Choses à Savoir TECH

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  • La vie « possible » sur une lune de Saturne ?

    D'après de récentes recherches, Encelade, l'une des lunes de Saturne pourrait réunir toutes les conditions pour créer de l'ADN, et donc permettre la vie. Grâce à une modélisation informatique, les scientifiques de la NASA ont conclu que la présence de phosphore était plus que probable dans l'océan d'Encelade, un élément essentiel au maintien de la vie telle que nous la connaissons.

    Ces dix dernières années, la communauté scientifique avait certes établi qu'Encelade abritait de l'eau, de la chaleur et la chimie nécessaires à la vie, mais attendait de véritables preuves pour affirmer cela. Dans les années qui ont suivi, ces fameuses preuves se sont multipliées et l'hypothèse n'a fait que se renforcer. Récemment, avant qu’elle ne termine sa mission en s'écrasant sur Saturne, la NASA a fait voler sa sonde spatiale Cassini à travers les panaches givrés de matière qui jaillissent des fissures de l'enveloppe d'Encelade, où la sonde a détecté de grandes quantités de méthane, un gaz généralement associé à la vie sur Terre.

    Je cite Christopher Glein, scientifique du Southwest Research Institute qui étudie Encelade depuis des années, « nous avons appris que le panache contient presque toutes les exigences de base de la vie telle que nous la connaissons […] Alors que l'élément bioessentiel qu'est le phosphore n'a pas encore été identifié directement, notre équipe a découvert des preuves de sa disponibilité dans l'océan sous la croûte glacée de la lune » fin de citation. L’étude conduite par Christopher Glein et une équipe internationale de chercheurs a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences. En faisant appel à des modèles informatiques, couplés à des données sur le système océan-fond marin d'Encelade, l'équipe a réussi à prédire la présence de phosphore en quantité similaire ou peut-être même supérieur à ce que l'on trouve dans l'eau de mer sur Terre. Je le cite, « cela signifie que nous pouvons être quasiment sûr qu'auparavant, l'océan d'Encelade était habitable » fin de citation. Reste à savoir s'il l'est toujours aujourd'hui. Pour cela, Christopher Glein explique, je cite que « nous devons retourner sur Encelade pour voir si un océan habitable est réellement habité ». Une demande entendue par la NASA qui développe actuellement des robots pour explorer les océans d'autres planètes, dont celui d'Encelade dans les années à venir.

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    3 min
  • Déjà des résultats pour la 6G ?

    Alors que la 5G commence à peine à être déployée en France, la société LG développe de son côté la prochaine phase de cette technologie : la 6G. Mi-septembre, la société sud-coréenne a réussi à obtenir la plus longue distance jamais parcourue pour la transmission d'un TB de données par seconde.

    LG et la 6G, c'est une histoire qui ne date pas d'hier. Avant même le déploiement de la technologie 5G à grande échelle, LG travaillait déjà sur la version suivante, et cela depuis 2019. Car entre la 5G et la 6G, tout est une question de vitesse et de quantité de données échangées. Concrètement, en 5G, il est possible d’atteindre en théorie 100 gigabits par seconde de téléchargement. En 6G, cette puissance devrait être décuplée, atteignant un térabit par seconde. Mi-septembre, LG a annoncé avoir réalisé avec succès une transmission de données d’un TBps sur 320 mètres à l'Institut Fraunhofer Heinrich Hertz (HHI) de Berlin, en Allemagne.

    Bon, je ne rentrerai pas dans le détail technique du fonctionnement de la 6G, mais pour tenter de vous éclairer un minimum, je cite le site siecledigital.fr, « la performance de LG a eu lieu sur des bandes de fréquences comprises entre 155 GHz et 175 GHz, dites ultra-larges, à 320 mètres. Plus une fréquence est basse, plus elle porte loin. À l’inverse, plus une fréquence est élevée, plus les débits sont élevés, mais sur une plus courte distance […] Les fréquences à bande ultra-large utilisées par la 6G ont une portée relativement courte, ce qui engendre des pertes de puissance. Pour résoudre ces problèmes, LG a développé un premier amplificateur capable d'augmenter la puissance du signal, et un second amplificateur à faible bruit de réception pour améliorer la qualité du signal entrant » fin de citation.

    À noter que les standards internationaux doivent encore être définis. Si les discussions doivent débuter en 2025, LG prévoit une commercialisation pour 2029 et son homologue Samsung pour 2030. Si la 5G a fait l'objet de nombreuses critiques, en quoi la 6G pourrait-elle être utile ? Et bien notamment pour offrir une meilleure stabilité des réseaux sans fil lors des grands événements sportifs ou des concerts. Si la Chine est également très active dans ce domaine, la France et l'Europe compte également se positionner très tôt dans le développement de cette technologie, n'en déplaise aux sceptiques.

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    3 min
  • Bientôt des stations spatiales privées pour touristes ?

    C'est une info qui n'a pas fait grand bruit et qui pour autant est très intéressante. La NASA a choisi trois entreprises pour préparer l'après ISS, donc une fois que la station spatiale internationale sera officiellement désertée. Objectif pour ces entreprises : déployer leur propre station spatiale privée d'ici la fin de la décennie.

    C'est un contrat à plus de 415 millions de dollars qui a été signé entre la NASA, Nanoracks, Blue Origin et Northrop Grumman, avec pour objectif de créer de nouvelles stations spatiales privées, et donc à des fins touristiques. En effet, la Station Spatiale Internationale est en orbite depuis 1998 et devrait prendre sa retraite d'ici 2030. L'équipement n'est plus une priorité pour la NASA qui se concentre désormais sur les vols habités vers la Lune et Mars. Ceci dit, elle souhaite tout de même garder un endroit où mener des expériences scientifiques et où envoyer des astronautes, mais pas par ses propres moyens, d'où l'idée de faire appel à des compagnies privées. Dans un communiqué, la NASA indique que trois d’entre elles ont été choisies avec l’objectif, je cite de « permettre une économie commerciale robuste, dirigée par les Américains, en orbite terrestre basse » fin de citation.

    Blue Origin tout d'abord. Après avoir raté un juteux contrat face à SpaceX pour l'alunisseur du programme Artemis, Jeff Bezos, le patron d'Amazon a obtenu le droit de créer sa propre station spatiale baptisée Orbital Reef, et qui sera financée par la NASA à hauteur de 130 millions d'euros. Il s'agira, je cite « d'un parc d'affaires à usage mixte » où astronautes et chercheurs côtoieront touristes et hommes d'affaires. Blue Origin promet que l’architecture de sa station sera, je cite à nouveau « centrée sur l’Homme avec des services et des équipements de classe mondiale qui seront inspirants, pratiques et sûrs » fin de citation. Boeing, Sierra Space et Redwire Space participeront au projet qui devrait être lancée en 2027. Nanoracks de son côté a remporté le plus grand contrat individuel du programme évalué à 160 millions de dollars, pour aider à la création de sa station Starlab qui devrait également être mise en orbite en 2027. Elle est pensée pour accueillir quatre astronautes avec un volume similaire à celui de l’ISS. Enfin, le géant du secteur Northrop Grumman a obtenu un contrat de 125,6 millions de dollars pour une station modulable où l'ajout de nouveaux éléments sera possible. Objectifs : science, expérimentation industrielle et tourisme.

    La conception des stations aura lieu jusqu'en 2025, avec début de mise en orbite en 2027. Ainsi, le futur de l’orbite basse de la Terre se dessine avec plusieurs stations spatiales privées où des visiteurs issus de divers secteurs pourront séjourner en louant les modules pour des prix qui n'ont pas encore été communiqués.

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    3 min
  • La fusée de Artemis I lancée finalement dans une semaine ?

    Si le programme Artemis de la NASA pour retourner sur la Lune est attendu avec impatience par le grand public, sa concrétisation est un peu plus compliquée que prévue. Fin août, un problème moteur avait empêché la première tentative de lancement. Début septembre, c'est une importante fuite d'hydrogène qui forçait l'agence à annuler le décollage. Aujourd'hui, la NASA annonce qu'un nouvel essai devrait avoir lieu mardi prochain, le 27 septembre.

    Sur le pas de tir, les équipes de la NASA s'affairent sans relâche depuis trois semaines désormais pour réparer les soucis mécaniques de la fusée. Dans le détail, elles ont prévu de remplacer les joints de la connexion entre la fusée et les conduites de carburant qui envoient l'hydrogène liquide dans l'appareil. En restant sur la rampe de lancement, l'équipe s'offre la possibilité de tester de nouveaux joints à des températures cryogéniques, imitant ainsi les conditions d'un lancement réel. Mais le temps presse, et la NASA mise gros sur la mission Artemis I. En effet, celle-ci marquera le premier lancement de l'énorme fusée Space Launch System de l'agence, qui doit permettre d'envoyer le vaisseau spatial Orion sur une orbite située au-delà de la Lune, et ce, sans équipage à bord. Ce vol inhabité doit durer entre 26 et 42 jours.

    Si tout se passe bien lors du retour de la mission Artemis I, la capsule devrait rentrer dans l’atmosphère protégée par son bouclier thermique, déployer ses parachutes avant d’amerrir au milieu de l’Océan Pacifique. De quoi certifier que la capsule Orion et le lanceur SLS sont fiables en vue d’une première mission habitée autour de la Lune dans le cadre de Artemis II aux alentours de mai 2024. Le premier alunissage, donc la prochaine fois que des humains reposeront le pied sur la Lune, est prévu pour 2025 dans le cadre de la mission Artemis 3. Au final, en choisissant le 27 septembre, l'agence spatiale américaine évite de gêner le lancement de la mission DART (Double Asteroid Redirection Test) prévu le 26 septembre et dont l'objectif est de percuter un astéroïde.

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    3 min
  • La Russie désespérément en quête d'électronique ?

    Plus de six mois après le début du conflit en Ukraine, la Russie serait activement en quête de semi-conducteurs et de munitions pour soutenir son effort de guerre. D'après le média Politco, une longue et très précise liste d’achats, jugée crédible par divers experts aurait même été dressée, permettant d'identifier clairement les manquements de l'armée Russe.

    Un rapport du renseignement américain consulté par le New York Times affirme que Moscou cherche à se fournir en munition auprès de la Corée du Nord, et cela, seulement quelques jours après avoir acquis des drones iraniens. Mais au-delà de s'équiper en obus, roquettes et autres engins explosifs auprès d'autres pays, le Kremlin chercherait surtout à se fournir en équipements électroniques pour pouvoir justement fabriquer ses armes. Il ne faut pas oublier que la Russie reste dépendante des entreprises occidentales pour s'approvisionner en composants électroniques de pointes, notamment ceux qui équipent ses missiles supersoniques. Sauf que depuis la vague massive de sanctions occidentales prise contre le pays, ces produits dont devenus très difficiles à obtenir D'après Politico, le Kremlin cherche donc à mettre la main sur des semi-conducteurs, des transistors, des transformateurs, ainsi que des connecteurs. Une liste d’achat répartie en trois catégories, par ordre de priorité, et qui mentionne même le prix à l’unité que Moscou s’attend à devoir dépenser.

    Parmi les produits les plus désirés par Moscou, on retrouve les semi-conducteurs des Américains Micron, Holt, Texas Instruments, Intel et Broadcom, mais aussi des puces fabriquées par Cypress, ou d’autres fabriqués par IDT. Parmi les priorités « moyennes », on retrouve plusieurs équipements vendus par les japonais Murata et Panasonic, mais aussi par l’entreprise néerlandaise Nexperia, le groupe franco-italien STMicroelectronics, l’allemand Harting ou encore le Taiwanais Yagao. D'après Gina Raimondo, secrétaire américaine au commerce, qui s'appuie sur des renseignements ukrainiens, les Russes commenceraient même à récupérer des puces sur des produits électroménagers. Pour sa part, le Premier ministre ukrainien Denys Shmylal a déclaré à Politico que les Russes avaient dépensé la moitié de leur arsenal et commençaient à utiliser du matériel de l’époque soviétique. Deux affirmations à prendre avec précautions, puisque ce conflit se joue aussi sur le terrain de la communication avec la volonté affichée pour chacun de décrédibiliser et affaiblir l'image de l'adversaire.

    En ce qui concerne les semi-conducteurs, il faut dire que le Kremlin aurait tout à fait les moyens de contourner les sanctions. La Russie peut avant tout passer par la Chine pour obtenir certains équipements. En effet, la Chine pourrait très bien acheter puis revendre à la Russie les semi-conducteurs souhaités par Moscou. Ceci dit, la rivalité sino-américaine devrait grandement limiter cette possibilité. D'après les informations d'Atlanta Trade Atlas, la Russie aurait importé près d’un million de semi-conducteurs entre 2017 et 2022, grâce à 5 600 sociétés écrans. Si une simple liste d’achat ne permet certainement pas de prouver que Moscou manque de quoi que ce soit, il s'agit tout de même d'une difficulté supplémentaire dont le président Vladimir Poutine se serait bien passé.

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    4 min
  • Réalité virtuelle : un pas de plus pour Meta ?

    L'intérêt du groupe Meta, anciennement Facebook, pour la réalité virtuelle et le Metaverse ne date pas d'hier. D'ailleurs, pour que l'expérience dans le monde virtuelle se rapproche la plus possible de la vie réelle, le groupe n'hésite pas à investir massivement dans les technologie dite haptiques. Ces derniers jours, le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé le rachat de la société spécialisée Lofelt, et ce, malgré une bataille judiciaire au sujet de cette fameuse technologie.

    Lofelt est une entreprise spécialisée dans les produits haptiques, c'est-à-dire, qui permettent de simuler les sens comme le toucher et le mouvement. Lors d'une expérience de réalité virtuelle, la technologie haptique permet donc de rendre les choses bien plus réelles qu'avec la simple vue, donnant l'illusion aux utilisateurs qu'ils interagissent avec des objets physiques. Début septembre, Meta a annoncé l'acquisition de la start-up basée à Berlin en Allemagne. Ce qui est curieux cependant, c'est le timing de ce rachat. En effet, le groupe Meta est enlisé dans une bataille juridique contre la Federal Trade Commission (FTC). Le régulateur a récemment bloqué le rachat de Within, une entreprise qui édite une application de fitness en réalité virtuelle. Son argument : que Meta cesse de vouloir racheter la concurrence, ainsi que la volonté d'éviter une situation de monopole du GAFAM sur le marché de la réalité virtuelle. En suivant ce raisonnement, l'acquisition de Lofelt n'aurait jamais dû avoir lieu. Dans un document financier datant de juin, Meta est décrit comme l'unique actionnaire de Lofelt. À noter que les conditions de l'accord n'ont pas encore été dévoilées. Avant l'opération, Lofelt avait levé environ 10 millions d'euros et comptait 25 employés.

    Concrètement, les technologies haptiques permettent de reproduire l'expérience du toucher dans un environnement virtuel, par le biais de vibrations dans un bracelet ou un gant par exemple. Le produit phare de la société Lofelt n'est autre qu'une suite d'outils dédiée aux développeurs, intitulé Lofelt Studio, utilisé dans le but de concevoir facilement les effets haptiques qu'ils souhaitaient voir apparaître dans les applications mobiles et les jeux PlayStation 5. En juin 2022, Lofelt a mis à jour son site web pour annoncer qu'elle mettrait fin au développement de ses produits, y compris Lofelt Studio. En rapatriant Lofelt dans son écosystème, Meta va pouvoir développer de nouveaux produits pour aller encore plus loin dans le côté immersif de sa réalité virtuelle. L'an dernier, nous vous avions parlé d'un projet de gant haptique que les chercheurs du Reality Labs tentent depuis plusieurs années d'inventer. L'expérience de Lofelt dans ce domaine pourrait bien être le coup d'accélérateur nécessaire pour lui donner vie.

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    4 min
  • Des NFT pour lutter contre la contrefaçon ?

    Si l'on reproche souvent aux institutions d'avoir un temps de retard, notamment quand il s'agit de la technologie, force est de constater que l'Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle ou pour l’acronyme EUIPO, a clairement devancé toutes les attentes. En effet, l'organisme Européen a dévoilé un plan pour lutter contre la contrefaçon de bien matériels, et cela en utilisant la blockchain et les NFT !

    Des marques de luxes comme Vuitton aux accessoires de mode comme les Air Jordan ou même les AirPods d'Apple, nombreux sont les objets populaires à être victimes de contrefaçon. En 2019, la vente de ces copies auraient même représenté un manque a gagné de 121 milliards d'euro pour les entreprises européennes. Pour contrecarrer cette tendance à la hausse, l'Union Européenne a décidé de recourir à la blockchain et aux NFT. Après cinq ans d'étude, l'EUIPO propose de rendre systématique le suivi des objets dans le monde grâce à la blockchain, ce grand livre numérique dans lequel sont inscrit toutes les transactions, notamment en terme de cryptomonnaies jusqu'à ce jour, mais aussi de NFT depuis l'an dernier. Pour vulgariser, il s'agit d'une sorte de registre infalsifiable où absolument toute l'activité ayant trait à la chaine en question est enregistré. Car il n'y a pas une seule et unique blockchain, mais bien plusieurs. Le Bitcoin et l'Ethereum ont leur propre chaîne constitué de blocks, où sont justement inscrites toutes les activités liées à ces monnaies virtuelles. Voilà en gros le principe d'une blockchain qui peut être décliné pour tout et n'importe quoi, dont les objets physiques.

    L'EUIPO a déjà défini l’architecture logicielle nécessaire au développement et à l’implémentation de ce qu'elle appelle l’Anti-Counterfeiting Blockathon Infrastructure, son infrastructure anti-contrefaçon en français. Concrètement, les marques agréées et reconnues par l'organisme pourront créer des jumeaux numériques (ou NFT si vous préférez) de leurs produits dès leur sortie de la chaîne de production. Ces certificats numériques auront valeur de garantie d’authenticité et permettront à toutes les compagnies de suivre le parcours de leurs biens. Ceci dit, l'implémentation de ce système reste encore à faire, ce qui ne sera pas une mince affaire. D’ici 2023, l’UE compte également créer un registre des compagnies et titulaires de propriété intellectuelle autorisés à créer des NFT. Si elle parvient à mener ce projet à bien, l’Union européenne se dotera d’une arme réellement efficace dans la lutte contre la contrefaçon. Sa réussite tient désormais à l’adoption massive de la blockchain par toutes les parties prenantes, et à leur bonne volonté.

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    3 min
  • Elon Musk face à un procès à 258 milliards de dollars ?

    La chute des cryptomonnaies fait le malheur de nombreux investisseurs qui y voyaient jusqu'à il n'y a pas encore si longtemps un placement à long terme. C'était sans compter sur la conjoncture internationale, guerre en Ukraine, hausse du prix de l’énergie, sanctions internationales contre certaines monnaies virtuelles, qui ont entraîné un véritable krash comparable à ceux observés en bourse. De son côté, Elon Musk a longtemps usé de sa notoriété pour défendre le Dogecoin, l'une de ces monnaies favorites, encourageant indirectement les internautes à investir. Problème, cette monnaie est elle aussi touchée par une baisse significative de sa valeur. Dans ce contexte, une plainte collective a été déposée contre le gérant de Tesla et Space X pour je cite « avoir créé un système pyramidal ayant fait perdre beaucoup d'argent aux investisseurs » fin de citation.

    258 milliards de dollars. C'est le montant réclamé en dommages et intérêts par les plaignants. Ces derniers reprochent à l'homme le plus riche du monde d'avoir intentionnellement fait grimper le prix du Dogecoin de plus de 36 000 % en deux ans, puis de l'avoir laissé s'effondrer. Concrètement, tout est parti de la plainte d'un investisseur en cryptomonnaie qui estimait en juin dernier avoir subi 86 milliards de dollars de pertes après la forte baisse de valeur du Dogecoin. Une somme qu'il a décidé de réclamer en justice aux trois entreprises d'Elon Musk, à savoir Tesla, Space X et The Boring Company, sa société dédiée à la construction de tunnels. D'après l'agence de presse Reuters, sept autres investisseurs ont rejoint le rang des plaignants depuis le début de l'été.

    Dans le détail, la plainte mentionne que les accusés ont je cite « réalisé des dizaines de milliards de dollars de bénéfices » aux dépens des autres investisseurs de Dogecoin fin de citation. D'après les plaignants, Elon Musk, Tesla, SpaceX et The Boring Company savaient que la bonne santé du Dogecoin je cite « dépendait uniquement du marketing » et que la cryptomonnaie manquait de valeur intrinsèque. D'autres acteurs ont également été placés sur le banc des accusés à l'instar de la Dogecoin Foundation, une organisation à but non-lucratif qui s'occupe de la gestion du réseau. La cryptomonnaie s'échange actuellement à environ 6 cents contre 0,74 dollar à son plus haut historique il y a encore quelques mois. Une valeur qui a donc été divisée par plus de 10 en peu de temps, mais qui n'a pas empêché Elon Musk d'assurer dans un tweet qu'il continuerait d’acheter du Dogecoin malgré le krash. Une déclaration assez étrange quand on sait qu'en juillet dernier, Tesla annonçait avoir vendu 75% de ses Bitcoin pour renflouer les caisses de l'entreprise.

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    3 min
  • Qu'est-ce que Worok, nouveau gang de hackers redouté par les États ?

    Grâce à la vigilance de chercheurs en cybersécurité travaillant pour un éditeur de logiciel antivirus, on a pu découvrir l'existence d'un groupe de hackers spécialiste du vol d'information. Si leurs méfaits semblent pour l'instant se concentrer principalement sur l'Asie, force est de constater que ce groupe baptisé Worok est très dangereux.

    Dans leur dernier rapport, les chercheurs de l'entreprise Eset ont découvert qu'un groupe de hackers qu'ils ont baptisé Worok utilisait des outils jusqu'alors inconnus pour commettre leurs vols. Dans le détail, Worok s'attaque aux gouvernements du continent asiatique, ainsi que plusieurs pays du Moyen-Orient et du sud de l'Afrique. Les premières traces de ces malfaiteurs ont été découvertes il y a un an et demi, début 2021, plus ou moins au même moment que la découverte des failles ProxyShell. D'après les chercheurs, le profil de Worok est très similaire à celui d'un autre groupe de hackers : TA428. Si tout laisse à penser qu'il s'agit des mêmes personnes, les chercheurs ont pu différencier leurs activités grâce aux outils utilisés lors de chaque attaque informatique, et ainsi dater les premières attaques de Worok à fin 2020. Je cite le rapport des chercheurs : « nous considérons que les liens ne sont pas assez forts pour considérer que Worok soit le même groupe que TA428, mais les deux pourraient partager des outils et avoir des intérêts communs » fin de citation.

    Ce qui est intéressant avec Worok, c'est que le groupe a été très actif entre fin 2020 et mai 2021, puis a disparu des radars, avant de réapparaître en février dernier en ciblant une entreprise du secteur de l'énergie en Asie Centrale, ainsi qu'un organisme du secteur public d'Asie du Sud-Est. Si ces méfaits ont pu être attribués à ce groupe de hacker avec certitude, difficile toutefois de savoir avec quel outil les attaques ont eu lieu. Ceci dit, d'après les chercheurs, il est fort possible que Worok ait exploité les failles ProxyShell pour implanter du code malveillant sur les serveurs des victimes, et ainsi pouvoir se connecter au réseau à leur guise. Dans le détail, les hackers utilisent des outils totalement gratuits et libres disponibles sur Internet afin d'explorer les réseaux comportant des failles. On peut citer Mimikatz, EarthWorm, ReGeorg u encore NBTscan. Les hackers installent ensuite un premier programme pour prendre le contrôle des machines, on peut penser à PowHeartBeat, un logiciel écrit avec le langage de script PowerShell qui possède notamment la capacité de se connecter à un serveur afin de recevoir des commandes et télécharger d'autres programmes. Le programme sert alors à charger un second outil, PNGLoad, qui lui s'appuie sur la stéganographie, un message caché dans un autre message, pour installer le virus final. D'après les chercheurs d'Eset, il s'agit le plus souvent d'une image au format PNG contenant du code caché malgré un aspect parfaitement valide et donc paraître complètement inoffensive pour la victime.

    Pour l'instant, les chercheurs n'ont pas eu la possibilité d'analyser les fichiers PNG que je viens de vous décrire, ce qui signifie qu'ils ne savent pas avec précision quel programme final est été chargé et donc quel est le but exact de Worok. Et c'est justement toute cette incertitude et ce flou entourant le groupe de hacker qui le rend aussi dangereux. Ceci dit, compte tenu, je cite « du profil des cibles et des outils que nous avons vus déployés contre ces victimes », tout porte à croire que l'objectif principal des hackers reste l'espionnage. Reste désormais à savoir dans quel but, et éventuellement pour qui ?

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    4 min
  • iPhone 14 : une grande annonce pour un produit décevant ?

    Début septembre, Apple tenait sa keynote de rentrée avec en point d’orgue, la présentation du nouvel iPhone 14. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les observateurs n’ont pas du tout été impressionnés par cette nouvelle version du célèbre smartphone. Avec des prix toujours à la hausse, la stratégie du GAFAM semble limpide : pour avoir des améliorations significatives, il faut claquer un smic… littéralement.

    Comme bien souvent, la version standard des iPhones n’est pas très intéressante. Les possibilités de stockages restent les mêmes, 128/256 et 512 gigas, et les performances n’ont rien de bien transcendantes comparées à l’iPhone 13 Pro Max de l’année dernière. Il faut tout de même noter l’arrivée de l’iPhone Plus, digne remplaçant de la version Mini, qui permettra aux consommateurs d’obtenir un iPhone 14 avec un écran plus grand sans payer le prix de la version Pro, mais aussi sans les améliorations bien entendues.

    En parlant de l’iPhone 14 Pro, c’est effectivement là qu’il faut aller voir pour découvrir des améliorations vraiment intéressantes. En effet, l’encoche à selfies va disparaître. Elle se cachera en réalité dans un espace virtuel intitulé Dynamic Island, une barre horizontale noire placée en haut de l’écran et dont la taille évolue en fonction de l’application utilisée. Côté photo, l’iPhone 14 Pro accueillera un module photo de 48 mégapixels associé à un capteur ultra grand-angle de 12 mégapixels, le tout permettant de faire de belles photos dans la pénombre. Le grand-angle devrait être 65 % plus important que sur l’iPhone 13 Pro et les photos prises de nuit ou en intérieur de bien meilleure qualité à en croire Apple. Il sera peut-être préférable d’opter pour un stockage de 1 To tant les photos risquent d’être lourdes. La puce A15 Bionic qui équipera les iPhones 14 standards et 14 plus sera troquée pour l’A16 et permettra un gain de 20% en termes de performance d’après Apple. À noter que cette année, Apple mise en particulier sur la sécurité avec la possibilité de passer des appels d'urgence par satellite dans les zones blanches, ainsi qu’un accéléromètre capable d'identifier précisément un accident pour appeler les secours plus rapidement.

    Autant d’améliorations, ou devrais-je dire « si peu d’améliorations », qui n’ont pas manqué de faire réagir internet, certains n’hésitant pas à comparer ces nouveaux modèles à de vulgaires mises à jour de l’iPhone 13. Eve Jobs, la fille de Steve Jobs, l'ancien directeur général de la marque, a partagé un meme sur Instagram d’un homme recevant en cadeau une chemise identique à celle qu'il porte déjà, accompagné du texte je cite « Moi, passant de l'iPhone 13 à l'iPhone 14 après l'annonce d'Apple ». Une moquerie qui montre bien la déception d’une partie des internautes, s’attendant sans doute à de vraies modifications pour les nouveaux smartphones d’Apple.

    Un mot sur les prix et les dates de sorties pour finir… L'iPhone 14 coûtera au minimum 1019 euros dans sa version standard. Ajoutez à cela 150€ pour les mêmes performances mais un écran plus large, soit 1169€ pour un iPhone 14 Plus, comptez 1329 euros pour la version Pro et 1479€ pour le Pro Max, ce qui en fera le téléphone le plus cher jamais commercialisé par la marque. Mais accrochez-vous, car si vous aviez dans l’idée de prendre l’iPhone le plus performant qui soit avec la plus grande capacité de stockage, sachez qu’il vous en coûtera 2129€. Tous les modèles, à l’exception de l’iPhone 14 plus, seront disponibles à partir de vendredi, soit le 16 septembre. Pour la version Plus, il faudra attendre le 9 octobre.

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