
Sign up to save your podcasts
Or


À force d’utiliser internet, vous vous êtes forcément familiarisé un minimum avec les cookies. Si de nombreux internautes les voient d’un mauvais œil, des chercheurs américains ont mis au point une intelligence artificielle sous forme d’extension de navigateur internet, capable de refuser automatiquement les cookies non essentiels avec un taux de réussite de plus de 90%. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir CookieEnforcer.
En Europe, le respect de la vie privée est au cœur des préoccupations, en partie avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Pourtant, en voulant à tout prix faire la transparence sur les cookies utilisés par les sites, les internautes font face quasi systématiquement à des fenêtres pop-ups avant d’accéder à leur page. Un véritable enfer puisque ces pop-ups sont souvent conçus pour que les Internautes donnent leur consentement par dépit ou pour pouvoir enfin voir le contenu voulu. On appelle ça des dark patterns. D’ailleurs, en début d’année la Cnil française a imposé une amende de 150 millions d’euros à Google et 60 millions à Facebook, parce qu’il était plus facile d’accepter tous les cookies que de les refuser sur leurs sites. Comme de nombreux internautes passablement énervés par ce système, des chercheurs de l'université du Wisconsin-Madison et de Google ont décidé d’agir en mettant au point CookieEnforcer, une extension qui refuse automatiquement les cookies indésirables.
Dans le détail, les chercheurs ont entraîné leur intelligence artificielle à parcourir le code source des pages Web et à repérer les notifications liées aux cookies. Concrètement, l’IA réalise une analyse texte et des différentes options pour désactiver celles qui ne sont pas essentielles en simulant des clics de souris. Cette méthode permet même à l’IA de fonctionner sur des sites et avec des systèmes de notifications qu'il n'a pas encore rencontrés. Pour l’instant, CookieEnforcer a été testé sur plusieurs centaines de sites, avec pour un taux de réussite de 91% pour correctement désactiver les cookies non essentiels. Pour le moment, l'outil n'est qu'au stade de projet et donc pas encore disponible au grand public. Les chercheurs prévoient tout de même de rendre leur IA accessible sous la forme d’une simple extension de navigateur prochainement, sans hélas préciser de date.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 5 avril, le studio de jeux vidéo Epic Games a mis à disposition des créateurs son tout dernier moteur de développement, l'Unreal Engine 5. Si vous n'êtes pas un fan de jeu vidéo, cela peut ne rien vous évoquer, mais si vous écoutez ce podcast c'est a priori parce que la tech vous intéresse, et là, croyez-moi, on est face à un bijou ! D'ailleurs, peut-être avez-vous déjà été confronté à la technologie Unreal Engine 5 sans le savoir. Il y a peu, une démo de jeu intitulée The Matrix Awakens avait déjà donné un avant goût de ce qu'il était possible de faire grâce à ce nouveau moteur. Pour la faire courte, le jeu ressemblait presque à un film en prise de vue réel, dépassant de loin les jeux aux graphismes les plus réalistes. Vous l'avez compris, je vous propose aujourd'hui de partir à la découverte d'Unreal Engine 5, le moteur de jeu qui en tout objectivité pourrait bien révolutionner le secteur du jeu vidéo.
Deux fonctionnalités principales composent ce nouveau moteur : Lumen et Nanite. La première, Lumen, est comme son nom le suggère, une une technique d'éclairage globale dynamique, permettant de contrôler la lumière directe et indirecte en temps réel. Nanite de son côté est un système de gestion de la géométrie pensé pour supporter des jeux au nombre de polygones plus élevés tout en maintenant une vitesse d’affichage en temps réel sans perte. À noter qu'Unreal Engine 5 propose aussi des outils pour faciliter la vie des développeurs, notamment quand il s'agit de créer des mondes ouverts. Le World Partition par exemple, permet de rendre leur création bien plus facile en divisant le monde en question, ou plus précisément, en affichant seulement les zones à afficher à l’écran. Également, le One File Per Actor permet aux équipes créatives d’avancer à plusieurs sur un même projet sans déborder sur le travail des autres.
Côté business modèle, pas de changement comparé à l'Unreal Engine 4... c'est à dire que l’utilisation du logiciel est entièrement gratuit tant que le jeu développé n’atteint pas le million de dollars de revenus. Une fois cette barre symbolique dépassée, Epic Games réclamera 5% des droits d'auteurs. À noter qu'Unreal Engine est également devenu très populaire en dehors de l’industrie vidéoludique, puisque le cinéma et la télévision y ont parfois recourt. C'est notamment le cas pour la série The Mandalorian de Disney + qui a tiré profit de la puissance d'Unreal Engine 4 pour projeter en temps réel ses décors sur d’immenses écrans LED. Le directeur technique d’Epic Games, Kim Libreri souhaite à l’avenir, je cite « que les scènes réalisées pour une série ou un film puisse être jouées dans des jeux, ou encore être vécues dans un métaverse. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avez-vous déjà entendu parler de JUICE ? Il est fort probable que non, à moins que vous ne soyez féru d'espace, puisqu'il s'agit de l'une des sondes de la future mission destinée à comprendre Jupiter. Cette pièce est unique, en partie parce cette sonde est la première de l'Agence Spatiale Européenne à aller au-delà de Mars, mais aussi parce que sa mission sera différente de ce que nous avons connu auparavant.
7 ans de trajet. Voilà ce qui attend la sonde JUICE avant de rejoindre Jupiter. Un voyage long et semé d’embûches puisqu'elle traversera l'environnement thermique le plus complexe de toutes les missions européennes. Première étape, survivre au Système Solaire interne, ce qui n'est pas une mince affaire vu les températures extrêmes qu'elle devra endurer. Mais d'après ses concepteurs, pas le choix, ce sont les orbites des astres et des planètes qui dicte la route. Ses instruments ont donc dû être conçus sur mesure pour résister au maximum à l'environnement extérieur, sans oublier le défi de la durée et de la fiabilité. En effet, le risque d'obsolescence avant même d'arriver au terme des 7 ans de trajet est un danger bien réel.
L'année à venir sera donc essentielle pour préparer son décollage prévu entre le 5 et le 25 avril 2023. Pour l'instant, la sonde est entrée dans une phase de vérifications de compatibilité électromagnétique, qui sera suivie de tests mécaniques, avant cet été de vérifier le déploiement des antennes et des bras, puis à la rentrée prochaine, une révision complète de la propulsion. Le dernier grand essai en configuration de vol complète sera ensuite effectué à Toulouse avant de préparer la FAR, Revue d'Aptitude au Vol, prévue en décembre prochain, ultime étape pour montrer que JUICE est prête rejoindre les lunes glacées de Jupiter.
L'investissement de l'ESA et les agences spatiales nationales est d'environ 1 milliard et demi d'euro pour cette mission. Une somme énorme, mais le prix à payer pour découvrir ce que cachent les lunes gelées. Car en effet, l'objectif est de pouvoir étudier les océans sous la glace, d'en caractériser les différentes couches, de faire des relevés topographiques, géologiques et de composition les plus précis de la surface des lunes Ganymède et Callisto, d'étudier leur composition interne et celle de leur banquise, de quantifier leur atmosphère très ténue, et pour finir d'étudier le champ magnétique de Ganymède, la seule lune du Système Solaire avec sa propre magnétosphère.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est une information qui a mis en ébullition internet ces derniers jours, Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX a récemment acquis près de 10% des actions de Twitter, lui offrant une place de choix au conseil d'administration de la plateforme. Sauf que peu de temps après, le directeur général du réseau social Parag Agrawal a annoncé qu'Elon Musk ne siégerait finalement pas au CA de l'entreprise. Pourquoi un tel rétropédalage ? Qu'en dit Elon Musk lui-même ? Tous les détails dans cet épisode !
Pour bien comprendre, revenons un peu sur l'historique de cette histoire. Début avril, Elon Musk annonçait avoir acquis près de 10% des actions de Twitter. Dans un document transmis au régulateur boursier américain, le patron de Tesla et SpaceX expliquait que cette participation était "passive", c'est-à-dire qu'il ne comptait pas influer les grandes décisions stratégiques. Musk s'était également engagé à ne pas accroître sa participation au-delà de 14,9 % d'actions. C'était sans compter sur l'enthousiasme des marchés financiers, qui ont vu là le signe que le milliardaire comptait au contraire s'impliquer dans la stratégie du groupe. Avec plus de 80 millions d'abonnés sur son propre compte Twitter, cela paraissait tout à fait logique. Finalement, il n'en sera rien comme je vous l'ai dit en introduction... ou tout du moins, pas en passant par le Conseil d'Administration de la plateforme.
Pour l'instant, difficile de donner une raison valable à ce rétropédalage. Ceci dit, de nombreux médias américain pensent que le patron de Tesla se laisse en réalité la possibilité d’acheter encore plus de parts de Twitter. D'après Bloomberg, en ne rejoignant pas le conseil d’administration de Twitter, Elon Musk n’a plus besoin de respecter l'accord l'obligeant à maintenir sa participation en dessous des 15%. D'après un document de la SEC, le gendarme américain, Musk n’aurait pas l’intention d’acheter plus d’actions d'actions pour l'instant, mais se réserverait le droit de changer ses plans à tout moment. En clair, un rachat pure et dure n'est pas à exclure, d'autant que Twitter est valorisé à environ 37 milliards de dollars et que la fortune d'Elon Musk est d'au moins 260 milliards de dollars d'après Bloomberg.
Quoiqu'il en soit, Elon Musk n'a pas l'intention de rester passif dans cet investissement. L'homme le plus riche du monde a d'ailleurs multiplié les provocations ces derniers jours, postant de multiples sondages à propos des changements qu'il envisage pour Twitter, je cite « des améliorations significatives (...) dans les mois à venir ! ». L'attitude d'Elon Musk à l'égard de Twitter est en effet assez difficile à déchiffrer. Quand l'annonce de son retrait du CA a été faite, ce dernier a simplement répondu par un emoji en train d'éclater de rire. À noter que pour Musk, le réseau social irait trop loin dans la modération des contenus, clamant à l'envie qu'il fallait plus de liberté d'expression. Ce weekend, le nouvel actionnaire de Twitter s'est également demandé si le réseau social était je cite « en train de mourir », pointant du doigt des comptes très suivis mais peu actifs. Difficile de prédire la volonté d'Elon Musk avec cette affaire. Mais soyez sur d'une chose, l'homme le plus riche du monde ne devrait pas tarder à dévoiler son prochain coup.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous n'avez pas pu y échapper si vous suivez l'actualité d'internet... la semaine dernière s'est tenu un événement que l'on a rapidement rebaptisé Pixel War, la Guerre des Pixels, notamment pour l'implication de la communauté française du stream sur la plateforme Twitch. Si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, pas de panique, je vous propose de revivre les moments forts de l'événement dans cet épisode.
Tout s'est déroulé sur le réseau social Reddit. Le 1er avril dernier, une immense page blanche apparaît dans un groupe intitulé r/Place. Les utilisateurs sont invités à placer le pixel de la couleur leur choix où bon leur semble toutes les 5 minutes, et ce de façon totalement gratuite pour créer un dessin, une forme, un logo qui ensuite sera intégré à une gigantesque fresque collective. Si l'événement était initialement réservé à la communauté Reddit, ce qu'on appelle aujourd'hui la « Pixel War » a pris une toute autre ampleur grâce à Twitch et notamment aux streamers français Kameto et Zerator. Leur objectif : créer une véritable œuvre d'art hommage à la France avec entre autre les effigies de Zinedine Zidane, Thomas Pesquet et Daft Punk, la pyramide du Louvre, un croissant, l'arc de triomphe, ou encore deux œufs de dragon en référence au jeu vidéo Dofus, le tout sur fond d'un immense drapeau tricolore occupant une bonne partie de la zone inférieure gauche de la page, en comparaison avec les autres contributions des internautes. Mais cet élan artistique, plusieurs streamers étrangers ne l'ont pas vu d'un bon œil.
Forcément, l'espace s'est rapidement rempli, au point que pour s'étendre davantage, il fallait empiéter sur le voisin. Enfin, surtout dans dans le coin inférieur gauche, là où étaient les français, car sur le reste de la page, aucune tension spéciale à signaler. Que s'est-il passé concrètement ? Côté français, le paroxysme de cet événement a eu lieu les 3 et 4 avril quand un bras de fer s'est engagé avec une coalition de streamers espagnols et américains. Pour une raison encore obscure, ces derniers, emmenées par Ibai et Rubius ne semblaient avoir qu’un seul but : détruire le pixel art français. C'était sans compter sur la solidarité française déjà éprouvée par le passé avec le ZEvent, cet événement caritatif qui chaque année permet de lever plusieurs millions d'euros en faveur d'une association. Face aux assauts répétés des espagnols et des américains, l’œuvre française a plutôt bien tenue, capable de reconstruire les parties détruites en seulement quelques minutes grâce à une stratégie bien huilée intitulée : printemps, été, automne, hiver. Comme je vous le disait précédemment, chaque utilisateur ne pouvait placer qu'un pixel toutes les 5 minutes. En divisant la communauté française en 4 groupes, Kameto, Zerator et compagnie pouvaient dès lors compter sur une force de frappe toujours aussi nombreuse toutes les 75 secondes, de quoi rendre fou leurs assaillants, clamant à l'envie que les français trichaient en employant des bots, ou en français des robots informatiques paramétrés pour poser automatique les pixels.
Malheureusement pour les espagnols, ce sont plusieurs centaines de milliers d'internautes français qui se sont prêtés au jeu pour défendre la magnifique fresque initiée par Kameto et ses amis. Ce dernier s'est d'ailleurs montré très ferme : aucun compromis face à un adversaire optant pour la stratégie du mensonge et de la destruction. Sur Youtube de nombreuses vidéos récapitulatives montrent l'ampleur de l'événement qui, plus qu'une simple fresque collaborative, aura été une formidable preuve de l'union d'internet pour porter aux et fort les symboles de la France.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si l’intelligence artificielle se développe de plus en plus avec des usages aussi divers que variés, l’art et la création tiennent une place de choix dans l’utilisation de cette technologie. Le cinéma emploie depuis quelques années maintenant les deepfakes pour rajeunir ou ressusciter des acteurs… Et aujourd’hui, il est désormais possible grâce à l’intelligence artificielle de créer de véritables œuvres d’arts ! De quoi parle-t-on concrètement, c’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
L’IA que je vous présente aujourd’hui se nomme DALL-E 2, comme le célèbre peintre espagnol Salvador Dali. Édité par OpenAI, cette deuxième version serait capable de transformer une simple phrase en image photoréaliste, contrairement à la V1 qui ne proposait qu’un dessin sur un fond uni. Par ailleurs, OpenAI est un concurrent direct de DeepMind, la filiale de Google dédiée à l’intelligence artificielle, fondée par ni plus ni moins qu’Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX qui a été épaulé par des fonds de Microsoft dans son entreprise. Sur le principe, DALL-E 2 n’est pas sans rappeler GauGAN de Nvidia dont on vous a déjà parlé dans un épisode précédent, spécialisé dans la composition de paysage, mais dans les faits, cette IA est capable de délivrer un contenu bien plus complexe comme « un ours en peluche faisant du skateboard à Times Square » par exemple. Concrètement, Open AI s’appuie sur CLIP, une réseau neuronal entraîné avec un grand nombre d’images et de description. Dans le détail, l’IA a été conçue pour analyser une image et proposer une description, mais en réalité s’appuie sur la description pour créer une image cohérente. Le processus est donc inversé.
À noter également que ce système en deux étapes permet aussi d’éditer une image déjà existante en remplaçant, en ajoutant ou en supprimant un élément. Ceci dit, afin d’éviter tout abus, l’IA ne peut pas générer d’image avec des visages humains, ce qui évite de créer des images au contenu violent ou inapproprié. Oubliez donc les détournements de personnalités politiques ou de stars. Pour tester cette IA, il convient pour l’instant de s’inscrire sur une liste d’attente et d’attendre une invitation. Patience donc si vous souhaitez mettre vos talents à l’épreuve.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il y a peu, l'Arcep et l'Arcom, deux autorités de régulations, la première des communications et la seconde des médias et du numérique, ont publié une étude commune sur les usages du numérique en France en 2020 et 2021. Objectif : comprendre l’économie du marché du numérique et améliorer les missions de régulation dans ce secteur en perpétuel changement. Quels enseignements tirer de cette étude ? Toutes les réponses dans cet épisode.
Tout d'abord, il est intéressant de noter que d'après Arcep-Arcom, l'accès à internet à très haut débit s'accélère. D'après l'étude, les abonnements à la fibre optique auraient augmentés de 12% entre le deuxième trimestre 2020 et le deuxième trimestre 2021, soit +4,1 millions d’abonnements. Côté infrastructures, 27 millions d’habitations et bâtiments sont désormais raccordables à la fibre optique. Un chiffre que l'Arcep ne trouve pas suffisant, souhaitant atteindre 100% de couverture du territoire en fibre optique en 2025. En parlant d'internet, au niveau mobile cette fois, l'étude note que 99% de la population a accès à la 4G désormais. Un chiffre qui descend toutefois à 94% d'un point de vue strictement géographique sur l'ensemble de l'hexagone. D'après l'étude, l'effort aurait été concentré sur les zones rurales dans le but de réduire la fracture numérique. Ceci dit, aucune donnée n'a été communiqué concernant la 5G.
Si l'accès à internet est possible quasiment partout et que le numérique se fait une place de plus en plus importante dans notre quotidien d'après l'étude, c'est sans doute dû à un phénomène qui a bouleversé notre quotidien ces deux dernières années : la crise sanitaire. Avec l'avènement du télétravail, l'utilisation quotidienne de l'ordinateur est passé de 47 à 66% en un an, si bien que fin 2020, 92% de la population française consultaient régulièrement internet, pour le pas dire quotidiennement. Les particuliers ne sont pas les seuls à avoir accéléré leur numérisation, car du côté professionnel, les 2/3 des entreprises françaises possédaient leur propre site internet en 2021, contre seulement 1/3 l'année précédente.
Pour finir, la consommation d'écran des français a elle aussi explosé ces dernières années. Au cœur du confinement, en avril 2020, les français passaient en moyenne 4h et demi par jour devant un écran. Un chiffre qui est retombé à 3h42 en 2021, soit le même niveau qu'en 2019. Mais les pratiques ont largement évolué. Ainsi, les ¾ des français visionneraient d'autres contenus que ceux proposés par la télé, autrement dit, les plateformes à la demande comme Netflix, Amazon Prime Video ou Disney +. Mais pour éviter de dépenser des centaines d'euros dans les abonnements, le partage de compte resterait une pratique courante d'après l'étude, puisque la moitié des abonnés prêteraient leurs codes à des proches. Ceci dit, le streaming illégal reste encore très populaire, notamment pour le sport, même si ces derniers mois, plus de 200 sites de retransmissions ont été supprimés suite à l'adoption de la loi anti piratage en octobre dernier. Bref, vous le voyez, le numérique est désormais bien présent dans notre quotidien, en tout cas pour la majorité des français, et vu les priorités actuelles comme la quête d'une souveraineté européenne en la matière, sera sans doute amené à prendre encore plus d'ampleur dans les années à venir.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour s'assurer de nouveaux marchés et des contrats juteux, les entreprises de la tech et en particulier les GAFAM sont prêt à tout, même à recourir à des pratiques illégales comme le versement de pots-de-vin. Ce serait en effet le cas pour Microsoft, qui par le biais d'un lanceur d'alerte, est accusé de pratiquer la corruption généralisée pour s'offrir des marchés émergents. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Le lanceur d'alerte en question n'est autre qu'un ancien directeur de Microsoft pour les marchés émergents du nom de Yasser Elabd. Fin mars, ce dernier témoignait sur la plateforme Lioness, spécialisée dans la diffusion des lanceurs d'alertes, pour dénoncer la corruption à laquelle se livrerait son ancienne entreprise. D'après lui, les événements ont commencé à devenir étranges en 2016, après qu'il ait signalé un versement de 40 000 dollars en Afrique. Si la transaction a été annulée, l'un de ses responsables lui aurait fait une remontrance sans équivoque. Je cite, « je ne veux pas que vous soyez un bloqueur. Si l'une des filiales au Moyen-Orient ou en Afrique fait quelque chose, vous devez tourner la tête et laisser les choses en l'état. Si quelque chose arrive, ce sont elles qui en paieront le prix, pas vous » fin de citation. Un rappel à l'ordre qui aboutira deux ans plus tard à son licenciement quand il rejettera je cite « un plan d'amélioration des performances imposé par l'entreprise ».
Concrètement, l'ancien directeur des marchés publics de Microsoft estime avoir été poussé vers la sortie pour avoir dénoncé ces versements de pots-de-vin en Afrique au Moyen-Orient. D'après lui, 200 millions de dollars auraient été utilisés dans le but de corrompre des dirigeants du Ghana, du Nigeria, du Qatar et de l'Arabie Saoudite, et environ la moitié des vendeurs et managers avec qui il collaborait à l'époque auraient trempés dans ces affaires louches. Face à ces accusation, Microsoft a rapidement lancé une enquête interne, précisant que certains des employés incriminés ont bel été bien été licencié et les paiements bloqués. Becky Lenaburg, vice-présidente de Microsoft a réagi à ces accusations en expliquant que Microsoft s'engageait je cite « faire des affaires de manière responsable et nous encourageons toujours les gens à signaler tout ce qu'ils voient qui pourrait violer la loi, nos politiques ou nos normes éthiques […] Nous pensons avoir déjà enquêté sur ces allégations, qui datent de plusieurs années, et y avoir répondu. Nous avons coopéré avec les agences gouvernementales pour résoudre toutes les préoccupations » fin de citation. Aux États-Unis le Foreign Corrupt Practices Act interdit à des entreprises ou citoyens américains de corrompre des gouvernements étrangers. Et si Microsoft a déjà été épinglé par l'autorité de la concurrence américaine pour ces pratiques, cette affaire de corruption précisément dénoncée par Yasser Elabd a finalement été classée début mars par manque de moyen pour enquêter.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335
Spotify:
https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482e
Deezer:
https://deezer.com/show/3505927
Google Podcast:
https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vY2hvc2VzYXNhdm9pcmdhbWluZw%3D%3D
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
From the publisher's feed
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus…

70 Listeners

334 Listeners

24 Listeners

18 Listeners

10 Listeners

16 Listeners

24 Listeners

10 Listeners

10 Listeners

22 Listeners

19 Listeners

12 Listeners

22 Listeners

6 Listeners

44 Listeners

75 Listeners

6 Listeners

6 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

157 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

1 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners