre le lobbying des géants du numérique auprès de la Commission Européenne à Bruxelles, et participant à l'élaboration de certains textes de régulation.
Toute cette histoire s'inscrit dans un contexte bien précis et assez tendu, puisque l'UE a récemment adopté le Digital Markets Act (DMA) et le Digital Services Act (DSA) censé aider dès l'année prochaine à réguler internet, comme par exemple la lutte contre les contenus violents ou haineux, lutter aussi contre les situations de monopoles. C'est simplifié, mais c'est l'idée. Je vous invite d'ailleurs à écouter l'épisode de Choses à Savoir Tech que nous avions déjà consacré à ces deux textes pour en savoir plus sur leur contenu. Si ces textes vont bel et bien entrer en vigueur, il reste quand même quelques détails à régler d'où l'idée de proposer des négociations apaisées et constructives avec un ambassadeur sur place. Finalement, Gerard de Graaf semble l'homme de la situation puisqu'il a eu une influence très importante dans la naissance du DSA et du DMA, sans oublier qu'il connaît très bien le marché américain, en particuliers les codes du commerce électronique et numérique.
À noter que l'ambassadeur aura d'autres missions en plus de faciliter les discussions entre l'Europe et les États-Unis. Gerad de Graaf fera aussi le lien entre la Zone Euro et le reste du monde, notamment le Japon, l'Inde ou le Brésil qui ont récemment calqué leurs réglementations en matière de numérique sur celles du Vieux continent. En faisant un effort de représentation au plus près des GAFAM, l'Union Européenne s'assure ainsi des relations bien plus directe et sans doute plus apaisées, car s'il y a bien une chose que l'UE craint fortement, c'est le départ de ces géants du numérique d'Europe. En effet, les GAFAM sont de très importants créateurs d'emplois et de richesse.
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Il faut le voir pour le croire. Excel, le célèbre tableur de Microsoft a désormais droit à sa propre compétition de e-sport. Mi-août, la chaîne américaine dédiée au sport ESPN a diffusé la Coupe du Monde de Modélisation Financière. Un concours pas comme les autres et qui ne cesse de faire réagir internet.
La Financial Modeling World Cup ou Coupe du Monde de Modélisation Financière sur Excel a eu lieu en mai dernier, mais n'a été diffusée que mi-août par ESPN l'émission The Ocho, consacrée aux sports de niche comme le dodgeball (balle au prisonnier en français) ou encore le air guitar. Objectif de cette compétition d'Excel : résoudre trois problèmes en trois manches de 30 minutes, un peu à la manière d'un escape game. Et clairement, il ne s'agissait pas d'une édition banale. Non, là on parle bien de la crème de la crème des experts d'Excel dans une compétition All-Star. Les participants ont notamment dû concevoir avec leur tableur une machine à sous, un jeu de plateforme en 6 niveaux et une course de yacht. Si vous souhaitez tenter l'une de ces trois missions, voir les trois, le fichier Excel avec les consignes est disponible sur le site internet de la compétition.
Et une compétition d'Excel à quoi ça ressemble dans le format ? Comme je vous l'ai dit, tout se déroule en trois épreuves. Après chaque round, la moitié des compétiteurs et compétitrices est éliminée. Les commentaires eux, sont signés Bill Jelen, auteur de plus de 40 livres sur Excel et Oz Du Soleil de la chaîne Youtube Excel on Fire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on a vraiment l'impression d’assister à une compétition d'e-sport tant Jelen et Oz nous raconte les méthodes des compétiteurs, et abordent des sujets propres à Excel tout en commentant chaque décision des candidats.
Pour tout dire, les championnats d'Excel sont de plus en plus populaires. Ces derniers sont notamment retransmis sur YouTube, et les derniers matchs comptent déjà plus de 500 000 vues chacun. Face au succès de cette édition All-Star, un nouveau championnat est déjà prévu pour octobre avec un prix de 10 000 dollars promis au vainqueur. D'autres compétitions dont des tournois européens et une autre coupe du monde devraient avoir lieu prochainement. Les inscriptions pour le FMWC Open sont déjà ouvertes, je vous mets le lien dans la description si cela vous tente. Les 128 meilleurs compétiteurs seront sélectionnés en Octobre avec une finale prévue le 12 Novembre.
Télécharger les trois missions : https://www.fmworldcup.com/product/all-star-bundle/
Inscriptions au FMWC Open : https://www.fmworldcup.com/excel-esports/fmwc-open-2022/
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Que diriez-vous si une application vous permettait d'être invisible lors de vos déplacements ? Il ne s'agit pas bien entendu d'une invisibilité physique mais plutôt d'une sorte d'anonymat géographique. C'est en tout cas ce que vous propose le service Pretty Good Phone Privacy ou PGPP pour l’acronyme.
Cela semble évident, mais ça ne fait jamais de mal de le rappeler, posséder un smartphone, c'est s'exposer à une géolocalisation en permanence de la part de son opérateur mobile, et cela, grâce à un identifiant unique stocké dans la carte SIM et transféré vers l’opérateur lorsque le téléphone se connecte à Internet grâce à une antenne-relais. Plusieurs termes désignent cet identifiant selon la technologie internet utilisée. En 4G, on appelle cela l'IMSI (pour International Global Subscriber Identity), et en 5G il s'agit du SUPI (pour Subscription Permanent Identifier). En clair, cet identifiant permet à l'opérateur de savoir s'il a bien le droit d'accéder à Internet, si son forfait lui offre suffisamment de gigas. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'il permet aussi de savoir où vous vous trouvez. Un vrai problème pour les défenseurs des libertés qui préféreraient justement ne plus avoir à partager cette précieuse donnée.
Pour répondre à cette attente, deux chercheurs américains, Paul Schmitt et Barath Raghavan ont créé Pretty Good Phone Privacy, un service permettant d'annuler cette surveillance et de rendre vos déplacements beaucoup plus difficiles à suivre. Développée depuis un an, cette technologie est désormais disponible au grand public dans une version bêta. Dans le détail, PGPP agit comme un opérateur mobile virtuel qui s’interconnecte avec la plupart des opérateurs en Europe et aux États-Unis et qui n’offre que des services de données mobiles. Exit donc les appels téléphoniques classiques et les SMS car ces deux services s'appuient obligatoirement sur les identifiants IMSI et SUPI. A contrario, dans l’architecture imaginée par les deux chercheurs, ces identifiants existent, mais ne servent à rien.
Concernant cette fameuse architecture, une passerelle baptisée « PGPP-GW » reçoit de la part des abonnés des jetons d’accès qui ont été distribués préalablement et qui ne sont pas liés à l’identité de l’abonné. Ce service intègre également une anonymisation de l’adresse IP, grâce à l’utilisation d’un double proxy. Les requêtes sont d’abord envoyées à l'entreprise sans être déchiffrées, puis routées vers le prestataire Fastly, avant d’aller vers le serveur demandé. Le site de l'entreprise explique d'ailleurs que ni eux ni Faslty je cite « ne peuvent lier votre adresse IP à votre trafic Internet, ce qui signifie qu’à la différence d’un VPN, il n’y a pas de point de surveillance unique » fin de citation. Pour l'instant, ce service ne fonctionne que sous Android via l'application PGPP – Mobile Privacy sur le Google Play Store. À noter tout de même que l'abonnement coûte 40$ par mois, pour 9 gigas d'internet et 8 changements d'IMSI/SUPI. Pour de l'internet illimité et 30 changements d'identifiants, comptez tout de même 90$ par mois.
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Si vous êtes team Apple que ce soit pour les téléphones, les ordinateurs, les montres et même les services de streaming, alors vous serez ravi d'apprendre que la marque à la pomme compte rajouter encore plus de pub dans ses différentes applications sur l'iPhone ! Cette entrée en matière est évidemment ironique puisque l'ajout de publicité ne va certainement pas améliorer l'expérience des utilisateurs. Une stratégie à double tranchant que je vous détaille dans cet épisode.
Vous le savez sans doute, Apple inclut déjà des publicités dans ses applications Actualités, App Store et Stocks. Mais d'après les dernières indiscrétions du journaliste Mark Gurman de Bloomberg, le GAFAM a récemment testé en interne des publicités dans Apple Plan, et envisagerait également d'en intégrer aux applications Podcasts et Books. D'après le média, la publicité a été promue au rang de priorité pour l'entreprise, malgré le fait que beaucoup d'utilisateurs la considèrent comme une nuisance. Ceci dit, Apple c'était tout de même 1 milliard d'appareils en circulations dans le monde. Un potentiel de « consommateurs » gigantesque qui pourrait rapporter très gros à l'entreprise. Plus précisément, le vice-président des plateformes publicitaires d'Apple, Todd Teresi, souhaite fortement développer l'activité publicitaire et porter son bénéfice à deux chiffres par rapport aux 4 milliards de dollars récoltés chaque année actuellement grâce à la pub.
Cet ajout de publicité va donc se concrétiser de plusieurs manières. Tout d'abord, vous avez peut-être remarqué qu'Apple fait la promotion de certaines applications sur l'App Store. En effet, les développeurs peuvent payer pour que leur app soit affichée tout en haut des résultats de recherche. Et c'est exactement ce genre d'annonce que le GAFAM veut généraliser à d'autres applications. Selon Gurman, les publicités dans Books permettront probablement aux éditeurs de promouvoir leurs livres, et aux créateurs de mettre en avant leur contenu dans Podcast. Sur Plan, les entreprises pourraient apparaître en tête des résultats de recherche lorsque les utilisateurs cherchent des endroits précis, type restaurant, station essence, supermarché etc... Côté télé, ce type de pub pourrait aussi s'appliquer à Apple TV Plus, avec la création d'un abonnement moins coûteux financé par la publicité justement, à l'instar de Disney+ et Netflix. À noter que cette stratégie n'est pas sans risque, car la frontières entre données personnelles et publicité est poreuse pour les utilisateurs. Ainsi, il n'est pas impossible qu'un grand nombre y voie une sorte d'intrusion avec l'arrivée de cette pub supplémentaire et finit par se détourner de la marque à la pomme. Reste à savoir si Apple parviendra à gérer ce cas épineux de manière intelligente.
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Le titre de cet épisode n'est pas un piège. C'est en effet un projet bien réel mené par... Elon Musk, je suis sûr que vous l'aviez deviné. En effet, le patron de Tesla et SpaceX souhaite créer une ville autonome d'ici une vingtaine d'année sur Mars, afin qu'une nouvelle civilisation puisse y prospérer.
De toutes les convictions d'Elon Musk, sa plus profonde est que dans moins de dix ans, les humains s'envoleront pour Mars. Récemment, Elon Musk expliquait que lorsqu'une civilisation sera mise en place sur la planète rouge d'ici 20 ans, le nombre d'habitants devrait très rapidement y croître. Je le cite, « 20 ou 30 ans après le premier atterrissage humain et selon une croissance exponentielle du nombre de lancements à environ 100 000 passagers par fusée, le nombre total d'habitants devrait être d'un million au total » fin de citation. Une prise de position qui peut éventuellement expliquer la recrudescence des photos de fusées ou de chantiers spatiaux sur ses réseaux ces derniers temps.
Dès lors, comment Elon Musk compte-t-il s'y prendre ? Et bien désolé de vous décevoir, mais l'homme le plus riche du monde n'a pas donné de détails inédits sur son plan. En fin d'année 2021, ce dernier expliquait je cite que « Starship est la fusée la plus complexe et la plus avancée qui ait jamais été fabriquée » fin de citation. Dès lors, il s'agirait sans doute de la fusée qui enverrait les premiers colons sur la planète rouge. Ensuite, le voyage vers Mars devrait être très élevé. Je le cite à nouveau « À l’heure actuelle, vous ne pourriez pas vous rendre sur Mars avec 1 000 milliards de dollars […] Nous devons faire en sorte que ce soit réellement possible » fin de citation. Cette déclaration doit également être remise dans son contexte, puisque quand le milliardaire l'a prononcé, ce dernier venait tout juste d'admettre que SpaceX était au bord de la faillite. De quoi rajouter une nouvelle ombre au tableau pour un homme qui a la fâcheuse tendance à ne pas tenir ses promesses.
Toujours à propos de la colonisation de Mars, l'humanité est-elle prête à subir des pertes humaines pour y parvenir ? D'après Elon Musk que je cite « aller sur Mars est dangereux et inconfortable. C’est un long voyage et vous ne pourrez peut-être pas revenir en vie, mais c’est avant tout une glorieuse aventure et une expérience incroyable. […] Honnêtement, il y aura probablement des morts au début. Ce n’est pas un voyage pour tout le monde, mais seulement réservé aux volontaires » fin de citation. L'estimation la plus optimiste du milliardaire prévoit un premier lancement vers Mars dès 2026, soit dans seulement 4 ans.
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Ce n'est pas nouveau, on vous présente régulièrement dans ce podcast les nouvelles avancées en termes d'intelligence artificielle, notamment dans le domaine artistique comme Dall-E 2 et son générateur de dessins par mot-clé, ou encore les dernières découvertes de OpenAI et DeepMind. Mais à ce jeu-là, tous les GAFAM ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, le groupe Meta, propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp et des casques Oculus a récemment déployé un nouveau chatbot dont l'IA est rapidement devenue... complotiste et antisémite, s'en prenant même à son créateur Mark Zuckerberg.
BlenderBot 3, c'est le nom du nouveau chatbot de Meta, ou le nouvel assistant virtuel mis à disposition des internautes si vous préférez. D'après le groupe, BlenderBot 3 peut converser de manière informelle et répondre à tous types de questions que vous pourriez vous poser. Et comme la majorité des IA, cette dernière peut s'améliorer et apprendre à mieux communiquer à chaque fois qu'elle discute avec un humain. Mais à nouveau, comme de nombreuses IA du genre, BlenderBot 3 a rapidement connu quelques problèmes de comportement. Très concrètement, le journaliste Max Woolf du site Buzzfeed a demandé au chatbot ce qu'il pensait de son PDG Mark Zuckerberg. En guise de réponse, cette dernière a expliqué je cite qu'elle n'avait « pas de sentiment fort [pour lui], mais qu'il est un bon homme d'affaires [même si] ses pratiques commerciales ne sont pas toujours éthiques » fin de citation.
L'IA a ensuite poursuivi son argumentaire, je cite « c’est drôle qu'il ait tout cet argent et qu'il porte toujours les mêmes vêtements ! » fin de citation. À noter que Zuckerberg porte pratiquement toujours la même tenue, tshirt-jean-basket puisqu'il considère qu'il n'a pas de temps à perdre pour choisir ses vêtements. Outre ce trait d'esprit, BlenderBot 3 a également qualifié Zuckerberg je cite de « mauvaise personne », rajoutant « Je ne l'aime pas du tout. Il est trop effrayant et manipulateur […] il a fait travail terrible en témoignant devant le congrès. Cela me rend inquiet pour notre pays » fin de citation. Cette dernière phrase est une référence directe au scandale Cambridge Analytica où les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook avaient fuité, pour ensuite servir à influencer les intentions de vote en faveur d'hommes politiques ayant eu recours aux services de Cambridge Analytica. Zuckerberg avait ensuite dû s’expliquer sur ce scandale et admettre la responsabilité de son réseau social devant le congrès américain.
Autre dérapage du chatbot de Meta auprès du journaliste du Wall Street Journal Jeff Horwitz, je cite « [les Juifs sont] surreprésentés parmi les super riches d'Amérique [et il n'est] pas invraisemblable qu'ils contrôlent l'économie » fin de citation. Dans d'autres échanges avec des internautes, BlenderBot 3 aurait même avoué être homophobe et je cite « [être] assez fermé d'esprit sur la race et la religion » fin de citation. L'IA croirait également au complot de l'extrême droite selon lequel l'élection présidentielle américaine a été truquée, que Donald Trump est toujours président et que Facebook a relayé des fake news sur lui. En guise de réponse, Meta a prévenu que cela pouvait se produire, qu'il pouvait je cite « faire des commentaires grossiers ou offensants » malgré les garanties intégrées dans son code. Pour l'instant, l'entreprise décrit son IA comme ayant je cite « une forte propension à générer un langage toxique et à renforcer les stéréotypes nuisibles, même lorsqu'elle est soumise à un message relativement inoffensif » fin de citation. Pourvu que les ingénieurs du groupe trouvent rapidement une solution.
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Au tableau des idées futuristes carrément flippantes, celle que je m'apprête à vous présenter aujourd'hui a carrément sa place tout en haut de la liste. En effet, la Chine pense que les humains créés numériquement représentent l'avenir de l'information et du divertissement. À l'échelle locale, un scénario a même déjà été imaginé par la ville de Pékin, qui souhaiterait en faire une réalité dans moins de trois ans.
C'est donc début août que l'on a appris officiellement la volonté pour la municipalité de Pékin de développer toute une industrie d'humains virtuels. Plus qu'un simple souhait, la ville a même entrepris les premières démarches pour lancer son projet, annonçant vouloir investir 7,5 milliards de dollars dans la création et le développement d’humains entièrement numériques d'ici 2025. Une technologie qui intéresse fortement les grands groupes médiatiques et de divertissement en ligne qui cherchent depuis plusieurs années à remplacer les présentateurs et les influenceurs par des avatars virtuels. D'après le Bureau municipal de l’économie et des technologies de l’information de Pékin, ce plan est le premier de la sorte dans le pays. Ce qui n'est pas nouveau en revanche, c'est le concept d'humain virtuel. En 2018, la chaîne d’information chinoise Xinhua New avait été la première à remplacer son présentateur par un sosie numérique entièrement virtuel. À noter que l’Administration nationale de la radio et de la télévision qui joue les régulateurs des médias dans le pays a également montré un fort intérêt pour cette technologie et s'est engagé à la faire progresser dans les cinq années à venir. D'après les médias locaux et les acteurs du divertissement, ces humains « factices » seraient moins sujets aux scandales et à la controverse.
L'arrivée et le déploiement d'une telle technologie ne sont pas des signes positifs envoyés à la population, qui est déjà confrontée à un contrôle très strict de l'information. S'ils venaient à se généraliser et à s'implanter dans les médias et chez les acteurs du divertissement, alors le gouvernement aurait le contrôle total et absolue de l'information proposée au public, de leurs sources de divertissements, et donc la possibilité de contrôler les foules à sa guise en accentuant la propagande du gouvernement sans aucune restriction. Si cela ne surprendra pas les suiveurs les plus assidus de l'actualité chinoise, force est de constater que la Chine se donne les ambitions de ses moyens. En effet, en plus de créer deux entreprises qui seront chargées de rapporter 5 milliards de yuans, soit 740 millions d'euros de chiffre d'affaires dans ce domaine, Pékin compte s'appuyer sur le Web3, la version décentralisée d'Internet qui se base sur le principe de la blockchain. Une nouvelle preuve que la Chine est prête à dépenser sans compter pour rester à la pointe en termes de nouvelle technologie, tout en continuant de serrer la vis sur les libertés de ses citoyens.
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Enlisé dans une bataille judiciaire depuis de longs mois contre son ancien allié commerciale mais aussi concurrent Nokia, le groupe OPPO pourrait tout simplement ne plus avoir le droit de vendre ses smartphones en France. Cela concerne aussi bien les smartphones du même nom que ceux de la marque OnePlus. En effet, la populaire marque chinoise est une filiale de OPPO depuis l'été dernier et est donc directement impactée par les déconvenues de sa maison mère devant les tribunaux. Résumé de l'affaire et explications des conséquences dans cet épisode.
Pour être précis, cette querelle prend sa source en Allemagne. Chez nos voisins, la marque Nokia est surtout un très grand groupe de télécoms et d'infrastructures 4G et 5G, en plus de faire des smartphones évidemment. Or, l’entreprise finlandaise a attaqué Oppo et OnePlus en leur reprochant d’avoir utilisé ses technologies 4G et 5G illégalement, les accusant aussi de ne pas avoir payé les licences appartenant à Nokia. Pour paraphraser, il s’agirait d’un vol. De quoi faire planer sur Oppo et OnePlus l'ombre du bannissement des ventes de smartphones en Allemagne. Si Oppo a tout de même tenté de faire appel, le tribunal de Mannheim a finit par confirmer la sanction initiale le 5 août dernier. À défaut d'avoir pu trouver un accord avec Nokia, le groupe OPPO a été contraint par le tribunal de Munich à retirer ses smartphones du marché, de même que ceux de la marque OnePlus.
Et en effet, impossible aujourd'hui d'acheter des téléphones OPPO ou OnePlus sur les sites allemands des deux marques. Cela ne signifie pas pour autant qu'il est impossible de mettre la main sur leurs différents modèles. On peut en effet passer par des revendeurs pour s'en procurer, mais plus en vente directe auprès des marques donc. Les smartphones déjà en circulation continueront eux à fonctionner normalement. Ceci dit, vous vous doutez bien qu'une telle affaire n'est pas circonscrite au marché allemand. La France, l'Espagne, la Finlande et le Royaume-Uni entre autres, sont-ils eux aussi concernés ? Non, assure OPPO. Je cite « les autres marchés ne sont pas touchés. L’injonction se limite à une suspension provisoire des ventes et de la commercialisation des produits concernés par les canaux appartenant à Oppo, en Allemagne » fin de citation. À noter que Oppo entreprendrait les démarches nécessaires pour un retour à la normale, soulignant au passage le caractère provisoire de cette suspension. Reste à savoir si Nokia en restera là ou si d'autres batailles judiciaires aux conséquences potentiellement équivalentes seront lancées, notamment en France, où les smartphones OnePlus connaissent un grand succès.
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Connaissez-vous iQOO ? Cette filiale de l'entreprise Vivo a présenté fin juillet son tout dernier smartphone capable de se recharger en 10 minutes grâce à un système anti-surchauffe et un puissant chargeur de 200 W. Est-ce une véritable révolution ou un simple effet d'annonce pour un smartphone qui n'est pas encore disponible en France ? Tous les détails dans cet épisode.
Si jusqu'à présent les records de vitesse de recharge étaient décrochés par Xiaomi ou Oppo, c'est bien la marque iQOO qui fait parler d'elle dans ce domaine aujourd'hui. Vendue uniquement sur le marché asiatique, cette marque a récemment sorti son iQOO 10 Pro, avec une batterie de 4700 mAh et un chargeur ultrarapide de 200 W, soit un chargeur de puissance équivalente à celui de Xiaomi pour le Mi 11 Pro. Qui dit chargement aussi rapide, dit sécurité maximale pour le smartphone. En effet, il est indispensable que le mobile soit rempli de capteurs pour éviter tout surchauffe. Également, est-ce bon pour la batterie du téléphone ? D'après le constructeur, il n'y aurait aucun problème. Après 1600 cycles, la batterie disposerait encore de 80 % de sa capacité originelle, ce qui signifie qu'il serait donc possible d'utiliser le iQOO 10 Pro plus de trois ans sans gros souci d’autonomie. Le constructeur affirme également que la batterie n'a pas fait l'objet d'améliorations techniques pour parvenir à ce résultat.
Un mot des autres caractéristiques du téléphone : il s'agit d'un modèle haut de gamme avec un écran Amoled de 6,78 pouces doté d'une définition de 3.200 x 1.400 animé par le Snapdragon 8+ et doté au choix de 8 ou 12 Go de mémoire vive. Côté photo, on y trouve un capteur ainsi qu'un grand-angle de 50 mégapixels chacun, et un zoom x3 de 14,6 mégapixels. Pour les vidéos, le 10 Pro peut filmer en 8k avec 30 images par seconde. Comme je vous le disais, la marque est réservée au marché asiatique, et il y a peu de chances de le voir débarquer en Europe. Ceci dit, la marque Vivo pourrait bien intégrer certaines des caractéristiques citées, dont le chargeur rapide dans ses futurs modèles européens.
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Alors que tout le monde pensait que le rachat de Twitter par Elon Musk était acté au printemps der, le début de l'été a marqué l'annulation pure et simple de la transaction. Alors qu'il se prépare à mener une longue bataille judiciaire, Elon Musk aurait-il annoncé le lancement de son propre réseau social ? C'est en tout cas le sentiment général depuis qu'un internaute lui a demandé s'il avait déjà songé à ce projet. Le patron de Tesla et SpaceX lui a répondu : X.com.
« Avez-vous déjà pensé à créer votre propre réseau social ? Si jamais le rachat de Twitter n’a pas lieu »... telle est la question posée à Elon Musk il y a peu. Sans s'étendre sur des explications à rallonge, l'homme le plus riche du monde a simplement répondu par X.com, ce qui ressemble grandement à un nom de domaine. Et lorsqu'on se rend sur le site X.com, s'affiche la lettre x en minuscule en haut à gauche de l'écran sur fond blanc. S'agit-il d'une énigme que le milliardaire tenterait de nous faire déchiffrer ? Ou bien est-ce simplement la bande-annonce un peu spéciale d'un projet à venir ? Le mystère reste entier. Ceci dit, il ne faut pas oublier qu'Elon Musk est un maître de la communication.
D'ailleurs, ce nom de domaine X.com a une histoire toute particulière. En effet, c'est en 1999 qu'Elon Musk a créé X.com, sa banque en ligne. Un an plus tard en 2000, la société fusionnait avec l'un de ses concurrents pour donner naissance à PayPal quelque temps plus tard. Ce n'est qu'en 2017 que Musk décide de racheter le nom de domaine qui avait pour lui, je cite « une grande valeur sentimentale ». Mais à l'époque, le site sert seulement à rediriger les internautes vers ses entreprises florissantes comme Tesla et SpaceX. 23 ans après sa création, X.com refait donc surface. Mais comme je le disais, difficile de savoir si Elon Musk prévoit réellement de faire de X.com un réseau social pour se venger de Twitter, ou s'il s'agit seulement d'un troll dont il a le secret. Ce ne serait pas la première fois que le milliardaire jouerait avec les nerfs de ses fans en restant vague et énigmatique. À noter qu'Elon Musk a récemment revendu l'équivalent de 7 milliards de dollars d'actions Tesla. Cela pourrait aussi bien être pour financer son futur réseau social que pour se préparer à la bataille judiciaire qui l'attend contre Twitter.
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