Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Que vaut le classement des supercalculateurs ?

    Avez-vous déjà entendu parler du classement des supercalculateurs les plus puissant ? On vous l'a déjà présenté à plusieurs reprises dans ce podcast pour mettre en avant les machines les plus puissantes du monde. Mais à quoi correspond-il réellement ? Toutes les réponses à cette question, l'historique de ce classement et le décryptage des enjeux dans cet épisode.

    Concrètement, ce classement correspond surtout à une mesure de performance basée sur un benchmark appelé HPLinpack. Sur le site du fameux Top 500, il est précisé que ce benchmark ne saurait refléter les véritables capacités et performances des machines, mais plutôt je cite « les performances d'un système pour résoudre de nombreux équations linéaires » fin de citation. À noter que les calculs qu'ont besoin d'effectuer ces ordinateurs surpuissants sont bien différents d'un domaine à l'autre, qu'il s'agisse de simulation météo ou nucléaire, d'entraîner une IA, ou de casser des clés de sécurités par exemple.

    L'un des principaux critères de ce classement n'est autre que l’arrivée de nouveaux composants comme les puces ou les cartes graphiques, ce qui permet aux entreprises justement de montrer leur puissance. Comme nous vous en avions parlé il y a quelque temps dans ce podcast, AMD a récemment propulsé le premier supercalculateur exaflopique de l'Histoire tout en haut du classement. Difficile donc de savoir si le supercalculateur serait arrivé à la première place sans les nouvelles puce du constructeur. Éternel challenger d’Intel sur tous les composants électroniques, AMD vient donc marcher sur les plates-bandes, alors qu’Intel a dominé le Top500 durant des années. 

    Impossible de passer également à côté des enjeux géopolitiques. Car ce classement met aussi en avant des entreprises, des universités et des gouvernements. Investir et communiquer sur ce sujet revient alors à mettre en avant la puissance, l’attractivité, le niveau de qualification des équipes et le niveau d’équipement de ces différentes entités et donc de montrer les muscles face à la concurrence. Si les Etats-Unis dominent historiquement ce classement, l'Europe avec Adastra (10e du classement) et Lumi (3e) tente de renverse ce rapport de force quand la Chine elle, n'est pas vraiment présente dans les première places, malgré le fait qu'elle possède le plus grand nombre de machine au Top500.

    Ceci dit, il est également tentant de penser que certaines puissances gouvernementales ne cherchent pas la première place et préfère rester dans l'ombre. Si le premier supercalculateur exaflopique officiel a été mis en avant récemment, on peut également se dire que la Chine et les Etats-Unis ont depuis bien longtemps dépassé cette puissance de manière officieuse, avec des budgets inimaginables, mais surtout sans le dire à personne. Ainsi, le TOP500 des supercalculateurs permet de mesurer la popularité de certaines architectures avec certains composants, les ambitions et les moyens des différents acteurs, mais ne permet pas de savoir qui dispose réellement du plus puissant ordinateur au monde, ou tout du moins de montrer uniquement ce que l'on veut bien rendre public.

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    4 min
  • Cartes graphiques, les prix en chute libre ?

    C'est une excellente nouvelle pour tous les fans de matériel informatique, mais aussi et surtout pour les joueurs, le prix des cartes graphiques est en train de s’effondrer après plusieurs années de hausse consécutives dues à la pénurie de semi-conducteurs, donc en somme de retrouver des prix plutôt raisonnables. En parallèle, il faut également noter que le marché des cryptomonnaies est au plus mal, poussant de nombreux mineurs à revendre leur matériel.

    Comme détaillé par le site spécialisé Tom’s Hardware, cette baisse des prix s’est accélérée au cours des dernières semaines. Une excellente nouvelle après 5 ans d'inflation incontrôlée, frôlant plusieurs milliers d'euros pour les composants les plus pointus. Rien qu'entre le 1er et le 15 juin, le prix de certaines cartes graphiques AMD ou Nvidia a diminué de 5 voir 7% dans certains cas. Par exemple, la Nvidia GeForce RTX 3070 Ti se vendait autour des 700 dollars le 1er juin, et désormais est affichée à 600 dollars. Sur eBay, les prix ont baissé entre 2 et 21 % en deux semaines, faisant chuter le prix de la Radeon RX 6950 XT d'AMD de 1 600 à 1270 dollars aux enchères. Si le processus ne fait que débuter en France, il est déjà bien entamé aux États-Unis.

    Cette baisse sur les annonces eBay est une conséquence directe d'un autre phénomène : l'effondrement des cours des cryptomonnaies. En effet, le cours du Bitcoin avoisine actuellement les 20 000 dollars, soit trois fois moins que son record l'an dernier à la même époque. De son côté, l’Ethereum est retombé aux alentours des 1100 dollars le jeton, soit une baisse de 40 % en quelques semaines. Les structures ne sont donc plus rentables et des dizaines de cartes graphiques sont revendues. La chute du marché a fait fondre la rentabilité des mineurs comme neige au soleil, faisant craindre un marché baissier durant plusieurs années. Ainsi, de nombreux mineurs revendent leur matériel sur des sites d’occasion. De bonnes affaires à première vues, qui certes font baisser les prix de manière générale, mais attention : une carte graphique ayant servi à miner des cryptomonnaies bien souvent 24h/24 n'est pas en bonne santé et a une espérance de vie plus courte que les autres.

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    3 min
  • SpaceX : des employés se plaignent... Elon Musk les vire ?

    Décidément, rien de ce que fait Elon Musk n'est sans controverse. Après avoir déclaré haut et fort qu'il voulait racheter Twitter avant de vouloir renégocier son offre à la baisse, Elon Musk est aujourd'hui pointé du doigt par certains de ses salariés... ou plutôt anciens salariés, puisqu'ils ont depuis été licenciés... tout cela pour avoir osé se plaindre du comportement excentrique de leur patron.

    C'est dans une lettre ouverte que l'on a appris la nouvelle. Dans cet écrit collectif, le comportement d'Elon Musk est considéré comme étant je cite « une source fréquente de distraction et d'embarras, en particulier ces dernières semaines […] En tant que P.D.G. et porte-parole, Elon est considéré comme le visage de SpaceX. Chaque tweet envoyé par Elon est de facto une déclaration publique de la société. Il est essentiel de faire comprendre à nos équipes et à notre vivier de talents potentiels que son message ne reflète pas notre travail, notre mission ou nos valeurs » fin de citation. Le document mentionnait également la politique « No Asshole » (pas de connard, en français) de SpaceX, sous-entendant que Musk pouvait pour sa part avoir des comportements justement de « connard » en public. Au final, l'objectif de cette lettre était surtout de demander à l'entreprise de se désolidariser des propos du patron, je cite, « en condamnant publiquement le comportement préjudiciable d'Elon sur Twitter » fin de citation.

    Réaction de SpaceX : le licenciement. Gwynne Shotwell, présidente de la société, a notifié par e-mail -ce qui est très loin d'être classe- à plusieurs signataires à l'origine de cette lettre qu'ils ne travaillaient plus pour SpaceX désormais. D'après le New York Time et le site The Verge, Shotwell explique que je cite « l'entreprise a trop de travail critique à accomplir, et n'a pas besoin de ce genre d'activisme excessif » fin de citation. Mais d'après une signataire de cette lettre et désormais ex-salarié de SpaceX, le sentiment général chez dans l'entreprise est que le management fait je cite « la sourde oreille » pour occulter des problèmes réels, précisant qu'il aura fallu un mois aux signataires pour écrire cette lettre afin d'être sûr de bien refléter l'opinion de la majorité de l'entreprise. Reste à savoir si ce mouvement de contestation n'est qu'un incident mineur comme l'explique la compagnie d'Elon Musk, ce dernier n'ayant pas réagi publiquement à cette affaire, où s'il s'agit d'un début de soulèvement au sein de l'entreprise spatiale la plus puissante du monde.

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    3 min
  • Des plaques d'immatriculation numériques... ? Pourquoi ?!

    Au rayon des accessoires inutiles, ou tout du moins dont l'utilité ne saute pas aux yeux à première vue, on retrouve les plaques d'immatriculation numériques. Ces « RPlates » commercialisées notamment par la société Reviver aux Etats-Unis, commencent à prendre de plus en plus de place sur les bas de caisses des automobilistes. Mais à quoi servent-elles en réalité ? Pourquoi ne pas choisir une plaque normale et sans doute bien moins chère ? C'est ce qu'on va tenter de voir dans cet épisode.

    Aux Etats-Unis, mais aussi plus près de chez nous en Belgique, les plaques d'immatriculation font partie d'un certain folklore, avec tout de même certaines subtilités.Si elles sont personnalisables chez nos voisins, elles sont carrément différentes d'un état à l'autre avec des design uniques aux Etats-Unis tout en pouvant là aussi être personnalisées. Or, avec l'arrivée des plaques numériques, cette personnalisation peut aller encore plus loin. Chez Reviver, société spécialisée dans les plaques numériques, deux types de plaques sont proposées avec un écran HD et une connectivité LTE. Le premier fonctionne pour sa part grâce à des piles tandis que le second est câblé pour être équipé d'un GPS. Autre spécificité, ces plaques peuvent passer du mode clair au mode sombre selon les envies du conducteur et le moment de la journée. Elles permettent également aux conducteurs de modifier leur bannière quand ils le souhaitent. Qui dit électronique dit sensibilité à l'eau et aux intempéries, surtout pour un objet placé sur une voiture... et bien sur ce point, Reviver assure que ses plaques résistent aux conditions météorologiques difficiles et ne seront pas abîmées en cas de conditions météos difficiles.

    Précisons que la plaque câblée peut être localisée en cas de perte ou de vol du véhicule, mais est également capable d'envoyer des notifications sur un smartphone si elle détecte un mouvement suspect. Pour Nevile Bostin, cofondateur de Reviver que je cite, « les conducteurs méritent une solution d'immatriculation moderne qui fonctionne pour la façon dont nous vivons aujourd'hui » fin de citation. Depuis peu, les conducteurs de Californie, d'Arizona et du Michigan peuvent arborer légalement ces plaques, et seront prochainement rejoint par dix autres états avant un déploiement, à terme à l'échelle nationale. Les plaques sont alimentées par le Cloud, ce qui permet le transfert de données chiffrées entre les propriétaires de véhicules. Côté coût, comptez 20 dollars par mois pour le modèle à pile et 25 dollars pour le câblé, plus 150 dollars pour l’installation par un professionnel. A contrario, une plaque classique ne coûte que 5 dollars. Pour l'heure, l'arrivée de ces plaques en France n'est pas à l'ordre du jour, essentiellement parce que la personnalisation des plaques n'est pas autorisée par les autorités.

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    3 min
  • Canada : coupure massive d’Internet à cause… d’un castor !

    Au chapitre des histoires insolites, on vous propose aujourd’hui de partir au Canada où un castor a littéralement figé plusieurs villes début juin, en décidant de se faire les dents sur des lignes électriques, dont un câble de fibre optique. Un désagrément qui aura duré plus de huit heures, plongeant plusieurs villages dans la panique.

    Direction la province de la Colombie-Britannique au Canada, soit le territoire le plus à l’ouest du pays. Le 7 juin dernier, plusieurs villages se sont retrouvés coupés du monde, sans internet pour certains, et carrément sans électricité pour les autres à cause du plus célèbre rongeur du pays : un castor ! D’après le média CTV News, ce sont donc une vingtaine de clients qui ont été privés de courant pendant près de huit heures, quand une quinzaine de villages se sont retrouvés sans internet. Comme le précise le porte-parole de BC Hydro (l'entreprise qui gère la production, le transport et la distribution de l'électricité dans cette province du pays), ces incidents restent rares au Canada, même si cela arrive de temps en temps. En avril dernier, un autre castor avait lui aussi rongé un câble de fibre optique, coupant Internet à plus de 1 000 habitants.

    Si cet incident prête à sourire, les habitants des villes touchées, eux, ne trouvent pas ça très drôle. Comme il n’existe pour l’instant qu’une seule ligne de fibre optique pour ce secteur, une panne peut donc avoir de lourdes conséquences, en particulier pour les commerçants qui utilisent la fibre optique pour les paiements dématérialisés, technique majoritairement utilisée au Canada. Les autorités locales ont annoncé l’installation prochaine d’une seconde ligne le long de la côte Ouest canadienne entre Prince Rupert et Vancouver, ce qui devrait résoudre le problème et permettre d’éviter de nouvelles pannes trop longues.

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    3 min
  • IBM quitte aussi la Russie ?

    Après Google, Apple, Meta et Microsoft, c’est au tour de IBM de cesser ses activités en Russie. Une décision motivée notamment par la guerre en Ukraine dans un élan de justice et de nécessité d’après l’entreprise qui devrait à nouveau handicaper la Russie sur le plan technologique.

    IBM a repoussé l’échéance le plus longtemps possible, mais face à la persistance du conflit entre l’Ukraine et la Russie -lancé on le rappelle à l’initiative de Vladimir Poutine fin février- et bien le géant de l’informatique américain a finalement décidé de plier bagage et de cesser ses activités en Russie. Contrairement à certaines entreprises concurrentes qui elles ont réagi rapidement, peut-être un peu dans l’émotion, les dirigeants d’IBM ont tenu à analyser la situation et l’évolution du conflit avant de prendre une décision de retrait partiel ou total.

    Dans un communiqué daté de fin mai, le nouveau PDG de l’entreprise Arvind Krishna a rappelé la complexité de la situation en termes de protection du personnel et de leur famille, je cite « c’est cette difficulté à garantir la sécurité et l’avenir [de la société et de nos employés] qui m’a conduit à entamer la suspension des opérations commerciales d’IBM le 7 mars […] et procéder à la liquidation ordonnée de ses activités en Russie » fin de citation. Dans cette situation, et comme à chaque fois qu’une entreprise étrangère a choisi de quitter le pays, ce sont les salariés locaux, en Russie, qui payent le prix fort, et que Krishna a tenu à remercier. Mais contrairement à d’autres multinationales, ce départ ne provoquera aucun manque à gagner pour IBM.

    En effet, le directeur financier de l’entreprise, Jim Kavanaugh, a expliqué à l’agence de presse Reuters je cite que « la Russie ne représente que 0,5 % du chiffre d’affaires total du groupe si l’on se réfère aux résultats de l’année dernière » fin de citation. Au-delà des employés russes d’IBM, il semblerait que la population dans son ensemble ne soit pas mécontente de voir l’entreprise quitter le territoire d’après Reuters, puisque l’opinion général était devenue très hostile à la marque après que les dirigeants aient décidé de de priver les entreprises russes de fournitures essentielles comme les logiciels, services, technologies et pièces détachés en guise de sanction depuis le début du conflit fin février. Parmi ses clients, on compte notamment des banques fédérales, des sociétés de chemins de fer et des producteurs d’énergies, également touchés par des sanctions provenant directement de l’Union Européenne cette fois-ci.

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    3 min
  • Kazakhstan, le nouveau paradis de la tech ?

    Outre la Silicon Valley aux Etats-Unis, il existe de nombreux pays où la technologie est au cœur de l’économie et de la société. On peut notamment penser à Singapour en Asie, à Israël au Proche-Orient ou même à l’Estonie en Europe. Mais saviez-vous que le Kazakhstan pourrait bien devenir la nouvelle terre promise de Google ? Mi-mai, les deux incubateurs « Google for Start-up » et « Astana Hub » ont justement noué un partenariat qui doit faire de Nour-Sultan, la capitale du pays, la future plaque tournante de la technologie en Asie centrale. Pourquoi ? Comment ? Tous les détails dans cet épisode.

    Concrètement, le Kazakhstan ne manque pas d'atouts. En effet, sa main-d'œuvre hautement qualifiée, ses coûts de travail moins cher que la moyenne, sa fiscalité avantageuse et ses nombreuses ressources à disposition en font un pays de choix pour l’implantation des start-ups. Dans ce contexte, le pays connaît donc un véritable boom économique, poussant même l’incubateur Google for Strat-up à poser ses valises au Kazakhstan pour ouvrir deux programmes d’accélération à destination de quinze start-ups. Les jeunes entreprises retenues seront accompagnées dans leurs processus commerciaux ou encore leurs levées de fonds. Ils bénéficieront en outre du savoir-faire de Google sous la forme d’accompagnements personnalisés, ainsi que d’ateliers techniques animés par des experts.

    Clairement, il s’agit là d’un magnifique coup politique pour les autorités locales. En effet, ce partenariat avec les Etats-Unis est une vraie preuve de la crédibilité de leurs ambitions. Des ambitions à la fois économiques et financières, mais surtout géopolitiques avec un objectif bien précis : s’affirmer comme un acteur influent dans les nouvelles technologies. Un autre incubateur local avec lequel travaillera Google du nom d’Astana Hub, montre déjà des signes de réussites dans ce domaine. Au total, l’incubateur accueille plus de 640 entreprises depuis 2019, dont 70 viennent de l’étranger. En trois ans, ces start-ups ont réussi à récolter plus de 370 millions d’euros. Avec une telle ambition et de tels moyens, on ne peut pas dire que le Kazakhstan ne fait pas tout pour mener son projet à bien. De là à s’imposer comme une « smart nation » comme l’Estonie ou Israël, il reste encore un peu de travail, mais nul doute que l’arrivée de Google devrait accélérer les choses.

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    3 min
  • Spotify, futur n°1 mondial des livres audio ?

    Si vous êtes utilisateurs de Spotify que ce soit pour écouter de la musique ou pour écouter des podcasts comme Choses à Savoir Tech, alors vous serez sans doute ravi d’apprendre qu’un autre format devrait bientôt prendre de l’ampleur sur la plateforme : les livres audio. En effet, les dirigeants de Spotify veulent capitaliser sur ce nouveau marché en pleine expansion, ce qui pourrait avoir certaines répercussions sur l’activité de l’entreprise.

    Début juin, le PDG de Spotify Daniel Ek a affirmé je cite que « le marché du livre audio est le principal objectif de domination de l’entreprise […] Nous pensons que sous leurs différentes formes, ils représentent une opportunité considérable. Comme nous l’avons fait dans le podcasting, attendez-vous à ce que nous jouions pour gagner » fin de citation. Voilà qui donne le ton. Mais si l’on essaye de lire entre les lignes, cette décision que l’on pourrait qualifier de soudaine de devenir leader mondial du livre audio n’est pas si étonnante que cela. En réalité, elle a même été minutieusement réfléchie depuis plusieurs mois. En 2021, Spotify avait annoncé l'acquisition de Findway, l'une des principales plateformes de livres audio… Un achat qui doit encore être entériné par la division Antitrust du ministère de la justice américain afin d’éviter une éventuelle situation de monopole.

    Pour rappel, Findway a été lancée en 2005 dans l'État de l’Ohio aux Etats-Unis, et affirme posséder aujourd’hui le plus important catalogue de livres audio au monde. La plateforme collabore d'ailleurs en tant que « fournisseur » pour des distributeurs majeurs comme Audible d’Amazon ou encore Apple et Google. En ce qui concerne le rachat, difficile de savoir à quoi s’attendre précisément du côté de Spotify. Ce que l’on sait cependant de source sûre, c’est qu’une grande partie des livres devrait être gratuite. En effet, le PDG de l’entreprise a confirmé l’application du modèle Freemium pour les livre audio, autrement dit, une lecture entrecoupée de pubs. Quoi qu'il en soit, Spotify voit les choses en grand et estime que le marché américain du livre audio pourrait peser 9 milliards de dollars d’ici cinq ans. Une projection bien ambitieuse puisque d’après les données de l’Audio Publisher Association, ce marché ne représenterait qu’un milliard et demi d’euros pour l’instant.

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    3 min
  • L’Europe sauvée par Intel pour les semi-conducteurs ?

    Intel s’apprête à installer une nouvelle usine de production de puces en Europe, permettant au vieux continent de devenir indépendant en termes de semi-conducteur. L’occasion également de s’émanciper des fournisseurs asiatiques, notamment taïwanais où sont produites la majorité des puces dans le monde. Face à cet enjeu crucial qui recoupe également celui du tout électrique de l’industrie automobile où la consommation de puce est très importante, l’Union Européenne versera près de 7 milliards d’euros au total à l’entreprise pour l’aider à s’installer.

    6 ,8 milliards d’euros. C’est précisément la somme que versera l’Europe à Intel dans le cadre de l’European Chips Act qui aidera à la construction d’une nouvelle usine de puce en Allemagne. Plus précisément, cette somme couvrira 40% du coût de construction total, dont la facture s’élève à 17 milliards d’euros. D’ailleurs 2,72 milliards d’euros seront versés dès cette année, en 2022. Le reste, Intel le recevra progressivement dans les années à venir. D’après les derniers détails dévoilés par le site spécialisé Tom ‘s Hardware, cette usine fabriquera des puces en exploitant les procédés les plus avancés du groupe américain, à la fois des processeurs Intel mais aussi des puces pour des marques indépendantes.

    En Allemagne, et plus précisément dans la ville de Magdebourg où sera construite cette usine, l’arrivée d’Intel représente une véritable aubaine économique puisqu’elle permettra la création de 3000 postes permanents et plus de 7 000 emplois temporaires. De plus, d’autres ces créations d'emplois devraient accompagner la construction de cette usine comme chez les fournisseurs de services, les entreprises de construction et les partenaires locaux d'Intel. Cet immense chantier devrait débuter en début d’année 2023 pour une ouverture en 2027.

    Si l’arrivée d’Intel se concrétise de plus en plus, celle de TSMC en revanche a du plomb dans l’aile. L’idée de construire une usine en Europe ne ferait en effet plus partie des plans de la compagnie taïwanaise à court terme, ce qui n’a d’ailleurs pas plus du tout aux autorités Européennes. Il y a six mois, TSMC était en effet en discussion avec l’Allemagne pour y implanter une usine, sous réserve de subvention locale. Sachant que la Commission Européenne a dévoilé en février dernier une enveloppe de 43 milliards d’euros pour aider à la fabrication de semi-conducteurs en Europe, tous les signaux semblaient au vert. Il n’en est finalement rien, le plus grand fabricant de puce au monde ayant en effet expliqué que les coûts de développement de ses six nouvelles usines aux États-Unis étaient plus élevés que prévu.

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    3 min
  • Le paiement en crypto possible dans des magasins français !

    Pour la première fois en France, un centre commercial parisien accepte les paiements en cryptomonnaies, donc le Bitcoin, depuis le 8 juin… et jusqu’au 8 juillet. Une expérimentation qui durera donc un mois dans le cadre d’un partenariat avec Lyzi, une start-up française spécialisée dans les applications de paiement.

    Beaugrenelle, c’est le nom de ce centre commercial situé dans le 15e arrondissement de Paris. Durant un mois, les 115 boutiques qui composent le centre acceptent depuis le 8 juin et pendant un mois 21 cryptomonnaies, dont le Bitcoin et l’Ethereum. Ceci dit, comment faire pour dépenser ses cryptos dans des magasins ? Et bien en installant l’application Lyzi sur leur smartphone. En clair, les cryptomonnaies serviront à acheter une carte cadeau, qui permettra ensuite de régler ses achats au sein du centre commercial. Dans son communiqué, le centre Beaugrenelle s’engage à offrir un bonus de 10% à ses clients lors de la création de la carte. Ensuite, les commerçants n’auront qu’à scanner le QR Code fourni par l’application Lyzi pour valider le paiement et être payé en euros. Finalement, il s’agit d’une façon assez indirecte d’accepter les paiements en cryptomonnaies.

    Pour l’historique, Lyzi est une startup spécialisée dans les applications de paiement, créée l’an dernier, et qui s’appuie sur la plateforme d’échange de cryptomonnaies française Zebitex. Très concrètement, il s’agit davantage d’une opération de communication qu’autre chose, mais qui pourrait tout de même participer à la démocratisation des cryptomonnaies auprès des Français. D’ailleurs, Lyzi assure que ses employés seront présents dans le centre commercial pour accompagner les clients intéressés.

    En France, 8% de la population possède aujourd’hui des cryptomonnaies selon une étude Adan / KPMG, et près d’un tiers du pays se dit également prêt à investir. À noter toutefois que le contexte n’est pas au beau fixe… Il y a quelques semaines, le crash de l’UST et du stablecoin Terra a plongé l’intégralité du marché des cryptomonnaies dans le rouge. Malgré cela, force est de constater que de plus en plus d’enseignes à travers le monde se mettent à accepter les paiements en crypto, notamment en Asie.

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