Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Des nouvelles de la Tesla dans l'espace ?

    Souvenez-vous, il y a plus de quatre ans, le 6 février 2018 décollait la fusée Falcon Heavy de SpaceX avec à son bord un Tesla Roadster, la toute première voiture vendue de la marque d'Elon Musk, conduite par le célèbre mannequin Starman. À la sortie de cet épisode, cela fait 1646 jours que le véhicule flotte dans le vide spatial. Mais à quoi ressemble-t-il ? Les réponses du Dr. Anthony Waas, professeur et directeur du programme d’ingénierie aérospatiale à l’Université du Michigan dans cet épisode.

    Concrètement, je cite le Dr. Waas, « il y a quatre principaux dangers dans l’espace […] la température, les effets de la gravité, le rayonnement, la pression, auxquels on peut également ajouter les vents solaires […] Tous ces paramètres auront un effet sur les matériaux de la voiture de même que la façon dont elle a été construite […] Mais le plus gros facteur reste le cycle thermique […] Vous obtenez d’énormes variations de température dans l’espace […] ce qui fait que les pièces de la voiture se dilatent et se contractent beaucoup plus qu’elles ne le feraient sur terre » fin de citation.

    Dans le détail, le Roadster possède un châssis de Lotus Elise en aluminium et en fibre de carbone. Cependant, il existe différentes fibres de carbone, donc difficile de prédire comment cette dernière a évolué sans savoir exactement de laquelle il s'agit. Pour ce qui est de la peinture, le Dr. Waas explique je cite qu'elle a « dû sauter et qu’elle devrait même probablement flotter autour de la Tesla » fin de citation. Idem pour les pneus et le cuir des sièges qui ont dû eux aussi se désagréger autour du véhicule. Quant à Starman, il est équipé d’une combinaison spatiale. Cette dernière est résistante, même si elle ne devrait plus tenir très longtemps face aux rayonnements.

    S'il est impossible de savoir si la Tesla a été percutée par un objet, Anthony Waas explique que le plus gros risque sont les météorites, qui pourraient réellement endommager la voiture, voir carrément la pulvériser. Quoiqu'il en soit, elle est sûrement méconnaissable, distordue, flétrie et entourée de centaines de débris flottants. Si vous voulez suivre les aventures du Roadster en temps réel, rendez-vous sur le site whereisroadster.com. Le jour de la sortie de cet épisode, la voiture se trouvait à plus de 292 720 000 kilomètres de la Terre, se déplaçant à près de 8000 km/h. À noter toutefois que le véhicule entamait une sorte de retour à la maison en se rapprochant de la planète bleue grâce à l'effet de l'attraction terrestre. En effet la voiture n'a pas encore quitté l'orbite de la Terre et devrait repasser très près de nous rapidement. Dès qu'elle sera suffisamment proche de nous, peut-être serait-il judicieux de la rapatrier sur la terre ferme comme le souhaiterait le Dr. Waas. Je cite « elle pourrait être une ressource précieuse pour comprendre comment tous ces matériaux résistent aux conditions dans l’espace » fin de citation.


    Site : https://www.whereisroadster.com/index.html

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    3 min
  • Vers un échec du Metaverse de Facebook ?

    Le groupe Meta fondé par Mark Zuckerberg, anciennement dénommé Facebook, planche comme vous le savez sur le Metaverse, ce monde virtuel identique au monde réel, mais aux possibilités quasi infinie. Si un grand nombre d'observateurs sont enthousiastes sur le concept, d'autres comme le fondateur de la cryptomonnaie Ethereum sont beaucoup plus hostile. Vitalik Buterin pense en effet que la technologie qu'essaye de développer Meta est un échec annoncé. Pourquoi ? Comment ? Toutes les explications dans cet épisode.

    Quand une personnalité comme Vitalik Buterin prend la parole sur un sujet technologique, on l'écoute. En effet le fondateur de l'Ethereum, qui est quand même la seconde plus importante monnaie virtuelle du monde, annonce que le Metaverse est voué à l'échec quand bien même son développement n'en est qu'au tout début... ou tout du moins, c'est le Metaverse tel qu'imaginé par Meta qui serait voué à l'échec. Une prise de position qui ne sera pas pour redorer l'image de Meta dans ce dossier, le groupe ayant restructuré sa division dédiée au Metaverse avant l'été, je vous invite à écouter l'épisode qu'on y a consacré si ce n'est pas déjà fait. Je cite le fondateur de l'Ethereum, « le Metaverse finira par exister, mais je pense qu'aucune des tentatives actuelles des entreprises de le créer intentionnellement n’aboutira […] Nous ne connaissons pas encore vraiment la définition du Metaverse, il est bien trop tôt pour savoir ce que les gens veulent réellement. Donc, tout ce que Facebook crée maintenant échouera » fin de citation.

    Si certaines stratégies marketing visent à créer des besoins avant que les consommateurs ne les éprouvent pour faire du business, dans le cas du Metaverse, Vitalik Buterin explique que cette façon de penser ne peut pas s'appliquer. Dans ce sens, une étude du cabinet Censuswide estime qu'il y a un gros décalage entre les attentes des consommateurs et les solutions développées par les entreprises. Alors que la plupart des internautes interrogés veulent gagner du temps en faisant leurs achats en réalité virtuelle ou augmentée, les marques mettent quant à elle au point de véritable expériences virtuelles calquées sur le réel. En Europe, un sondage de la société Sortalist révèle que la moitié des Européens se méfient du Metaverse tel que présenté actuellement. Autre personnalité importante pointant du doigt le manque d'innovation du groupe Meta, Reggie Fils-Aimé. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, il s'agit de l'ancien directeur de la branche américaine de Nintendo. Si l'on est nombreux à imaginer le Metaverse comme une copie de la technologie proposée dans les films Matrix ou Ready Player One, à savoir une copie virtuelle du monde réelle avec des possibilités quasi infinie, la définition qu'en donne Mark Zuckerberg est tout autre. Il s'agira je cite « d'espaces 3D qui vous permettront de socialiser, d’apprendre, de collaborer et de jouer d’une manière qui va au-delà de ce que nous pouvons imaginer ». Rien de bien concret donc, comme le reproche Buterin.

    Côté finance, de nombreux analystes s’attendent à ce que le Metaverse représente un immense marché dans les années à venir. D’après la société de conseil et de recherche Technavion, le marché des mondes numériques atteindra plus de 50 milliards de dollars d’ici à 2026. Pour sa part, le cabinet de conseil américain Grand View Research voit plus grand, avec un marché de 678 milliards de dollars d’ici à 2030. Troisième prédiction venant de la société Gartner, 25 % des gens passeront au moins une heure par jour dans le Metaverse en 2026... à condition que ce dernier soit au point dans 4 ans.

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    4 min
  • Où est-on le plus accro à Netflix en France ?

    Que ce soit en France ou dans d'autres pays, Netflix est la plateforme de vidéo à la demande la plus consommée au monde avec 221 millions d'abonnés. Mais au rayon des questions un peu idiotes mais qui nous intriguent se trouve: dans quel département est-on le plus accro au service de streaming ? Bonne nouvelle, le site Comparatest s'y est intéressé et nous offre plusieurs pistes de réflexion.

    En France, Netflix c'est environ 10 millions d'abonnés répartis dans 96 départements. C'est donc 14% de la population qui y est abonné. Et forcément, il y a des zones où l'on est un peu plus accro que d'autres. D'après Comparatest, il semblerait que ce soit le sud-est du pays qui soit le plus touché. Avant de rentrer dans le détail de cette étude, il est important de noter que Comparatest s'est basé sur une étude de l'audience internet des connexions à Netflix via les données des moteurs de recherche pour établir son classement. Ainsi, ce sont donc les Hautes-Alpes qui décrochent la première place du département le plus accro à Netflix avec quasiment 20% de ses habitants y étant abonnés. Sur la seconde marche du podium se trouve la Haute-Garonne avec 19,4%, puis en trois les Pyrénées-Orientale avec 18,9%, suivi des Alpes-de-Haute-Provence avec 18,6% de la population abonnée à Netflix et la Corse du Sud en 5e position avec 18%.

    Et Contrairement à ce que l'on pourrait croire, certains départements montagneux voient leurs habitants s'abonner massivement à Netflix, comme en Lozère, 11e département avec 16,7 % ou encore la Savoie, 14e (16,6 %). La raison ? C'est simple : ces départements ont moins de cinéma que les autres, poussant les habitants vers les plateformes de vidéo à la demande. Et parmi les départements les moins abonnés, on retrouve l'Allier avec moins de 10% de la population abonnée, ainsi que le Pas-de-Calais, l'Aisne, la Saône-et-Loire ou encore le Cantal avec 8,5%. Côté démographique les 18-34 ans représente évidemment une large part des abonnés (plus de 60) pour une répartition presque paritaire avec 54% d'hommes et 46% de femmes.


    Étude : https://comparatest.fr/

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    3 min
  • Tesla : pourquoi l'entreprise a vendu 75% de ses Bitcoins ?

    Si la valeur du Bitcoin a pratiquement été divisée par trois en seulement quelques mois, cette cryptomonnaie conserve tout de même un prix unitaire de plus de 20 000$. Pourtant, la crise des monnaies virtuelles impacte de nombreux investisseurs dont Tesla. Son patron Elon Musk a en effet décidé il y a peu de céder les trois-quarts de ses actifs. Pourquoi un tel choix alors que l'homme le plus riche du monde s'est montré plutôt favorable envers les cryptomonnaies ces derniers mois ? Toutes les réponses dans cet épisode.

    Le rapport d'Elon Musk aux cryptomonnaies est définitivement compliqué. Son entreprise Tesla, a pourtant été l'une des premières à investir dans le Bitcoin. On se souvient en effet d'un achat massif de jetons en février 2021 pour 1 milliard et demi de dollars. À l'époque, Tesla louait le « potentiel à long terme » de ces monnaies virtuelles, permettant au marché d'atteindre des sommes record, notamment la barre des 60 000 dollars le Bitcoin. 18 mois plus tard, le leader des voitures électriques fait machine arrière en vendant les trois-quarts de ses jetons pour 936 millions de dollars. Avec une valeur à la baisse, la trésorerie de Tesla en Bitcoin n'est aujourd'hui plus que de 218 millions de dollars. En faisant le calcul, on constate qu'en un an et demi, Tesla a tout de même perdu plus de 350 millions de dollars dû à la crise.

    Est-ce un retournement de veste ? Pas vraiment, à en croire Elon Musk lui même que je cite, « la raison pour laquelle nous avons vendu une grande partie de nos avoirs en Bitcoins est que nous ne savons pas quand les blocages de Covid en Chine seront levés [...] il est donc important pour nous de maximiser notre trésorerie » fin de citation. Une chose est sûre, la Chine est le 2e marché de Tesla derrière les Etats-Unis. À noter aussi que l'entreprise investie massivement dans son usine géante de Shanghai.

    Ceci dit, Elon Musk explique qu'il ne faut pas voir la vente de ces cryptomonnaies comme une position ferme et définitive, précisant que Tesla pourrait tout à fait augmenter ses avoirs en Bitcoin ou dans d'autres cryptomonnaies à l'avenir. De l'extérieur, impossible de ne pas voir l'influence qu'exercent Elon Musk et Tesla sur le marché des cryptomonnaies. Chaque message posté sur Twitter peut aussi bien faire bondir ou chuter la valeur d'une monnaie virtuelle. Quoiqu'il en soit, la vente de 75% de ses Bitcoins a probablement eu lieu en juin, ce qui signifie que le marché était déjà en train de s'écrouler bien avant avec la guerre en Ukraine et l'interdiction du minage en Russie et en Chine notamment. Reste à savoir si le contrecoup de cette nouvelle n'interviendra pas dans les jours à venir avec une nouvelle tendance à la baisse.

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    3 min
  • Une fusée réutilisable SpaceX reproduite par un amateur ?

    Si SpaceX est la compagnie spatiale numéro une dans le monde, c'est notamment parce qu'une fois dans le ciel, les fusées sont capables de revenir au point de décollage, permettant ainsi de les réutiliser, donc de faire des économies et dans une moindre mesure de préserver la planète. À ce jour, nombreux sont les concurrents à avoir essayé en vain de copier cette technologie profitable à tout point de vue. C'était sans compter sur un passionné d'aéronautique qui, il y a peu, a réussi à recréer ce fameux système par ses propres moyens.

    Tout commence en 2015. À l'époque, Joe Barnard n'y connaît absolument rien en aéronautique ni en programmation. Cet américain résidant à Los Angeles se lance pourtant le défi fou de reproduire une fusée miniature réutilisable du modèle Falcon 9 de SpaceX. Et après sept ans d'apprentissage de tests et d'échecs, le 24 juillet dernier, Joe Barnard a enfin réussi à faire atterrir sa fusée baptisée Scout F. Les images de cette prouesses sont disponibles sur Youtube, via le lien dans la description de cet épisode. En pratiquement une décennie, ce passionné a même créé sa propre société : Barnard Propulsion Systems (BPS.space) pour partager ses avancées, et développer des projets professionnels autour des fusées. Une passion dont il vit désormais, comme un certain nombre de Youtubers et influenceurs.

    Si l'on regarde un peu plus en détail son site BPS.space, Joe Barnard explique qu'il a une formation universitaire autour de la production musicale. Rien à voir avec l'aérospatiale donc. Ceci dit, l'appel de l'espace était beaucoup trop fort. En réussissant ce que l'on peut quand même qualifier d’exploit, Joe Barnard a surtout tenté d'impressionner les dirigeants de SpaceX avec son modèle réduit dans l'espoir d'y décrocher un emploi. L'avenir nous dira si ses efforts ont porté leurs fruits, car pour le moment, ses lancements sont plutôt limités en altitude. Pas de quoi l'arrêter pour autant puisque son prochain objectif est de lancer sa fusée dans l'espace suborbital, soit à quasiment 100 km d'altitude. Et qui dit nouvel objectif dit nouvelle fusée, plus grande, baptisée Meat Rocket, que l'on peut traduire par « fusée à viande »... Pourquoi un tel nom ? Joe Barnard explique qu'il ne donnera aucune explication, mais que son futur projet sera fou ! Affaire à suivre de près donc !


    Vidéo : https://youtu.be/SH3lR2GLgT0

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    3 min
  • L'IA serait aussi dangereuse que l'arme nucléaire ?

     Que l'on s'enthousiasme ou que l'on s'inquiète pour son développement fulgurant, il est impossible de nier que l'intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans notre quotidien. D'ailleurs, cette présence pourrait bien se transformer en omniprésence rapidement, ce qui n'est pas pour rassurer l'ancien PDG de Google Eric Schmidt, lequel y voit carrément une menace comparable à l'arme nucléaire.

    C'est lors d'un forum sur la sécurité fin juillet à Aspen aux Etats-Unis qu'Eric Schmidt a tenté de mettre en garde sur le développement quasi-incontrôlé de l'intelligence artificielle. En effet, entre les amateurs de codage solitaire, les petites entreprises qui tentent de s'en servir pour développer leur activité et les géants de la tech qui y voient un outil révolutionnaire pour le futur, force est de constater que chacun joue un peu dans son coin et qu'aucune loi ou règlement international ne cadre l'IA. Si la comparaison d'Eric Schmidt entre l'IA et l'arme nucléaire est assez surprenante, ce dernier ne l'a pas sorti par hasard. En effet, le PDG de Google entre 2001 et 2011 recommande que toutes les grandes puissances, comme les États-Unis et la Chine travaillent sur un traité commun pour réguler l'IA. Ce dernier estime en effet qu'une telle politique est tout autant nécessaire que celle de dissuasion nucléaire mise en place par de nombreux pays, dont la France.

    Concrètement, l’ancien leader de Google craint que sans barrière, l’essor de cette technologie ait des conséquences néfastes. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, l’actuel PDG de Google Sundar Pichai est du même avis. Je cite ses propos datant de 2018, « je considère qu’il s’agit de la technologie la plus profonde sur laquelle l’humanité travaillera et nous devons nous assurer que nous l’exploitons au profit de la société. […] Le feu tue aussi des gens. Nous avons appris à le contrôler pour le bien de l’humanité, mais nous avons aussi appris à en maîtriser les mauvais côtés », fin de citation. Dès lors, Eric Schmidt a créé le fonds AI2050 en février dernier afin d'encadrer le développement de l’IA, pour l'instant réservé aux universitaires. Concrètement, ce fond financera je cite « la recherche sur les “problèmes difficiles” en matière d’intelligence artificielle » à hauteur de 125 millions de dollars, avec une attention toute particulière sur les biais de programmation rencontrés par les algorithmes, les conflits géopolitiques et les dérives de la technologie.

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    3 min
  • Des applis pour payer le train moins cher ?

    Vous n'avez pas pu y échapper, soit parce que vous en avez entendu parler aux infos, soit parce que vous y avez été confronté directement, le prix des billets de train grimpe en flèche au point d'atteindre des sommes difficilement accessibles pour un certain nombre de personnes. S'il est en effet plus écologique que l'avion ou la voiture sur les moyens et longs trajets, le train est tout de même en passe de devenir un moyen de transport réservé à une partie aisée de la population si les prix continuent d'augmenter. Mais saviez-vous que plusieurs applications permettaient de faire baisser le prix du billet ? En voici quelques exemples dans cet épisode.

    Tout d'abord, vous pourriez vous laisser tenter par la mission de « livreur du rail » grâce à WePost. Lancé à l'été 2021, ce service permet de voyager en TGV, tout en gagnant de l'argent. Concrètement, il vous suffit de transporter des objets dont un particulier a besoin en urgence jusqu'à votre destination. Il peut s'agir de clés, de documents, de vêtements etc... Bref, rien de bien encombrant, puisque l'on parle ici de livraisons dites « légères », les colis ne pouvant pas peser plus de 6 kilos. Compter entre 20 et 25 euros la course, ce qui vous permettra de faire baisser d'autant la facture de votre billet. Pour l'instant, l'appli ne fonctionne que pour les trajets entre Paris et Marseille, même si à terme, 25 autres lignes devraient se rajouter au réseau WePost. Aujourd'hui, plus de 9000 personnes sont déjà inscrites sur la plateforme. Petit conseil des fondateurs que je cite, n'hésitez pas à « vérifier le contenu de l’envoi avec l’expéditeur et lui demander une pièce d'identité » si vous avez peur de servir de mule en transportant des produits illicites comme de la drogue, voir même en cas de doute à refuser le transport.

    Autre petit boulot pour rentabiliser votre voyage : devenir Kid-Sitter, ou en bon français, accompagnateur d'enfant. Cela rappellera sans doute à certains le système « Junior et Cie » mis en place par la SNCF dans tout le pays, à la seule différence que la start-up KidyGo propose d'accompagner des enfants non seulement dans le train mais aussi en bus et même en avion. En contrepartie, ce sont les parents de l'enfant accompagné qui vous payent une partie du billet. Petite condition, s'acquitter d'un abonnement mensuel de 9€90 sans engagement et avoir un casier judiciaire vierge (et oui, les enfants ne sont pas mis entre les mains de tout le monde). À noter que si vous ne voyagez pas, vous ne payez pas. À ce jour, 50 000 personnes sont déjà inscrites et proposent un dédommagement minimum de 30€, même si dans presque 7 cas du 10, les utilisateurs payent l'intégralité du billet de l'accompagnateur. Je cite KidyGo, « si vous accompagnez des enfants sur un aller-retour tous les 2 mois (donc seulement une douzaine de trajets par an), vous pouvez gagner ou économiser environ 240 euros au total.

    Outre les petits boulots, il est aussi possible de faire des économies en utilisant des comparateurs de prix comme Trainline, Omio, Kombo ou Tictatrip, ce qui vous évite de passer par la controversée application SNCF Connect. Sinon, n'hésitez pas à essayer l'échange de billets comme sur zePass, Troc des Trains et Kilbillet. Ceci dit, soyez vigilent, les seuls billets réellement revendables sont ceux qui sont cartonnés et non nominatifs. Oubliez donc les e-billets, mais a priori, les trois services que je viens de citer contrôlent ces différentes caractéristiques ainsi que la validité des billets avant leur mise en ligne. Si l'un des services vous intéresse, retrouvez tous les liens dans la description de cet épisode.


    WePost : https://www.we-post.fr/

    KidyGo : https://kidygo.fr/

    TrainLine : https://www.thetrainline.com/fr

    Omio : https://www.omio.fr/

    Kombo : https://www.kombo.co/fr

    Tictatrip : https://www.tictactrip.eu/

    zePass : https://www.zepass.com/

    Troc des Trains : http://www.trocdestrains.com/

    KelBillet : https://www.kelbillet.com/

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    4 min
  • Starlink bientôt concurrencé par l'Europe ?

    Si Elon Musk et Starlink ont quasiment le monopole de la connexion internet par satellites, deux acteurs européens se verraient bien contester cette domination en alliant leurs forces : EutelSat Communication et OneWeb, tous deux spécialisées dans les satellites. Pour être précis, Eutelsat a officialisé le rachat de OneWeb fin juillet avec pour objectif de se positionner comme les leaders en termes de connectivité Internet par satellite.

    En rachetant OneWeb, Eutelsat veut surtout je cite, « accélérer son pivot stratégique vers la connectivité » fin de citation. Car historiquement, Eutelsat diffuse des chaînes de télévision via satellites. Cette activité qui représente plus de 60% de son business est cependant en déclin, et qui s'est traduit par une baisse de son chiffre d’affaires d'1,15 milliard d’euros. Ceci dit, les activités de connectivité internet d’Eutelsat ont quant à elle enregistré une croissance à deux chiffres l'an dernier, +36 % pour le haut débit, et +15 % pour l'internet sur smartphones. Concrètement, le nouvel Eutelsat regroupera ses 36 satellites géostationnaires dont cinq supplémentaires devraient être lancés prochainement. S'ajoute également la constellation de OneWeb qui compte actuellement 428 satellites basse orbite sur les 648 prévus.

    Ça c'est pour le côté business, mais en quoi cela va-t-il aider Eutelsat à prendre de l'ampleur ? Et bien avec autant de satellites, l'entreprise proposera un accès internet à un débit élevé et avec une faible latence grâce aux satellites de OneWeb. Je cite, « une feuille de route précise a été établie pour développer progressivement un service géostationnaire et basse orbite [comprenez par là les satellites Eutelsat et OneWeb], le tout comprenant une plate-forme commune, des terminaux hybrides et un réseau entièrement mutualisé » fin de citation. Traduction, une offre internet par satellite très fiable et puissante à en croire Eutelsat. La mutualisation des réseaux, outils et antennes nouvelles générations devrait être effective d’ici à deux ou trois ans.

    S'ils n'expriment pas haut et fort vouloir concurrencer Starlink d'Elon Musk, Eutelsat et OneWeb ne cachent pas pour autant leur intention. Ainsi, entre 725 et 875 millions d’euros seront investi chaque année jusqu'à 2030. Côté financier, l’opération valorise OneWeb à 3,4 milliards de dollars, soit une belle performance pour une jeune entreprise qui a lancé ses premiers satellites il y a seulement trois ans, en 2019 ! À noter toutefois que le rapprochement des deux entreprises ne sera effectif qu’après quelques vérifications et contrôles des autorités, soit d’ici la fin du premier semestre 2023 d'après eux.

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    3 min
  • Engager robots et spécialistes pour retrouver des Bitcoins perdus ?

    Au chapitre des histoires insolites, celle-ci a clairement une place de choix et montre la détermination et un peu l'abnégation également d'un propriétaire de cryptomonnaies pour retrouver ces Bitcoins égarés. En effet, un Gallois de 36 ans aurait jeté par erreur dans la décharge de sa commune un disque dur contenant la clé privée lui permettant d'accéder à 8000 bitcoins sur son portefeuille numérique. C'était en 2013... Neuf ans plus tard, ce dernier cherche toujours à récupérer son précieux objet, en s'entourant cette fois de deux chiens-robots de la marque Boston Dynamics.

    Pour l'historique, James Howells s'est mis à miner du Bitcoin en 2009, année de sortie de cette cryptomonnaie qui à l'époque ne valait pas encore grand-chose, réussissant au final à accumuler près de 8.000 bitcoins. Pourquoi avoir jeté ce fameux disque dur me direz-vous ? Et bien parce que d'après ses dires, il en possédait deux à cette époque, l'un vierge, l'autre contenant la clé privée de son porte-feuille numérique. En confondant les deux, il se serait alors débarrassé sur mauvais. Aujourd'hui, la valeur totale de ce disque dur, avec un Bitcoin aux alentours des 23 000 dollars unité, est de 184 000 millions de dollars... ou tout du moins, le porte-feuille numérique sur lequel dorment ses crypto-actifs. Bon, jetez un disque dur dans une décharge, ça se récupère, il suffit d'y aller non ? Et bien ce n'est pas si simple. Les déchets sont en effets enfouis sous terre dans la commune de Newport où habite James Howells, et cela fait désormais des années que ce Gallois fait face au refus du Conseil municipal de creuser dans la décharge pour récupérer son disque dur, d'une part en raison du coût financier d'une telle opération, ainsi que des raisons environnementales.

    Malgré ce contre-temps, le gallois ne désespère pas et explique au média Business Insider qu'il a un plan bien précis en tête... ou plutôt deux ! Le premier consiste à fouiller pendant trois ans plus de 110.000 tonnes de déchets pour un coût de 11 millions de dollars, avec l'appui de deux investisseurs suisses qui auraient accepté de financer ce plan, s'il est validé par le Conseil municipal. L'autre coûterait 6 millions de dollars et prendrait 18 mois. Pour y parvenir, James Howells compte s'appuyer sur les compétences de 8 experts spécialisés dans le tri assisté par l'intelligence artificielle, mais aussi dans l'excavation de décharges ainsi que de la gestion des déchets. Des chiens-robots feraient aussi partie de l’opération, qui sera filmée 24h sur 24h. De cette manière, James Howells est convaincu que son plan pourra fonctionner, estimant que si son disque dur n'est pas trop endommagé, il y aurait jusqu'à 90 % de chance de récupérer ses données.

    S'il parvient à remettre la main sur son disque dur, James Howells explique qu'il conserverait 30% de ses actifs, que l'équipe de récupération et les investisseurs récupéreraient chacun 30% aussi, et que les 10% restants seraient donnés à des causes locales. S'il prévoit de nettoyer et recycler un maximum de déchets, les autorités locales lui opposent tout de même l'argument écologique. Dès lors, Howells se dit prêt à attaquer la municipalité en justice, considérant que ses actions constituent je cite un « embargo illégal » sur le disque dur.

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    4 min
  • Une IA peut-elle prédire le salaire des offres d'emploi ?

    Quand on cherche un travail, il est parfois difficile de savoir quelle est la rémunération prévue pour le poste souhaité. Si certaines offres donnent effectivement une fourchette permettant d'avoir une idée approximative du montant du chèque à la fin du mois, d'autres mentionnent seulement « selon expérience » et bien souvent ne précisent rien du tout. Dès lors, comment faire pour avoir une idée du salaire proposé avant même de candidater ? Et bien d'après Sarah Bana, chercheuse en intelligence artificielle à l'Université de Stanford, il est possible d'utiliser une IA pour analyser les mots contenus dans une offre d'emploi.

    À bien y regarder, on parle beaucoup d'intelligence artificielle dans ce podcast... Et pour cause, le machine learning et l'IA ont fait des progrès considérables ces deux dernières années. Début juin d'ailleurs, un ingénieur de chez Google affirmait que son IA était dotée d'émotions humaines, ou tout du moins, la machine se considérait comme un être doté de sensibilité. Coup de com' ou vrai avancée, ça reste à voir... Bref, aujourd'hui, l'IA pourrait donc avoir un rôle concret dans notre vie, et même aider les demandeurs d'emploi dans leur quête ! Pour résumer, Sarah Bana explique que l'on peut je cite « utiliser le texte des offres d'emploi pour évaluer les caractéristiques salariales des emplois en temps quasi-réel. Ces informations pourraient rendre les candidatures à des emplois plus transparentes et améliorer notre approche de l'éducation et de la formation de la main d’œuvre » fin de citation.

    Concrètement, la chercheuse a réussi à accéder à plus d'un million d'offres d'emploi publiées avant la pandémie auprès de la plateforme Greenwich.hr. Par la suite, c'est en utilisant l'outil Google BERT que cette dernière a pu entraîner son IA sur 800 000 offres contenues sur le site. Une fois rôdé, l'IA a été testé sur les 200 000 offres restantes avec un taux de prédiction correct de 87% ! Plus impressionnant encore, en analysant seulement l'intitulé du poste et la situation géographique, l'IA voyait juste dans 7 cas sur 10 ! Prochaine étape pour Sarah Bana avant d'éventuellement proposer son IA au grand public : caractériser la contribution de divers mots à la prédiction des salaires. Je cite « idéalement, nous colorerons les mots d'offres d'emploi du rouge au vert, les mots en rouge foncé étant liés à un salaire plus bas et les mots en vert foncé étant liés à un salaire plus élevé » fin de citation.

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