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Que diriez-vous si l'on vous proposait de découvrir à quoi ressemblerait votre visage si vous aviez vécu dans le passé dans une ancienne civilisation ? C'est très exactement ce que vous propose AI Time Machine, littéralement la machine à voyager dans le temps carburant à l'intelligence articielle. Un outil plutôt ludique et très pratique pour s'imaginer vivre au sein d'une ancienne civilisation, inca, viking ou encore romain sous l'empire.
Plutôt que d'investir dans des costumes pour vous déguiser et ressembler à un alter-ego d'une autre époque, utilisez plutôt AI Time Machine, l'outil proposé par la société de généalogie MyHeritage. Ce dernier nom vous dit peut-être quelque chose par ailleurs étant donné qu'il a été au centre d'une grande campagne de publicité entre 2017 et 2018 auprès de nombreux influenceurs, notamment sur Youtube. En clair, l'outil utilise des photos de vous pour ensuite générer des portraits tels qui vous montrent alors à quoi vous pourriez ressembler si vous aviez vécu à une autre période historique. On reconnaît là le secteur d'activité de My Heritage qui propose par un simple test salivaire de retracer vos origines en cherchant vos racines dans votre ADN. Au total, l'outil propose plusieurs dizaines de thèmes.
Pour les connaisseurs, l’IA se base sur le modèle d'apprentissage profond Stable Diffusion. D'ailleurs, l'un des secrets de cette Time Machine est la multiplication des sources afin de pouvoir modéliser correctement votre visage. En clair, il faut charger au minimum dix photos dans la machine. Pour un résultat encore plus précis, vous pouvez en ajouter jusqu'à 25. Le site AI Time Machine recommande d'ailleurs trois photos de la tête au pied, cinq avec le torse, dix en gros plan et deux de profil. Au final, plus les images sont variées dans la pose et l'expression du visage, plus les images générées seront réalistes. Côté protection des données, MyHeritage indique que les photos ne sont pas partagées, et que si vous ne créez pas de compte, elles sont automatiquement supprimées des serveurs. Le site propose aussi d'autres outils pour modifier ses photos, dont Deep Nostalgia, une IA qui anime de vieilles photos de famille. Vous pouvez aussi utiliser l'IA pour coloriser des photos en noir et blanc, améliorer la résolution, ou encore créer une vidéo d'un ancêtre qui raconte sa vie. Bref, MyHeritage est tout simplement en train de rendre le passé vivant, ludique et créatif grâce à l'IA. À vous de juger si cela vaut effectivement le coup ou pas. Pour les curieux, le site de AI Time Machine est dans la description de cet épisode sur votre plateforme d'écoute.
Site : https://www.myheritage.fr/ai-time-machine
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Le gouvernement chinois continue de resserrer les vis et d'asseoir son contrôle sur les données personnelles de ses citoyens, mais aussi plus globalement sur toutes les activités des géants technologiques en Chine. Ainsi, la Banque centrale de Chine tente d'obliger les géants du web à partager les données de leurs utilisateurs, qu'ils soient Chinois ou étranger.
Pour le contexte, en étant réélu à la tête du Parti Communiste, le président Xi Jinping a décidé de mettre en place un système de contrôle des données dans son plan de construction d'une économie plus « étatique ». Tout cela a commencé avec le bannissement de toutes les activités liées aux cryptomonnaies. Désormais, la Banque centrale de Chine ordonne à Tencent, Alibaba, Baidu ou encore ByteDance de partager les données des utilisateurs. Sans cacher ses intentions, le gouvernement veut avoir accès à l'ensemble des données que possèdent ses géants de la tech avant décembre 2022, date butoir pour se conformer à cette nouvelle règle.
À noter toutefois que d'après le Financial Times, la Banque centrale de Chine aurait beaucoup de mal à faire appliquer cette décision. Les grandes entreprises ne seraient en effet pas du tout enthousiaste à l'idée de céder ces précieuses informations sous la contrainte à leur gouvernement. Ainsi, le Parti Communiste devrait tout simplement proposer à ces entreprises de leur acheter ces données, exactement comme un tiers pourrait le faire avec des fichiers clients pour faire de la pub. D'après plusieurs sources, Pékin cherche à évaluer la solvabilité des citoyens empruntant de l'argent aux banques. Concrètement, de nombreuses banques chinoises, en particulier régionales, s'appuient sur les données des utilisateurs et les outils analytiques des sociétés Internet pour identifier les personnes capables de rembourser leur prêt ou non. D'après une étude de l'Université Renmin de Pékin dont je vous passe le détail tant c'est complexe et difficile à interpréter, les géants de la tech devraient subir une augmentation de 8 % de l'ensemble de leurs coûts après l'entrée en vigueur de la loi sur le partage des données. D'après plusieurs analystes, « le gouvernement considérerait les données comme un bien précieux, mais les fonctionnaires n'auraient pas la capacité de gérer efficacement les données, ce qui risquerait tout simplement de tuer l'industrie chinoise d'après eux. Reste à savoir si le gouvernement ira au bout de son idée, si Tencent et compagnies se soumettront à cette loi, et quelles seront les conséquences sur l'industrie chinoise.
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Les GAFAM sont-ils en train de perdre de leur superbe et de leur toute-puissance ? Voilà une question que l'on est en droit de se poser vu la chute vertigineuse de certaines société en bourse sur l'année 2021-2022. Exemple le plus frappant de cette dégringolade, Amazon a perdu plus de la moitié de sa valorisation en bourse, soit plus de 1000 milliards de dollars.
Si Amazon est devenue la première société au monde cotée en Bourse perdre 1 000 milliards de dollars à valorisation, le plus impressionnant, c'est que cette chute a eu lieu en seulement un an et demi. Conséquence, Amazon est aujourd'hui valorisée à « seulement » 879 milliards de dollars, bien loin des 1 880 milliards de dollars qu'elle valait en juillet 2021. En effet, cette valorisation record avait notamment été atteinte à la faveur de la crise sanitaire et des confinements qui ont forcé les consommateurs à chambouler au moins temporairement leurs habitudes, optant massivement pour la livraison à domicile à défaut de pouvoir sortir dehors. Aujourd'hui, l'entreprise de Jeff Bezos connaît une période bien plus troublée avec un fort ralentissement de la croissance du commerce électronique... En effet, il semblerait que les consommateurs recommencent à acheter en magasin. De plus, l'inflation a fait chuter les commandes, tandis que les coûts de stockage, de paquetage et de transport des produits eux augmentent.
Mis bout à bout, tous ces éléments ont poussé les investisseurs à la prudence, ce qui a fait chavirer Amazon en bourse. D'après le média spécialisé Bloomberg, Jeff Bezos aurait perdu au moins 83 milliards de dollars de fortune depuis le début de l'année 2022. Dans son dernier rapport financier, Amazon anticipe un dernier trimestre 2022 très difficile, malgré les fêtes de fin d'année où l'entreprise réalise normalement un gros chiffre d'affaire. Au total, GAFAM et autres géants de la tech américaine auraient perdu 4 000 milliards de dollars de valorisation en 2022. Juste derrière Amazon, c'est Microsoft qui enregistre la perte la plus importante avec 889 milliards de dollars de valorisation perdue par rapport à novembre 2021.
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Et si lorsque vous mourrez dans un jeu vidéo, vous mourriez également dans la vraie vie ? C'est l'ambition de Palmer Luckey, le fondateur des casques Oculus, racheté par Facebook en 2014. Maintenant qu'il ne fait plus parti de l'entreprise, l'entrepreneur s'adonne à ce nouveau passe-temps tiré tout droit d'un manga.
La vie d'un avatar vaudrait autant que celle de joueur. Telle est la nouvelle philosophie de Palmer Luckey, fondateur d'Oculus. Ce dernier a d'ailleurs conçu un casque VR comportant des charges explosives capables de tuer son porteur s'il meurt dans un jeu. Pour lui, la façon de jouer s'en retrouve forcément impactée, car seules des conséquences graves peuvent donner du réalisme au jeu. Dans les explications d'une publication sur son blog, il souligne que cette tension vitale permet au joueur de repenser totalement la façon dont il interagit avec le monde virtuel. Lorsque l’écran clignote en rouge, le casque comprendra que l’avatar de son porteur a été tué dans le jeu, et activera les charges explosives, détruisant instantanément le cerveau de l’utilisateur. Je le cite « c’est le premier appareil de réalité virtuelle capable de tuer l’utilisateur » fin de citation. Pour éviter qu’un joueur n’ôte le casque, et échappe à son destin fatidique, Luckey envisage d’ajouter un mécanisme anti-triche qui rendra impossible le retrait de l’accessoire.
Pour son casque, le développeur s'est inspiré du NerveGear au cœur du manga Sword Art Online. Si l’accessoire ne sera bien évidemment pas commercialisé, son créateur le décrit comme je cite « une œuvre d’art, un rappel stimulant des avenues inexplorées dans la conception de jeux » fin de citation. À noter que ce casque est encore au stade de prototype et souffre de plusieurs dysfonctionnements. Luckey explique que le casque explose parfois alors que la partie n’est pas encore terminée, ce qui l'a un petit peu refroidi à l'essayer, et on le comprend. Si ce casque de réalité virtuelle meurtrier a de quoi inquiéter, ce sont ces éventuelles applications futures qui reste le plus effrayant. Car depuis qu'il a quitté Facebook en 2017, Palmer Luckey travaille aujourd'hui pour l'industrie de la défense, qui on l'imagine, pourrait sans aucun problème trouver une utilité à ce casque.
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Malgré la reprise de l'activité industrielle et économique mondiale suite à la crise de la COVID-19, il semblerait que la production de smartphones tourne toujours au ralenti. C'est notamment le cas du fournisseur de composant électroniques taïwanais Foxconn, dont les difficultés impactent directement la production des iPhone 14.
Ces dernières semaines, la production d'iPhone 14 Pro a sensiblement été ralentie. En effet, le fournisseur privilégié d'Apple, le Taïwanais Foxconn, a vu la vitesse de production de son usine de Zhengzhou en Chine s'enrayer fortement suite au départ de nombreux employés, qui ont qualifié les conditions de travail de l'entreprise comme étant horribles. D'ailleurs, celles-ci se seraient particulièrement dégradées depuis le début de la pandémie. Une source anonyme évoque même au site WCCFTech des pénuries de nourriture et d’eau au sein de l'entreprise. Dans l'espoir de stopper cette fuite de main d’œuvre, et dans l’espoir de pouvoir relancer au plus tôt la production, Foxconn a proposé à ses salariés une prime de 69 dollars, et s'est engagé à augmenter les salaires de 20 %, soit 4,20 dollars de l’heure désormais. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois ces derniers mois que Foxconn procède à des efforts financiers. Il y a quelque temps, les primes avaient été multipliées par quatre sans que l'on ne connaisse le montant précis, ce qui avait permis d'assurer le bon fonctionnement des opérations... jusqu'à aujourd'hui.
Concrètement, le site chinois de Foxconn, est un lieu essentiel au bon déroulement des plans d'Apple, étant donné que de nombreuses étapes d’assemblage s'y déroulent. Face à ces déconvenues du côté de Foxconn, Apple déplace progressivement la production de ses iPhone vers l’Inde et le Viêt Nam, malgré un long délai à prévoir avant que ces changements ne soient opérationnels. Mauvaise nouvelle pour les fans d'Apple, de nombreux observateurs estiment que ni cette prime de moins de 70 dollars ni l'augmentation de salaire ne permettront de résoudre les problèmes de Foxconn avec ses employés. La production d'iPhone devrait encore être altérée dans les prochaines semaines, voir jusqu'au début de l'année prochaine.
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Ces derniers jours, le cours du Bitcoin a littéralement plongé. Mercredi 9 novembre, la première monnaie virtuelle du monde était repassée sous le seuil des 16 000 dollars, un niveau historiquement bas depuis novembre 2020. Un nouveau krach provoqué par la chute de la plateforme d’échange FTX.
Après plusieurs années de croissance consécutives, l’entreprise a rencontré une crise de liquidités suite à plusieurs investissements massifs. En effet, FTX s’est forgé une image de sauveur des cryptomonnaies en investissant massivement dans plusieurs entreprises spécialisées, évitant ainsi une banqueroute générale du marché des cryptomonnaies. Il n’y a donc pas si longtemps, FTX était considéré comme une sorte de leader naturel en qui tout le monde pouvait avoir confiance dans cette industrie. C’est ainsi que Binance, service numéro 1 dans le secteur des échanges de crypto, s’était engagée à racheter la plate-forme FTX, non seulement pour renforcer sa position mais aussi pour éviter à FTX de sombrer suite à ses nombreux investissements. Problème, le PDG de Binance a rapidement annulé cette opération.
En effet, après avoir examiné les comptes de FTX, le leader chinois a décidé de se retirer des négociations portant sur le rachat de son rival. En cause, une attitude complètement déplacée du PDG du groupe FTX Sam Bankman-Fried. L’examen des comptes mené par Binance a révélé que Bankman-Fried utilisait l’argent des usagers de sa plateforme pour soutenir son autre entreprise crypto, Alameda Research. Le vendredi 11 novembre, FTX a officiellement été déclarée en faillite, avec démission immédiate du PDG.
S’il y avait encore un minimum d’espoir au cas où FTX réussissait à regagner la confiance d'investisseurs, moins de vingt-quatre heures après cette faillite, la plateforme a été victime d’un immense piratage. Par prudence, les équipes de la société ont conseillé de désinstaller les applications liées à FTX sur smartphone et de ne pas se rendre sur le site internet officiel au risque d’être infectées par des virus. Au total, près de 600 millions de dollars d’actifs auraient disparu en seulement une nuit d’après le site spécialisé CoinDesk. Selon l’indice Bloomberg Billionaires, la fortune de Sam Bankman-Fried s’est évaporée en seulement quelques jours. Le fondateur de FTX possédait aux alentours de 15,6 milliards de dollars avant cette descente aux enfers. Désormais, sa fortune est estimée à zéro. L’an dernier, la fortune du fondateur de FTX avait atteint les 26 milliards de dollars grâce à la hausse des cryptomonnaies. Au-delà des déboires personnels de son désormais ex-PDG et fondateur, FTX est en quelque sorte condamné avec cet enchaînement d’événements malchanceux. Reste à savoir comment évoluera cette histoire dans les jours à venir, et si les cryptomonnaies retrouveront des valeurs aussi importantes que celles atteintes ces deux dernières années, ou si la descente aux enfers se poursuivra.
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Si le Metaverse de Mark Zuckerberg est pour l’instant un véritable échec, le GAFAM compte redorer son image dans un autre domaine : l’audio. Grâce à un moteur neuronal de compression audio, Meta a conçu « EnCodec », qui comme son nom l’indique est un codec, mais dont les promesses sont bien plus intéressantes que ceux déjà existant. En clair, « EnCodec » vise une compression dix fois meilleure que le MP3 à qualité égale. En conséquence, la consommation de bande passante devrait diminuer de façon importante, tant pour les appels audio que pour le streaming de musiques.
L’un des grands défauts d’Internet, c’est qu’à mesure que la technologie progresse, la consommation de donnée explose littéralement d’année en année. Mais l’un des grands avantages du progrès, c’est que l’on peut optimiser Internet en réduisant cette consommation ! C’est en tout cas la promesse du nouveau codec de Meta « EnCodec ». Dans un article publié sur le blog de Meta, et résumé par le site 01Net, quatre chercheurs expliquent en détail, je cite que « la moulinette de compression travaille en trois temps : première compression pour obtenir un premier jet à bas framerate qui donne la forme de longueur d’onde et la taille cible. Puis une quantification vectorielle du signal qui va savoir quelles sont les informations à conserver. En bout de chaîne, la décompression du signal se fait là encore par le biais d’un réseau neuronal « accordé » sur celui de la compression, afin de restituer un signal de grande qualité » fin de citation.
Dis comme ça, ça peut paraître barbare, mais la promesse finale est facile à comprendre. En clair, un fichier EnCodec compressé à 6 kbit/s aura la même qualité audio qu’un fichier MP3 compressé en 64 kbit/s. Avec Messenger et WhatsApp, autant dire que Meta gère un énorme volume audio via les appels et messages vocaux. Cette amélioration, aussi anecdotique soit-elle, devrait permettre au groupe de faire d’importes économies de stockage, de bande passante, et par conséquent, soulager le poids d’Internet sur l’environnement. À noter que la vidéo n’est pas oubliée pour autant puisque le GAFAM explique je cite que « bien que leurs techniques ne prennent pas encore en charge la vidéo, c’est le début d’une initiative […] qui pourra améliorer les expériences telles que la vidéo conférence, la diffusion en ligne de films, et jouer à des jeux avec des amis en VR » fin de citation, ajoutant même que « ces connaissances seront utiles pour de futures expériences liées au Metaverse ». Le groupe Facebook n’a en effet pas changé de nom pour rien.
Article : https://research.facebook.com/videos/a-look-at-facebook-ai-research-paris/
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PDG de Twitter pendant six ans, Jack Dorsey évolue désormais en dehors du réseau social nouvellement détenu par Elon Musk. Ceci dit, le goût de Dorsey pour les plateformes sociales ne semble pas s'être estompé après son départ, si bien qu'aujourd'hui, l'entrepreneur lance Bluesky, un réseau social d'un nouveau genre, décentralisé et qui devrait permettre aux utilisateurs de contrôler leurs données personnelles.
Il aura fallu trois ans à Jack Dorsey pour mettre au point son nouveau projet intitulé Bluesky. Et contrairement à l'ancien employeur de Dorsey (Twitter), ou même les autres plateformes comme Facebook ou Instagram, Bluesky perce le voile opaque que jusqu'à présent ces réseaux leaders entretenait avec soin. Concrètement, la plateforme de Dorsey sera décentralisé, et devrait octroyer aux utilisateurs un contrôle quasi-total de leurs données personnelles. D'ailleurs, Bluesky débarque dans un contexte assez particulier, où les positions libertariennes d'Elon Musk sont dépeintes par de nombreux média comme les prémices d'un changement radical chez Twitter... en partie avec l'arrivée d'une certification payante, ainsi qu'une modération revue de fond en comble pour moins faire je cite « moins censure ».
Concrètement, Bluesky est un réseau social basé sur la décentralisation, grâce à la technologie du Protocole AT (Authenticated Transfer Protocol). Ce protocole proposera aux utilisateurs de Bluesky de décider de l’emplacement du stockage de leurs données, soit via un hébergeur externe, soit via de l’auto-hébergement. Les internautes auront également la possibilité de choisir les algorithmes de recommandation de contenu qui alimenteront leurs interfaces. Enfin, l'interopérabilité entre les services internes et externes sera garantie par le protocole tout en assurant des temps de chargement réduits, ce qui devrait sur le papier offrir une expérience optimale. À ce jour, une liste d’attente pour la version bêta a été ouverte et compte déjà plus de 30 000 inscrits... autant dire, un petit frémissement qui aurait légitimement de quoi inquiéter les autres plateformes, sans pour autant les déloger de leur piédestal pour l'instant. Petit hic, les liens entre Twitter et Bluesky semblent quelque peu suspects. En effet, le nouveau réseau social de Jack Dorsey a été financé par Twitter à hauteur de 13 millions de dollars, ce qui devrait se poursuivre à l'avenir. Reste à savoir si l'indépendance clamée haut et fort par la nouvelle application sera pleine et entière ou si Elon Musk ne tentera pas de faire pression d'une manière ou d'une autre pour servir les intérêts de sa nouvelle entreprise.
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Récemment, Google a présenté une nouvelle intelligence artificielle baptisée Wordcraft, permettant aux auteurs de trouver des idées pour écrire des histoires. Si vous suivez Choses à Savoir Tech depuis quelque temps, alors vous savez que ce n'est pas la première fois que ce genre d'IA est mis au point. Google s'est déjà attaqué aux outils de rédaction boostés à l'IA comme Grammarly... mais c'est bien la première fois qu'un tel outil remplaçant l'imagination humaine est développé.
Wordcraft a été fondé sur LaMDA (acronyme de Language Model for Dialogue Applications), un modèle de langage développé par Google et qui est capable à la fois de générer du texte et de créer des dialogues. Si cette IA ne comprend pas vraiment le langage des humains à proprement parler, autrement dit le sens ou le contexte des phrases, cette technologie peut produire un discours similaire à celui qu'un humain aurait écrit de ses propres mains. À noter que Wordcraft est toutefois un peu différent de l’IA sur laquelle il s’appuie. Google explique que cet outil ressemble davantage à une sorte d'éditeur de texte mélangé à un traitement de texte en ligne. En clair, les utilisateurs peuvent demander que des phrases soient réécrites pour les rendre plus drôles, ou pour décrire plus précisément des objets par exemple. En fait, plutôt que de générer une histoire originale, l'outil va donner des idées à l'auteur selon ses besoins. Pour l’instant, Google explique avoir testé Wordcraft avec 13 écrivains professionnels. Les histoires rédigées à l'aide de cette IA ont été regroupées sur un site internet en anglais, dont le lien est dans la description de cet épisode.
Je cite Douglas Eck, directeur de recherche senior chez Google Research, «l'utilisation de LaMDA pour écrire des histoires complètes est une impasse. Ce sont les écrivains qui font le travail ». Voilà de quoi mettre les choses au clair. D'après les témoignages d'autres testeurs, l’outil produirait un style d’écriture moyen ou cliché quand on lui demande d'écrire sur la longueur, ne développant pas les personnages méchants par exemple. Si Google compte évidemment l'améliorer, Douglas Eck explique que son entreprise veut surtout faire progresser les possibilités offertes par l'intelligence artificielle dans le domaine des arts. Ce dernier considère cette technologie, je cite « comme une épice, un complément à ce que l’on essaye de faire » fin de citation. À noter également que l’utilisation de l’IA dans les arts pose déjà des problèmes de droits d’auteur et de plagiat, notamment lors de la création d'images... et il n'est pas impossible que l’écriture soit également confrontée à ce problème à l’avenir.
Histoires : https://wordcraft-writers-workshop.appspot.com/
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Connaissez-vous le concours intitulé TRACS ? Si oui, c'est que vous êtes probablement fan de James Bond et de tout ce qui se rapproche de près ou de loin aux agents secret. En effet, TRACS est une compétition de data science, de sécurité et de cryptanalyse organisée par ViaRézo (l'association réseau de l'école d'ingénieurs CentraleSupélec) et la DGSE (les services de renseignement français). Objectif : résoudre en équipe un maximum d'épreuves pour collecter des renseignements. Comme l'explique la DGSE, les épreuves proposées simulent le travail d'un agent et visent à déjouer les plans d'une organisation qui menace les intérêts du pays.
TRACS, c'est l'acronyme de Tournoi de Renseignement et d'Analyse de CentraleSupélec. Créé en 2018, le jeu revient pour sa quatrième édition et profite d'un partenariat avec la DGSE, qui concocte les épreuves. Concrètement, les participants doivent travailler toute une journée autour des thèmes de la crypto-analyse, de la data-science et de la cybersécurité. Les joueuses et joueurs doivent récolter un maximum de renseignements sur l'analyse du signal, la chimie et le renseignement open-source et cela sur plusieurs niveaux de difficultés croissants. Dans le détail, les joueurs peuvent s'entraider en se regroupant en équipe de 3 à 5 personnes.
Lors de la dernière édition de TRACS, ce sont je cite les « Gaufres Cannelés Cognac », des étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Bretagne-Sud (ENSIBS) qui ont décroché la première place. 2021 marquait également l'ouverture du tournoi aux professionnels, qui concourent en parallèle des étudiants. Avec une quinzaine d'entreprises et environ 450 étudiants représentant près de 60 écoles et universités, le TRACS connaît un succès croissant. Mais si jamais vous souhaitiez y participer cette année, je suis au regret de vous dire que les inscriptions viennent tout juste de fermer. Le coup d'envoi de cette nouvelle édition sera donné dès 7 h 30 le 3 décembre 2022 et se clôturera le même jour à 23 h.
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