
Sign up to save your podcasts
Or


Mi-octobre, la gendarmerie française et ses collègues espagnols et lettons et espagnols ont arrêté une trentaine de personnes dans l’hexagone, suspectées d’être toutes liées à un vaste réseau de vols de voitures grâce à des moyens informatiques. Leur technique consistait à vendre de faux kits de diagnostic permettant ensuite de voler les véhicules ne disposant pas de clé de contact physique.
Les chiffres de cette opération sont assez impressionnants. 31 arrestations, pour 22 lieux perquisitionnés dans trois pays, douze comptes en banque saisis pour un total de plus d'un million d'euros, des biens immobiliers et plusieurs voitures de luxe. À noter que ce coup de filet est avant tout une opération collective, menée par les autorités françaises avec le soutien d'Europol et d'Eurojust, ainsi que les gendarmeries espagnoles et lettones. C'est à la demande de deux constructeurs français dont les noms n’ont pas été communiqués, que le Centre de cybercriminalité de la Gendarmerie française (le C3N) a ouvert une enquête en 2020. Les enquêteurs estiment que l'organisation criminelle aurait commercialisé ses solutions à plus de 200 utilisateurs, pour un préjudice total avoisinant les 3 millions d'euros.
D’après Europol, il s'agissait d'une fausse solution de diagnostic automobile, utilisée pour remplacer le logiciel d'origine des véhicules. En clair, le faux kit se substituait au logiciel d'origine des véhicules, permettant ainsi d'ouvrir les portes et de les démarrer. Je cite Eurojust, « les auteurs de l'escroquerie n'ont cessé de mettre à jour et d'adapter leur logiciel, afin de contrecarrer les mesures mises en œuvre par les entreprises pour renforcer la sécurité de leurs véhicules » fin de citation. Ceci dit, cette logique sous-entend que les voleurs étaient aidés de complices ayant déjà eu accès à la voiture pour installer le kit, soit un mécanicien, un voiturier ou n'importe quelle autre personne à qui on peut laisser ses clés, son badge, sa carte pour déverrouiller la voiture. Une fois en possession de la voiture, les voleurs n’avaient qu’à effacer toutes les données d’identifications présentes dans la voiture pour tenter de la revendre dans des réseaux parallèles. À part ces quelques informations un peu vagues, les deux organisations européennes n’ont pas donné plus de détails. On sait toutefois que le mode opératoire du piratage est un peu différent d'autres attaques récemment observées. Au Royaume-Uni, la police s'était inquiétée l’an dernier d'une augmentation des vols de voitures par interception du signal radio entre le porte-clé et le véhicule. Elle avait alors invité les propriétaires à ranger leurs porte-clés dans des boîtes métalliques ou des pochettes de protection.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si Elon Musk est l'homme le plus riche du monde, il n'a visiblement pas les moyens pour financer la connexion internet de tout un pays. En effet, depuis de longs mois, sa compagnie d'Internet par satellites Starlink fournit Internet à moindres frais à l'Ukraine, même dans les zones ravagées par la guerre. D'après la chaîne américaine CNN, Elon Musk demanderait au gouvernement américain de couvrir les frais du service Starlink, géré par SpaceX
D'après Elon Musk, l’accès à Starlink en Ukraine a coûté à SpaceX 80 millions de dollars jusqu'à présent. Ce montant devrait même dépasser les 100 millions d'ici la fin de l'année. Le patron de Tesla, SpaceX et Starlink évoque même un coût potentiel de 400 millions de dollars pour l'année 2023. Dans une lettre adressée à Elon Musk, on apprend que le chef des forces armées ukrainiennes demanderait 6500 terminaux Starlink supplémentaires d'un coup pour soutenir l'effort de guerre au niveau communication, puis 500 supplémentaires chaque mois pour remplacer ceux détruits lors des combats. SpaceX aurait refusé, en lui indiquant d'envoyer sa demande auprès du département de la Défense des États-Unis. Je cite la communication de SpaceX, « nous ne sommes pas en mesure de faire de nouveaux dons de terminaux à l'Ukraine ni de financer les terminaux existants pour une période indéfinie », fin de citation. Toujours d'après Elon Musk, il y aurait 25.000 terminaux en Ukraine, dont 9.000 achetés par la Pologne, 1.700 par les États-Unis, ainsi que des contributions provenant d'autres acteurs.
À noter que SpaceX a tout de même reçu plusieurs financements, dont 3 millions de dollars de l'Agence des États-Unis pour le développement international. Par ailleurs, les Ukrainiens vivants dans les zones libérées de l'occupation russe déplorent une absence totale d'Internet, accusant Elon Musk d'avoir coupé l'accès dans ces endroits pour empêcher les Russes de s'en servir. Qu'à cela ne tienne, le milliardaire est bien décidé à ne pas assumer seul ce coût de l'internet ukrainien et s'est même lancé sur le terrain de la géopolitique sur Twitter en proposant son propre plan de paix. Un scénario dans lequel l'Ukraine abandonnerait la Crimée et tiendrait des référendums supervisés par les Nations unies dans les quatre régions annexées. Ce qui n'est pas sans rappeler une suggestion similaire à propos de Taïwan dans les colonnes du Financial Times, où il évoquait le fait que l'île devienne une zone administrative spéciale de la Chine. Rien de rassurant pour les Ukrainiens donc, car si Musk décidait d'arrêter les frais avec Starlink en Ukraine, l'armée et le pays dans son ensemble serait rapidement dans une situation de crise, encore plus qu'aujourd'hui.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si le déploiement d'Internet à haut débit se poursuit en France, l'ARCEP, le régulateur des communications électroniques pour faire court, vient de publier ses derniers chiffres concernant la couverture de l'Hexagone en BHD, Bon Haut Débit et THD, Très Haut Débit avec des résultats assez encourageant pour une grande majorité de Français. Si ce genre de données est toujours compliqué à appréhender, une carte interactive existe pour savoir avec précision quel est le débit internet proposé autour de chez vous, et dont le lien est disponible dans la description de cet épisode.
Intitulé « Ma connexion Internet », cette carte permet effectivement de connaître avec précision le début maximum reçu selon votre adresse. D'après la légende proposée sur le site, ces débits vont de « inéligible au haut débit, à 1 Gbits par seconde et plus ». Cette carte se base sur les données les plus récentes de l'ARCEP, datant du 30 juin dernier. En parallèle, une autre carte permet de surveiller l'avancée du déploiement de la fibre, où là, les données sont mises à jour plus régulièrement. Ceci dit, ces cartes sont la plupart du temps mises à jour tous les trimestres grâce aux données fournies par les opérateurs, avec le détail pour chaque service internet. Première bonne nouvelle à en croire l'ARCEP, le déploiement de la fibre suit son cours avec 72,3% des Français couverts en juin 2022, soit +10% en un an. Si l'on élargit un peu le spectre aux Très Haut Débit, cette part passe même à 81,2%, soit des débits supérieurs à 30 Mb/s. Autre bonne nouvelle, celle de la 4G fixe. Au 30 juin 2022, près de 99% des foyers français y avaient accès, soit une part qui a quasiment doublée en comparaison avec juin 2021. Un déploiement record qui permet ainsi de couvrir la quasi-totalité des ménages en Bon Haut Débit (BHD), soit des débits compris entre 8 et 30 Mb/s.
Côté outre-mer, la Réunion dispose d'une éligibilité à 91,5 % au Très Haut Débit. La Guyane et Mayotte sont pour leurs part moins bien loti avec respectivement 51 et 39 %. Un schéma qui n'épargne pas la France métropolitaine d'ailleurs, puisque les différences d'accès au Très Haut Débit se fait fortement ressentir entre la région Hauts-de-France et 92,5 % de sa population éligible, contre seulement 54% en Bretagne. En Corse, ce taux d’éligibilité est de 67,6 %. Si l'on regarde encore plus précisément, au niveau départemental, les écarts sont encore plus flagrants. Par exemple, moins de la moitié des ardéchois sont éligibles au THD (44%), et parmi ceux-là, seul 28% peuvent prétendre à la fibre. En comparaison, les habitants du Rhône sont éligibles à 94 % au THD, dont 91% d'entre eux à la fibre, sans parler de Paris ou 100% de la population est éligible au Très Haut Débit. Concrètement, la généralisation de la fibre optique devrait se poursuivre en France jusqu'en 2025, date à laquelle le gouvernement a fixé pour objectif que tous les Français puissent y avoir accès.
Carte : https://maconnexioninternet.arcep.fr/?lat=50.63241647786893&lng=3.03877115251737&zoom=18&trimestre=2022T2&mode=debit
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sans doute faites-vous partie des 90 % d'internautes qui aujourd'hui utilisent Google pour faire leurs recherches sur Internet. Avec une telle part de marché, autant dire que Google est en position de monopole et peut imposer son modèle gratuit financé par la publicité ciblée, ce qui vaut d'ailleurs au GAFAM d'être visée par plusieurs affaires judiciaires. Mais aujourd'hui, le géant d'Internet fait face à une nouvelle menace, le moteur de recherche Neeva, qui prend la position inverse de Google, à savoir un moteur de recherche sans pub et sans traçage.
Lancée en 2021 aux États-Unis, Neeva a été cofondée par deux pointures d'Internet, l’ex-vice-président du département publicité de Google, Sridhar Ramaswamy, ainsi que Vivek Raghunathan, ex-vice-président du département monétisation de YouTube. Les deux citent d’ailleurs le modèle et le monopole de Google comme leur inspiration première pour donner naissance à Neeva, je les cite, « même avec de bonnes intentions, ce qui était le cas dans mon équipe chez Google (explique Ramaswamy) , il était très difficile de rester centré sur l'utilisateur quand il y a une pression pour faire de plus en plus de revenus. Donc, d'une certaine manière, Neeva appuie sur le bouton réinitialisation sur la façon dont la recherche doit être pensée, [à savoir] en mettant l’internaute au centre » fin de citation. Sur Neeva, pas de pub ciblée... Le moteur de recherche est entièrement gratuit. Ceci dit, une version payante est disponible aux Etats-Unis uniquement à ce jour, avec des outils plus pointus pour protéger votre vie privée. D'après l'entreprise, ce système d'abonnement représente la seule source de revenus de Neeva. Un modèle qui a déjà séduit plus de 600 000 utilisateurs en douze mois aux États-Unis. Neeva lancera d'abord son service de base en Europe, puis introduira son abonnement premium avec des fonctionnalités supplémentaires telles qu'un VPN et un gestionnaire de mots de passe en France, en Allemagne, et au Royaume-Uni.
En clair, Neeva est je cite « une plateforme axée sur l'utilisateur, centrée sur les recherches privées et transparentes, et non un moteur de recherche au service des annonceurs. » Dans le détail, le moteur de recherche propose de la décentralisation. Chaque utilisateur prend donc les commandes de son internet, personnalisant ses résultats de recherche dans un environnement sans publicité, le tout assorti d'une promesse de protection des données... bref, l’internaute est en total contrôle. Si Neeva veut proposer un web aussi objectif et personnalisable que possible, l’entreprise doit tout de même trouver un positionnement sur la question de la désinformation, et des contenus qui pourraient se trouver propulsé au tout en haut des suggestions avec de mauvaises intentions.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans le contexte de crise énergétique, l'Union Européenne pourrait bien décider de réguler les objets les plus énergivores et parfois inutiles aux yeux de certains... C'est notamment le cas des télé 8K qui offre une toute nouvelle approche en termes d'image, mais qui consomme aussi beaucoup.
Comme le rapporte le site flatpanelshd, spécialisé sur les média, la télévision et les écrans, l’Union Europe prévoit de mettre à jour son indice d’efficacité énergétique (IEE) dès le mois de mars 2023. Cet indice précise les règles en matière de consommation d’énergie qui doivent être respectées par les fabricants, notamment les fabricants de téléviseurs. Avec cette mise à jour, ces règles pourraient être durcies, au point d'empêcher la commercialisation de TV 8K. Jusqu'à présent, ces modèles de télévision étaient exempts de limites de consommation. Mais d'ici mars 2023, je cite, « les téléviseurs 8K de 55 pouces devraient avoir une limite de consommation de 84 W maximum, 112 W pour les modèles de 65 pouces et 141 W pour les modèles de 75 pouces. Or, les modèles actuellement vendus en Europe consomment bien plus que ces nouvelles limites. Par exemple, les modèles 65 pouces de Samsung consomment près de 300 W. En cas de limitation de la consommation des modèles 8K, il est fort possible que ce type de télé ne soit plus disponible à la vente pendant un long moment, au moins le temps que les fabricants trouvent une solution.
Pour sa part, le géant coréen Samsung s'est voulu rassurant en disant que réduire la consommation de ses téléviseurs sera un challenge compliqué à relever, mais que l’entreprise fera son maximum pour trouver une solution. Un gain de sable dans les rouages de la stratégie de Samsung, puisque la marque comptait vendre plus de TV 8K que de TV 4K cette année. Du côté de la concurrence, par exemple TCL Europe, si la mesure venait à passer, l'entreprise avertit qu'il n’y aura tout simplement plus aucun téléviseur 8K sur le marché en Europe. Pour sa part, la 8K Association qui défend cette technologie, a indiqué que ces mesures n’étaient pas réalistes. Je les cite, « à moins que quelque chose ne change, mars 2023 sonnera le glas de l'industrie émergente de la 8K […] Les limites de consommation d'énergie des téléviseurs 8K sont fixées si bas qu'aucun de ces appareils ne passera ». Pour rappel, l'Union européenne avait déjà mis à jour son étiquette énergétique en mars 2021, ce qui avait entraîné le passage de nombreux modèles de télé en classe G, soit la pire note en termes de consommation énergétique. À voir si l'industrie des écrans TV réussira à s'adapter ou abandonnera la norme 8K.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce n'est pas un secret, la Chine censure allègrement les informations venant de l'extérieur afin que sa population ne soit pas tentée de remettre en cause le discours officiel du Parti Communiste. Seulement, de nombreux outils existent pour contourner ce que le gouvernement appelle son « grand pare-peu » sur Internet. Désormais, les politiques s'attaquent à ces fameux outils à l'approche du 20e congrès du parti.
Les experts de GFW Report, plateforme spécialisée sur la question de la censure, précisent je cite que « le 3 octobre 2022, une centaine d'utilisateurs a signalé que leur serveur de contournement de la censure a été bloqué » fin de citation. Concrètement, plusieurs plateformes ont été victimes d'une nouvelle salve de mesures de répression à l'approche du 20e Congrès du Parti communiste, qui verra un remaniement de la direction du pays. Dans ce contexte, le renforcement de la censure est fréquent surtout qu'il s'agit d'un moment dit « politiquement sensibles » en Chine. Cependant, cette lutte contre les outils de contournement de la censure semble s'être accentuée de manière significative.
Avant de poursuivre, connaissez-vous TLS (ou transport layer security) ? Il s'agit d'un protocole de sécurité Internet utilisé pour chiffrer les données envoyées sur Internet. Ainsi, de nombreux outils de contournement de la censure utilisent TLS pour préserver la confidentialité des conversations. Comme le précise le site siecledigital.fr, plusieurs utilisateurs passent par un réseau privé (l'équivalent d'un VPN) basé sur TLS, ce qui permet de diriger le trafic Internet à travers une connexion TLS, au lieu de le transmettre au fournisseur qui appliqueraient la censure. Seulement, les experts de GFW ont récemment annoncé, je cite que « les autorités chinoises ont trouvé un moyen de bloquer l'adresse IP des personnes qui tentent de contourner la censure » fin de citation. D'après eux, environ 50 % des internautes chinois qui contournent la censure en ligne utilisent un outil basé sur TLS. Pour passer outre le « grand pare-feu » chinois qui censure et régule l'accès Internet du pays en bloquant certains services web étrangers ou en ralentissant leur trafic, il semble que les internautes chinois devront acheter leur propre domaine.
En clair, GFW Report estime, je cite que « si les outils basés sur TLS ont déjà été bloqués auparavant, nous n'avons jamais observé un tel niveau de blocage. En sachant que le mois d'octobre sera la période la plus sensible cette année, des plans de secours ont été publiés pour atténuer le blocage » fin de citation. En Chine, de nombreuses plateformes sont bloquées comme Google, Twitter, Facebook, Wikipédia (dans toutes les langues), WhatsApp (partiellement) ou encore Instagram.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La 5G est petit à petit rentrée dans les usages ces dernières années, ou à défaut d'être accepté, est un peu moins pointé du doigt. Ceci dit, le conflit Ukraine-Russie affecterait profondément le déploiement de cette technologie sur le Vieux continent, avec une couverture sur les deux tiers de l'Europe pas avant 2025.
D'après une étude de la GSMA, organisation représentant les intérêts de l'industrie de la téléphonie mobile, l'Europe serait en retard au sujet du déploiement de la 5G, comparé à la Corée du Sud, au Japon et aux États-Unis. Si la Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni ou encore l'Allemagne font partie des bons élèves, ce ne serait pas le cas des autres pays. Pour expliquer ce retard, le rapport avance que les opérateurs seraient confrontés à la hausse des prix de l'énergie, en partie causée par le conflit Ukraine-Russie. Qu'à cela ne tienne, l'Association européenne des opérateurs de réseaux de télécommunications a réitéré il y a quelques semaines, son appel aux grandes entreprises pour je cite « qu'elles assument un pourcentage des coûts liés au développement des infrastructures ». Sur ce point, les patrons de 16 opérateurs européens estiment qu'ils font déjà « tout le travail nécessaire », et qualifient cette situation « d'injuste ».
Selon les résultats de l'étude, l'inflation et la guerre en Ukraine affectent les ambitions du continent en matière d'infrastructures, au point que les estimations de la couverture du réseau 5G en Europe ne devrait atteindre 70 % qu'en 2025. L'an dernier, cette couverture était de 47 %. D'après la GSMA, 30 % de la population européenne n'aura toujours pas accès à la 5G d'ici 3 ans, tandis qu'en Corée du Sud, seuls 2 % de la population ne serait pas couverte. Côté utilisation de la 5G par les citoyens, le rapport Mobile Economy Europe montre une hausse non-négligeable du nombre d'Européens plébiscitant les appareils équipés d'une puce 5G. En Norvège par exemple, 16 % de la population aurait déjà été conquise par cette nouvelle technologie ; 14% en Suisse ; 13% en Finlande, 11% au Royaume-Uni et 10% en Allemagne ; contre 6% en moyenne pour l'ensemble du continent.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est un grand pas en avant que vient de faire Joe Biden vers une nouvelle coopération avec l'Union Européenne en matière d'échange de données. Le président américain a récemment signé un décret qui permettra de protéger les citoyens de l'Union européenne de certaines ingérences venant des Etats-Unis.
Ce décret arrive après les engagements réciproques sur lesquels s'étaient accordés Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen en mars dernier. Concrètement, ce décret pose je cite, « une base juridique importante pour les flux de données transatlantiques en répondant aux préoccupations soulevées par la Cour de justice de l'Union européenne », précise la Maison-Blanche. Pour rappel, la CJUE avait jugé en juin 2020 que cette coopération, dénommée Privacy Shield, ou le bouclier de Vie Privée en Français, n'offrait pas un niveau de protection suffisant pour les données personnelles transférées de l'UE vers les États-Unis. Le nouveau décret signé par le président américain apporte donc de nouvelle garanties en matière de confidentialité, et devrait aussi limiter la capacité des agences de sécurité et de renseignements américains à accéder aux données personnelles des citoyens de l'Union européenne.
En clair, les services de renseignement américains ne pourront accéder aux données transférées qu'en cas d'absolue nécessité, comme dans le cas d'une vraie menace sur la sécurité nationale. À noter qu'en cas d'abus, les citoyens qui se sentiraient lésés pourront engager des poursuites afin de se faire dédommager. Des poursuites qui passeront par un examen mené par un organisme indépendant, dont les juges ne devront pas avoir de liens avec le gouvernement américain et devront être de vrais spécialistes de la question des données personnelles. Il s'agira vraisemblablement du tribunal de révision de la protection des données, qui sera spécialement créé.
En fait, ce décret constitue la dernière étape majeure à la mise en place d'un nouvel accord de partage de données entre les USA et l'UE. Il est en effet nécessaire pour les entreprises aujourd'hui d'avoir un mot à dire sur cette question, car toutes sont concernées par ces transferts de données, GAFAM comme PME. La Commission européenne a dors et déjà a pris connaissance du décret et le transposera prochainement pour ensuite l'imposer aux entreprises tout en respectant l'esprit du texte, mais selon ses propres règles. Ce processus pourrait mettre six mois pour déboucher sur un accord définitif, soit aux alentours du mois de mars 2023.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous commencez à connaître Open AI, cette entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle a qui l'on doit notamment le programme DALL-E, qui génère des œuvres arts grâce à du texte. Et bien la dernière innovation d'Open AI n'a rien à voir avec l'art cette fois, puisqu'il s'agit d'un système de reconnaissance vocale en accès libre, destiné aux chercheurs et aux développeurs.
Open AI lance aujourd'hui un programme open-source baptisé Whisper, permettant de transformer la voix en texte pour l’anglais, mais aussi pour d’autres langues. Autre spécificité le distinguant de la concurrence, le fait de ne pas tenir compte de bruits de fond, par exemple de la musique, quand la personne ne parle pas. D'après l'entreprise, le Whisper est aussi capable de détecter automatiquement la langue parlée. Dans le détail, l’audio entrant est découpé en blocs de 30 secondes, lesquels sont ensuite convertis en spectrogrammes. L’architecture de Whisper fonctionne sur un principe simple d’encodage/décodage pour chaque bloc. Pour cela, OpenAI a entraîné son IA avec 680 000 heures de données, dont les deux tiers correspondant à des contenus en anglais avec une transcription en anglais, le reste correspondant à 98 autres langues apprises par le système.
À noter qu'il existe déjà de nombreux systèmes de reconnaissance vocale automatique. Mais à en croire OpenAI, les modèles utilisés dans Whisper seraient plus robustes pour le traitement des accents, des bruits de fond et des jargons techniques. Une étude de l’Université de Stanford datant de 2019 suggère que les systèmes d’Amazon, Apple, Google, IBM et Microsoft afficheraient un taux d’erreur quasiment deux fois plus élevé pour les utilisateurs noirs que pour les utilisateurs blancs, soit 41 erreurs en moyenne tous les cent mots, contre 21 erreurs pour les autres. Chez les femmes, le nombre d’erreurs est en moyenne de 30 contre 17. OpenAI insiste aussi sur des écarts de performances selon les différents accents et dialectes. Si Whisper vous intéresse, son code est disponible en libre accès sur Github et peut être intégré dans n'importe quel autre programme avec quelques réglages selon l'usage imaginé par la suite.
Étude de Stanford : https://fairspeech.stanford.edu/
Github : https://github.com/openai/whisper
Faits Divers sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / Google Podcast / Castbox
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Metaverse, voilà un concept, que dis-je une sorte d’utopie dont on parle pratiquement toutes les semaines dans ce podcast tant l’actualité qui l’entoure est riche. Et si je parle d’utopie, c’est parce que dans notre imaginaire, on associe le metaverse à une copie de notre monde virtuel comme imaginé dans Matrix ou Ready Player One. Or, la réalité à ce jour est tout autre. D’après Vishal Shah, dirigeant du metaverse chez Meta, nouveau nom du groupe Facebook, la plateforme Horizon Worlds serait remplie de bugs rendant l’expérience déplaisante, à tel point que même les équipes travaillant sur son développement n’auraient pas envie de l’utiliser.
En changeant de nom pour Meta, le groupe Facebook a décidé de mettre le Metaverse au cœur de ses priorités. Ce metaverse a aujourd’hui un nom : Horizon Worlds, monde virtuel dans lequel les gens se déplacent grâce à des avatars, exactement comme dans un jeu vidéo. Cet espace virtuel est disponible via le casque Meta Quest 2 (anciennement Oculus Quest) depuis décembre 2021, et même en France depuis peu. Ceci dit, la plateforme serait encore loin d’être parfaite. Dans une note interne consultée par le site spécialisé The Verge, Vishal Shah dirigeant du metaverse chez Meta, déplore je cite « les retours actuels de nos créateurs, utilisateurs, testeurs et de nombreux membres de l'équipe [Ces derniers pointent du doigt] le poids cumulé des coupures, des problèmes de stabilité et des bugs, [ce qui rendrait] trop difficile pour notre communauté l'expérience de la magie d'Horizon » fin de citation. Le dirigeant regrette que ses équipes travaillant sur le metaverse ne passent pas plus de temps sur la plateforme, à tel point que la direction réfléchit à une manière de les y forcer.
À ce jour, force est de constater qu’Horizon Worlds reste loin derrière des rivaux comme Fortnite par exemple. En effet, le jeu est en quelque sorte un metaverse, avec l’organisation d’événements de grande envergure comme des concerts virtuels ou même des films immersifs par exemple, lors de l’annonce de ses nouveaux chapitres et événements. À noter que l’arrivée d’Horizon Worlds en Europe avait été sacrément moquée pour des graphismes peu flatteurs, ce qui a poussé Mark Zuckerberg à annoncer des mises à jour majeures qui devraient avoir lieu cette semaine lors de la conférence annuelle Connect, ce 11 octobre. Le groupe Meta devrait aussi profiter de l’événement pour présenter son nouveau casque VR haut de gamme. Sachant que le metaverse est la pierre angulaire du futur de Meta avec des milliards de dollars investis dans son développement, on peut s’attendre à une réaction assez virulente de la part du groupe. J’entends par là dans changements forts dans son approche du metaverse et du contenu d’Horizon Worlds dans le but de faire taire les critiques. Une démarche qui pourrait durer jusqu’à la fin de l’année d’après Vishal Shah.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
From the publisher's feed
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus…

70 Listeners

334 Listeners

24 Listeners

18 Listeners

10 Listeners

16 Listeners

24 Listeners

10 Listeners

10 Listeners

22 Listeners

19 Listeners

12 Listeners

22 Listeners

6 Listeners

44 Listeners

75 Listeners

6 Listeners

6 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

157 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

1 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners