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Bonjour à toutes et à tous... Cette année, le jargon technologique a pris une toute autre envergure au point de rentrer dans le langage courant. Parmi les crypto et autres Metaverse, le célèbre dictionnaire Collins a désigné son WOTY (word of the year, ou mot de l'année en français). Il s'agit de l’acronyme NFT.
L'abréviation NFT, qui désigne le groupe de mot NON-FUNGIBLE TOKEN ou élément « non fongible » en français -on reviendra sur la définition dans un instant- a en effet connu une utilisation en hausse de plus de 11 000 % selon Collins. Difficile de savoir comment le dictionnaire a pu déterminer ce pourcentage, mais il est vrai que le terme NFT a tout simplement noyé internet ces derniers mois. C'est donc sans grande surprise qu'il mérite son titre de WOTY 2021. D'après Alex Beecroft, directeur général de Collins que je cite, « il reste désormais à déterminer si le NFT aura une influence durable, mais sa présence soudaine dans les conversations à travers le monde en fait très clairement le mot de l'année » fin de citation
Pour ceux qui ne sauraient pas encore ce qu'est un NFT, je vous invite à écouter l'épisode de Choses à Savoir que nous avons réalisé sur le sujet il y a quelques mois. Mais pour résumer, un NFT est donc un non-fungible token, donc un élément numérique qui ne peut pas être échangé contre autre chose de même valeur. Par exemple, un œuvre d'art ne peut pas être échanger contre une autre œuvre d'art, chacune ayant ses propres caractéristiques et une valeur sensiblement différente et surtout subjective. Une parcelle de terrain non plus. Vous comprenez la logique ? Un NFT peut en revanche être acheté contre de l'argent, mais pas dans le cadre d'un échange, comme on échangerait deux cartes Pokémon, même si ce sujet mériterait son propre épisode je vous l'accorde.
Pour en revenir au mot de l'année, c'était « climate strike » que l'on peut traduire par grève pour le climat, il y a deux ans qui avait remporté ce titre, tandis que l'an dernier, il s'agissait du mot « lockdown » (confinement), devançant même les termes « coronavirus » ou encore « social distancing » (distanciation sociale).
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2022 c'est dans un mois, et la nouvelle année risque bien d'apporter tout un tas de changements, notamment pour les GAFAM... En effet, le Conseil de l'Union européenne a adopté fin de semaine dernière deux textes censés dessiner le futur de la régulation des géants du numérique en Europe : le DSA et le DMA. Qu'est-ce que cela signifie et qu'est-ce que ça va changer ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Tout d'abord, le DSA, acronyme de Digital Services Act. Lui vise en priorité à mieux encadrer les contenus. Avec ce texte, l'Europe veut faire émerger de nouvelles protections et garanties pour les utilisateurs de toute l'UE, que ce soit en matière de modération des contenus ou de protection des données pour les achats en ligne. Par ailleurs, le DSA est censé renforcer la lutte contre les contenus illégaux et la fraude, en imposant aux plateformes de modérer plus fermement certains contenus délicats comme les discours haineux, la publicité ciblée ou encore les fake news. Pour ceux qui verraient là une tentative de contrôle, et bien ça n'est pas l'esprit du texte d'après le commissaire français au marché intérieur Thierry Breton qui veut simplement confronter les GAFAM à leurs responsabilité en rendant « illégal en ligne ce qui l'est hors ligne ». Bref, qu'internet soit soumis aux mêmes lois que les citoyens européens.
Vient ensuite le DMA, acronyme de Digital Markets Act, qui a pour but d'empêcher les abus de position dominante. Comme son nom l'indique, ce texte porte sur les marchés, et vise directement les hébergeurs de contenus et leurs pratiques. Plus précisément, il s'agit ici de Google, Apple, Meta ou Facebook si vous préférez, Amazon, Microsoft, TikTok , Twitter et compagnie. Concrètement, le DMA permettrait de sanctionner les pratiques anticoncurrentielles de ces entreprises. L'Europe serait d'ailleurs le premier continent à mettre en place ce genre de régulation en ciblant précisément les entreprises abusives. Par conséquent, chaque pays disposerait ensuite de tout un arsenal de sanctions et d'obligation que ces entreprises seraient contraintes de respecter.
Dès le 1er janvier, la France prendra la présidence du Conseil de l'Union européenne et entend poursuivre le travail accompli avec le Parlement européen pour adopter ces deux textes dans leur version finale. Si le DMA semble convenir à tout le monde dans sa version actuelle, le DSA lui devrait encore subir quelques modifications d'ici l'été prochain, date à laquelle la France souhaite que ces textes soient définitivement entérinés.
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Et s’il suffisait simplement d’écrire quelques mots pour qu’une image prenne forme ? C’est la promesse faite par le nouveau programme d’NVIDIA, basé sur une intelligence artificielle. Si elle n’en est encore qu’à ses débuts, cette technologie est très prometteuse. C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Concrètement, il suffit tout simplement de saisir une phrase courte dans une barre de recherche et comme par magie, l’écran vous affiche une image illustrant votre requête. Dit comme ça, difficile de voir la différence entre Google Image et la technologie proposée par NVIDIA… Sauf que oui, il y en a bien une… en fait, il ne s’agit pas d’une photo ou d’une illustration déjà existante dans une banque d’image, mais bien d’une création originale générée par le logiciel lui-même. Dans le détail, ce programme s’intitule GauGAN 2… et si vous suivez l’actualité de NVIDIA, alors ce nom vous en rappelle sans doute un autre déjà présentée par la marque en 2019. Et bien, il s’agit de son grand frère. À l'époque, GauGAN permettait déjà de transformer des croquis en images photoréalistes… et aujourd’hui, avec GauGAN 2, Nvidia propose de faire la même chose avec des mots cette fois, ce qui est assez pratique si l’on dessine mal.
Dans le détail, comment GauGAN 2 fait-il pour transformer les mots en images ? Pour faire simple, cette technologie utilise une intelligence artificielle qui a été entraîné à partir de 10 millions d'images de paysages. Petit bémol toutefois, ses difficultés à improviser. En effet, si l’on utilise des mots clés qui peuvent avoir plusieurs sens ou qui sont un peu trop subtils pour le logiciel, et bien l’image n’aura probablement rien à voir avec le résultat que vous cherchez à obtenir. Ceci dit, GauGAN 2 n’en est qu’à ses débuts et propose quand même de combiner le texte et les dessins pour obtenir un résultat encore plus précis. Le procédé permet donc d'aller plus loin dans la personnalisation du rendu en s'appuyant sur le croquis. Pour les curieux, Nvidia propose de tester l'IA depuis votre navigateur… Si la page affiche un message d’erreur, n’hésitez pas à la rafraîchir autant que nécessaire, et elle devrait finir par s’afficher… en tout cas, ça a fonctionné pour moi. À noter qu’il vous faudra peut-être quelques minutes pour appréhender l’aspect un peu brut de la page, qui, si elle a été pensée pour être la plus intuitive possible, n’est en réalité pas si facile à maîtriser que ça au premier abord. Quoiqu’il en soit, GauGAN est une technologie pleine de promesses qui a coup sûr devrait trouver des applications concrètes à l’avenir.
GauGAN 2 : http://gaugan.org/gaugan2/
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Si le changement climatique rend la planète Terre de plus en plus hostile aux humains, ce ne sont pas tant les caprices de l’environnement qui inquiète l’ancien patron d’Amazon Jeff Bezos, mais le futur des hommes. D’après le milliardaire, ce n’est plus qu’une question de temps avant que la production et les travailleurs ne soient replacés dans l’espace. En fait, Bezos prédit qu’au fil des siècles, les humains vivront dans les étoiles et qu'ils ne se rendront sur Terre que pour leurs vacances.
Depuis qu’il n’est plus PDG d’Amazon, Jeff Bezos consacre une grande partie de son temps à Blue Origin, sa compagnie spatiale rivale de la célèbre Space X de son rival Elon Musk. Et depuis quelques temps, on peut littéralement dire que Bezos a la tête dans les étoiles, puisqu’il a tout simplement prédit l’avenir de l’humanité au Forum Ignatius de Washington. Sans grande surprise, sa vision du futur concerne les moyens de production et les travailleurs. Car d’après le milliardaire, il est inévitable que le travail se délocalise dans l’espace, au point que toutes les ressources dont nous avons besoin se trouveraient ailleurs que sur notre planète. Je cite le milliardaire, « au fil des siècles, de nombreuses personnes naîtront dans l’espace, ce sera leur première maison ». Dans son discours, Bezos explique que la Terre deviendra une simple destination touristique avec le temps, et qu'il ne sera possible de la rejoindre que pendant ses congés. En dehors des vacances, les humains devront rester sur ce qu’il appelle je cite « les colonies » pour travailler et produire des ressources.
Du coup, a quoi ressembleraient ces colonies ? Rassurez-vous Jeff Bezos y a également réfléchi et opte pour de véritables villes flottantes dans l’espace. Rien de bien différent avec ce que l’on connait aujourd’hui puisqu’on y retrouverait la même chose que sur Terre, à savoir des cours d’eau, de la végétation et des animaux. Si ce projet vous paraît complètement délirant, Jeff Bezos estime pour sa part qu’il est un tout petit peu plus censé que les ambitions de colonisation martienne d’Elon Musk. Un nouveau tacle qui n’est clairement pas pour enterrer la hache de guerre entre les deux hommes.
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Dans la série des questions que l’on s’est tous posé au moins une fois, on retrouve celle-ci : quel est l’ordinateur le plus puissant du monde ? Et bien pour la quatrième fois consécutive, c’est le supercalculateur japonais Fugaku qui a remporté ce titre, trônant en tête du classement édité par le site TOP500. Pourquoi lui plus qu’un autre ? Et à quel point est-il puissant ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Dans le détail, cet ordinateur a été développé par Fujitsu et l'institut national de recherche japonais Riken. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses capacités sont exceptionnelles. En effet, le Fugaku peut atteindre une vitesse de calcul de 442 pétaflops d’après TOP500, ce qui représente le triple de la vitesse du superordinateur américain Summit, construit par IBM. Une puissance de calcul phénoménale qui permet donc aux chercheurs d'explorer de nombreux sujets comme la propagation du COVID-19 par la dispersion de gouttelettes. Autre recherches menées grâce au Fugaku, les prévisions météorologiques, ou encore des simulations de haute précision pour aider les avions de la compagnie Kawasaki Heavy Industries à économiser du carburant, ou encore réaliser des tests d’usinages pour DMG Mori Seiki en seulement 10 minutes au lieu des huit heures en temps normal.
Bref, vous l’avez compris, le supercalculateur Fugaku est absolument incroyable. Reste que ce succès pourrait bien s’évaporer très prochainement puisque des concurrents américains et chinois développent en ce moment même trois supercalculateurs avec une vitesse d’au moins un exaflop, ce qui dépasse l’entendement. Aux Etats-Unis, Le système Frontier pourrait être opérationnel dès l’année prochaine, et en Chine les systèmes TaihuLight et Tianhe-2 devrait voir le jour dès l’été prochain. Une concurrence que le Japon prend très au sérieux… D’après le ministère de l'éducation, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie que je cite, « le Japon doit s'appuyer sur le travail réalisé avec le Fugaku et développer son successeur afin de renforcer la compétitivité industrielle et résoudre les grands défis sociétaux ». Un beau discours qui pour l’heure n’est pas encore assorti d’une véritable stratégie pour développer supercalculateur nouvelle génération... Le successeur de Fugaku pourrait être opérationnel aux alentours de 2025.
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Vous commencez à le savoir désormais, le Metaverse s’impose comme l’une des priorités pour construire l’internet de demain. Ce monde parallèle composé de multiples endroits a déjà vu apparaitre ReSkin une combinaison capable de ressentir la sensation du toucher sur le corps du porteur, et voilà qu’aujourd’hui c’est au tour d’un gant pour ressentir les objets de faire son apparition.
S’il y a bien un sens que la réalité virtuelle oublie, et qui est pourtant primordial pour le réalisme de cette technologie, c’est le toucher. Un oubli que Meta, le nouveau nom du groupe regroupant Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Oculus Rift, a décidé de corriger. En effet, sa branche Recherche & Développement a mis au point un gant je cite « à retour haptique » permettant de ressentir le monde virtuel avec toute la main ! Dans le détail, les chercheurs de Meta utilisent des fluides pour pousser de l'air à travers des petites poches afin de les gonfler et créer une pression sur les doigts de la main ou la paume. Pour l’instant le prototype n'est pas entièrement abouti, mais le groupe estime qu’ajouter dix fois plus de minuscules poches permettrait de simuler des sensations proches de la réalité. Seul écueil, multiplier ces poches impose de mettre au point un système de gestion très complexe, ce qui fait actuellement défaut au labo de Meta.
Autre point important, l’intention du porteur. En effet, pour que l’utilisateur puisse avoir la sensation de taper sur un clavier virtuel par exemple, encore faut-il que l’accessoire puisse détecter cette intention. Pour cela, Meta compte utiliser des bracelets permettant de détecter les signaux de commande des mouvements, aussi appelés motoneurone. Enfin, pour que les sensations interviennent au bon moment, le dos du gant comporte des petits marqueurs suivis par des caméras pour connaître précisément la position des doigts dans l’espace.
Pour finir, il faut savoir que ce procédé n’a pas été inventé par les équipes de Mark Zuckerberg. En effet, le PDG de la société HaptX, pionnière dans le domaine du retour haptique microfluidique depuis 2012, a déclaré que le gant de Meta utilise une technologie identique à la sienne, et qui est brevetée. Ce dernier a aussi précisé que des ingénieurs étaient venus à plusieurs reprises observer comment fonctionnait sa technologie, si bien qu’HaptX attend désormais des propositions financières de la part de Meta pour l'intégrer à son gant… Déclaration que Meta n'a pas souhaité commenter, vous vous en doutez.
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Qui a créé le Bitcoin ? Voilà ici l'un des plus grand mystère de la tech, puisque le fondateur de cette cryptomonnaie est à coup sur l'une des plus grandes fortunes du monde. Si un dénommé Satoshi Nakatomo prétendait dès 2008 être le créateur du bitcoin, ce dernier n'a plus donné signé de vie depuis plus de 11 ans. Depuis, nombreux sont les prétendants déclarant être la personne dernière le pseudo Nakamoto. Si le mystère reste entier, un procès en Floride pourrait bientôt permettre de connaître la vérité une bonne fois pour toute.
En réalité, ce procès concerne deux parties aux motivations bien distinctes et un peu similaires vous allez voir. Tout d'abord l'Australien Craig Wright. Cet expert en cryptographie s'est manifesté en mai 2016, clamant haut et fort être le créateur du bitcoin et donc la personne derrière Satoshi Nakamoto. Sauf que dès le départ, la grande communauté des crypto le rejette, trop vantard à son goût. Par ailleurs, certains des meilleurs analystes de la blockchain s'acharnent à démontrer qu'il n'aurait utilisé que des informations déjà publiques pour prouver ses dires. Qu'à cela ne tienne, Wright n'a cessé pour sa part de lancer des procès pour récupérer la propriété intellectuelle du Bitcoin.
De l'autre côté, on retrouve David Kleinman, ou tout du moins sa famille. Puisqu'en 2013, ce programmateur de Floride disparaît. Or, il s'avère que Kleinman était en partenariat avec Craig Wright. De ce fait, à partir du moment où Wright a affirmé être le créateur du Bitcoin, la famille de Kleinman estime que la moitié de la fortune de l'australien liée à cette monnaie lui revient. C'est donc dans ce cadre qu'a été lancé un procès en Floride afin faire la lumière sur cette histoire. Le plus troublant dans cette affaire, c'est que l'avocat de la famille Kleinman affirme qu'il disposerait des preuves montrant un partenariat entre les deux hommes pour « créer et exploiter plus d'un million de Bitcoin », ce que conteste Craig Wright.
Vous l'avez vu venir, ce procès a pour principal objectif de récupérer un peu d'argent de part et d'autres. Reste que le tribunal de Floride pourrait forcer Wright à produire des preuves comme quoi il serait le créateur du Bitcoin. Jusqu'à présent, Wright avait déclaré qu'il n'était je cite « pas prêt à fournir les preuves ». Créateur ou pas créateur, une chose est sur, la personne qui se cache derrière Satoshi Nakamoto serait aujourd'hui dans le top 20 des fortunes mondiales avec environ 1 million de Bitcoin en sa possession, soit l'équivalent de 60 milliards de dollars.
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Si le football était historiquement distribué par les chaînes de télévision, la saison 2021/2022 a marqué un tournant avec l’arrivée d’Amazon dans le paysage médiatique français. Désormais distribué sur Prime Video, le football a quelque peu muté… une mutation assortie des problèmes inhérents au streaming : le piratage. Car d’après un rapport de Synamedia, le football est en effet le sport le plus piraté sur internet.
Dans son rapport, Synamedia précise je cite que « le football est le sport le plus piraté de la planète tout âge confondu et presque partout dans le monde […] c’est la plus grande passerelle vers d'autres sports illégaux en streaming », fin de citation. Statistique révélatrice : près d’un pirate sur deux aurait commencé justement en piratant du football, avant de s’attaquer à des films, des séries ou de la musique par la suite. Et par ricochet, le football entraîne le piratage d'autres sports. Sur les plateformes illégales, il est d’ailleurs courant de retrouver diverses rubriques avec plusieurs disciplines populaires comme le rugby, le basket, le tennis, la Formule 1 et bien d'autres. Le manque à gagner est au final colossal… En 2019, Hadopi avait chiffré le manque à gagner pour les diffuseurs et les sportifs à plus d’un milliard d'euros.
Plus exotique que le football, Synamedia attire aussi l’attention sur les sports de niche. Par exemple, les courses de chameaux, au Moyen-Orient, sont très populaires, même si le piratage de ces épreuves à l'échelle mondiale ne représente presque rien… Mais en réalité, ces courses de chameaux sont une passerelle vers des contenus comme la Coupe du monde de football. Mais au-delà de ce détail, le rapport montre qu'en fait, c'est l'intérêt financier qui guide les pirates, principalement en raison du coût des abonnements fixés par les diffuseurs.
Au final, comment lutter contre le piratage ? Il semble bien évident que placer un policier derrière chaque fraudeur potentiel est impossible. Mais face à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui semble difficile à endiguer, le Parlement européen a récemment adopté un rapport exigeant que les sites de streaming illégaux cessent leur diffusion au maximum 30 minutes après le signalement effectué par un titulaire des droits d’image ou suite à une dénonciation d’internaute. Pas sur que cela suffise… En France, le parlement a voté fin septembre une loi visant en partie à lutter contre le piratage audiovisuel... les ayants droits peuvent désormais agir en référé pour obtenir que les sites de piratages ne soient plus référencés dans les moteurs de recherches voire carrément bloqués d’internet. Rien de bien efficace là non plus, quand on sait que ces sites ont quasiment tous une armée de sites miroir qui prendront le relais en cas de blocage.
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Vous le savez, Internet est une ressource formidable à bien des égards, mais héberge aussi des contenus clairement inappropriés pour les enfants. C’est donc pour empêcher les plus jeunes d’être exposés à des contenus qui ne sont pas de leur âge que le contrôle parental a été mis au point. Or, est-il si efficace que cela ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Pour répondre à cette question, il ne faut pas simplement regarder l’aspect parental. En effet, le terme contrôle parental est assez explicite, et donne concrètement la possibilité aux parents de maîtriser la façon dont leurs enfants naviguent sur internet. Ceci dit, pour que cette fonctionnalité soit pleinement efficace, encore faut-il que les éditeurs et fournisseurs de contenus jouent le jeu. Si certains se montrent réticents, ils pourraient très bientôt ne plus avoir le choix. En effet, plusieurs députés de La République En Marche ont déposé au début du mois une proposition de loi afin d’installer par défaut le contrôle parental sur absolument tous les futurs appareils.
À l’origine de cette proposition de loi, on retrouve le député du Bas-Rhin Bruno Studer, pour qui je cite, « installer un contrôle parental reste encore aujourd'hui trop compliqué… Il y a trop peu de parents qui s'en saisissent et, parmi les parents qui ne s'en saisissent pas, il y a une surreprésentation des catégories sociales les plus défavorisées » fin de citation. Outre ce constat, le député LREM explique également que plusieurs fabricants seraient clairement réticents à l’idée de mettre ce type de dispositif en place uniquement pour la France. Je cite « la question des écrans n'est pas une question française : on est là face à un problème global ». En France, 8 enfants sur 10 âgés entre 10 et 14 ans vont régulièrement sur Internet sans leurs parents, et estiment que le contrôle parental serait contre-productif, argumentant que les relations familiales se basent sur la confiance. Quoiqu’il en soit, le texte devrait être examiné au Parlement en début d’année 2022… et s’il est adopté, cela fera de la France un pays pionnier en matière de protection des enfants sur internet.
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Une semaine après être revenu sur Terre, l’astronaute français Thomas Pesquet se réadapte peu à peu à la gravité. Ceci dit, passer de zéro gravité pendant 6 mois à supporter plus de 90 kilos sur ses jambes du jour au lendemain ne doit pas être évident. Heureusement, Thomas Pesquet peut compter sur les équipes de la NASA et de l’Agence Spatiale Européenne ESA pour retrouver la forme… ce qui ne sera pas du luxe, car clairement, ses sens, ses sensations, son physique… tout a été chamboulé ! Comment ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
L'apesanteur, c'est fini. Après 200 jours sans avoir foulé la terre ferme, voilà que Thomas Pesquet est de retour sur notre bonne vieille planète bleu… et bien entendu, tout pèse beaucoup plus lourd, y compris les petits objets du quotidien ! Je le cite, « rien que de soulever un téléphone, on a l'impression qu'il y a vraiment un élastique qui le tire vers le bas, parce que c'est ça la gravité… rien de plus qu’un énorme aimant ». Dans l’espace, c’est l’inverse, ce qui a également pour conséquence de laisser le corps s’étirer. Ainsi, Thomas Pesquet a grandi d’environ 5 centimètres en 6 mois… Mais cette croissance n’est que temporaire, puisque d’ici quelques semaines et sous l’effet de l’apesanteur, l’astronaute retrouvera sa taille normale.
Depuis quelques jours, Thomas Pesquet enchaîne les tests médicaux et suit un programme de remise en forme. Si vous avez regardez les images de son retour, peut-être l’avez-vous trouvé un peu plus mince… Et bien c’est normal ! Car même s’il faisait 2 à 3 heures de sport tous les jours à bord de l’ISS, l’astronaute français a perdu beaucoup de muscles. Un phénomène qui est notamment dû au fait que les efforts sont beaucoup moins fatigants dans l’espace en raison de la faible gravité. Concrètement, on pourrait dire que Thomas Pesquet a pris un petit coup de vieux. En effet, ses capacités physiques sont amoindries, et ses os sont plus fragiles… D’après les scientifiques de la NASA, un voyage de six mois dans l’espace représente quasiment 10 ans d’usure pour certaines parties du corps et certains organes… un vieillissement accéléré qui n’est pas inquiétant pour les scientifiques, qui estiment que les conséquences physiques de cette mission spatiale sont réversibles… justement en faisant beaucoup de sport et en refaisant le plein de minéraux. Plus précisément, Thomas Pesquet aura besoin d'un mois pour retrouver des sensations normales, de six mois pour être à 100%, et de plus d’un an pour retrouver sa densité osseuse… Une fois qu’il aura retrouvé la forme, nul doute qu’il se mettra à préparer une nouvelle mission… et cette fois, peut-être sur la Lune !
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