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La prochaine version de la technologie USB devrait être un bond technologique assez impressionnant. D'après l’USB Promoter Group, qui veille à imposer un seul et unique connecteur universel, l'USB-C, la nouvelle norme USB4 Version 2.0 serait l'un des connecteurs les plus rapides jamais vu jusqu'à aujourd'hui, avec des vitesses de transfert allant jusqu'à 80 gbps, soit le double de ce dont est capable l'USB 4 original ou encore le Thunderbolt 4.
Si vous vous intéressez au monde merveilleux des connectiques, même de loin, alors vous avez sans doute remarqué que l'ensemble de la norme USB a toujours été un véritable bazar. Entre les USB 3.0/3.1/3.2 et leurs nombreuses itérations (Gen 1, Gen 2, Gen 2×2)... Bref, difficile de s'y retrouver. C'est d'ailleurs exactement la même chose pour l'USB4 qui se dote désormais d'une nouvelle version dite 2.0 au lieu de s'appeler USB5, tout simplement. Ceci dit, outre le casse-tête permanent pour s'y retrouver parmi les noms, cette nouvelle version offrirait une vitesse de transfert de 80 gbps. Concrètement, le connecteur resterait le même, un embout USB-C. Seul le protocole USB qui l'accompagne serait amené à évoluer, avec une vitesse de transfert passant de 40 gbps à 80 ! Pour résumer, les câbles déjà capables de transférer des données à 40 gbps pourront profiter de ce gain dès que le nouveau protocole sera implémenté. À noter que l'USB 4 v2.0 a été pensé pour mieux se plier aux multiples appareils désormais connectés en USB-C : écrans, périphériques de stockage, hubs USB, etc. Concrètement, si vous branchez plusieurs écrans à votre ordinateur portable, mais aussi des disques durs et autres connecteurs, les 80 gbps de débit devraient vous simplifier la vie en réduisant les temps de transferts.
De plus, l’USB Promoter Group indique que cette version 2.0 de l'USB4 devrait être assortie d'une rétrocompatibilité avec les versions précédentes, comme l'USB 3.2 et l'USB 2.0 ou le Thunderbolt 3. Pour l'heure, aucune date de sortie de cette nouvelle norme n'a été communiquée. Ceci dit, aucune explication purement technique n'a été livrée pour nous permettre de comprendre en détail cette notion de rétrocompatibilité. Pour l'instant, je cite le groupe, la « mise à jour est spécifiquement destinée aux développeurs » fin de citation. Côté GAFAM, on sait qu’Apple compterait utiliser un port USB-C sur son prochain iPhone 15 pour se plier aux nouvelles règles imposées par l'Union européenne, pourquoi pas avec la norme USB4 2.0 pour profiter des 80 gbps de transfert.
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Alors que les plus optimistes pensaient que la pénurie des puces et des composants électroniques étaient pratiquement terminé... exemple très concret avec NVIDIA qui a fortement baissé le prix de ses cartes graphiques de la gamme RTX 3000, je vous invite à découvrir l'épisode dédié si ce n'est pas déjà fait... et bien force est de constater que ce n'est pas totalement la réalité. En effet, les efforts financiers consentis par certains géants de la Tech afin de maintenir des prix relativement abordables au grand public semblent toucher à leur fin à mesure que l'impact sanitaire de la pandémie de COVID 19 se réduit. Conséquence, c'est une hausse significative des prix qui devrait attendre les consommateurs, particulièrement en Europe.
Deux exemples illustrent ce début de hausse des prix des produits technologiques : le casque de réalité virtuelle Meta Quest 2 et la PS5. En effet, depuis le 1er août dernier, il faut débourser 100€ de plus pour s'offrir le casque, soit 449 ou 549€ selon la mémoire choisie, et 50€ de plus pour la PS5 qui passe à 549€ pour ses deux versions Standard et Digitale. Samsung prend également le train en marche et prévoit d'augmenter également ses produits, sans oublier les marchands de puces comme TSMC. Première raison à cela, le contrecoup de la pandémie de COVID 19 en effet, mais aussi et surtout les conséquences de la guerre en Ukraine qui complexifie fortement la tâche aux producteurs pour se fournir en matière première. Selon Glenn O’Donnell, vice-président de Forrester, entreprise spécialiste des études de marché, le prix des semi-conducteurs et des puces devrait augmenter de 15 % d'ici la fin de l'année. Outre l'industrie du divertissement comme celle du jeu vidéo, c'est l'intégralité du paysage tech qui sera touché par des hausses de prix à venir, des smartphones aux voitures électriques.
Autre point important, les commandes de matières premières, puis ensuite de puces et composants électroniques sont planifiées sur plusieurs années. Généralement, si un prix est bloqué au moment du contrat, il ne bouge pas. Ainsi, avec des prix à la hausse, l'effet boule de neige de ces hausses devrait être douloureux pour les portes feuilles. Sur le côté financier, ce sont les consommateurs européens qui devraient être les plus touchés, principalement à cause d'une monnaie particulièrement faible, et quasiment équivalent au dollar. Pour terminer sur une note un peu plus optimiste, les fabricants de puces et semi-conducteurs prévoient la production en masse de puces gravées en 3nm. D'après Samsung, il s'agira d'un saut qualitatif important qui permettra je cite « de réduire la consommation d’énergie jusqu’à 45 %, d’améliorer les performances de 23 % et de réduire la surface de 16 % ». De quoi nous laisser entrevoir un retour à la normale pour les prix d'ici quelque temps, mais malheureusement, après que cette hausse ait eu lieu, soit dans au mieux plusieurs mois et au pire dans quelques années.
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C'est une invention qui pourrait tout simplement nous changer la vie si elle venait à se concrétiser. Des chercheurs coréens sont parvenus à mettre au point un dispositif de recharge sans fil dit « longue distance ». Tous les appareils situés à une trentaine de mètres autour de leur invention pourraient automatiquement être rechargés.
Pour une bonne partie des possesseurs de smartphone, c'est toujours le même rituel au moment d'aller se coucher. Un tour sur Internet, puis on branche le smartphone à son chargeur. Sans ça, impossible de se réveiller le lendemain en espérant avoir une batterie pleine. Ceci dit, cette contrainte n'en sera peut-être plus une prochainement puisque des chercheurs de l'université de Sejong en Corée du Sud ont mis au point une toute nouvelle technologie permettant de recharger un appareil dans un rayon de 30 mètres ! Si la recharge sans fil existe depuis un certain temps, elle ne fonctionne que si l'appareil est posé sur un support spécifique. Or, dans ce cas précis, votre appareil se rechargera automatiquement sans que vous n'ayez à y penser. L'article des chercheurs publié dans la revue Optics Express dont le lien est dans la description de cet épisode. Dans le détail, le courant est envoyé par un transmetteur installé dans une pièce, où se trouve également un amplificateur à fibre dopée à l'erbium. Ce transmetteur produit alors un rayon infrarouge avec une longueur d'onde centrale de 1550 nanomètres qui se concentre sur le récepteur (une cellule photovoltaïque), et ce, à l'aide d'une lentille sphérique rétroréfléchissante. Ce genre de récepteur serait suffisamment petit pour être intégré dans des objets connectés et même un smartphone.
À noter que pour fonctionner pleinement, la lumière infrarouge doit être transmise en ligne droite, sans rencontrer d'obstacle. C'est donc pour cette raison que les chercheurs ont opté pour une lentille sphérique rétroréfléchissant en guise de récepteur. Cette dernière renvoie une partie du rayon laser, ce qui facilite l'alignement et permet au transmetteur de basculer sur un mode de faible intensité si un objet bloque la transmission, devenant ainsi sans danger pour l'être humain. Concrètement, les chercheurs ont réussi à transmettre un rayon de 400 milliwatts sur 30 mètres, converti ensuite en 85 milliwatts, soit un rendement de 21,25 %. Si leur technologie n'en est pour l'instant qu'à l'étape de prototype, les chercheurs comptent optimiser le laser et augmenter le rendement de la cellule photovoltaïque afin de pouvoir transmettre plus de courant sur une distance plus longue. De quoi leur faire penser qu'alimenter plusieurs appareils simultanément sans fil est bel et bien possible.
Étude : https://opg.optica.org/oe/fulltext.cfm?uri=oe-30-19-33767&id=497548
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C'est le genre d'histoire dont on rêverait tous d'être le protagoniste. En mai dernier, une plateforme de cryptomonnaie a versé par erreur plus de 10 millions de dollars à l'une de ses clientes suite à une faute de frappe. Mais lorsque la plateforme a voulu rectifier la situation, l'heureuse élue ne l'a pas entendue de cette oreille et a tout simplement décidé de ne pas rendre le trop-perçu.
Si vous vous intéressez aux cryptomonnaies, alors vous connaissez forcément Crypto.com. Peut-être en êtes-vous d'ailleurs un utilisateur actif ? Quoiqu'il en soit, en mai 2021, la plateforme a accidentellement transféré 10,5 millions de dollars australiens à une cliente originaire de Melbourne, alors que cette dernière ne demandait à la base qu'un remboursement de 100 dollars. On est quand même sur un x10 000 de la somme de départ. Malheureusement pour Crypto.com, l'employée en charge de traiter cette requête aurait apparemment saisi le numéro de compte de la cliente dans le champ réservé au montant du paiement. On imagine bien la surprise de l'utilisatrice quand cette somme a 8 chiffres est arrivée sur son compte. Sauf qu'au lieu de signaler l'erreur, cette dernière a transféré une grande partie de l'argent sur un autre compte.
Il aura fallu sept mois à Crypto.com pour se rendre compte de la situation. En décembre 2021, l'entreprise réalise un audit et découvre alors que leur compte en banque accuse une perte de 10 millions de dollars. L'erreur est rapidement identifiée et un mail est envoyé à l'utilisatrice pour récupérer la somme, qui en guise de réponse se contente d'un « bien reçu, merci ». Crypto.com s’est alors tourné vers la justice australienne qui a fini par lui donner raison, estimant que les 10 millions de dollars devaient être rendus à Crypto.com dans les plus brefs délais. Je cite l'avocat de la plateforme « Il ne fait aucun doute que si vous voyiez ça sur votre compte, vous savez que ça ne devrait pas être là […] Si vous retenez la propriété de quelqu’un d’autre, vous la détenez par tromperie, vous n'avez pas droit, vous devez la rendre » fin de citation.
Crypto.com a donc obtenu le gel de tous les avoirs détenus sur le compte bancaire de la cliente. Le tribunal a également ordonné à la jeune femme de vendre une maison offerte à sa sœur pour 1,35 million de dollars, et lui a infligé une amende de 27 000 dollars d’intérêts. À noter que les fonds ont été envoyés par erreur par virement bancaire. Il aurait donc été possible d’annuler la transaction si l’erreur avait été rapidement identifiée. Or, si les 10 millions de dollars avaient été envoyés par le biais de la blockchain, Crypto.com n'aurait eu que ses yeux pour pleurer puisque les transactions en cryptomonnaies sont irréversibles.
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C'est une histoire assez fascinante que l'on vous raconte aujourd'hui. Un américain a remporté un concours d'art grâce à une image générée par intelligence artificielle. Si le progrès de l'IA dans le domaine de l'art est indéniable, on en parle souvent dans ce podcast par ailleurs, elle met également en lumière certaines interrogations, voir même certaines craintes de la part des artistes eux-mêmes.
Direction l’État du Colorado où Joseph Allen est chef d'entreprise. Lorsqu'il entend parler d'une compétition intitulée Colorado State Fair's fine art, ce dernier décide de soumettre son tableau : Théâtre d'opéra spatial. Enfin... son tableau, pas vraiment. Car ce n'est pas lui techniquement qui l'a réalisé mais l'outil Midjourney, accessible à tous pour générer des images à partir d'un texte. Mais contrairement à d'autres outils du genre, seules 25 images peuvent être générées gratuitement. Au-delà de cette quantité, il faut s'abonner au service. Quoiqu'il en soit, c'est bien son œuvre qui a remporté le concours, déclenchant des réactions très contrastées sur les réseaux sociaux.
En effet, les artistes professionnels ont toutes les raisons de s'inquiéter de cette montée en puissance des IA dans le domaine de l'art. Le premier problème comme on vient brièvement de l'évoquer, c'est la propriété intellectuelle de l’œuvre. Si Joseph Allen a « commandé » une œuvre à l'IA via une description détaillée, c'est tout de même l'intelligence artificielle qui a fait tout le boulot en étudiant un nombre colossal d'œuvres déjà existantes, en s'en imprégnant grâce à la technique du deep learning, pour ensuite restituer quelque chose de fidèle à l'idée initiale d'Allen. Sur ce point bien précis de la propriété intellectuelle, rien n'est encore arrêté. Autre inquiétude, celle de l'avenir des artistes. Car si même les professions créatives faisant appel à l'imaginaire peuvent être remplacées par des ordinateurs, alors plus aucun corps de métier ne sera épargné. Le journal américain Atlantic a d'ailleurs été le premier à illustrer l'une de ses newsletters avec une image générée par IA. De quoi légitimement inquiéter graphistes, illustrateurs ou encore photographes de presse pour l'avenir.
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La nouvelle gamme de carte graphiques NVIDIA, les RTX 4000, débarqueront dans un contexte assez inédit pour l'entreprise et le marché des composants informatique de manière générale. Outre une puissance qui devrait être grandement augmentée, ces nouvelles cartes devront cohabiter avec la génération précédente dont la surproduction plonge NVIDIA dans l'incertitude... une situation qui paradoxalement fait les affaires des consommateurs. Petite mise au point dans cet épisode.
Les cartes de la gamme RTX 4000 seront présentées le 20 septembre prochain lors de la conférence de rentrée de NVIDIA, la GTC 2022. C'est ce qu'à confirmé le président du groupe Jen-Hsun Huang lors de la présentation des derniers résultats financiers. Évidemment, il sera question de la génération « Lovelace », le nom de code des RTX 4000. Ceci dit, difficile de connaître le contenu précis de cette GTC 2022, pas plus que les caractéristiques des nouvelles cartes graphiques, leur prix ou une éventuelle date de sortie. Quoiqu'il en soit, et comme nous vous l'avions déjà précisé dans des épisodes précédents, cette nouvelle gamme devrait être beaucoup plus puissante que les versions précédentes, et donc fatalement plus chère.
Une chose est sure, ces futurs modèles débarqueront dans un contexte particulier. D'après le média spécialisé The Verge, NVIDIA n'aura pas d'autres choix que de faire coexister les RTX 3000 et 4000. En effet, l'entreprise se retrouve désormais avec des stocks importants de cartes RTX 3000 sur les bras après avoir augmenté drastiquement la production pour répondre à la demande. Or, avec l'annonce des RTX 4000 et la chute des cryptomonnaies, les ventes des 3000 se sont effondrés, faisant également baisser les prix de manière significative. Une chance pour les consommateurs qui peuvent désormais débourser des sommes raisonnables pour s'équiper, contrairement aux spéculations de 2021. En conséquence, l'entreprise n'a pas eu d'autres choix que de baisser les prix pour donner aux revendeurs une chance d'écouler les stocks. Aujourd'hui, une carte graphique de la gamme RTX 3000 est accessible à moins de 500€, contre plus du double il y a encore quelques mois.
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Si les rumeurs venaient à se confirmer, c'est un véritable séisme qui secouerait le monde du jeu vidéo, voir l'ensemble de l'industrie du divertissement. D'après les informations du média USA Today, Amazon serait sur le point de racheter le studio de jeu EA, connu notamment pour ses licences majeures comme FIFA, Battlefield, ou Dragon Age.
Décidément, les studios de jeux vidéo font l'objet de toutes les convoitises. Après le rachat de Blizzard par Microsoft en janvier dernier pour quasiment 70 milliards de dollars, voilà que c'est au tour d'Amazon de s'intéresser de près à Electronic Arts. Ces dernières semaines, nombreux étaient les observateurs à rapporter que le GAFAM s’apprêtait à déposer une proposition de rachat. Si cette volonté d’enrôler le studio de jeu vidéo dans ses filiales est connu depuis le mois de mai dernier, la chaîne CNBC précise quant à elle qu'Amazon ne fera finalement pas d'offre dans l'immédiat. Conséquence, l'action d'EA en bourse a bondi de 7,5% pendant quelques jours, avant de retomber à son niveau initial suite aux révélations de CNBC. Si cette rumeur de rachat n'était qu'un feu de paille en cette fin de mois d'août, il n'est pas impossible qu'il se concrétise véritablement un jour. Cela pourrait alors avoir des conséquences lourdes et très concrètes dans le paysage vidéoludique.
Si Amazon devait propriétaire d'EA, le GAFAM contrôlerait alors un nombre très très important de licences majeures. Les joueurs pourraient alors en exploiter un certain nombre sur Twitch, la plateforme de streaming jeu vidéo d'Amazon, voir même imaginer réaliser des adaptations en série ou en film sur Amazon Prime Video. Outre Fifa, Battlefield et Dragon Age, l'entreprise de Jeff Bezos pourrait adapter de célèbres noms comme Dead Space, Mass Effect, Medal of Honor ou encore Need for Speed. Autant d'univers qui se prête à explorer différents genres comme les séries d'horreur, d'infiltration ou même tenter de concurrencer la saga de voiture la plus populaire : Fast And Furious. Encore un peu de patience pour voir où atterrira EA, car vu la tendance, il semble quasi certain que l'entreprise sera vendue au plus offrant dans les mois à venir, qu'il s'agisse d'Amazon, Disney ou encore Apple qui ont également manifesté leur intérêt pour le studio.
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Voilà un épisode qui conviendra parfaitement aux personnes méfiantes ou qui ont tout simplement peur d'être suivies. Aux États-Unis, un agent fédéral a mis au point un appareil capable de déterminer si vous êtes suivi dans la rue. Et le plus intéressant, c'est que son dispositif peut être fabriqué par n'importe qui à bas coût.
C'est lors de la conférence Black Hat USA qui s'est tenue en août, que Matt Edmondson, un agent fédéral travaillant au département de la Sécurité intérieur des États-Unis a présenté son engin. Mais avant ça, la question est de savoir pourquoi Matt s'est-il lancé dans la construction d'un tel objet ? Et bien par tant pour lui qu'à la demande d'un ami et collègue du gouvernement qui avait peur d'être suivi lorsqu'il rencontrait des informateurs ayant des liens avec une organisation terroriste. Dès lors, Matt explique que pour seulement 200€, son appareil est capable de scanner les fréquences Bluetooth, Wi-Fi, SDR, ZigBee... et de repérer les appareils à proximité. Concrètement, il utilise un mini-ordinateur Raspberry Pi, alimenté grâce à une batterie externe USB auquel il a ajouté un petit écran tactile ainsi qu'un module Wi-Fi en USB.
Dans le détail, Matt Edmondson explique que son système utilise le logiciel Kismet pour analyser les communications sans fil. S'il a commencé par enregistrer l'adresse MAC des appareils, l'agent s'est vite rendu compte que beaucoup pouvaient la modifier de manière aléatoire à chaque tentative de connexion. Il a donc décidé d'y associer le nom (SSID) du réseau recherché par les appareils. Ainsi, son système créé toutes les cinq minutes un nouveau fichier dans lequel il enregistre les informations de tous les appareils à proximité. Si le même appareil est présent dans plusieurs fichiers, cela signifie qu'il a été détecté à proximité de la personne à au moins cinq minutes d'intervalle, le système envoie une alerte. Au final, reproduire ce système est à la portée de tous ceux qui ont un peu d'expérience avec les systèmes Linux. Les composants sont en effet accessibles au grand public et le code du logiciel est en libre accès sur le site GitHub. À l'avenir, Matt Edmundson espère améliorer son système en ajoutant d'autres protocoles sans fil, ainsi qu'un GPS pour pouvoir enregistrer la localisation des appareils.
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Désolé de vous le dire, mais vos e-mails ne sont pas en sécurité. C'est tout du moins le constat que l'on peut faire suite aux révélations de Google. Le GAFAM annonce avoir découvert l'existence d'un programme capable de siphonner les mails de n'importe qui. S'il n'est utilisé qu'en Iran pour l'instant, ce n'est qu'une question de temps pour que d'autres utilisateurs dans le monde ne soient touchés.
Ce n'est un secret pour personne, les états autoritaires comme la Chine, la Russie ou encore Israël dans une autre mesure avec le développement du logiciel espion Pegasus, tous n'ont pas de scrupule à utiliser le piratage pour servir leurs intérêts. Désormais, il faudra aussi se méfier de l'Iran. Dans son dernier rapport intitulé Threat Analysis Group (ou TAG pour l'accronyme), Google explique avoir découvert un outil créé par des hackers iraniens capable de récupérer les e-mails de Gmail, Yahoo et Outlook. Intitulé Hyperscrape, cet utilitaire d'extraction de données aurait été conçu en 2020 par le collectif Charming Kitten, soutenu par le gouvernement iranien, avec pour cibles principales des personnalités haut placées. Je cite Google, « [ce programme a été] déployé contre près de 25 comptes situées en Iran […] le plus ancien échantillon connu date de 2020 et l'outil est toujours en cours de développement. Nous avons pris des mesures pour sécuriser à nouveau ces comptes et avons informé les victimes […] à propos de ces pirates soutenus par le gouvernement » fin de citation.
Mais le plus inquiétant reste le fonctionnement de cet outil. Pas besoin d'installer un programme ou un virus sur l'ordinateur visé... ils n'ont besoin que des informations d'identification de leurs comptes ou d'un cookie extrait du navigateur de la victime. Ensuite, l'outil va créer un dossier Téléchargement sur le disque dur pour y stocker tous les e-mails. Concrètement, Google explique que le logiciel piège la protection du système en se faisant passer pour un navigateur obsolète, forçant l'affichage en HTML de base dans Gmail. Une fois connecté, Hyperscrape peut alors changer la langue du compte pour l'anglais et parcourir le contenu de la boîte, téléchargeant individuellement les messages sous forme de fichiers .eml. Une fois le téléchargement terminé, les paramètres sont remis comme à l'origine et les e-mails de sécurité de Google supprimé pour ne laisser aucune trace. Petite note positive toutefois, la dernière version d'Hypercrape n'est plus compatible avec Google TakeOut, cette fonctionnalité permettant aux usagers de créer une archive de leurs mails, photos, vidéos etc... Reste à savoir si Google trouvera la parade pour contrecarrer le fonctionnement de cet outil et éviter qu'il ne soit utilisé à des fins malveillantes à grande échelle.
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Face aux fraudes et arnaques de plus en plus sophistiquées sur internet, notamment via email, il est impératif d’utiliser les bons outils pour se protéger. Parmi tous, on retrouve DuckDuckGo Email Protection dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast et qui aujourd’hui est enfin ouvert au grand public !
Après de longs mois d’attente, DuckDuckGo Email Protection est enfin là ! Dans une version bêta, certes, mais tout de même accessible à tout le monde ! La promesse de cet outil : filtrer vos mails pour les débarrasser des trackers qu’ils pourraient éventuellement contenir. En vous rendant sur duckduckgo.com/email/ sur votre PC, ou alors en utilisant l’application pour smartphone DuckDuckGo, vous pouvez désormais vous créer une adresse @duck.com gratuitement et décider vers quelle autre adresse mail les messages que vous recevrez sur celle-ci seront redirigés. Car votre adresse @duck.com n’est pas une boite mail à proprement parler. Il s’agit plutôt d’un filtre.
Concrètement, lorsque vous vous inscrirez sur un site ou lorsqu’un service vous demandera votre adresse mail pour être utilisé, vous pourrez lui soumettre celle se terminant par @duck.com. Ainsi, lorsque le site ou service en question vous enverra un mail, le message transitera d’abord par l’adresse @duck.com où il sera passé au peigne fin et nettoyé de tous ses trackers avant d’atterrir dans votre boite mail principale (gmail, outlook, yahoo etc…) où vous pourrez l’ouvrir en toute sécurité. D’après DuckDuckGo, environ 85% des mails reçus contiennent des mouchards permettant à l’expéditeur de savoir quand vous avez ouvert le mail, mais aussi votre localisation à ce moment-là, ou sur quel type d’appareil. Ainsi, cacher votre véritable adresse mail évite que vos informations soient aspirées à votre insu par des tiers et qu’elles ne finissent dans des bases de données utilisées par les marques pour faire de la pub ciblée notamment.
L'avantage de DuckDuckGo Email Protection, c’est qu'il permet de continuer à utiliser normalement ses adresses mail et clients de messagerie habituels. À noter que DuckDuckGo s’engage à ne garder trace d’aucune de vos données personnelles ou mail qui transiterais par son système de filtrage. L’expérience se veut donc transparente pour vous faciliter la vie et protéger votre activité numérique. Un outil bien utile qui ne manquera pas de ravir les internautes les plus soucieux de leur sécurité sur internet, ou bien un premier pas plutôt efficace en termes de cybersécurité pour les novices qui ne sauraient pas par où commencer.
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