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À l'occasion du festival de Cannes, l'ARCOM, mélange d'anciennement le CSA et d'Hadopi a présenté les résultats de la lutte contre le piratage d'événement sportif en direct depuis la début de l'année. En à peine six mois, ce sont plus de 400 sites illégaux qui ont été fermés ainsi que de nombreux services d'IPTV.
Depuis janvier, l'un des champs de bataille prioritaire de l'ARCOM n'est autre que la lutte contre le streaming illégal d'événements sportifs en direct. Si on savait déjà depuis avril que 250 sites illégaux faisant la promotion de l'IPTV, donc les deux tiers de l'audience sportive illégale en France avaient été fermés, voilà que 400 autres sites dit « miroirs » ont également été bannis d'internet. Pour rappel l'IPTV est un service par abonnement illégal permettant de capter toutes les chaînes existantes sans avoir à s'abonner à chacune d'entre elle. Les sites miroirs quant à eux, et comme leur nom l'indique, ne sont que des répliques des sites originaux. Les fermer ralenti l'activité des pirates mais ne s'attaque pas à la source. Ces derniers peuvent facilement remplacer le site miroir supprimé par un autre. D'ailleurs, chaque site pirate possède généralement plusieurs dizaines de sites miroirs pour se protéger et continuer de proposer son contenu. À noter que les internautes qui se connecte à des sites miroirs ne peuvent pas être tenu pour responsable du piratage. Seul le téléchargement est répréhensible, pas la consommation de vidéo en streaming, au contraire d'un abonné IPTV qui lui paye pour une prestation illégale.
Dans le détail, l'ARCOM a vu l'audience sportive illicite baisser de 37% sur le premier trimestre 2022. Concernant les championnats de football de Ligue 1 et de Ligue 2, la consommation de contenu piraté a même diminué de 76% entre février 2021 et février 2022. Idem pour la Ligue des Champions sur la période avec une baisse de 77%. Par ailleurs, l'ARCOM précise que la fréquentation des dix principaux sites de streaming illégaux français est en chute libre depuis ces dernières années. Alors que ces plateformes représentaient 73% de la consommation en 2017, elles constituaient seulement 34% au 1er trimestre 2022. Concernant l'IPTV illégale, l'Association de lutte contre le piratage audiovisuel (ALPA) a annoncé avoir provoqué la fermeture de 38 services depuis le début d'année.
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D'après une étude du Conseil Irlandais des Libertés Civiles (ICCL) les données personnelles des internautes européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour ! Une aubaine pour les annonceurs et la publicité ciblées, mais un véritable cauchemar invisible pour les usagers.
D'après l'ICCL, la vente de données personnelles sur internet représentait un marché de 117 milliards de dollars l'an dernier aux États-Unis et en Europe. Dans le détail, les données des européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour soit toutes les 4 minutes, et 747 fois pour les américains, soit toutes les deux minutes. Ceci dit, les revendeurs ne mettent aux enchères que des données triées selon des critères précis correspondant au public cible des annonceurs. En effet, une marque de vêtement de sport ciblera peut-être davantage les jeunes, une marque de cosmétique les femmes, un constructeur moto sans doute davantage les hommes adultes de plus de quarante ans... Je sais, ce discours est stéréotypé, mais c'est comme ça que ça fonctionne chez les marques, ce qui parfois s'éloigne de la réalité, on est d'accord. En tout cas d'après le Bureau de la Publicité Interactive (IAB), les données recherchées par les annonceurs sont l'âge, le sexe de la personne, sa localisation et les empreintes numériques des sites visités, notamment pour dresser une liste des goûts de l’internaute. En combinant toutes ces infos, la régie pub qui vend ces packs de données peut donc présenter aux annonceurs des profils types qui leur correspond comme je vous le disais.
Sans surprise, l'ICCL estime que Google serait le premier revendeur de données... Le GAFAM mettrait aux enchères les données personnelles de ses utilisateurs auprès de 4 700 entreprises, et cela rien qu’aux États-Unis. Juste derrière on retrouve Xandr, une filiale de Microsoft, suivi par l'opérateur Verizon et la régie PubMatic. Qu'en est-il de Facebook et Amazon me direz-vous ? Et bien difficile de savoir si ces derniers ne seraient pas sur le podium voir devant Google en réalité puisque leurs données ne sont pas incluses dans le rapport. Cela peut paraître une évidence, mais il est important de rappeler que cette collecte de données à très grande échelle est illégale. Les entreprises spécialisées dans la revente de données elles, justifient ces méthodes par je cite « l'intérêt commercial légitime » prévu dans le cadre du règlement européen sur la protection des données RGPD. À noter que de nombreux pays ont rejeté cet intérêt commercial légitime, ce qui confirme bien que cette pratique de revente de données ne respecte pas la loi. Pour certains spécialistes, ni l’Union Européenne ni les Etats-Unis n'auraient d’appareil légal suffisamment agressifs pour s’opposer à ces pratiques.
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Fin avril, le gouvernement Indien a publié une directive exigeant la fin de l'anonymat en ligne. En claire, ce sont surtout les opérateurs de VPN qui sont concernés, puisqu'ils devront conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP pendant cinq ans, ce qui n'était pas le cas jusque-là. Quelles conséquence cela aura-t-il pour les internautes indiens ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Officiellement, cette mesure s'inscrit dans la nouvelle politique de cybersécurité du pays et entrera en vigueur le 27 juin prochain. Officieusement, difficile de ne pas y voir une certaine tentative de contrôler internet. Dans les faits, le gouvernement cible directement les opérateurs de VPN. Ces derniers devront désormais conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP durant 5 ans, ce qui devrait permettre aux autorités indiennes, en cas de demande, de recouper l'activité internet d'un internaute avec sa véritable identité. Les entreprises qui ne souhaitent pas se conformer à cette nouvelle règle sont invitées à se retirer du marché, considéré comme le deuxième web mondial. Un coup dur pour les entreprises puisque cette nouvelle politique va clairement à l'encontre du principe du VPN permettant le chiffrement des données et donc un certain anonymat.
C'est donc tout naturellement que plusieurs fournisseurs de VPN ont exprimé leurs inquiétudes, comme le célèbre NordVPN qui a menacé de quitter le marché indien. ExpressVPN ou encore ProtonVPN ont également dénoncé je cite « une attaque contre la vie privée et menace de placer les citoyens sous un microscope de surveillance. Nous resterons fidèles à notre politique de confidentialité » fin de citation. Si de nombreux observateurs voient cette mesure comme le premier pas vers l'instauration d'un régime autoritaire et répressif, le ministre indien de l'informatique précise qu'il n'y aura pas de consultation publique sur ces règles. Autrement dit, malgré un certain mécontentement, le gouvernement indien compte bien adopter ces règles avec ou sans l'accord des citoyens. Cette restriction s'ajoute à une autre directive contraignante, obligeant les entreprises à signaler tout incident lié à des failles de sécurité dans les six heures suivant leur découverte.
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Régulièrement traînée en justice pour « violation de brevets », Apple a récemment été condamné à verser 300 millions de dollars à l'entreprise PanOptis, spécialisée dans la négociation de licences, concluant ainsi une bataille judiciaire lancée il y a plus de trois ans. La marque à pomme userait-elle de pratique déloyales pour asseoir sa domination ? Tous les détails dans cet épisode.
300 millions de dollars... C'est donc la somme qu'Apple devra verser à PanOptis pour violation de brevets. Ceci dit, l’addition aurait pu être encore plus salée puisqu'à l'issue d'un nouveau procès dans cette affaire, les juges texans en charge du dossier ont décidé d'abaisser l'amande initiale de 500 millions de dollars, à 300 millions, soit une différence de 200 millions de dollars. Une réduction qui n'a pas soulagé Apple pour autant, la société estimant que PanOptis n'avait pas apporté de preuves convaincantes, réclamant ensuite un troisième procès, qui n'aura pas lieu car refusé par les juges. Pour rappel, PanOptis reprochait au fabricant de l'iPhone de ne pas vouloir payer des commissions pour l'usage de certaines technologies liées à la 4G LTE dans ses appareils. Selon des sites d'information juridique, Apple aurait même tenté de faire valoir que les brevets étaient invalides, ce qui n'a visiblement pas convaincu le jury.
D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'Apple est condamnée dans ce genre d'affaire. Au Royaume-Uni, la marque à la pomme se bat contre Optis, la société mère de PanOptis. Cette dernière réclamerait pas moins de 7 milliards de dollars de droits de licence à Apple. Par ailleurs, certaines sources proches de l'affaire assurent que les juges pourraient carrément décider d'interdire la vente de l'iPhone au Royaume-Uni. Face à cela, Apple a menacé de quitter purement et simplement le marché britannique, privant tout une population de ses produits, smartphones comme tablettes, ordinateurs, montre connectées etc... Autre affaire plus concrète à mettre au compte d'Apple, la société fondée par Steve Jobs avait également été condamnée en janvier 2020 à verser 837 millions de dollars à Caltech (California Institute of Technology) pour violation de quatre brevets portant sur la technologie Wifi et la transmission accélérée de données. Si sa stratégie d'aller en justice plutôt que de payer des brevets quand elle les estimes trop cher peut paraître bancal, elle n'en est pas moins redoutablement efficace, Apple économisant des sommes plus importantes que les amendes à payer, et permettant à ses appareils de rester à la pointe de la technologie.
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Le groupe Meta fondé par Mark Zuckerberg, qui comprend donc Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Oculus, vient d'annoncer une réduction de ses budgets dans les prochains mois. Si cette baisse peut paraître anodine, elle devrait toucher de nombreux secteurs dont celui du Metaverse, pourtant présenté comme la principale force du groupe. En cause, des pertes financières très importantes ces 15 derniers mois.
En changeant le nom de son groupe en Meta en 2021, Mark Zuckerberg a clairement annoncé la couleur : le Metaverse est devenu sa priorité. L'entreprise a depuis investi en masse dans sa division Reality Labs consacré à 100% à ce monde virtuel avec notamment plus de 20 000 nouvelles embauches... Mais malgré tous ces efforts, le dernier rapport financier n'incite pas à l'optimisme... Reality Labs aurait perdu 10,2 milliards de dollars en 2021 et 3 milliards rien qu'au premier trimestre 2022. Un résultat qui a entraîné une chute brutale de l’action de Meta, suscitant la colère des investisseurs. Pour calmer les esprits, Meta a annoncé des réductions importantes de ses budgets, et donc l'arrêt de plusieurs projets en cours chez Reality Labs sans préciser lesquels.
Toujours dans cette perspective d'économie, des suppressions de postes étaient redoutées, mais d'après le directeur technique de Meta Andrew Bosworth, ce ne sera pas le cas. Tous les employés seront conservés. Seul la cadence des embauches sera ralentie. Concrètement, les estimations pour le budget de Meta en 2022 sont passés de 95 milliards à 87 milliards de dollars, soit une baisse de 8 milliards, ce qui est cohérent avec les propos de Mark Zuckerberg en avril dernier, précisant qu'il souhaitait diminuer les investissements dans la division commerciale et dans l’intelligence artificielle. Si Meta ne peut pas miser pleinement sur le Metaverse pour l'instant, il lui reste encore les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et WhatsApp pour générer des revenus. D'après le le fondateur du groupe, il faudrait au moins dix ans pour que les investissements dans le Métaverse deviennent vraiment rentables.
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Dans son rapport d'activité le plus récent, Disney+ a dévoilé de très bon chiffres qui font de la plateforme de vidéo à la demande une menace très sérieuse pour Netflix, toujours numéro un dans le monde. Si la bonne santé de Disney+ se confirme, ce qui n'est pas une surprise depuis son lancement en 2020, c'est surtout le premier trimestre de l'année 2022 qui laisse de nombreux observateurs sans voix avec une hausse colossale du nombre d'abonnés.
8 millions d'abonnés supplémentaire. C'est le nombre annoncé par Disney+ pour les seuls mois de janvier, février et mars 2022. En prenant un spectre plus large, celui de l'ensemble des offres de streaming du groupe -qui comprend donc Hulu et ESPN Plus- Disney+ revendique plus de 205 millions d'abonnés, soit seulement 16 millions et demi de moins que Netflix. La tendance n'est d'ailleurs pas aux beaux fixes pour le leader du streaming mondial qui perd 200 000 abonnés au premier trimestre. Ceci dit, il ne faut pas oublier que Disney+ ne rapporte pas le moindre centime à sa maison mère, et lui fait même perdre de l'argent. Une situation logique que l'on doit à l'augmentation des coûts de production et de publicité. Dès lors, il semble peu probable que ces coûts diminuent dans les prochains mois. A contrario, une augmentation des prix, comme l'a fait Netflix, pourrait freiner la croissance des abonnés. Au final, la meilleure stratégie pour Disney+, qui ne devrait pas faire plaisir à tout le monde, serait sans doute de créer un nouveau service financé par la publicité.
Ce modèle du streaming avec publicité, qui est ni plus ni moins que celui de la télévision classique finalement, Netflix y songe sérieusement aussi. Un changement de paradigme étonnant puisque la compagnie a toujours plaidé contre la publicité sur sa plateforme jusqu'à aujourd'hui. L'entreprise est en effet prête à tout pour faire des économies et ne pas perdre trop d'argent, même licencier près de 150 employés dans la branche qui a fait sa réputation, à savoir celle de la création, tant pour le cinéma que pour les séries. Chez la concurrence, on notera la bonne santé de HBO Max également qui a gagné 3 millions de nouveaux abonnés au cours du dernier trimestre, pour un total d'environ 77 millions d'abonnés, ce qui reste tout même très loin de Disney+ et Netflix.
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La semaine dernières, le gouvernement américain a lancé un vaste plan d'aide pour permettre à tous ses administrés d'accéder à l'internet haut débit. Concrètement, le président Joe Biden souhaite que les familles et foyers aux revenus modestes puissent eux aussi avoir internet grâce à des subventions et un accord avec les fournisseurs d’accès pour réduire les prix, et même dans certains cas, sans débourser un centime.
En Europe et en Amérique du Nord, internet s'est révélé être une véritable nécessitée à bien des niveaux ces dernières années, à cause de la pandémie, et surtout lors des différents confinements. D'après le média en ligne Axios, la fracture numérique aux États-Unis est principalement liée au coût d’un abonnement. Outre atlantique, accéder à l'internet haut débit avoisine souvent les 80 voir 100$ par mois, sans compter les forfaits mobiles qui peuvent parfois être aussi cher. D'ailleurs, pour la vice-présidente Kamala Harris, on pourrait presque parler de droit fondamental, je la cite « chaque personne dans notre pays, quel que soit son revenu, devrait pouvoir s'offrir l'Internet à haut débit », fin de citation... d'où l'envie de faire changer les choses pour le gouvernement Biden.
Dans un premier temps, le Congrès a voté il a peu, un programme dit « de connectivité abordable » dans le cadre de la loi sur les infrastructures de novembre dernier. Ce programme consiste à donner une allocation pouvant aller jusqu’à 30 dollars aux ménages les plus modestes afin qu’ils puissent avoir accès à Internet auprès d'un des 1 300 fournisseurs d'accès participants. Combien de foyers pourront donc potentiellement en bénéficier ? Et bien plus 48 millions, soit environ 40% des familles américaines ! Concernant les offres à prix réduit, le gouvernement a déjà lancé des négociations avec une vingtaines de fournisseurs comme Verizon qui aurait même baissé le tarif d'un de ses abonnements à 10$. Comcast, AT&T ou encore Altice USA pour en citer d'autres sont également prêt à faire un geste. Et au final, le gouvernement Biden serait parvenu à obtenir un accord pour la mise en place d'une offre à 30 dollars par mois pour un débit de 100 Mb/s, ce qui est je cite « suffisamment rapide pour qu'une famille type de quatre personnes puisse travailler à domicile, faire ses devoirs, naviguer sur le web et diffuser des émissions et des films en haute définition » fin de citation. Avec une aide mensuelle de l'État d'environ 30$ et une offre internet au même prix, le gouvernement américain devient l'un des premiers dans le monde à permettre à ses concitoyens les plus modestes d'accéder gratuitement à l'internet haut débit.
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La planète Mars fait à nouveau les gros titres des médias depuis quelques jours, non pas par rapport aux colonies qu'Elon Musk souhaite y installer, mais pour deux phénomènes assez intriguant repérés à la surface de la planète rouge. Grâce à l'atterrisseur InSight, les scientifiques de la NASA sont parvenus à détecter et même à entendre un puissant séisme ! Ajouter à cela une mystérieuse porte creusée dans la roche découverte sur un cliché pris par le robot Curiosity, et l'on constate que Mars est encore loin d'avoir livré tous ses secrets.
Voilà à quoi ressemble le bruit que fait un tremblement de terre sur Mars... Et si vous pouvez l'entendre, c'est notamment grâce à l'atterrisseur InSight qui depuis novembre 2018 étudie la structure interne de la planète rouge pour comprendre la manière dont se forment les astres. À noter que l'épicentre du séisme se trouvait à environ 2250 km d'InSight. L'atterrisseur a donc pu enregistrer des vibrations, mais le CNES (responsable de la construction du sismomètre) explique que cet enregistrement a dû être accéléré et amplifié pour le rendre audible. En clair, si vous aviez été sur Mars à ce moment là, vous n'auriez pas entendu grand chose. Pour l'historique, les premiers séismes ont été détecté dès 2019 grâce au sismomètre embarqué de l'atterrisseur. Si jusqu'ici le plus puissant était évalué à 4,2, le dernier en date atteignait quant à lui un 5. Sur Terre, cette puissance n'occasionnerait que peu de dégâts (des objets qui tombent, fenêtres qui éclatent). On ignore encore quel type de dégât cela pourrait causer sur Mars, la NASA devant encore effectuer des analyses pour comprendre l'origine du séisme et ce que cela signifie en terme conséquences sur l'environnement martien.
Si cette découverte a eu lieu le 5 mai dernier, deux jours plus tard, le 7, le robot Curiosity nous envoyait une photo tout à fait intrigante de Mars, et pour cause... on pouvait y voir ce qui s'apparentait à une porte taillée dans la roche. Si cette trouvaille est encore très loin de prouver l'existence de la vie ou d'une civilisation sur la planète rouge, elle n'en a pas moins nourrit de nombreux phantasmes. Mais au risque de décevoir les plus enthousiastes, le Jet Propulsion Laboratory a admis que l'image était extrêmement zoomée. En réalité, les dimensions de la porte que l'on aperçoit ne serait pas de plusieurs mètres, mais seulement de 30 à 45 centimètres, à peine de quoi laisser passer un petit animal. Pour plusieurs spécialistes, il s'agirait même je cite « d'une simple cassure dans les sédiments de la zone ». Un phénomène géologique tout à fait naturel finalement et qui n'aurait rien d'extra-terrestre.
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Avez-vous déjà entendu parler de Ruja Ignatova ? Sans doute pas, alors connaissez-vous davantage One Coin, cette monnaie virtuelle censée devenir encore plus populaire que le Bitcoin ? Rien de tout ça ne vous dit quelque chose ? Alors vous êtes au bon endroit puisque l'histoire que je m'apprête à vous raconter est tout simplement digne d'un scénario de film. Retour dans les années 2010 avec celle que l'on surnomme Cryptoqueen et qui est soupçonnée d'avoir organisée l'une des arnaques aux cryptomonnaies les plus lucrative de l'Histoire.
Pour tout comprendre, il faut revenir en 2014 quand la plupart des projets de cryptomonnaies commencent à émerger le sillon du Bitcoin, comme l'Ethereum. À cette époque, la Bulgare Ruja Ignatova clame haut et fort que le OneCoin, une nouvelle monnaie virtuelle serait en passe de dépasser le Bitcoin, avec des cours qui ne cessent de grimper en flèche. Rapidement, des millions de Chinois, d'Allemands, d'Anglais et de résidents de pays d’Afrique investissent dans ce qui semble être le nouvel eldorado virtuel. C'était sans compter sur l'amateurisme les développeurs du OneCoin, bien embarrassés quand il s'agit d'expliquer comment ce jeton fonctionne. Encore pire, il semblerait même que cette cryptomonnaie ne possède pas de blockchain, mais seulement une base de données qui n’a rien à voir avec les cryptos. Qu'à cela ne tienne, le succès du OneCoin atteint son paroxysme lors d’une conférence au stade de Wembley à Londres où Ruja Ignatova vante les mérites de l'investissement devant 60 000 spectateurs.
En 2016-2017, le site de OneCoin offre donc des perspectives de richesses alléchantes, vendant des packs de formations allant de140 € pour le débutant à 118 000 € pour le pack Ultimate. De cette manière, l’investisseur achetait des jetons OneCoin et via un système pyramidal, devait inciter ses amis et proches à leur tour à acheter un pack pour toucher une commission... Rien de bien conventionnel dans le milieu des cryptomonnaies il faut le dire. Et justement, la réalité c'est que sans blockchain, le OneCoin n'a jamais été miné, et les formations en questions ont été démasquées comme étant de vulgaires plagiats de livres déjà existants. Au final, ce sont plus de 3 millions de personnes qui ont été volées par le système OneCoin pour une somme totale estimée à plus d'un milliard de dollars. Ceci dit, ce qui pouvait aussi expliquer la popularité du projet au delà du gain financier, c'était l'argument d'appartenir à un groupe baptisé les « bitcoin killers », censé révolutionner la finance mondiale.
Depuis 2017, Ruja Ignatova est devenue introuvable. D'après Europol, l’arnaqueuse se cacherait probablement en Allemagne ou dans un pays méditerranéen. D'après la BBC, son frère Konstantin Ignatov et un autre associé Sebastian Greenwood ont été arrêtés pour suspicions de fraude dans le cadre de OneCoin. Mais depuis 2019, le procès de Konstantin Ignativ est constamment repoussé, les organisateurs de OneCoin disposant d’alliés puissants dans la mafia bulgare et européenne. Il risque plus de 90 ans de prison pour avoir volé 4 milliards de dollars et détourné 400 millions de dollars du fisc américain.
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C’est un dossier qui décidément connaît de sacrées montagnes russes… Après avoir annoncé qu’il allait devenir le nouveau propriétaire de Twitter pour 44 milliards de dollars quand bien même les actionnaires étaient défavorables à l’idée de lui vendre le réseau social, Elon Musk a annoncé en fin de semaine dernière la mise en pause du processus de rachat. Pourquoi ? C’est là la grande question que de nombreux internautes se posent, et à laquelle on va tenter de répondre dans cet épisode, d’autant que Twitter subit très concrètement ce frein brutal enclenché par Elon Musk.
Ironie de l’histoire, c’est dans un message sur Twitter que l’homme le plus riche du monde a annoncé vendredi 13 mai qu’il suspendait son processus de rachat de la plateforme. Dans le détail, Elon Musk explique attendre des précisions quant au nombre de faux comptes présents sur le réseau social. Je cite, « l’accord avec Twitter est temporairement suspendu dans l’attente de détails permettant d’établir que les spams / faux comptes représentent effectivement moins de 5 % des utilisateurs » fin de citation. Que les déçus se rassurent et que ceux que cette suspension ravi se préparent…. à être déçu, Elon Musk a précisé qu’il était je cite « toujours décidé à acquérir Twitter ».
Cette prise de parole a tout de suite eu des répercussions, puisque heures après la parution du message, l’action en bourse de Twitter s’est effondrée de près de 20% d’après l’Agence France Presse. Mais ce n’est pas tout… d’après le Wall Street Journal, la Securities and Exchange Commission mènerait actuellement une enquête sur le rachat d’Elon Musk. En mars dernier, le patron de Tesla et SpaceX aurait mis trop de temps à déposer le formulaire public requis alors qu'il était en train de racheter 9,2 % des actions de Twitter, et donc en train de devenir le plus grand actionnaire de la société. Un retard qui lui aurait permis d'acheter davantage d'actions sans alerter les autres actionnaires, et donc d'économiser une importante somme d'argent importante. Musk fait également l'objet d'une action en justice de la part d'actionnaires de Twitter et d'une autre enquête de la Federal Trade Commission pour la même affaire.
Ainsi, Twitter aurait perdu près de 10 milliards de dollars de valorisation suite à cette affaire. Si le processus de rachat est toujours en cours et ne devrait aboutir qu’à la fin de l’année au plus tôt, difficile de ne pas penser que cela fera les affaires d’Elon Musk quoiqu’il arrive. En effet, 44 milliards de dollars ne représentent pas grand-chose pour Elon Musk dont la fortune personnelle est estimée à plus de 200 milliards de dollars. Ceci dit, une société d’investissement lui aurait même conseillé de se retirer du deal et de payer les 1 milliard de dollars de pénalité pour la rupture de contrat afin de pouvoir faire une nouvelle offre moins importante par la suite, qui correspondrait mieux à la valeur actuelle de l’entreprise. Si la suite des événements reste incertaine, la situation semble assez bénéfique dans tous les cas pour Elon Musk, qui d’une manière ou d’une autre devrait finir par s’adjuger Twitter, en signant un gros chèque, ou en trouvant une parade pour faire baisser la note.
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