Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Même sans interprète, la voix de Dark Vador survivra grâce à l'IA ?

    Vous le savez peut-être, l'acteur James Earl Jones a officiellement annoncé qu'il allait arrêter de doubler le personnage de Dark Vador. Une triste nouvelle pour de nombreux fans, mais qui n'est pas une fatalité pour autant puisque sa célèbre voix continuera de raisonner à l'écran grâce à l’intelligence artificielle.

    En fait, l’acteur a signé un accord pour que les archives de ses enregistrements vocaux puissent être utilisées afin d’entraîner des outils de synthèses vocales adossés à une intelligence artificielle. L’objectif est clair : pouvoir recréer la voix de Dark Vador quand il était plus jeune, afin de continuer à l’exploiter pour de nouveaux dialogues. Bien connu de l'univers de la synthèse vocale, c'est l'entreprise Respeecher qui a été retenue pour ce projet. La start-up ukrainienne a en effet déjà travaillé avec Lucasfilm et Disney notamment dans la série Le livre de Boba Fett où Luke Skywalker, joué à l'écran par Mark Hamill retrouvait sa voix de jeune jedi ; ainsi que dans a série Obi-Wan Kenobi. De son côté, l'artiste Bogdan Belyaev avait donné vie à un jeune James Earl Jones pour quelques lignes de dialogues de Dark Vador dans la série Obi-Wan Kenobi, et avait même dû précipiter la fin de son travail pour envoyer les rendus à temps alors que la Russie commençait son invasion de l’Ukraine. D'après le célèbre magazine Vanity Fair, Matthew Wood, employé de longue date de Lucasfilm, aurait même reçu quelque temps après la mise en ligne de la série, un message de la famille de James Earl Jones qui indiquait qu’elle était satisfaite du travail.

    Ce n'est pas un secret, Lucasfilm a toujours été en pointe dans l’utilisation de la technologie. Disney est pour sa part un véritable terrain d'expérimentation et l’innovation via sa division Disney Research qui développe aussi bien des technologies de réalité virtuelle que des robots pour renforcer le réalisme des cascades dans ses films. Le recours à l’intelligence artificielle n’est pas nouveau, tout comme l’utilisation d’images de synthèse pour redonner vie à un acteur disparu. Ceci dit, et comme nous l'avons développé dans le podcast précédent consacré au deepfake professionnels de Bruce Willis au cinéma, utiliser des voix synthétiques pose question. Reste à savoir si cela permettra de préserver un patrimoine, d'améliorer la qualité des productions, sans pour autant nuire aux acteurs devant la caméra ou derrière les micros.

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    3 min
  • Bruce Willis « continuera sa carrière » grâce à un deepfake ?

    On le sait, les deepfakes sont de formidables outils pour l'art, notamment les vidéos, mais peuvent aussi se révéler très dangereux s'ils sont utilisé à mauvais escient. Cette fois, c'est effectivement dans un but « plus noble » que cette technologie va être utilisé : permettre à l'acteur Bruce Willis de continuer sa carrière malgré le fait que ce dernier ait annoncé sa retraite des plateaux de tournage en avril dernier pour cause d'aphasie, autrement dit un trouble du langage provoquant chez l'acteur des difficultés à trouver ses mots.

    En fait, la star de films d'action a annoncé avoir vendu ses droits d'image à la société DeepCake, une entreprise américaine spécialisée dans les deepfakes. De l'aveu même de l'acteur, cette technologie offrirait de belles perspectives d'avenir au cinéma. Dans le cadre du 7e art, cette technique utilise l'intelligence artificielle pour superposer un visage sur une vidéo de manière très réaliste. De quoi résoudre bien des problèmes, comme pour rajeunir un acteur ou une actrice par exemple, ce que Disney a fait il y a peu dans Star Wars avec la Princesse Leia, interprétée par la regrettée Carrie Fischer. Bruce Willis est pour l'instant la première personnalité avoir vendu ses droits d'image dans un tel objectif.

    Concrètement, l'entreprise DeepCake, qui a donc récupéré le droit à l'image de Bruce Willis, propose aux studios de cinéma d'intégrer le visage et les expressions d'un acteur ou d'une actrice contre un chèque bien moins conséquent que ce qu'aurait été son cachet si il ou elle s'était rendu en personne sur le tournage. L'entreprise explique que cela permet aux sociétés de production d'économiser sur beaucoup d'autres coûts, comme les billets d'avion ou les nuits d'hôtel. Restent les questions d'éthiques autour de tels projets. Par exemple, à quel point les acteurs sont-ils propriétaires de leurs corps, même une fois décédés comme Carrie Fischer ? De plus, les deepfakes pourraient-ils mettre en péril la carrière des autres acteurs si des clones numériques sont disponibles pour beaucoup moins cher ? L'adoption des deepfakes par Hollywood est en tout cas une nouvelle preuve que l'IA bouleverse tout le secteur de l'industrie artistique.

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    2 min
  • Samsung : un premier PC portable avec écran extensible ?

    Si Samsung a été l'une des premières grandes entreprises à innover dans le monde des smartphones avec un écran pliable, voilà que le géant sud-coréen récidive et innove, cette fois avec un écran de PC portable extensible. À l'avenir, ce type d’innovation pourrait devenir une norme pour les ordinateurs portables afin d'étendre leur capacité d’affichage tout en réduisant l’encombrement.

    C'est lors de l’événement Intel Innovation 2022 que ce prototype a été présenté par le patron de la division écrans de Samsung Joo-Sun Choi. En clair, il suffit simplement de tirer sur les bordures de l'écran pour que le châssis de la partie gauche coulisse et déroule le reste de l'écran jusqu'à obtenir une diagonale étendue à 17 pouces, soit plus d'une quarantaine de centimètres. Une façon de voir plus grand lors de l'utilisation, tout en réduisant la taille de l'écran pour le ranger et le transporter. Selon Intel et Samsung, cet écran pourrait préfigurer de ce que seront les futurs PC portables à l'avenir, sans pour autant donner davantage de détails sur les caractéristiques techniques.

    Si Intel s'est lié à Samsung dans cette aventure, c'est bien la firme coréenne qui est à la manœuvre pour mettre au point ce fameux écran. À noter que Samsung est loin d'être un novice en matière d'écran pliable ou extensible puisque l'entreprise commercialise depuis plusieurs années des smartphones à écran pliable dans ses gammes Galaxy Z Fold et Z Flip. D'ailleurs, les systèmes de pliage s'améliorent d'année en année avec des prix régulièrement à la baisse. Pour ce qui est des écrans extensibles, le Coréen n'est pas le premier à avoir présenté ce genre d'innovation, on se souvient de LG avec son smartphone LG Rollable, bien que de plus petite taille, mais pour les écrans de PC, c'est effectivement inédit. Reste maintenant à savoir si ce genre de modèle pourrait effectivement s'inviter dans l'univers des PC et surtout à quel prix il serait vendu.

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    3 min
  • Un outil pour sauver vos smartphones des logiciels espions ?

    Si l'on connaît les logiciels espions comme Pegasus, destinés à surveiller des personnalités publiques importantes comme des présidents ou des patrons d'entreprises via leurs smartphones, on connaît moins leur pendant domestique : les stalkerwares. En français, on pourrait traduire ça par « logiciels pour harceleurs ». Difficile de savoir si l'on est espionné par quelqu'un donc, étant donné que ce programme est invisible... enfin pas tout à fait, puisque l'outil Veriphone permet justement de les détecter.

    Est-il nécessaire de rappeler qu'espionner les gens est illégal ? Qu'à cela ne tienne, cela n'empêche pas ceux qui le souhaitent vraiment d'avoir recours à des stalkerwares facilement disponibles sur Internet avec des abonnements autour d'une trentaine d'euros par mois. Une fois installées sur le smartphone de la victime, ces applications permettent de récupérer tous les messages, mails, listes d'appels et géolocalisation. Des applications bien souvent utilisées par des couples excessivement suspicieux, et qui se retrouvent régulièrement cités au tribunal dans le cadre de violences domestiques. D'après le Centre Hubertine Auclert, une association féministe, sept femmes sur dix victimes de violences domestiques seraient victime de ces stalkerwares.

    Ceci dit, une coalition anti-stalkerwares a été créée il y a trois ans pour lutter et sensibiliser contre ce phénomène, permettant à la justice française de s'équiper d'un outil capable de détecter ces applications. D'après les informations du journal Le Monde, cet outil s'appelle Veriphone, et prend la forme d'une simple tablette. Rien de palpitant jusque-là, si ce n'est une application bien précise, appelée TinyCheck, développée en 2020 par l'informaticien français Félix Aimé après avoir rencontré le Centre Hubertine Auclert. En clair, cette application permet de récolter les preuves de la présence d'un stalkerware sur le smartphone d'une victime. À noter que TinyCheck est un logiciel libre... cela signifie qu'il est possible de le modifier et de l'adapter à sa guise ! Dans le détail, Veriphone crée un réseau Wi-Fi éphémère sur lequel va se connecter le mobile de la victime, révélant toute l'activité du smartphone. Ainsi, TinyCheck va chercher à identifier les signatures particulières d'une quarantaine de logiciels considérés comme des stalkerwares et notamment sur quels serveurs ils tentent de se connecter. Si l'un d'eux est bel et bien présent, une alerte s'affiche sur le Veriphone avec tous les détails de connexions en guise de preuve. Le rapport généré est ensuite ajouté au dossier du dépôt de plainte de la victime. Reste à savoir si cet outil sera généralisé dans l'ensemble des tribunaux de France ou restera circonscrit à Paris dans un premier temps.

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    3 min
  • Les NFT déjà délaissés par le grand public ?

    Avis à tous les passionnés de NFT, il semblerait que l'engouement du grand public soit terminé. D'après Dune Analytics, un site communautaire compilant des données issues de ce secteur, le volume d'échange de ces jetons non fongibles a chuté de 97% en septembre, rapport au sommet atteint en début d'année.

    L'an dernier, Choses à Savoir Tech vous expliquait que le secteur des NFT était en pleine croissance, laissant se profiler de beaux jours pour l'avenir d'internet et l'arrivée du Metaverse dans lequel ces NFT joueraient une part importante. En début d'année 2022, le volume d'échange mensuel des NFT dépassait même les 17 milliards de dollars, contre seulement 466 millions il y a quelques semaines. Douze mois après son avènement, le secteur du NFT connaît une chute vertigineuse.

    Ceci dit, il ne faut pas oublier que les NFT sont des actifs numériques de niche, réunissant pour la plupart des passionnés. Inscrits sur les blockchains, ils peuvent donc être authentifiés, et ne sont obtenable qu'en échange de cryptomonnaies, ce qui explique par moment leurs prix exorbitants. Seulement, un NFT reste un produit numérique difficile d'accès et aussi très polluant... suffisamment en tout cas pour remettre en cause son utilité. D’après une étude menée par des chercheurs indépendants que vous pouvez consulter via le lien dans la description de cet épisode, la production d'un seul NFT en prenant en compte tous les paramètres liés à la blockchain et aux cryptomonnaies, émettrait en moyenne 200 kilogrammes de gaz à effet de serre, soit plus ou moins un trajet de 800 kilomètres à bord d'une voiture essence.

    Hormis les échanges entre collectionneurs d’œuvres d'art numériques, force est de constater que jusqu'à présent, l'utilisation des NFT était un peu dénuée d'intérêt. En tout cas, ce qu'en on fait les entreprises qui ont pris le train en cour de route. Starbucks par exemple, a créé sa propre collection de NFT pour offrir des avantages exclusifs sur les produits de la marque. De son côté, Mojang, la maison mère du jeu Minecraft a interdit cet été l'utilisation des NFT dans sa célèbre licence, expliquant, je cite que « la spéculation et la mentalité d'investissement autour des NFT éloignent de l'expérience de jeu et encouragent le profit ». Un message qui a été très bien reçu par la communauté Minecraft et plus largement par les réseaux sociaux, ce qui a fatalement fragilisé la popularité des NFT auprès du grand public, surtout envers le côté spéculatif et la perspective de richesse facile de cette technologie. Ceci dit, il n'est pas exclu que d'autres applications plus pertinentes ne voient le jour et permettent au NFT de s’installer dans notre quotidien.

    Étude : https://memoakten.medium.com/the-unreasonable-ecological-cost-of-cryptoart-2221d3eb2053

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    3 min
  • Qui était Valeri Poliakov, l'homme aux 437 jours d'affilé dans l'espace ?

    C'est un pionnier de la conquête spatiale qui nous a quitté fin septembre... À la fois médecin et cosmonaute, Valeri Poliakov est décédé en Russie à l'âge de 80 ans. Il emporte avec lui le record du plus long séjour dans l'espace, avec 437 jours d'affilé passés dans la Station Mir.

    Dans le détail, Valeri Poliakov aura passé 437 jours, 17 heures et 58 minutes à bord de la station Mir entre le 8 janvier 1994 et le 22 mars 1995. L'une de ses phrases mémorable fut prononcée quelques minutes après son retour sur Terre, où il déclara je cite « nous pouvons voler vers Mars » fin de citation. Si cet accomplissement est considéré comme le sommet de sa carrière, Poliakov, qui était également médecin en plus d'être cosmonaute, a également occupé la fonction directeur adjoint du ministère de la Santé lors du premier mandat de Vladimir Poutine.

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, Valeri Poliakov n'a pas suivi le cursus « traditionnel » des cosmonautes. Ses études le pousse tout d'abord vers une carrière de médecin. Mais en 1964, alors qu'il n'a que 22 ans, il est inspiré par le vol spatial de Boris Yegorov, premier médecin en orbite, et s'oriente vers le suivi médical des cosmonautes soviétiques. Il postulera sept ans plus tard en 1969, mais ne deviendra officiellement cosmonaute que dix ans plus tard en 1979, à 37 ans. Valeri Poliakov décolle pour la première fois à bord d'une fusée Soyouz, le 29 août 1988, à 46 ans, pour une première mission sur la station Mir, en tant que médecin du bord. Il y passe 240 jours avant de revenir sur Terre. Si la chute de l'URSS est un événement politique majeur, cela n'affecte pas tellement sa carrière, puisqu'en 1994, à 52 ans, il est renvoyé une nouvelle fois à bord de la Station Mir pour la fameuse mission de plus de 430 jours.

    Malgré différentes initiatives internationales, aucun vol n'a pour l'instant duré aussi longtemps ces 28 dernières années. Plusieurs vols ont certes approché la durée d'une année, mais aucune n'est allée au-delà. Ceci dit, la NASA montre un fort intérêt pour l'étude physiologique des missions très longues, notamment en prévision d'un vol habité vers Mars dans les décennies à venir.

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    3 min
  • Les cryptomonnaies pour sauver l'économie Russe ?

    C'est ce qu'on appelle changer son fusil d'épaule, ou plutôt retourner sa veste. Car après avoir longtemps limité l'usage des cryptomonnaies, le gouvernement russe s'apprête à y avoir recours pour ses échanges à l'étranger, et ainsi contourner les sanctions des pays occidentaux.

    D'après l'agence de presse russe Interfax, le ministère des Finances et la banque nationale de Russie auraient trouvé un accord pour utiliser des monnaies virtuelles dans le cadre d'échanges commerciaux internationaux. La grande question est de savoir pourquoi cette annonce est si tardive, pourquoi elle n'a pas eu lieu plus tôt ? Si la Russie est l'un des pays les plus en pointe sur les crypto-monnaies, c'était aussi jusqu'à encore très récemment l'une des nations qui imposait une régulation stricte sur ces actifs décentralisés. En janvier 2021, puis en juillet 2022, le Parlement russe a adopté deux lois interdisant d'utiliser les coins et les NFT en tant que moyens de paiement. Ceci dit, l'université de Cambridge estime que le pays disposerait de la cinquième plus grande puissance de calcul au monde et que sa population est l'une qui utilisait le plus les cryptos au monde... et les conséquences de la guerre en Ukraine semblent avoir changé la donne.

    D'après le journal russe Kommersant, ce changement de posture ne constitue pas un rétropédalage total de la part du gouvernement russe, qui continue de contrôler strictement ces monnaies à l'intérieur de ses frontières. Le ministre des Finances russe Alexei Moiseev, explique que jusqu'à aujourd'hui, les lois russes dans ce domaine n'empêchaient pas les citoyens d'ouvrir des wallets, des porte-feuille numériques, mais que ces derniers les ouvraient surtout depuis l'étranger. Cette souplesse de la réglementation devrait donc inciter les possesseurs de cryptos à rapatrier leurs actifs au pays, mais sous le contrôle de la banque centrale. Une surveillance justifiée, comme souvent, par la lutte anticorruption. Reste encore à déterminer à quel point ce changement permettra de contourner les sanctions économiques occidentales, et quel sera son impact réel sur les finances du pays.

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    2 min
  • Amazon va participer à la création de l'euro numérique ?

    C'est un concept qui est pratiquement devenu normal, voire banal : les cryptomonnaies. On en parle régulièrement dans ce podcast, au point de voir qu'elles ont pratiquement intégré notre quotidien. Pour aller dans ce sens, la BCE (Banque Centrale Européenne) prépare l'arrivée de l'euro numérique, sa propre cryptomonnaie. Pour ce faire, l'organisme s'est notamment tourné vers Amazon.

    Mi-septembre, la BCE dévoilait le nom des cinq entreprises chargées de participer à la conception de l’euro numérique. Si quatre organismes bancaires ont été retenus, le dernier acteur de ce projet n'est autre qu'Amazon, qui jouera un rôle actif dans la mise au point du système de paiements pour le commerce électronique. Dans le détail, les entreprises sélectionnées développeront, je cite « des interfaces utilisateur pour l’euro numérique » en collaboration avec la BCE. À noter qu'Amazon ne s'est que timidement intéressé au secteur des paiements numériques ces dernières années. Le géant du commerce en ligne a notamment engagé un spécialiste des actifs numériques l’année dernière, ainsi qu'un chef de produit spécialisé dans les technologies blockchain, mais rien de plus.

    De plus, le choix d'Amazon est fortement critiqué par de nombreux observateurs. En effet, l'entreprise de Jeff Bezos est la seule sélectionnée à ne pas être originaire de l'Union Européenne. Ce qui est, en effet, discutable à l'heure où la justice européenne et le commissariat européen à la concurrence luttent contre la suprématie des firmes américaines dans l'économie numérique. La présence d'un géant américain du secteur à la base d'un projet qui pourrait toucher les intérêts stratégiques des pays de la zone euro remet pour certains en question la souveraineté européenne sur ces questions.

    Ceci dit, quand on parle d'Euro numérique, à quoi fait-on référence exactement ? Et bien à une version 100% numérique de notre monnaie, destinée à faciliter les transactions. L'idée est donc de proposer une alternative au Bitcoin ou à l'Ether. Car l’euro numérique est spécifiquement prévu pour répondre à l’émergence des stablecoins, ces jetons indexés sur une monnaie fiduciaire, qui existent physiquement sous la forme de pièce et billet contrairement aux deux exemples que je viens de vous citer. Parmi les stablecoins les plus populaires, on trouve l’USDT, l’USDC, le BUSD ou encore le Pax Dollar, tous essentiels au fonctionnement de l’écosystème crypto. L'euro numérique répond également à la dématérialisation croissante des paiements depuis la crise du Covid-19. Car désormais, plus de 40 % des achats réalisés en Europe dans une boutique physique sont réglés avec une carte bancaire, pièces et billet étant progressivement délaissé par les consommateurs. Certains pays comme la Belgique ont d’ailleurs obligé les commerçants à accepter les paiements électroniques, que ce soit par le biais d’un terminal ou d’une application sur smartphone. Parmi les avantages de l'Euro numérique, on peut noter la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d'argent, des transactions plus rapides qu'un virement bancaire, moins de frais de gestion comparé à un compte bancaire, sans compter que la blockchain offrira encore plus de sécurité aux utilisateurs. Le déploiement de l'euro numérique dans les 27 pays de l'UE est prévu pour 2026.

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    4 min
  • iPhone 14 : un youtuber provoque un accident pour tester l'appel d'urgence ?

    Chaque annonce du nouvel iPhone est scrutée avec attention par les internautes. Peut-être un peu trop pour certains. En effet, l'une des nouveautés de l'iPhone 14 est l'appel d'urgence automatique en cas d'accident grâce à un accéléromètre intégré. Afin de vérifier si l'option fonctionnait correctement, un youtuber a mis en place un crash de voiture. Rassurez-vous, pas de blessé, tout a été réalisé dans des conditions de sécurité, loin du trafic routier.

    Concrètement, c'est sur la chaîne TechRax que ce crash-test a eu lieu... le lien est dans la description de cet épisode si vous voulez voir la vidéo. À noter que le youtuber est connu pour mettre à l'épreuve les iPhone et leur faire endurer les pires tests, de l'immersion dans l’eau, à la chute depuis un barrage, lave en fusion, enterrement, rien n’est oublié. Pour cette vidéo, le youtuber a utilisé une télécommande pour piloter la voiture utilisée dans le crash-test. Si le premier choc n'est pas violent, force est de constater que l'iPhone rempli son rôle au bout de quelques secondes et appelle les secours. Tout d'abord, le smartphone affiche un message disant je cite « il semblerait que vous ayez eu un accident ». Une alarme se met à retentir, puis un compte à rebours se déclenche pour permettre à l'utilisateur d'annuler la manipulation automatique en cas de fausse alerte.

    Le deuxième accident est plus violent, et la détection du choc fonctionne à nouveau. Si certains observateurs ne manqueront pas de souligner que ces tests ne prouvent rien de nouveau, on a au moins la preuve en vidéo que par deux fois, l'alarme s'est déclenché. Autre point intéressant, cette fonctionnalité était-elle vraiment nécessaire ? En effet, le Parlement européen impose aux voitures les plus récentes d’être dotées de cet équipement de sécurité depuis avril 2018. Ceci dit, on ne va pas se priver d'une double sécurité si on peut y avoir accès en possédant un iPhone 14. Test réussi haut la main donc pour cette nouvelle fonction, qui se trouve aussi sur la nouvelle Apple Watch. Avec un accéléromètre encore plus précis, la montre peut détecter une éventuelle chute, dans la rue ou à vélo. À voir si cette version sera testée par TechRax à l'avenir.

    Vidéo : https://youtu.be/MZn6K44qfdU

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    3 min
  • IA : Comment savoir si l'on utilise vos photos ?

    On vous en parle régulièrement dans ce podcast, les images générées par intelligence artificielle se multiplient sur Internet. Dernièrement, l'œuvre d'art d'une IA a même remporté un concours. Je vous invite à écouter l'épisode de Tech consacré à cette anecdote si ce n'est pas déjà fait. Mais vous commencez à la savoir, pour qu'une IA puisse générer une image, il faut que son algorithme s’entraîne en analysant des millions, voir des milliards d'images. Ceci dit, la source de ces images peut poser problème, surtout si vos photos ont été utilisées puis incluses dans une base de données. Bonne nouvelle, un site permet désormais de savoir si vous êtes concerné.

    Pour qu'une IA puisse générer une image, ses créateurs doivent l’entraîner. Cette dernière va alors puiser dans de grandes bases de données publiques, dont la plus importante se nomme Laion-5B et contient 5,8 milliards d'images avec des textes associés. Théoriquement, les images proviennent toutes de sources publiques libres de droits... mais en réalité, ce n'est pas toujours le cas. Grâce au site Have I Been Trained? dont vous pouvez retrouver le lien en description de cet épisode, vous pouvez effectuer une recherche dans cette fameuse base de donnée. L'outil a été conçu afin que les artistes et photographes puissent découvrir si leurs œuvres ont été utilisées. Ceci dit, le site permet aussi de savoir si vos propres photos y figurent. Pour en avoir le cœur net, il faut simplement effectuer une recherche en saisissant votre nom ou en utilisant vos photos. À noter que le site ne conserve pas les images utilisées pour la recherche.

    Et visiblement, il y a de quoi prendre cette histoire très au sérieux et faire preuve de beaucoup de vigilance. Une femme a notamment retrouvé dans cette base de données des photos prises par son médecin après une chirurgie de sa mâchoire... des photos qui n'auraient jamais dû quitter son dossier médical. La bonne nouvelle est qu'il est facile de savoir d'où proviennent les photos. Laion-5B ne contient pas d'images directement, mais des liens vers celles-ci. Un simple clic droit permet donc de retrouver sur quel site elles se trouvent. Il vous incombera ensuite de contacter l'administrateur du site en question si vous souhaitez procéder à leur retrait.

    Have I Been Trained ? : https://haveibeentrained.com/

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    4 min

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