Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Qu’est-ce que le Listenbourg, le faux pays né sur Twitter ?

    Avez-vous déjà entendu parler du Listenbourg ? Ce fut en effet l’une des tendances Twitter de ce début du mois de novembre. Concrètement, le Listenbourg est le nom d'un pays fictif qui s'est construit une identité complète en seulement quelques jours grâce à l'imaginaire de la communauté de Twitter, dans le but de pointer du doigt les lacunes géographiques des Américains notamment.

    Dans le détail, le Listenbourg dispose de tous les traits d'un véritable État, avec des ministères, un parlement, un drapeau et son hymne. Peuplé de 49 millions d'habitants, le pays se trouve à l'ouest de l'Espagne et du Portugal avec lesquels il partage une frontière commune. Mais surtout, le Listenbourg est une vaste blague née d'un pari lancé sur Twitter le 30 octobre. Des internautes français souhaitaient piéger les Américains qui sont généralement mauvais pour placer les pays d’Europe sur une carte. L'un d'eux a ainsi imaginé le nom de Listenbourg, lequel est rapidement devenu viral au point que des milliers d’internautes se sont pris au jeu pour caractériser ce pays. Ainsi, les comptes Twitter des ministères et des partis politiques sont nés, tout comme la monnaie locale, « le Lis ».

    Les Twittos lui ont aussi inventé une capitale, Lurenberg, un découpage géographique et politique par région, et sont en train de créer une langue, le listenbourgeois. Il y a même un club de foot officiel et un orchestre symphonique national. Clairement, l'objectif principal est de donner le plus de consistance à ce pays imaginaire. Ainsi, la création d'un tel contexte fait réagir et de nombreuses marques et personnalités ont rapidement cherché à faire partie du jeu, souvent pour réaliser leur autopromotion, et qui ont rapidement été remis à leur place par la communauté Twitter qui ne cautionne pas ce genre ce comportement. Pour l’instant, l’objectif de piéger les Américains n’a pas encore été atteint, ces derniers étant pour l’instant peu réceptifs à la supercherie. La blague n’a toutefois pas fait rire certains média conservateurs, estimant qu’il s’agissait d’un manque de respect de la part des Français.

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    3 min
  • Vers une régulation des logiciels espions à l'ONU ?

    Face à la récurrence des fuites de données dues à des logiciels espions, l'ONG Amnesty International demande une régulation de cette technologie. Le scandale du projet Pegasus avait notamment fait les gros titres des médias en 2021, quand plusieurs chefs d'états auraient vu leur téléphone piraté à leur insu. C'est donc pour éviter tout abus que l'ONG demande un moratoire sur cette question aux Nations Unies.

    Dans le cadre de la 77e Assemblée générale des Nations Unies qui avait lieu à la fin du mois de septembre, Amnesty International a déposé auprès des États membres de l'ONU une pétition de 100 000 signatures. Concrètement, les signataires considèrent les technologies de surveillance numérique comme une réelle menace pour le droit à la vie privée. Un constat partagé par les Nations Unies qui a récemment ouvert des discussions autour d'une éventuelle résolution, qui pourrait pousser dès maintenant à une régulation des technologies. Avec cette pétition, Amnesty International réclame un moratoire mondial je cite « sur l'utilisation, la vente et le transfert de ces technologies jusqu'à ce qu'un cadre réglementaire approprié en matière de droits humains soit mis en place » fin de citation. Le but de ce moratoire est de suspendre temporairement les activités des logiciels espions. Pour se faire l'ONG peut compter sur le soutien du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, mais aussi de nombreux experts des Nations Unies et de diverses organisations de la société civile. Je cite, « il est extrêmement dangereux et irresponsable de permettre au secteur des technologies et du commerce de la surveillance de fonctionner comme une zone de non-droit » fin de citation.

    À noter que la France a largement contribué à donner de l'épaisseur cette pétition, puisque parmi les 100 000 personnes soutenant le moratoire, 70 000 sont françaises. D'après Amnesty International que je cite à nouveau, « le sujet de la cybersurveillance nous concerne toutes et tous. Si rien n’est fait, les abus continueront. Une fois nos messages adressés auprès des Nations Unies, des actions concrètes et ambitieuses vont devoir être mises en place. Nos droits sont en jeu » fin de citation. Pour le moment, rares sont les initiatives occidentales prises pour une stricte réglementation des logiciels espions. En novembre 2021, les États-Unis avaient pourtant placé NSO Group, éditeur de Pegasus, sur leur liste noire.

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    3 min
  • Comment la France se prépare au Métaverse ?

    Le gouvernement français s’intéresse aujourd'hui de près aux Métaverse. Dans l'optique de se préparer à l'arrivée de ce monde virtuel en France, l’État a commandé un rapport à trois experts, Camille François, Rémi Ronfard et Adrien Basdevant. Ce rapport liste une dizaine de propositions destinées à construire la stratégie française autour du Métaverse.

    Pour rappel, l’initiative fait suite à l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, je cite « bâtir un Métaverse européen [afin de] ne pas dépendre d’acteurs anglo-saxons ou chinois » fin de citation. Dans le cadre de cette stratégie, l’État prévoit d’attirer davantage d’acteurs du monde des cryptomonnaies et de soutenir le secteur des NFT avec les fonds publics, étant donné que monnaies numériques et NFT sont des pierres angulaires de la construction du Métaverse, sans oublier le développement du Web 3.0, soit un internet décentralisé. Ces investissements qualifiés de stratégiques par le rapport permettraient, je cite de « limiter les risques de perte de souveraineté ou de fuite de valeur » au profit des acteurs américains notamment.

    Le rapport évoque aussi la création d’un institut de recherche et coordination chargé de concevoir des mondes immersifs avec l’appui d’artistes nationaux. Il est également recommandé aux pouvoirs publics de, je cite, « faire émerger les services communs et essentiels [pour soutenir la création] d’une pluralité de Métaverse interopérables » fin de citation. Ainsi, pour garantir la compatibilité des différents mondes numériques, une trentaine d’entreprises, dont Adobe, Alibaba, Epic Games, Huawei, Ikea, Meta et Microsoft ont créé le consortium Metaverse Standards Forum. Mais quid des normes ? Là encore, le gouvernement est encouragé à rester très vigilent afin de s'assurer que les acteurs français aient eux aussi leur mot à dire lors de la mise en place des normes de créations pour chaque Métaverse.

    Enfin, le gouvernement devrait se pencher sur l’impact environnemental du Métaverse en mesurant la manière dont ces mondes virtuels affectent la nature. Car de nombreux détracteurs estiment que le Metaverse tel qu'imaginé par Mark Zuckerberg fera exploser la pollution numérique. D'après l'expert en sobriété numérique Frédéric Bordage que je cite, « si chaque individu se dote d’un casque VR, c’est comme si on multipliait par deux le nombre de smartphones dans le monde » fin de citation. Une grande partie des propositions du rapport devrait être intégrée au plan d'investissement France 2030, destiné à répondre aux grands défis du monde moderne comme « la transition écologique, la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir ». Reste à savoir comment ces investissements seront réalisés.

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    3 min
  • Plusieurs technologies Samsung volées ?

    Aujourd'hui, place une petite histoire d'espionnage industriel dans le monde de la tech qui nous rappelle que les GAFAM ne sont pas invulnérables. Ceci dit, l'entreprise visée ne fait pas partie des cinq présentes dans l'acronyme GAFAM, mais y aurait tout à fait sa place puisqu'il s'agit de Samsung. Le géant sud-coréen a récemment fait face à un vol de données assez embêtant.

    La justice coréenne se penche actuellement sur le cas de quatre employés de Samsung, accusés d'avoir volé des documents relatifs à des technologies particulièrement coûteuses dans le domaine des semi-conducteurs, dans le but final de revendre ses informations à d'autres entreprises à l'étranger. Ces technologies auraient notamment bénéficié à des firmes chinoises et à un grand nom du marché américain rapporte Yonhap News. À noter que les quatre employés incriminés occupaient des postes à responsabilité, dont deux d'entre eux étaient encore récemment chercheurs chez Samsung Engineering. Les deux autres sont a priori d'anciens ingénieurs du groupe. Tous font désormais face à des accusations de violation de la loi coréenne sur la prévention de la concurrence déloyale, et infraction de la loi sur la protection des technologies industrielles, à en croire les indications des autorités locales.

    Dans le détail, l'un des employés est accusé de s'être procuré un manuel d'utilisation et un plan pour un système d'eau ultra pure et les aurait vendu en août 2018, alors qu'il essayait de trouver un nouvel emploi dans une société chinoise de consulting en semi-conducteurs. Après être parvenu à se faire embaucher, l'homme aurait par la suite utilisé ces documents volés pour en faire profiter sa nouvelle entreprise. Cette technologie d'eau dite « ultra pure » vise comme son nom l'indique à nettoyer le liquide de tous les ions, matière organique, ou microbe, qu'elle pourrait contenir, avant d'être utilisée pour le nettoyage des wafers, autrement dit des galettes de silicium cruciales dans la fabrication des semi-conducteurs. Ce système de purification de l'eau avait ainsi fait l'objet d'investissements très très importants de la part de Samsung depuis 2006, soit plus de 21 millions de dollars d'après Yonhap News.

    Un autre employé est quant à lui accusé d'avoir transmis à Intel, le rival historique de Samsung sur le marché des semi-conducteurs, un fichier contenant une technologie inhérente aux activités de fonderie du groupe. Une trahison orchestrée alors que ce dernier était encore en poste chez Samsung... et aussi sur le point d'être embauché par Intel. D'après la justice coréenne, l'intéressé aurait transmis ces documents à son nouvel employeur après l'avoir photographié depuis l'espace en ligne de Samsung auquel les personnels du groupe ont accès. Que ce soit lui ou ses trois autres collègues peu regardant sur l'éthique de leur métier, la justice coréenne ne devrait pas être clémente avec eux. Reste désormais à savoir quelles seront leurs peines.

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    3 min
  • Twitter : quels changements avec Elon Musk aux manettes ?

    Après de multiples péripéties et de longs mois d'incertitude où Elon Musk a joué sa plus belle partie de poker menteur, voilà que le patron de Tesla et SpaceX est également et officiellement cette fois, celui de Twitter. Il lui aura quand même fallu débourser 44 milliards de dollars pour s’offrir le réseau social fin octobre.

    Quelques jours seulement après la signature de l'accord de ventre final, Elon Musk a déjà dévoilé comment il comptait modifier en profondeur le fonctionnement de Twitter. Par le passé, le milliardaire avait déjà expliqué vouloir faire du réseau social une plateforme entièrement dédiée à la liberté d’expression. Pour atteindre cet objectif ambitieux, l'homme le plus riche du monde a annoncé dans un tweet la création d’un conseil de modération de contenu avec je cite « des points de vue très divers ». En clair, aucune décision majeure relative au contenu ou au rétablissement d’un compte ne sera prise avant la réunion de ce conseil. De quoi a priori, et selon la position d'Elon Musk, permettre de prendre des décisions plus impartiales.

    En effet, le milliardaire n'a jamais caché son hostilité face à la politique de modération de la plateforme qu'il juge beaucoup trop stricte. Ces derniers mois, Elon Musk n’avait par exemple pas du tout apprécié la suspension du compte de Donald Trump. C'est en partie pour cette raison que l'une de ses premières décisions a été de licencier le responsable du service juridique, de la politique et de la confiance de Twitter, à l'origine de ce bannissement de l'ancien POTUS, ou president of the United States pour l’acronyme en anglais. Dans la foulée, le milliardaire a annoncé que tous les comptes qui ont été bannis définitivement au cours de ces dernières années seront rétablis.

    D'autres changements majeurs devraient aussi avoir lieu comme la possibilité pour tous les comptes d’être « vérifiés » sur Twitter, et donc d’avoir un badge à côté de leur nom qui prouve qu’il s’agit bien d’un compte officiel. Tous, sauf les bots et autres comptes où aucun humain n'est derrière. Il est également question de changer les règles concernant la publicité avec encore plus de personnalisation, afin de ne pas gâcher l’expérience des utilisateurs de la plateforme d'après Elon Musk, qui pour finir souhaite mettre fin aux faux comptes. Reste à savoir comment il compte s'y prendre pour y parvenir.

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    3 min
  • Japon : la carte d’identité numérique mal accueillie ?

    Si sur le principe, la carte d’identité numérique n’est pas une mauvaise idée, nombreux sont les citoyens à ne pas vouloir en entendre parler comme au Japon. Si le pays essaye en effet de digitaliser son administration, la population a encore bien du mal à lâcher le papier pour le tout numérique malgré sa puissance technologique.

    Concrètement, le Japon prévoit de supprimer les cartes d’assurance maladie d’ici l’automne 2024 pour l’inclure au sein de la nouvelle carte d’identité numérique intitulée « My Number ». Problème, ce projet est majoritairement rejeté par la population, les japonais craignant pour leurs informations personnelles, qui d’après eux pourraient être plus facilement détournées ou volées. Équipée d’une puce électronique et d’une photo, « My Number » est pensée comme une carte d’identité numérique qui sera également utilisée comme permis de conduire et clé d’accès au régime public d’assurance-maladie du Japon. Présentée pour la première fois en 2016, « My Number » est censée améliorer l’efficacité administrative et développer une société plus équitable, que le gouvernement compte imposer à tous ces citoyens d’ici la fin du mois de mars 2023. Pour l’instant, seuls 49 % des Japonais ont décidé de passer au tout digital.

    Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi le Japon ne se presse pas pour utiliser « My Number ». Avant tout, le pays a surtout beaucoup de mal à se séparer de ses vieilles machines comme le fax, qui est encore aujourd’hui encore très utilisé pour les documents administratifs. Côté histoire, depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays est très méfiant envers les autorités et le gouvernement. D’après un article de l’agence Associated Press, nombreux sont les Japonais à craindre cette transition numérique. Face à cette crainte généralisée, le ministre japonais des Affaires numériques Taro Kono a avoué je cite que « [le gouvernement] devait réussir à gagner la confiance du peuple pour faire adopter la carte “My Number” ». En attendant, pour calmer la situation, le Premier ministre, Fumio Kishida a tenu à rassurer fin octobre en expliquant que même si les anciennes cartes d’assurance-maladie sont vouées à disparaître, les Japonais cotisant au régime auront encore accès aux soins de santé.

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    3 min
  • Des satellites de communication quantique en 2024 ?

    L'avènement de l'ère quantique, c'est pour très bientôt... C'est tout du moins ce qu'a annoncé l'agence spatiale européenne ESA fin septembre en dévoilant son projet de réseau européen de communication par chiffrement quantique, soit une technologie jusqu'à présent impossible à pirater. On vous détaille tout ça dans cet épisode.

    Dans un communiqué, l'ESA explique que ce projet devrait durer trois ans, avec l'aide de la Société européenne des satellites SES et une vingtaine d'autres partenaires. Intitulé Eagle-1, ce projet sera financé par le programme européen Horizon Europe qui aide à l'innovation et la recherche dans l'UE, avec l'objectif de réaliser un test grandeur nature, pendant trois ans, autour de la communication par chiffrement quantique. Le premier satellite Eagle-1 sera construit progressivement jusqu'en 2024, année de son lancement et devrait peser près de 300 kilos. Concrètement, il s'agit de la suite logique du projet Security And Cryptographic mission (SAGA) qui s'intéressait déjà au chiffrement quantique.

    À noter que les avancées en matière d'informatique quantique sont très rares, mais représentent systématiquement un bond de géant pour la technologie. D'ailleurs, cette dernière se base sur une méthode de transmission bien différente de celles utilisées dans les réseaux actuellement. Car au lieu d'utiliser des ondes électromagnétiques, chaque clé de chiffrement permettant de décoder un message est transportée par des photons. L'information, elle, est toujours transportée grâce aux ondes. Contrairement aux ondes électromagnétiques, les photons ne peuvent pas être interceptés ou alors très très difficilement. Si cela arrive, celui-ci s'autodétruit, ne laissant donc aucune chance pour les éventuels pirates de décrypter le message intercepté.

    En clair, c'est une véritable course contre la montre qui s'est engagée depuis plusieurs années sur la planète pour être le premier à maîtriser la technologie quantique. En août 2020, la Chine devenait le premier pays à lancer un satellite à communication quantique après quatre années de travail. L'année suivante, le pays communiste avait également affirmé avoir développé un ordinateur quantique plus performant que ceux d'entreprises américaines comme Google. Aux États-Unis, une nouvelle méthode a été découverte il y a quelque temps déjà pour lutter contre les attaques quantiques. Enfin, en Europe, des chercheurs néerlandais ont réussi à transporter des informations de manière quantique, entrouvrant la porte pour la création d'un futur internet quantique.

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    3 min
  • L'internet mondial en panne à cause d'un seul câble sectionné ?

    D'après-vous, un seul câble peut-il entraîner une panne d'internet mondiale ? Vous vous en doutez, la réponse est oui ! C'est exactement ce qui s'est passé dans le sud de la France mi-octobre quand un câble a été sectionné, coupant ainsi Internet dans plusieurs pays européens durant une journée entière, mais aussi sur les autres continents. D'après les premières infos communiquées sur cette histoire, il s'agirait d'un acte de sabotage.

    Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre, vers 3h du matin, un câble de fibre optique acheminant Internet en Europe depuis le nord du continent jusqu'à Marseille est sectionné au niveau d’Aix-en-Provence. 24 heures ont ensuite été nécessaires pour résoudre le problème, entre mercredi soir et jeudi soir. Concrètement, trois lignes majeures du réseau internet européen ont été affectées : Marseille-Lyon, Marseille-Milan et Marseille-Barcelone, ce qui d'après Zcaler, l'entreprise en charge de rétablir la connectivité, a également eu des répercussions sur la connectivité vers l'Asie, l'Europe, les États-Unis et potentiellement d'autres parties du monde. Je cite « en raison de la coupure du câble, les clients ont pu constater une latence pour les sites web et les applications qui ont recours à ces chemins ».

    Dans le détail, il s'agit très probablement d'un sabotage. D'après siecledigital.fr, les artisans de cette opération ont a priori, je cite « soulevé le couvercle en fonte d’une chambre télécom creusée sous la chaussée et ont tronçonner le fourreau dans lequel passent les câbles remplis de fibres », fin de citation. Le média en ligne précise également qu'à peu près au même moment, je cite « un câble sous-marin reliant les îles Shetland au continent écossais a également été endommagé fin de citation. Un incident qui n'est pas sans rappelé celui d'avril dernier dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast. Des câbles reliant Paris-Lyon, Paris-Strasbourg et Paris-Lille avaient été coupés dans la nuit du 26 au 27 avril.

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    2 min
  • Devenir un espion russe sur Leboncoin ?

    C'est une méthode peu conventionnelle qu'utilisent en ce moment les services secrets russes : ces derniers recrutent leurs nouveaux espions grâce au site Leboncoin, et bien souvent à l'insu des candidats... On vous explique tout ça dans cet épisode.

    Récemment, le contre-espionnage français a identifié au moins une douzaine d'agents russes se servant du site Leboncoin pour prendre contact avec des Français dans le but de leur soutirer des informations sensibles. Leurs cibles principales : de jeunes diplômés que les agents russes abordent tout d'abord afin de prendre des cours particuliers dans leur domaine de prédilection. Cela concerne notamment des informations sur les technologies de pointe française ou encore la politique intérieure. Ces jeunes informateurs sont sélectionnés selon des critères bien précis, tout d'abord un profil jugé comme prometteur, et un secteur d'activité que les Russes convoitent. Après quelques séances pour les mettre en confiance, les agents russes proposent à leur professeur pour quelques billets supplémentaires de leur transmettre des informations beaucoup plus sensibles.

    Cette tendance, racontée par le journal Le Monde, aurait notamment touché un ingénieur développant des technologies civiles et militaires. Un jeune diplômé contacté par les services russes rédigeait quant à lui des notes sur la politique française et sur le projet énergétique du pays, plus précisément à propos du gazoduc Nordstream 2. Au total, la DGSI aurait identifié au moins 12 cas similaires. De là à savoir ce qu'ils ont pu dévoiler aux Russes... le mystère reste entier. Quoiqu'il en soit, russes et informateurs français supprimaient aussi vite que possible les contacts et détails électroniques pour ne pas laisser de traces derrière eux une fois l'échange effectué. Si les jeunes diplômés ayant accepté de devenir espion (car c'est bien de cela dont il s'agit) ont pu être identifiés et possiblement arrêté par la justice, les agents russes eux sont sont relativement intouchables. En effet, leur poste à l'ambassade de Russie à Paris leur procure une immunité diplomatique. D'après Le Monde, la DGSI (l'organisme qui s'occupe du contre-espionnage) a identifié environ 75 agents russes sur le territoire français et... ne peut pas faire grand-chose à part à surveiller de près. À noter que la France se réserve cependant le droit d'expulser ces agents si leurs activités mettent en péril des intérêts nationaux. Ce fut le cas en avril dernier quand 6 diplomates russes ont été contraints de quitter l'hexagone.

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    3 min
  • Europe : interdire le minage du Bitcoin pour économiser l'énergie ?

    Tout comme la Chine, l'Union Européenne menacerait d'interdire le minage des cryptomonnaies sur le continent dans le but d'économiser de l'énergie. Une mesure qui pourrait être mise en place dès cet hiver pour contrecarrer l'éventuelle pénurie d'électricité qui menace de sévir dans les mois à venir, mais qui pourrait n'avoir qu'un impact limité.

    Mi-octobre, la Commission européenne a présenté un plan d’action visant à accompagner la transition numérique du secteur de l’énergie, assorti de toute une série de mesures destinées, je cite « à une utilisation plus efficace des ressources énergétiques [et à la réduction des] coûts pour les consommateurs et les entreprises énergétiques » fin de citation. Dans sa ligne de mire entre autres : le minage des cryptomonnaies, et plus précisément le Bitcoin. Cette cryptomonnaie est en effet la plus valorisé de la planète avec environ 20 000 euros pour un jeton. Ceci dit, cette monnaie virtuelle est également pointée du doigt pour sa consommation d'énergie. Car pour fonctionner, le Bitcoin s'appuie sur un système de « preuve de travail » afin de sécuriser ses transactions. Sans rentrer dans le détail, pour miner des fractions de Bitcoin, les mineurs doivent faire tourner de puissants ordinateurs en continu, ce qui consomme beaucoup d'électricité. De son côté, l'Ethereum, deuxième devise numérique au monde a changé son algorithme pour consommer théoriquement 99% d'énergie en moins. Un changement applaudi par la Commission Européenne qui estime que le Bitcoin devrait en faire de même, jugeant son système de « preuve de travail » comme étant je cite « relativement obsolète ».

    Dans son rapport, la Commission estime que l’interdiction du minage de Bitcoin en Europe permettrait d'éviter les problèmes d’approvisionnement durant l’hiver à venir. Dans l'éventualité ou le réseau électrique approcherait de la saturation, les gouvernements devraient se tenir prêt à prendre des mesures radicales contre les mineurs, à l'instar de la Chine ces dernières années. En effet, le gouvernement de Xi Jinping a purement et simplement décidé de bannir toutes les fermes de minage de son territoire, poussant les mineurs à se relocaliser aux États-Unis notamment. Reste à savoir si ce sort sera également celui des mineurs européens.

    D'ailleurs, la Commission rappelle que la réglementation dite Mica (pour Market in Crypto Assets) devrait améliorer l’encadrement du minage dès son entrée en vigueur en 2024. Concrètement, la réglementation va contraindre les acteurs de l’industrie à je cite « divulguer des informations sur leur empreinte environnementale et climatique » fin de citation. D'après les données de l'Université de Cambridge sur lesquelles se base ce rapport de l'UE, les cryptomonnaies représenteraient actuellement 0,4 % de la consommation d’électricité dans le monde et l'Europe accueillerait 10% des fermes de minage de la planète. Un chiffre jugé comme « surestimé » par plusieurs experts qui dénoncent au passage l'impact limité de ces éventuelles mesures. D'après Alexandre Stachtchenko, cofondateur de Blockchain Partner, « les mineurs opèrent dans les pays étrangers et utilisent des VPN pour masquer leur localisation, comme les mineurs chinois pour éviter la répression. Cambridge se base sur les adresses IP, ils se trompent » fin de citation. Traduction, l'Europe n'abriterait que 1 à 2% du minage mondial. Ainsi, les cryptomonnaies en Europe ne consommeraient que 0,05% de l'électricité produite dans l'Union Européenne, soit une économie très limitée cet hiver en cas d'interdiction, d'après les experts du secteur.

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