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La filiale Cloud d’Amazon a récemment présenté son plan d'action pour atténuer son impact carbone lors du AWS re:Invent 2022 à Las Vegas. Amazon Web Services a notamment pris l’engagement de restituer plus d’eau qu’elle n’en consomme d’ici la fin de la décennie, et cela, en menant à bien ce qu'elle appelle l’initiative « Water Positive ».
En moyenne, Amazon Web Services utilise un quart de litre d’eau par kilowattheure d’électricité dans ses centres de données. Si cette mesure ne vous parle pas trop, vous n'êtes pas sans savoir que l'industrie du Cloud est extrêmement consommatrice d'eau, plusieurs milliards de litres chaque année. Le plus inquiétant, c'est que d'ici 2025, la moitié de l'humanité pourrait faire face à des difficultés d'accès à l'eau potable. Dans ce contexte, AWS s'engage à rendre compte, chaque année, de sa mesure d’efficacité de l’utilisation de l’eau, ainsi que des efforts accomplis dans la réutilisation et le recyclage de l’eau utile à ses installations.
Pour commencer, l’entreprise explique avoir banni l’eau de refroidissement dans certains de ses centres de données, et ce, pendant une grande partie de l’année. En Irlande et en Suède, deux pays au climat plutôt frais, AWS n’utilise de l'eau que trois semaines par an environ pour refroidir ses data centers. Ensuite, un système de traitement de l’eau sur plusieurs sites permettrait également d'utiliser à de multiples reprises cette eau, provenant pour une partie de la collecte d'eaux de pluie. Par exemple, en Virginie du Nord, aux États-Unis, Amazon Web Services a collaboré avec Loudoun Water, la compagnie des eaux locale, pour devenir le premier opérateur de Cloud de l’État à être autorisé à utiliser de l’eau recyclée pour 20 de ses data centers.
Si après refroidissement, l'eau est techniquement usée, elle n'en reste pas moins sans danger pour de nombreuses applications. Ainsi, dans l’Etat de l'Oregon, AWS fournit jusqu’à 96 % de l’eau de refroidissement de ses centres aux agriculteurs, qui s’en servent gratuitement pour irriguer leurs cultures de blé, soja ou maïs. Au Royaume-Uni, l'entreprise travaille avec deux associations pour créer deux zones humides sur un affluent de la Tamise, qui constitue l’un des bassins-versants les plus importants outre-Manche. À l'avenir, les zones humides devraient recharger plus de 587 millions de litres d’eau souterraine par an d'après les estimations d'Amazon. L'objectif d'Amazon est désormais d’atteindre, d’ici 2040, la neutralité carbone, soit 10 ans avant l’objectif fixé par l’Accord de Paris. Si Amazon fait des efforts sur la question de l'eau à travers ces diverses mesures, reste désormais à savoir concrètement comment l'entreprise pourra redonner plus d'eau qu'elle n'en consomme... car après cette présentation à Vegas, force est de constater qu'il s'agit davantage d'une forme de compensation que de restituer plus d'eau qu'elle n'en consomme.
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Le marché du streaming vidéo est en proie à de grosses difficultés ces derniers mois, notamment financières, qui pousse les plateformes à augmenter les prix. Si la stratégie a toujours été la même pour tout le monde, à savoir attirer un maximum d'abonnés avec un tarif très attractif, il semblerait que le nombre d’abonnés actuels ne suffise plus à supporter les coûts d’investissements.
Tout d’abord, il faut noter que les coûts liés à la production de séries et films ne cessent de grimper. En effet, Netflix, Amazon Prime Video ou encore Disney+ doivent constamment proposer de nouvelles choses avec des budgets de 100 à 200 millions de dollars en moyenne par saison, sans parler des 450 millions investis dans la première saison de la série le Seigneur des Anneaux d’Amazon. Le problème pour ces plateformes de streaming, c’est qu'elles ne peuvent pas vendre les droits de leurs licences. Dans ce marché désormais hautement concurrentiel, l'exclusivité des droits est essentielle pour garder les utilisateurs. Vendre une licence peut rapporter beaucoup d’argent à court terme, mais si jamais la plateforme veut les racheter, cela pourrait être à un prix supérieur de la transaction initiale. Ce n’est pas donc stratégique. Par exemple, il se dit que Disney aurait dû débourser pas moins d'un milliard de dollars pour reprendre à Netflix les droits des personnages Marvel comme Daredevil ou Jessica Jones.
Autre point important, le ralentissement des inscriptions de nouveaux abonnés. Certes, Netflix et Disney continuent de recruter plusieurs millions d'abonnés chaque trimestre, mais les deux sociétés anticipent déjà un ralentissement des abonnements pour 2023. Pour continuer de grandir, les plateformes n'ont d'autre choix que de proposer de nouvelles offres notamment avec publicité. Netflix a été la première à lancer cette formule à 5,99 euros, et Disney suivra dans les prochaines semaines. En 2015, un abonnement Netflix coûtait environ huit euros. Des contenus en qualité HD sur deux écrans coûtent aujourd'hui plus de 13 euros et près de 18 euros pour quatre écrans et une qualité 4K. Amazon a récemment augmenté son tarif de 40 % incluant le service de livraison et la plateforme Amazon Prime Video. De son côté, Disney+ qui a été lancé à 6,99 euros, est désormais facturé 8,99 euros.
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La lutte contre les deepfakes compte aujourd'hui un nouvel acteur de taille : Intel ! Mi-novembre, le géant américain des semi-conducteurs a présenté FakeCatcher, son intelligence artificielle capable de détecter en temps réel des vidéos truquées.
C'est dans un communiqué de presse qu'Intel a dévoilé FakeCatcher, une plateforme dont l'objectif est de devenir, je cite le « premier détecteur de deepfakes en temps réel au monde qui renvoie des résultats en quelques millisecondes » fin de citation. Dans le détail, FakeCatcher a été conçu par Ilke Demir, chercheur chez Intel Labs, et Umur Ciftci, de l’Université de l’État de New York. L'ossature de FakeCatcher est composée de plusieurs outils et logiciels développés par Intel, comme OpenVino, Intel Integrated Performance Primitives et OpenCV. Ainsi, ce nouveau dispositif d’Intel basé sur la technique du deeplearning, apprentissage profond, se distingue des autres technologies de détection des visages par sa capacité à analyser, je cite « des blocs de vision ». En s’appuyant sur l’Open Visual Cloud et les processeurs Intel Xeon Scalable 3e génération, les développeurs ont gagné en vitesse, c'est-à-dire que FakeCatcher peut traiter simultanément jusqu’à 72 flux détectés dans un pixel vidéo. Voilà grossièrement résumé le côté technique de ce nouvel outil.
Ceci dit, si vous n'êtes pas familier avec les deepfakes, sachez que ces vidéos sont généralement montées par des personnes mal intentionnées, qui font notamment tenir des propos outranciers à leurs victimes. L'ancien président des États-Unis Barack Obama a notamment servi d'exemple il y a quelques années, tout comme l’opposant à Vladimir Putin, Alexeï Navalny, dont le visage avait été détourné pour servir la communication du gouvernement russe il y a quelques années. D’après le cabinet Gartner, les dépenses des entreprises liées à la cybersécurité s’élèveront à pratiquement 190 milliards de dollars en 2023, soit une hausse de plus de 11 % par rapport à cette année. À noter qu'Intel n'est pas le seul sur le marché des outils de détection de deepfakes. Facebook et Alphabet s'y essayent déjà depuis plusieurs années, quand Microsoft a fait son grand saut en septembre avec le Video Authenticator. Ceci dit, il convient de ne pas diaboliser totalement les deepfakes, étant donné que cela peut aussi servir, notamment au cinéma ou dans les séries pour faire apparaître un acteur décédé ou en rajeunir un autre par exemple.
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En cette fin d'année 2022, Huawei a pris la décision de se débarrasser de ses lobbyistes occidentaux, et par conséquent de réduire ses activités en Europe pour se recentrer sur son rayonnement en Chine.
Cette décision radicale a été prise dans un contexte bien précis, entre les sanctions des États-Unis et le désintérêt des européens pour ses produits, l'entreprise chinoise aurait changé je cite de « marché stratégique ». Huawei ne ferait plus les yeux doux à l'Europe, mais souhaiterait se recentrer sur son propre marché : la Chine, même si la marque devrait maintenir des relations avec quelques pays européens comme l'Allemagne, l'Espagne, ou encore la Hongrie. Ces états seraient en effet encore disposés à travailler avec l'entreprise, vue par beaucoup comme un risque pour la sécurité nationale.
Cette situation compliquée a été résumée par le fondateur de la société, Ren Zhengfei en juillet 2022, où il a exposé la montagne de défis auxquels l'entreprise a été confrontée ces trois dernières années. Il y a évidemment l'hostilité des États-Unis, les perturbations dues à la pandémie de Covid-19 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui ont bouleversé les chaînes d'approvisionnement et renforcé les inquiétudes de l'Europe quant à sa trop grande dépendance vis-à-vis de pays comme la Chine au niveau technologique. Mais ce n'est pas un secret, Huawei a toujours eu des ambitions mondiales, même si la donne a changé aujourd'hui, étant donné que l'entreprise se contente de survivre dans ce contexte difficile.
Selon le témoignage d'un cadre embauché par Huawei, je cite « aujourd'hui les occidentaux ne sont plus écoutés chez nous ». Le bureau de l'entreprise chinoise à Bruxelles était autrefois une véritable plaque tournante permettant à l'entreprise de faire pression contre les restrictions européennes. Ce bureau belge a tout simplement fini par fermer et les collaborateurs ont été transférés sur le site de Düsseldorf en Allemagne. Parmi les cadres européens récemment écartés, on retrouve le directeur de la communication pour la Belgique et ancien journaliste de la BBC Phil Herd. À Londres, Paul Harrison, directeur de la communication de Huawei au Royaume-Uni, a également quitté ses fonctions en octobre. Même chose à Paris avec le départ de Stéphane Curtelin. Reste à savoir si Huawei changera son fusil d'épaule prochainement ou si la Chine est définitivement sa nouvelle cible.
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À la question, et si Twitter ne faisait plus partie des applications disponibles sur l'App Store d'Apple et le Play Store de Google, Elon Musk a une réponse toute trouvée. Le nouveau patron de Twitter serait tout à fait disposé à construire son propre smartphone pour barrer la route aux deux magasins d'applications les plus populaires, et ainsi continuer à proposer Twitter sur smartphone. Là, on est dans de l'anticipation, certes, mais ça vaut quand même le coup d’œil.
Peut-être verra-t-on bientôt la naissance du « tELONphone », un nom inventé par la commentatrice politique américaine conservatrice Liz Wheeler. Dans un sondage sur Twitter, tel un hommage à Elon Musk qui lui aussi adore les sondages Twitter, elle a demandé aux internautes si ces derniers seraient prêts à utiliser le téléphone fabriqué par l'homme le plus riche du monde si ce dernier venait à en lancer la production. Sur plus de 130 000 réponses, 51% des internautes ont répondu que oui, ils seraient prêts à se laisser tenter. De quoi alimenter la réflexion de celui qui est aussi le patron de Tesla et SpaceX. Tout cela intervient dans un contexte assez particulier, seulement quelques jours après que le fondateur et ancien PDG de Twitter, ait pris position en faveur de la création d'un nouveau système d'exploitation mobile, mais qui fonctionnerait uniquement avec du web. On peut notamment se souvenir de l'essai infructueux de Mozilla avec Firefox OS, dont le développement a été abandonné en 2016.
Pour l'heure, il n’est pas question que Twitter quitte l’App Store et le Google Play Store. Mais visiblement, Elon Musk ne semble pas insensible à l'idée de lancer son propre mobile avec son propre système d'exploitation. D'ailleurs, Musk serait particulièrement agacé par les 30% de commission de que les géants Américains prélèvent sur tous les achats dans les applications. En prenant en compte le fait qu'Elon Musk prévoit de faire payer le badge de certification bleu au prix de 8 euros par mois, si les internautes effectuent cette transaction sur mobile, Apple prélèvera par exemple 2,40 euros. Si Twitter était banni sur Android et iOS, la version web, quant à elle, subsisterait, mais forcerait un bon nombre d'internautes à modifier leurs habitudes. En résumé, c'est une affaire de gros sous comme toujours qui se joue ici. Fort d'une popularité clivante, certes, mais néanmoins très forte, Musk pourrait se lancer dans la construction d'un nouvel OS et donc d'un « tELONphone » comme baptisé par Liz Wheeler. Reste à savoir si après avoir racheté Twitter pour 44 milliards de dollars, l'homme le plus riche du monde serait prêt à se lancer dans une autre entreprise très coûteuse, où il n'a pour l'instant aucune expérience.
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À mesure que les années avancent, les disques durs deviennent de plus en plus performants et permettent de stocker un volume de données toujours plus important. Ceci dit, les innovations physiques sont limitées, et il faut parfois incorporer d'autres technologies comme l'IA pour passer un cap. C'est en tout cas l'idée qu'a eu un chercheur de l'Université de Carnegie Mellon en Pennsylvanie avec ses élèves.
Pour augmenter les performances et les capacités de stockage d'un disque dur grâce à l'IA, ce professeur et ses élèves ont avant tout développé une puce permettant d'après le site Futura je cite « d’analyser les données pour optimiser directement leur stockage. La technologie repose sur une intelligence artificielle qui apprend d’elle-même comment mieux gérer les informations pour optimiser leur stockage et leur lecture » fin de citation. Futura nous rappelle par ailleurs que sur un disque dur ordinaire, les données enregistrées sont identifiées via une technologie de traitement de signal. Avec le renfort de l’IA, le processus de stockage devrait être optimisé, avec moins de perte d’espace de stockage, et des performances accrues. Dès lors, le temps de latence pour lire des données pourra être réduit avec ce procédé.
L'équipe universitaire explique que cette puce est basée sur un réseau neuronal, et qu'un premier prototype devrait arriver avant la fin de l’année. Si elle tient toutes ses promesses, cette puce pourrait tout simplement révolutionner le milieu des disques durs, et donc plus largement de la tech avec le cloud. Ainsi, les constructeurs de disques durs observent ces changements avec beaucoup d'intérêt et se disent même surpris qu’un laboratoire d’université ait été capable de créer un tel prototype. Vous l'avez remarqué, l'université est restée quelque peu avare de détails concernant le fonctionnement précis de cette technologie. Reste à savoir si un article précis permettant d'en savoir davantage sera publié ou si l'innovation restera plus ou moins secrète dans le but de la commercialiser d'ici quelque temps.
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Parmi tous les assistants vocaux, Alexa d’Amazon est sans doute celui qui a le plus attiré l’attention ces dernières années, que ce soit pour sa technologie ou ses différents scandales. Ceci dit, cet épisode pourrait bien être l’un des derniers qui y est consacré, tout simplement parce qu’Alexa pourrait disparaître prochainement.
Il n’y a pas encore si longtemps, en 2014, Amazon présentait Alexa, son assistant vocal. Huit ans plus tard, c’est avec une certaine surprise que l’on apprend qu’Alexa n’a jamais vraiment rapporté d'argent à Amazon. D’après le média spécialisé Business Insider, lors du premier trimestre de 2022, la branche « Worldwide Digital » dont font partie les divisions Alexa et Amazon Prime Video, aurait perdu 3 milliards de dollars, et cela je cite « en grande partie à cause d’Alexa ». Une perte deux fois plus importante que n’importe quel autre département du GAFAM, et qui au total, devrait atteindre les 10 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2022.
D’après les informations de Business Insider qui a pu discuter avec une douzaine d’employés, la crise causée par Alexa serait profonde. L’un d’eux estime que l’assistant vocal a été je cite « une opportunité gâchée » fin de citation. Pour lui, c’est le manque d’imagination autour de son écosystème qui aurait enterré Alexa avant l’heure. Ce même employé explique que depuis fin 2019, la division « Wordwide Digital » aurait cessé d’embaucher et que le patron Jeff Bezos n’aurait plus aucun intérêt pour Alexa depuis bientôt trois ans. Depuis son départ, son successeur, Andy Jassy, n’y porterait pas plus d’attention non plus. En clair, le principal problème d’Alexa serait la difficulté à monétiser ces services. Concernant les enceintes sur lesquelles est proposée Alexa, plus précisément les modèles Echo qui sont les plus vendus, Amazon les proposerait à prix coûtant d’après un document interne pour je cite « faire de l'argent quand les gens utilisent nos appareils, pas quand ils les achètent » fin de citation.
Ainsi, Amazon n’a visiblement pas trouvé la bonne formule pour monétiser Alexa… ce qui s’en ressent sur la santé financière de l’entreprise. Depuis le début de l’année, le cours de l’action a chuté de plus de 47 %, ce qui a poussé les dirigeants à licencier prochainement près de 10 000 employés. À noter qu’Alexa compterait 71,6 millions d’utilisateurs, contre 77,6 millions pour Siri d’Apple et 81,5 millions pour l’Assistant Google, d’après Business Insider.
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Entre le Google Play Store ou l'App Store d'Apple, lequel propose le catalogue le plus fourni ? Si vous pensez à Google, vous aurez probablement raison. Ceci dit, le GAFAM est aujourd'hui accusé d'avoir payé des éditeurs d'applications pour favoriser son magasin d'application. Une forme de concurrence déloyale qui remonte à plusieurs années et qui aujourd'hui refait surface.
Selon un document transmis à la justice américaine dans le cadre du procès qui oppose Google et Epic Games depuis 2020, le moteur de recherche aurait payé au moins 24 éditeurs d'applications pour empêcher qu'une autre plateforme similaire au Play Store ne voit le jour. Dans le détail, Google et Activision Blizzard auraient conclu un accord de 360 millions de dollars sur trois ans pour que l'éditeur reste exclusivement sur le Play Store et ne développe pas son propre launcher sur mobile, qui pourrait ainsi regrouper des jeux comme comme Call of Duty Mobile ou Hearthstone qui appartiennent à Activision Blizzard. Même scénario du côté avec Tencent Holdings Ltd. pour que Riots Games, le développeur de League of Legends: Wild Rift et Legends of Runeterra reste lui aussi fidèle au Play Store, et cela, contre environ 30 millions de dollars par an. Nintendo et Ubisoft auraient également conclu un accord d'exclusivité avec Google.
En fait, en gardant ces applications populaires sur sa plateforme, Google s'assure le versement d'une commission pour les microtransactions et abonnements payés par les utilisateurs. À noter que cette pratique consistant à payer les développeurs pour rester sur le Play Store porterait carrément un nom en interne : Project Hug. Détail très intéressant, Google offrirait majoritairement à ses partenaires des crédits pour acheter de la publicité sur son moteur de recherche ou encore sur YouTube, ainsi que pour bénéficier de ses offres Cloud à prix réduit. Ceci dit, rappelez-vous que toutes ces révélations ont eu lieu dans le cadre du procès opposant Epic Games à Google depuis deux ans. D'après Epic Games, de tels accords nuisent à la concurrence, et entraînent une augmentation des prix tout en détériorant l'innovation. Pour sa part Activision Blizzard a formellement nié ces affirmations, je cite « Google ne nous a jamais demandé ou fait pression sur nous pour ne pas concurrencer Google Play ». Reste à savoir ce que la justice américaine fera du document qui lui a été transmis et si une éventuelle enquête sera ouverte contre Google.
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C'est une Coupe du Monde de football controversé qui vient de débuter au Qatar fin novembre. Parmi les scandales qui éclaboussent le pays hôte, on trouve la climatisation dans les stades, anti-écologique, des suspicions de corruption lors de l'attribution de la compétition en 2010, le coup environnemental gigantesque lié à la construction des stades ainsi que les milliers de morts sur les chantiers, ou encore, le mépris des droits humains et des minorités. Mais d'après la Cnil, le gendarme français des libertés individuelles et de la protection des données personnelles, l'espionnage des smartphones des supporters aurait également été massivement déployé.
Un porte-parole de la Cnil affirme au média Politico que toute personne qui compte se rendre au Qatar aurait tout intérêt à voyager avec un téléphone vierge, ou un ancien téléphone réinitialisé. Une précaution qui permettrait d'éviter que des photos, vidéos ou œuvres numériques ne mette son propriétaire en difficulté avec la législation du Qatar, qui, il faut bien le dire est assez stricte. Faire preuve de précaution, pourquoi pas... mais surtout pourquoi ? Et bien parce qu'à leur arrivée, les voyageurs étrangers doivent télécharger deux applications mobiles : l'application officielle de la Coupe du monde Hayya et l'application de suivi Covid Ehteraz. Sauf que d'après plusieurs experts rencontrés par Politico, il s'agirait de logiciels espions.
Dans le détail, ces deux spywares présumés fourniraient aux autorités locales un accès aux données personnelles stockées dans le téléphone. Pire, les autorités Qataris pourraient carrément consulter le contenu complet du téléphone, le modifier ou carrément le supprimer, et même passer des appels ! Sans nommer directement le Qatar, la Cnil pour sa part a mis en ligne une liste de conseils pour ceux qui voyagent à l'étranger dans des pays où la protection des données n'est pas assurée. Il est ainsi conseillé de verrouiller ses comptes sur les réseaux sociaux avant d’atterrir à Doha, et d'installer seulement au dernier moment les deux applications, avant de les désinstaller dès le retour chez soi. Mais surtout, une fois sur place, il est conseillé de garder son téléphone sur soi en permanence et de ne jamais le laisser à un inconnu. Dans le même sens, il est recommandé de je cite « limiter au strict nécessaire ses connexions à des services nécessitant une authentification » fin de citation. Enfin, il faut également être très vigilant quant aux photos et aux messages que l'on poste, plus particulièrement en ce qui concerne les opinions politiques ou religieuses, et même son orientation sexuelle, afin d'éviter des soucis avec les autorités du Qatar, très sensible sur ces questions.
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On l'a appris il y a quelques jours seulement, un pirate russo-canadien soupçonné d'être l'un des fondateurs du terrible ransomware Lockbit a été arrêté le 26 octobre au Canada. Un gros coup qui affectera sans doute les activités malveillantes liées à Lockbit, utilisé pour voler des données et paralyser les systèmes informatiques de grandes entreprises, voir même d’hôpitaux dans le monde, y compris en France. On vous résume tout ça dans cet épisode.
C'est une prise quasi-exceptionnelle que vienne de faire les autorités canadiennes. En effet, elles ont arrêté un certain Mikhael Vasiliev, ressortissant russo-canadien de 33 ans, soupçonné d'être l'un des auteurs du fameux ransomware ou rançongiciel en français, le fameux Lockbit. Pour être précis, l'arrestation a été possible grâce à la collaboration de sept pays, sur une enquête qui a duré deux ans, avec en chef de file le FBI, Europol, la police canadienne et la gendarmerie française. Au total, l'homme serait impliqué dans plus de 2 000 attaques à travers le monde, et réclamait des rançons allant de 5 à 70 millions d'euros. Si vous ne connaissez pas le principe des rançongiciel, il s'agit comme son nom l'indique d'un logiciel que les pirates installent sur l'ordinateur de la victime, voir même sur un réseau entier, comme dans les entreprises, bloquant l'utilisation de l'appareil, et réclamant une rançon pour libérer les commandes, au risque que celles-ci soient tout simplement effacées si la rançon n'est pas versée aux pirates.
Depuis son arrestation, Vasiliev ne se serait pas contenté seulement de faire du chantage avec Lockbit... il aurait également travaillé pour d'autres groupes de hackers, dont Blackcat, Ragnarlocker ou encore Darkside pour les connaisseurs. Ce dernier devrait prochainement être extradé vers les États-Unis. En France, le parquet de Paris indique que 115 des victimes sont françaises. Parmi les attaques ayant eu lieu dans l'Hexagone, on se souvient évidemment de l'attaque ayant visé l'hôpital de Corbeil-Essonnes, dont les systèmes informatiques ont été paralysés cet été. L'hôpital n'ayant pas versé la rançon de 10 millions de dollars demandée, les hackers ont publié les données volées. Ceci dit, l'hôpital ne s'en est pas sorti à si bon compte, puisqu'une enveloppe de près de 7 millions d'euros est désormais nécessaire pour complètement reconstruire le système informatique et le sécuriser... une opération qui ne devrait pas être achevée avant la fin de l'année 2023 À noter que le groupe derrière Lockbit continue de sévir malgré l'arrestation de Vasiliev. Depuis l'arrestation, Thales et le fabricant de pneu Continental ont annoncé avoir été victimes de Lockbit.
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