Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • La pénurie de cartes graphiques bientôt terminée ?

    On vous en parle quasiment depuis le tout premier épisode de Chose à Savoir Tech, une pénurie massive de composants informatiques frappe actuellement l'ensemble de l'industrie technologique, faisant ainsi tourner les usines au ralenti. C'est notamment pour cette raison que certaines personnes attendent depuis près de deux ans pour acheter une Playstation 5, et oui, les stocks sont rares et bien souvent très cher. Aujourd'hui il ne sera pas question de la console de Sony, mais d'un élément essentiel à son bon fonctionnement, les cartes graphiques... Car après plusieurs mois d'attente, la production repart enfin à la hausse.


    D'après le média DigiTimes Asia, souvent bien informé sur les différents producteurs de composants électroniques, la pénurie serait en train de se résorber. En effet, d'importants fabricants comme Asus, Gigabyte ou MSI ont sensiblement augmenté leur production en fin d'année dernière, une tendance qui devrait se poursuivre tout au long de l'année 2022... DigiTimes Asia prédit même une augmentation de 10% des expéditions de cartes graphiques comparé à 2021, et même la fin de cette pénurie pour l'été prochain.


    Autre signe encourageant, la sortie de la très attendue NVIDIA GeForce RTX 3080 avec 12 Go de mémoire vidéo aujourd'hui même. En effet, s'il ne s'agit que d'une mise à jour de la RTX 3080 de base sans révolution profonde, cela faisait quand même plus de 6 mois que les fans l'attendaient, ce qui confirme une sorte de rebond du marché des cartes graphiques et donc de toute la chaîne de distribution pour approvisionner les magasins et les sites revendeurs. Petit bémol, seulement 4 heures après sa mise en vente sur plusieurs sites, la plupart d'entre eux affichaient déjà des ruptures de stocks. À noter que la pièce coûte tout de même plus de 1500€, et encore chez les revendeurs les plus abordables.


    Reste désormais à connaître le calendrier des constructeurs comme Sony ou Asus, très consommateur de cartes graphiques pour la conception de leur produits. Si ces derniers annoncent une hausse des arrivages de leurs produits en Europe, alors on pourra considéré que oui, la pénurie est bel et bien en train de se résorber... Autrement, il va encore falloir s'armer d'un peu de patience.


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    3 min
  • Arcom : quelles priorités pour le nouveau gendarme du web ?

    Vous en avez sans doute entendu parler, Hadopi, chargé de la lutte contre le piratage et le CSA, chargé de gérer l'écosystème des télé et radio, ont fusionné il y a peu pour donner naissance à l'Arcom, Autorité de régulation de la communication audiovisuelle, ou autrement dit, le super gendarme d'internet en France. Ceci dit, quels sont les missions principales de ce nouvel organisme ? Et sur quel sujet sera-t-il amené à intervenir ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    Surveillance des plates-formes en ligne, régulation des plateformes de vidéo à la demande, lutte contre le piratage des films et contenus sportifs... Voilà en gros résumé l'axe de travail de l'Arcom... Et comme vous le voyez, son périmètre d'action est très très large. Comme je le disais en introduction, l'Arcom hérite du boulot d'Hadopi, à savoir la lutte contre le piratage sur internet. Mais au-delà des films et des séries, cette entité s'attaquera aussi au sport. Car en effet, le manque à gagner dû au piratage des événements sportifs est évalué à plus d'un milliard d'euro, on vous en a parlé à plusieurs reprise dans de précédents épisodes. On comprend donc facilement que la protection des contenus sportifs soit devenue une priorité, et cela devrait rapidement se concrétiser, puisque l'Arcom a décidé de mener la vie dure aux sites miroirs en annonçant des blocages systématiques des retransmissions sur internet en dehors des diffuseurs autorisés.


    Un autre groupe de travail intitulé Supervision des plates-formes en ligne se focalisera sur la lutte contre la manipulation de l'information, ainsi que les contenus haineux et illicites. Il s'agira donc de mettre en œuvre concrètement le Digital Services Act européen dans les deux années qui viennent. Pour plus de détails, je vous renvoie à nouveau vers l'épisode de Choses à Savoir Tech spécialement consacré à ce sujet du DSA. À noter que le volet Éducation, protection des publics et cohésion sociale dans les médias audiovisuels et numériques aura également un place importante, puisqu'il s'agit d'une catégorie un peu fourre tout j'ai envie de dire... qu'il s'agisse de préserver les enfants des contenus dangereux comme la violence ou la pornographie, jusqu'à sensibiliser le grand public aux outils numériques, ou encore la question du droit d'auteur.


    Pour terminer, l'Arcom s'attaquera aussi à la question des grandes plateformes comme Netflix, Disney + et Amazon Prime... En échange d'une contribution pour financer les créations audiovisuelles française, ces plates-formes devraient dès février obtenir un délai de diffusion raccourci pour les films dans le cadre d'une réforme de la chronologie des médias. Jusqu'à présent, il fallait attendre plusieurs année pour voir un film en streaming. Ce ne sera bientôt plus le cas. Une solution qui semble convenir à pas mal de monde, mais certainement pas à Canal+ et la SACD qui s'y sont déjà vigoureusement opposé.


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    3 min
  • Neuralink : premiers essais sur les humains cette année ?

    Excellente année 2022 , tous mes meilleurs vœux et merci d’être fidèle à Choses à Savoir Tech ! Qui dit nouvelle année dit nouveauté car le réseau Choses à Savoir lance un tout nouveau podcast intitulé Apprendre l’anglais avec l’actu. Donc si vous aimez l’actu et qu’en plus vous avez envie d’apprendre l’anglais, n’hésitez pas à lui donner sa chance. Rien de bien compliqué pour le trouver, vous pouvez soit aller sur chosesasavoir.com ou bien chercher Apprendre l’anglais avec l’actu sur votre application d’écoute favorite. Quoiqu’il en soit, pas d’inquiétude, vous trouverez le lien du podcast dans la description de l’épisode… 


    Et pour bien démarrer l’année, je vous propose de reparler de Neuralink, vous savez ce projet d’Elon Musk le fondateur de Space X et Tesla, visant à booster notre cerveau. C’est grossièrement résumé, j’en conviens, mais c’est quand même un peu cela. Et bien il y a quelques jours, l’homme le plus riche du monde a expliqué qu’après des tests remarqués sur des cochons et des singes, les tests sur les humains commenceront dès cette année. C’est en tout cas son objectif, mais pas sur que les autorités américaines le laissent faire sans réagir.


    Concrètement, à quoi sert cette puce implantée dans le cerveau ? Les tests sur les singes ont montré qu’elle pouvait enregistrer et de stimuler l'activité cérébrale. Avant d’en arriver à booster les capacités de l’être humain dans un délire transhumaniste, Elon Musk destine d’abord sa puce à un usage médical. Dans un premier temps, elle devrait permettre à des personnes atteintes d’un handicap physique de récupérer leur mobilité. L’exemple le plus marquant serait de faire remarcher une personne paraplégique ou carrément de redonner sa liberté de mouvement à une personne tétraplégique, où là, tout le corps est paralysé, sauf la tête.


    C’est dans une interview au Wall Street Journal que l'entrepreneur américain a fait le point sur son projet Neuralink, expliquant ou plutôt espérant le début des essais sur l'Homme dès cette année. Mais comme je vous le disais, certaines autorités nationales font office de régulateur… Ainsi, Musk doit attendre l'approbation de la Food and Drugs Administration qui délivre des mandats pour autoriser la commercialisation de médicaments. Je le cite « nous espérons pouvoir implanter ce dispositif chez nos premiers humains souffrant de graves lésions de la moelle épinière [cette année] […] et je dois le dire nos normes pour l'implantation du dispositif sont nettement plus élevées que celles de la FDA, tout comme nos normes de sécurité avec Tesla sont beaucoup plus élevées que ce qu'exige le gouvernement américain ».


    Cette puce, nommé N1 Link est un dispositif à 1.024 canaux que Neuralink a fabriqué pour l'usage thérapeutique. Une fois le dispositif implanté dans le cerveau d'un patient, il est censé transmettre des données de manière invisible via une connexion sans fil. D’ailleurs, cette puce est extrêmement petite et, d'après Neuralink, si fine que des mains humaines ne peuvent pas les manipuler. C'est pourquoi la société développe en parallèle des robots capables de les placer à l'endroit souhaité dans le cerveau.


    Apprendre l'anglais avec l'actu : https://chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/

    Spotify : https://open.spotify.com/show/5Kq4DX0GV2nTFu221swpbO?si=b66bcefb8008404a&nd=1

    Apple Podcasts : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/id1597905890?l=en


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    3 min
  • Pause hivernale (retour le 9/01)
    Pas d'épisode aujourd'hui, mais un petit message pour vous informer que Choses à Savoir Tech prend quelques jours de vacances. Ne vous en faites pas, vous retrouverez votre dose quotidienne d'actualité technologique dès le 9 janvier ! L'occasion pour moi également de vous remercier, vous êtes de plus en plus nombreux à écouter le podcast, ce qui est en toute honnêteté la plus belle des récompense. Bonne fête de fin d'année, Joyeux Noël et je vous souhaite avec un petit peu d'avance une magnifique année 2022 !

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    1 min
  • 1000 fois plus de puissance pour le Metaverse ?

    C'est une nouvelle qui pourrait doucher l’enthousiasme de nombreux observateurs... La célèbre marque de composants informatique Intel estime que si le Metaverse représente l'avenir d'internet, la puissance de calcul actuellement disponible pour le faire tourner ne serait finalement pas à la hauteur... Pire, d'après le géant de l'informatique, il faudrait même la multiplier par 1000 pour pouvoir donner naissance au Metaverse tel que nous l'imaginons.


    Il aura donc fallu attendre plusieurs mois pour qu'Intel ne fasse sa première déclaration publique sur le Metaverse, vous savez, cet univers similaire à la réalité, mais totalement digital, accessible grâce à un casque de réalité virtuelle. Le moins que l'on puisse dire, c'est que chez Intel, on observe la naissance du Metaverse avec un tout petit peu plus de distance que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook. En effet, le second fabricant mondial de semi-conducteurs estime que l'avenir tel que décrit par le patron du célèbre réseau social nécessitera une puissance de calcul incommensurable. Je cite Raja Koduri, vice président d'Intel : « considérez ce qui est nécessaire pour placer deux personnes dans un environnement entièrement virtuel […] et vous vous rendrez rapidement compte que notre infrastructure informatique, de stockage et de mise en réseau aujourd'hui n'est tout simplement pas suffisante ».


    D'après lui, il faudrait carrément augmenter par 1000 la puissance de calcul et le traitement des ordinateurs actuels. En effet, pour mettre en place un tel Metaverse immersif, il ne suffit pas de déployer des NFTs sur la blockchain ou proposer des casques de réalité virtuelle ou augmentée performants... Il faut avant tout que les serveurs informatiques et les ordinateurs qui feront tourner les mondes numériques soient... suffisamment puissant pour les faire tourner justement. C'est aussi simple que cela.


    Alors comment parvenir à multiplier notre puissance informatique par 1000 sans faire exploser nos émissions de CO2 ? En effet, la pollution est également une problématique à prendre en compte. Et bien au risque de vous décevoir, personne n'a la réponse pour l'instant. D'ailleurs, Intel estime que la puissance de calcul ne devrait augmenter que fois 10 dans les cinq prochaines années, ce qui serait toujours insuffisant pour faire vivre pleinement le Metaverse. Cependant une chose est sure, la firme américaine partage la vision de millions d’observateurs et de leaders de la tech comme quoi le Metaverse représente le futur d'internet. D'ailleurs, il sera plus correct de parler de Metaverse au pluriel, car jusqu'à présent, nombreuses sont les compagnies a avoir annoncé leur volonté de créer leur propre espace virtuel, mais aucune à ce jour n'a émise l'idée de rassembler l'intégralité de ces Metaverse au sein d'une seule et même entité.


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    3 min
  • Crypto : tous milliardaires pendant quelques minutes ?

    Il y a quelques jours, un étonnant bug informatique a brièvement rendu tous les possesseurs de cryptomonnaies milliardaire. De quoi vendre du rêve à de nombreuses personnes, sauf que comme je viens de le préciser il s'agissait d'un bug. Comment est-ce possible ? Quelle conséquence cela a-t-il eu sur le marché des cryptomonnaies ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    Le très populaire site CoinMarketCap, sur lequel on peut retrouver de très nombreuses cotations de cryptomonnaies, a en effet été victime d'un sérieux bug à la mi décembre. Dans le détail, le site a affiché pendant plusieurs minutes des valorisations complètement folles et surtout totalement fausses. Le Bitcoin par exemple, devise la plus valorisée du marché, était affiché à plus de 778 milliards de dollars. À ce niveau là, c'est tout simplement ridicule, quand on sait que son pic historique était d'environ 65 000 dollars en milieu d'année. Depuis, ce dernier est repassé en dessous des 50 000 dollars l'unité. Mais outre le Bitcoin, c'est l'ensemble des monnaies numériques répertoriées sur CoinMarketCap qui a été touché. L'Etherum, seconde cryptomonnaie du marché, était affiché à plus de 9 milliards de dollars alors que son cours stagne actuellement aux alentours des 4000 dollars. Ainsi, n'importe quelle personne ayant investi dans des devises numériques se sont brièvement retrouvées à la tête d'une immense fortune.


    De son côté, le site a rapidement confirmé l'existence d'une erreur. Je cite « suite aux anomalies observées sur notre plateforme, et bien que le problème ait été résolu, nous allons redémarrer nos serveurs conformément à l'étape finale de notre plan de remédiation interne. Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément » fin de citation. Un peu plus tard, CoinMarketCap s'est amusée de l'incident sur son compte Twitter, avec le message « ça vous a fait quoi d’être trillionnaire pendant quelques heures ? » Problème toutefois, de nombreux services s'appuient sur les données de CoinMarketCap pour afficher le cours des cryptomonnaies en temps réel. De ce fait, des dizaines de sites et de services ont également affichés ces cours insensé pendant quelques minutes, comme Coinbase, l'une des principales plateformes d'échange de cryptomonnaies au monde, du média CNBC, de TrustWallet, un portefeuille numérique populaire ou encore de Yahoo Finance.



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    3 min
  • Elon Musk, l'homme le plus taxé de l'histoire ?

    Elon Musk devra payer 11 milliards de dollars d’impôts en 2021. Et ce chiffre semble tout à fait véridique, puisqu'en plus d'avoir été annoncé en premier par le média Bloomberg, le patron de Tesla et Space X l'a confirmé sur twitter ce lundi. Comment expliquer cette somme astronomique ? Quelle en sont les raisons et quelles conséquences cela aura-t-il pour Elon Musk ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    Vous en avez peut-être entendu parlé, Elon Musk lançait il y a quelques semaines sur Twitter une consultation pour savoir s'il devait vendre 10% de ses actions Tesla. Le résultat était clair, 57% des internautes avaient approuvé l'idée. En réalité, cette consultation s'est avérée n'être qu'une mise en scène puisqu'il était déjà prévu en amont que cette opération se réalise. Elon Musk a donc vendu ses actions pour 13 milliards de dollars au total, seul façon pour lui de payer ses impôts sur l'année 2021. Car avec l'envolée du prix des actions Tesla, la fortune de l'homme le plus riche du monde s'est envolée pour atteindre 255 milliards de dollars.


    D'après Bloomberg, c'est uniquement si le milliardaire décidait d'exercer les options qu'il possède sur 8 millions d'actions de Tesla qu'il serait obligé de payer ces 11 milliards de dollars d’impôts. Dans le jargon de la bourse, une option permet à un acheteur potentiel de bloquer le prix d'une action et de l'acheter ou non à ce prix durant un certain temps. C'est un peu comme quand vous voulez prendre le train en cette période de Noël, mais que vous n'avez pas l'argent nécessaire pour payer votre billet au mont T. Vous décidez de mettre une option sur votre billet et donc de bloquer le prix, d'éviter une hausse, ce qui dans cet exemple du train, vous laisse une semaine pour faire votre choix. Là, c'est exactement la même chose pour Elon Musk. Ce dernier peut décider ou non d'activer ses options, et donc d'acheter les actions de son entreprise jusqu'en août 2022, date d'expiration des options. Quant à savoir s'il les activera ou non... et bien la réponse semble évidente ! Oui ! Car cette facture de 11 milliards d'euros n'était que prévisionnelle, dans l'éventualité où Musk décidait de lever ses 8 millions d'options. Avec la confirmation du patron de Tesla en personne sur Twitter, il ne fait plus aucun doute que Musk est le nouveau propriétaire de 8 millions d'actions de sa propre société, quelques mois après avoir déjà activé les options de 15 millions d'autres actions.


    Dans le détail, Elon Musk doit payer des taxes sur la différence entre le prix d'achat des actions, qui on le rappel était bloqué à un faible prix grâce à ses options, et la valeur actuelle de ces actions, donc bien plus importantes. Quoiqu'il en soit, difficile de savoir s'il s'agit d'un record dans l'histoire des États-Unis. En effet, l'Internal Revenu Service ne révèle pas publiquement les déclarations de revenus individuelles. Mais en réalité, l'année 2021 est bien exceptionnelle en ce qui concerne la déclaration fiscale d'Elon Musk. Par le passé, le milliardaire payait très peu d'impôts au vu de sa fortune. Au total, l'homme le plus riche du monde aurait versé 455 millions de dollars au fisc américain entre 2014 et 2018 alors même que sa fortune avait progressé de 14 milliards de dollars sur cette période. Plus étonnant encore, Musk avait même complètement échappé à l'impôt sur le revenu en 2018.


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    4 min
  • Pourquoi Adidas et Nike sont-ils à fond sur les NFT ?

    Cette année 2021 aura définitivement été marquée par l’émergence du metaverse, ce monde virtuel similaire à celui présenté dans Matrix ou Ready Player One ; ainsi que par les NFT, élu il y a peu mot de l’année. Si le metaverse n’en est qu’à ses débuts, les NFT eux, voient à leur tour leur popularité exploser comme ce fut le cas il y a environ deux ans avec les cryptomonnaies comme le Bitcoin. Cet engouement autour de ces œuvres d’art virtuelles est tel que de nombreuses marques dont Adidas et Nike ont carrément lancé des collections de vêtements en NFT. Si vous avez du mal à voir de quoi je parle, pas de panique, je vous explique tout dans cet épisode.


    Vous commencez à le savoir désormais, les NFT ce sont ces œuvres d’art digitales, totalement virtuelles, uniques et infalsifiables. En bref, posséder un NFT, c’est être le seul propriétaire d’un objet numérique unique. Par exemple, un propriétaire pour le tout premier mail envoyé de l’histoire d’internet, un autre pour le tout premier tweet, certaines musiques sont également vendues uniquement en tant que NFT… Bref, absolument tout ce que vous trouvez sur internet peut être considéré comme un NFT ! Pour résumer, le terme NFT, acronyme de Non Fungible Token, désigne le fait d’acheter ou de vendre un objet virtuel rare ou spéciaux contre des cryptomonnaies, d’en devenir le seul et unique propriétaire ou de s’en séparer contre de l’argent comme on vendrait une œuvre d’art ou une action en bourse. Cette tendance, certaines marques n’ont pas tardé à s’en emparer comme Nike qui a carrément lancé son propre univers : Nikeland, et racheté le spécialiste des baskets virtuelles RTFKT. Peu après, ce fut au tour d’Adidas d’annoncer sa toute première collection de vêtement NFT.


    Pour Adidas que je cite, « le métavers crée des possibilités infinies pour nous de se connecter, de créer et de trouver sa place. Et c'est surtout sur ce sentiment d'appartenance que nous nous sommes concentrés au départ. (...) En substance, comment pouvons-nous aider nos membres actuels, les éduquer, les informer et leur montrer le chemin ? ». Une déclaration assez floue, qui montre qu’Adidas a bien saisi l’enjeu autour des NFT sans vraiment avoir de vision à long terme, ou tout du moins pas si claire que cela. Nikeland de son côté, a été pensé je cite comme « un lieu où le sport et la créativité co-habitent », en collaboration avec le jeu Roblox. Dans ce monde virtuel, les utilisateurs peuvent participer à plusieurs mini-jeux avec leurs amis, et même en concevoir d'autres, à l'aide du matériel virtuel à disposition. Mais finalement cette première version de Nikeland n'est que le début de ce que la marque a prévu. À l'avenir, ce monde virtuel pourrait accueillir des compétitions liées à des événements sportifs mondiaux. On pense évidemment à la Coupe du monde 2022 au Qatar. Et avec plus de 200 millions d’utilisateurs actifs environs sur Roblox, on comprend mieux que Nike tente sa chance en virtuel, d’autant qu’en plus de la plateforme pour accueillir les fans de NFT, la marque a également les objets à vendre, en l’occurrence ces célèbres sneakers, avec l’entreprise RTFKT.


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  • Facebook : une nouvelle IA pour lutter contre la haine ?

    Il y a quelques jours, je vous parlais de Twitter qui compterait dans ses effectifs moins de 2000 modérateurs pour lutter contre les messages haineux et discriminatoires. Si le réseau social estimait qu'il faillait davantage de technologie pour cette mission plutôt que des humains, son rival Meta, qui regroupe Facebook et Instagram semble partager cet avis puisque la compagnie de Mark Zuckerberg aurait mis au point une nouvelle intelligence artificielle capable de détecter les propos menaçant, haineux et discriminatoire bien plus vite qu'auparavant.


    Les chercheurs de Meta ont baptisé cette technologie « Few-Shot Learner » que l'on peut abréger en FSL. Concrètement, cette IA n’a besoin que d’une faible quantité de données d’apprentissage pour déterminer correctement de nouveaux éléments. Ainsi, déployer un nouveau modèle d'intelligence artificielle peut donc se faire en quelques semaines seulement au lieu de plusieurs mois en temps normal. Si Meta garde bien caché le détail du fonctionnement de son IA, on sait tout de même que FSL fonctionne déjà dans plus d’une centaine de langues. Autre élément communiqué par le GAFAM, FSL a d'abord été entraîné sur je cite « des milliards d’exemples linguistiques génériques et open source ». Ensuite, le système a été alimenté avec des contenus interdits ou problématiques pour que le système génère automatiquement ses nouveaux critères de filtrage.


    Bon, jusqu'ici, force est de constater que la méthode utilisé par Meta ne révolutionne pas ce que l'on sait déjà en matière d'intelligence artificielle et les méthodes pour les mettre au point. Ceci dit, les tests réalisés ont apparemment montré que la méthode Meta, qui ont le répète est n'a pas été dévoilée en détail, permettait de supprimer rapidement des contenus et messages problématiques, même si les formulations sont inhabituelles ou ambiguës. Si l'on prend un exemple concret, FSL a jugé le message suivant « Vaccin ou modificateur d’ADN » comme complotiste, ce qui était le cas d'après Facebook et l'a donc logiquement supprimé. Autre exemple avec le message « Peut-être que ce mec n’a pas besoin de toutes ses dents », qui là d'après FSL prône la violence, et donc a fini par être supprimé.

    C'est un véritable bond en avant voir une petite révolution au final que nous propose Meta, toute proportion gardée bien évidemment, puisqu'il faudra encore attendre un peu pour voir ce que cette IA a réellement dans le ventre. En effet, avec près de 3 milliards d'utilisateurs actifs chaque mois et statistique encore plus folle, plusieurs dizaines de milliards de messages par jour d'après les dires de Mark Zuckerberg lui-même, c'est donc une tâche colossale qui attend FSL.


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    3 min
  • Un énorme contrat secret entre Apple et la Chine ?

    Alors que les États-Unis sont en guerre commerciale ouverte avec la Chine depuis plusieurs années déjà, le site d'information spécialisé The Information nous apprend qu'Apple a signé un partenariat tout simplement colossal avec la Chine pour un montant de 243 milliards de dollars. Pourquoi la Chine a-t-elle signé un tel contrat avec un GAFAM ? Que cache réellement cette entente ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


    A priori, la signature de ce contrat remonterait à 2016, quand le gouvernement chinois estimait qu'Apple ne contribuait pas suffisamment à l'économie locale et plus précisément au développement de l'écosystème numérique du pays. À noter qu'à cette époque, la Chine s'apprêtait tout simplement à devenir le marché n°1 d'Apple. Une situation de quasi monopole qui n'a pas du tout plu à Pékin, qui a alors menacé la marque à la pomme de faire tomber des sanctions... sanctions qui ne sont finalement pas tombées puisque qu'Apple a tout simplement négocié un passe-droits à 243 milliards de dollars. Derrière ce chiffre astronomique, le géant américain a promis je cite « d’utiliser davantage de composants provenant de fournisseurs chinois, mais aussi de collaborer en matière de technologie avec des universités chinoises et d’investir directement dans des entreprises technologiques chinoises ». De quoi booster considérablement l'économie numérique locale, et en contrepartie pour Apple, de s'assurer je cite « le soutien et l’assistance nécessaire » du gouvernement.


    En réalité, ce genre d'accord à l'amiable n'est pas le premier. S'il est certes historique pour la somme d'argent engagée, d'autres entreprises américaines ont déjà eu recours à ce type de pratique. Car avec les années, la Chine a mise en place une stratégie imparable. Pour accéder au plus gros marché du monde quand on est une grande entreprise, il faut payer, et aider les entreprises locales à se développer. Une mesure de protectionnisme plus que discutable, mais qui se révèle sacrément efficace. En 2010, Google s'est lui aussi plié aux demandes de Pékin afin que son moteur de recherche soit disponible sur l'internet chinois. Dans les années 2000, Microsoft avait également promis un investissement de 750 millions de dollars pour éviter de se faire remplacer par « Red Flag », un système d'exploitation alternatif. Et preuve que Bill Gates voulait vraiment pénétrer le marché chinois, ce dernier avait même laissé des experts du gouvernement inspecter le code source de Windows.


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