Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Russie : pourquoi le paiement par reconnaissance faciale inquiète ?

    Les citoyens russes peuvent désormais prendre le métro sans débourser la moindre pièce, ni même utiliser de carte bancaire ou de smartphone. Plus précisément, les 240 stations de la ville de Moscou ont récemment été équipé de systèmes de reconnaissance faciale, ce qui d’après les autorités permettra de fluidifier le passage dans les stations. Une justification qui ne convainc pas les défenseurs des libertés qui eux, alertent sur de possibles dérives de ce système.


    Sur le papier, la promesse est plutôt intéressante, surtout quand on sait que le métro de Moscou est le plus fréquenté de toute l’Europe avec 6 millions de passagers quotidiens. Avec la reconnaissance faciale, ce métro devient le tout premier réseau de transport en commun à abandonner les systèmes de paiements tels qu’on les connait. Baptisé Face Pay, le dispositif n’en est pas pour autant gratuit puisqu’une caméra capture le visage du voyageur, l’identifie grâce à une photo stockée dans une base de données, puis effectue le paiement de manière automatique depuis le compte bancaire de la personne.


    Ceci dit, ce système nécessite tout de même d’être activé en intégrant sa photo, sa carte bancaire et sa carte d’usager sur l'application mobile du métro. Les moscovites pourront tout à fait continuer d’acheter leur ticket à chaque passage en borne s’ils ne souhaitent pas être soumis au Face Pay. De leur côté, les autorités de la ville s’attendent à ce qu’au moins 15 % des habitants adoptent ce système au cours des trois prochaines années afin de fluidifier le trafic dans les stations, notamment aux heures de pointes. Par ailleurs, la mairie de Moscou assure que les données des passagers sont cryptées et stockées dans des centres sécurisés auxquels seuls des employés du Ministère de l'Intérieur auront accès.


    Pas de quoi rassurer les organisations de défense des libertés qui quant à elle n’hésitent pas à faire le parallèle avec le système chinois où la reconnaissance faciale joue un rôle majeur dans le contrôle des citoyens. Pour Stanislav Shakirov, fondateur du groupe Roskomsvoboda dédié à la protection des droits numériques et de la liberté d'information que je cite, « il s'agit d'une nouvelle étape dangereuse dans la volonté de la Russie de contrôler sa population. Le métro de Moscou est une institution gouvernementale et toutes les données peuvent se retrouver entre les mains des services de sécurité ». À noter que l’apparition de Face Pay intervient dans un contexte particulier à Moscou, puisque la ville est accusé d’utiliser la reconnaissance faciale pour réprimer les opposants à Vladimir Poutine. On compte aujourd’hui plus de 175 000 caméras à Moscou, soit quasiment 70 par kilomètre carré.


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    3 min
  • Qu’est-ce que Truth, le réseau social de Donald Trump ?

    Depuis sa défaite à l’élection présidentielle américaine il y a un an, Donald Trump a été banni de plusieurs réseaux sociaux dont Twitter et Facebook. Face à ce qu’il considère comme une tentative désespérée de le faire taire, l'ancien président des Etats-Unis a mis au point son propre réseau social destiné principalement à ses partisans, sobrement intitulé Truth, que l’on peut traduire par Vérité en Français.


    Pour bien comprendre, il convient de résumer brièvement la situation de Donald Trump ces derniers mois. Sur la fin de son mandat de président des Etats-Unis, Donald Trump s’était lancé dans une guerre ouverte contre les réseaux sociaux, notamment Twitter et Tik Tok. Après avoir bafoué à plusieurs reprise les règles de modération , Trump a finalement vu ses comptes être supprimés des plus grandes plateformes… Un véritable pied de nez pour celui qui préférait s’exprimer sur les réseaux sociaux plutôt qu’en conférence de presse lors qu’il était au pouvoir. Quoiqu’il en soit, ces mesures n’ont pas manqué de déchainer la colère de l’ancien président, lequel a immédiatement suggéré l’idée d'interdire Facebook et Twitter aux États-Unis. Dans la foulée, le milliardaire avait également promis de lancer son propre réseau social avant la fin de l’année 2021. Voilà qui devrait bientôt être réalité puisque le 20 octobre 2021, Donald Trump a donc officiellement annoncé l'arrivée de Truth Social.


    Avec ce réseau social, le 45e président des Etats-Unis souhaite je cite « résister face à la tyrannie des géants des technologies, qui ont utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique ». Une attaque à peine voilée contre Twitter et compagnie, et qui vise également à galvaniser son électorat républicain. Je cite « nous vivons dans un monde où les talibans ont une énorme présence sur Twitter, alors que votre président américain préféré a été réduit au silence. C’est inacceptable. Je suis enthousiaste à l'idée de partager mes pensées sur Truth Social et de reprendre le combat contre les Big Tech ». Vous avez saisi l’idée, à défaut de se conformer aux règles édictées par les réseaux sociaux, Donald Trump a tout simplement décidé de créer son propre média. Il faut dire que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. 


    Pour mettre en place Truth Social, Donald Trump a notamment mis sur pied le groupe Trump Media & Technology. Cette organisation proposera un service de vidéos à la demande et des podcasts. Et il ne faudra pas attendre longtemps pour en avoir un premier aperçu. Truth sera lancé dans quelques jours, au début du mois de novembre, mais dans un premier temps, ne sera accessible que dans sa version beta sur invitation, un peu à la manière de Clubhouse. La version finale de la plateforme est quant à elle prévue entre janvier et juin 2022.


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    3 min
  • Changement de nom pour Facebook ?

    C’est une information qui a fait les gros titres de nombreux media, Facebook serait en passe de changer de nom. Précisons-le, il ne s’agit pas du réseau social en lui-même, mais du nom de l’entreprise. Une petite différence, mais qui est tout de même très importante. Toutes les explications dans cet épisode.


    D’après le site The Verge, Facebook s'apprête en effet à changer de nom notamment parce que son patron Mark Zuckerberg veut montrer au monde sa nouvelle ambition : créer un métaverse et s’éloigner de son image 100% réseau sociaux. Je vous invite d’ailleurs à écouter l’épisode que nous avons récemment réalisé sur le sujet pour en savoir plus… mais pour résumer, il s’agit d’un monde virtuel un peu à la Matrix ou Ready Player One, accessible via un casque de réalité virtuelle, et dans lequel il serait possible de vivre une autre vie dématérialisée en quelques sorte. À en croire le calendrier de Facebook, l’annonce du nouveau nom de l’entreprise pourrait être officialisé lors de la conférence annuelle intitulée Connect jeudi 28 octobre.


    Ce projet de métaverse est clairement le nouveau cheval de bataille de Mark Zuckerberg. Je le cite, « c'est une priorité, et je pense qu'il s'agit d'une partie importante du prochain chapitre de l'évolution de l'Internet après l'Internet mobile. Je pense que ce sera aussi le prochain grand chapitre pour notre entreprise, en doublant vraiment la mise dans ce domaine ». Aujourd’hui, plus de 10 000 employés travaillent déjà le développement de nouvelles technologies, comme les lunettes de réalité augmentée. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre, c’est en Europe que Facebook devrait construire cet écosystème virtuel, l’entreprise ayant déjà annoncé la création de 10 000 postes très prochainement.


    Alors le métaverse c’est chouette, mais finalement, quelles seront les incidences d’un éventuel changement de nom élargissant le champ d’action de Facebook au-delà du réseau social éponyme ? Et bien en réalité, pas grand-chose… Car changer le nom d'une entreprise, c’est assez courant en fait, notamment chez les grandes marques. Souvenez-vous, en 2015 Google avait réorganisé ses activités sous un nouveau nom pour sa maison-mère : Alphabet. À l’époque, l’objectif de l'entreprise était de montrer au monde entier que Google ne se limitait pas à un moteur de recherche. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a marché ! On vous parle en effet régulièrement de DeepMind, sa filiale dédiée aux Intelligences Artificielle par exemple. Et bien c’est exactement le même combat que mène Facebook. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe fondé par Mark Zuckerberg a largement diversifié ses activités ces dernières années avec l'acquisition d'Instagram, mais aussi de WhatsApp ou encore des casques de réalité virtuelle Oculus.


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    3 min
  • Le télescope Integral tout proche de la catastrophe ?

    Parmi tous les satellites et télescopes présents dans l’espace pour nous aider à percer les mystères de l’univers, se trouve Integral. Ce dernier observe les sources d’émissions gamma depuis 19 ans déjà pour le compte de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Mais si l’on en parle aujourd’hui, c’est qu’en septembre, ce formidable instrument est passé tout près de la catastrophe.


    Avant de rentrer dans le détail des petits soucis du télescope Integral, intéressons-nous à sa mission. Je vous le disais, l’objectif de cet instrument est d’observer les sources d’émissions gamma, ou plus précisément, certains des événements les plus mystérieux de notre univers comme les trous noirs, les étoiles à neutron, les nuages de gaz ou les supernovas. Avec des trajectoires orbitales l’emmenant entre 1900 et 147 000 kilomètres d’altitude, autant dire que les trois centres de contrôles en charge de son suivi ont fort à faire pour éviter les accident, l’ESOC aux Pays Bas, l’ESAC près de Madrid en Espagne, et les équipes de maintenances d’Airbus en France. Malgré son âge, le télescope continue de fournir des résultats précieux pour cartographier les sursauts gamma.


    Cependant, le 22 septembre dernier, l’instrument a commencé à dévier de sa trajectoire alors qu’il traversait la ceinture de Van Allen. Cette zone est un concentré de particules ionisantes qui entoure la Terre et est notamment à l’origine des aurores boréales. Si ces radiations sont dangereuses pour les astronautes, ce n’est pas le cas pour les satellites et télescopes… sauf pour Integral. La faute à une décharge électromagnétique qui a littéralement paralysé une partie de son système de guidage. En temps normal, le télescope se serait mis en « mode de sauvegarde » et aurait enclenché ses propulseurs principaux, le temps d'envoyer l'alerte sur Terre… sauf que ces fameux propulseurs sont en pannes depuis plusieurs années. Heureusement, les équipes en charge de la mission ont rapidement détecté le problème. Sauf, que même en remettant l'équipement en marche, Integral tournait sur lui-même, ne lui laissant plus que trois heures d'autonomie ! Finalement, c’est en fin d’après-midi que le télescope a retrouvé son état normal, ses panneaux faisaient de nouveau face au Soleil. Depuis le 1er octobre, Integral est de nouveau opérationnel et devrait poursuivre sa mission au moins jusqu’au 31 décembre 2022.


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  • Argentine, le plus gros piratage de l’histoire ?

    Aujourd’hui place à une histoire qui fait vraiment froid dans le dos et qui va sans doute pousser pas mal de personnes à reconsidérer la sécurité de leurs données personnelles. Direction l’argentine pour une histoire de piratage hors du commun. Un hacker aurait profité d'une infime faille dans le système informatique du ministère de l'Intérieur du pays afin de dérober l’intégralité de la base de données. Autrement dit, le pirate se trouve maintenant en possession des documents d’identités de plus de 45 millions d’argentins, ainsi que d’autres documents plus sensibles.


    Oui, vous avez bien compris, un pirate informatique s’est emparé des documents d’identité des 45 millions de citoyens argentins. C’est tout du moins ce qu’affirme le hacker, de son pseudo AnibalLeaks. Dans le détail, l'opération a eu lieu en septembre et a touché l'agence Renaper (Registro Nacional de las Personas), l’équivalent de notre Répertoire national d’identification des personnes physiques en français, qui permet de vérifier les documents d’identité des personnes nées dans le pays. Plus simplement, c'est cet organisme qui délivre les cartes d'identité en argentine. 


    Ceci dit, les données stockées sur les serveurs du Renaper servent aussi à d'autres services publics argentins. Une interconnexion visiblement vulnérable puisque le gouvernement a expliqué que le pirate se serait introduit dans le système informatique de l’agence via une faille d’un autre ministère. En clair, le pirate aurait profité d’une brèche présente dans le compte VPN d’un agent du ministère de la Santé. Vous commencez à les connaitre, les VPN ce sont ces logiciels permettant de chiffrer ses données sur internet en utilisant des serveurs. Je vous invite d’ailleurs à écouter l’épisode de Tech sur le sujet si vous voulez en savoir plus. 


    Pour l’instant, le gouvernement argentin affirme qu’aucune donnée n’aurait fuité. Ce n’est pourtant pas ce qu’affirme le pirate, qui lui prétend le contraire et aurait même déjà commencé à louer l’accès à cette base de données sur des forums de hackers. Preuve de sa sincérité effrayant, AnibalLeaks aurait même proposé au site d’information spécialisé en cybersécurité The Record d’accéder aux informations personnelles de l’un des argentins de son choix. Par la suite, le pirate a affirmé au média, je cite, « je vais peut-être publier le nom d’un ou deux millions de personnes dans quelques jours ».


    Ceci dit, ce n’est pas la première fuite de données majeure que connait l’Argentine… le pays avait déjà été touché par des attaques en 2017 et 2019, quand les noms et adresses de certaines personnalités politiques et membres des forces de l’ordre avaient été mises en lignes. Là, le piratage est d’une toute autre ampleur puisque l’ensemble du pays est concerné, dont des personnalités de premier plan comme le footballeur Lionel Messi, son coéquipier en sélection nationale Sergio Aguero, et même le président du pays Alberto Fernandez.


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  • Android trop laxiste sur les données personnelles ?

    La confidentialité des données personnelles est une question majeure aujourd’hui quand on parle d’internet. Si Google a été pointé du doigts comme de nombreuses applications pour smartphone pour siphonner un trop grand nombre d’informations à propos de ses utilisateurs, c’est désormais au tour de son système d’exploitation Android d’être mis en cause. D’après des chercheurs britanniques et irlandais, l’OS laisserait fuiter de nombreuses données à l’insu des usagers.


    Dans le détail, cette étude réalisée par des chercheurs de l'Université d'Édimbourg en Écosse et du Trinity College à Dublin en Irlande, révèle de nombreux soucis liés à la confidentialité des données sur les smartphones, plus précisément à cause de certaines applications préinstallées Les constructeurs comme Samsung, Xiaomi et Realme seraient en effet les plus exposées, tout comme Huawei, puisque des données continuent de transiter jusqu’à Google grâce aux éditeurs tiers, et ce, même si la marque chinoise sera à l’avenir privé des services du géant américain.


    En fait, ces données sont collectées par le constructeur du smartphone puis transmises à Google ainsi qu’aux nombreux tiers comme Microsoft, Facebook etc... Il peut s’agir des systèmes d'identification du smartphone, de l'historique d'utilisation des applications, des données de télémétrie et j’en passe. Autre problème, plus précisément chez Xiaomi, Realme et Huawei, certaines applications transmettraient des données de façon chiffrée mais qui pourraient tout à fait être interceptées par un tiers et facilement déchiffrées… d’autant que ces informations sont envoyées même quand le smartphone n’est pas utilisé. Pire encore d’après l’étude, si l'utilisateur réinitialise ses identifiants publicitaires chez Google, le système va quand même pouvoir faire un lien avec l'activité précédente grâce à plusieurs méthodes, comme l'accès au numéro Imei ou à la carte SIM, l’adresse IP du smartphone et même les données de localisation.


    Pour finir, faire don de ses données personnelles est devenu le tarif à accepter pour pouvoir utiliser de façon fluide un smartphone et l'ensemble des services qu'il propose. Face aux conclusions de cette étude, le site BleepingComputer a interrogé un porte-parole de Google sur cette pratique. Ce dernier a souligné que la collecte de certaines informations, comme l'Imei du mobile est essentielle afin de pouvoir délivrer des mises à jour critiques adaptées et fiables sur une multitude d'appareils. Pas de quoi se sentir impuissant pour autant face à Google, car il existe un certain nombre de techniques pour renforcer la protection de vos données, comme limiter au maximum le partage de données dans vos paramètres, ainsi que d’utiliser des applications alternatives davantage respectueuses de votre vie privée. 


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  • Les États-Unis, n° 1 du minage de cryptomonnaies ?

    Les cryptomonnaies sont devenues incontournables quand on parle digital et finances. Ces dernières années, nombreux sont les internautes à s’être lancé dans le minage du bitcoin notamment dans l’espoir d’y faire fortune. Ceci dit, on ne compte plus le nombre d’histoires concernant les fermes illégales en Europe de l’Est ou en Asie utilisant frauduleusement le réseau électrique pour miner des monnaies virtuelles… Un fléau que la Chine a décidé d’endiguer il y a peu, poussant les mineurs du pays à l’exil.


    Alors que la Chine a longtemps été le refuge de nombreuses fermes de serveurs pour miner des cryptomonnaies, une étude de l’université de Cambridge publié mi-octobre expliquait que la situation s’était brutalement renversée au profit du rival américain. Les Etats-Unis ont en effet détrôné la Chine avec une croissance du minage de 428 % en une seule année ! À l’inverse, la part de marché de la Chine à chuté pour atteindre quasiment zéro, alors qu’il y a un an, elle en contrôlait plus de 67%. Comme vous le savez, la raison principale de ce changement brutal vient directement des dirigeants Chinois qui ont décidé de bannir le minage du pays. Pour rappel, le parti communiste au pouvoir estime que le minage ne lui permet pas de respecter ses engagements climatiques, et notamment d’atteindre la neutralité carbone. Sur ce point, difficile de le contredire, d’autant que l’électricité chinoise provient en grande partie des centrales à charbon. Par ailleurs, le gouvernement estime que les cryptomonnaies favoriseraient les activités illégales dans le pays, notamment quand ces fonds viennent de nations étrangères. Une fausse excuse sur la forme comme dans le fond puisque la Chine œuvre en coulisse pour imposer sa propre monnaie digitale officielle sur son territoire.


    Par la force des choses, les fermes de minage ont cherché une autre terre promise, et ont finalement trouvé refuge aux États-Unis. Avantage principal par rapport à la Chine, le coût de l'électricité. L’état du Texas par exemple affiche l’un des tarifs les moins chers du monde, avec une part d’énergie renouvelable de 20 %. L'état de New York se présente comme un champion de la production hydro-électrique, sans oublier quelques centrales nucléaires, quand Washington revendique également une forte part d'hydro-électrique dans son mix énergétique. 


    Une véritable aubaine pour les mineurs, et la possibilité de faire taire une partie des critiques quant à l’impact environnemental du minage. D’autre part, il faut savoir que les Etats-Unis se sont longuement préparés à l'accueil des mineurs en investissant massivement dans des structures adaptées depuis bientôt deux ans. Ainsi, d’après l'étude de l’université de Cambridge University, le classement des pays leader en termes de minage à la fin de l’année 2021 consacre les Etats-Unis avec plus de 35% de part de marché, suivi du Kazakhstan à 18%, puis de la Russie à 11% pour compléter le podium. 


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  • Pourquoi le métaverse passionne-t-il les géants de la Tech ?

    Après Facebook et Tencent, c’est au tour du géant chinois Alibaba de s’intéresser au métaverse. L’objectif serait de permettre aux internautes de vivre de nouvelles expériences dans le monde virtuel à travers trois de ses marques : « Ali Metaverse », « Taobao Metaverse » et « DingDing Metaverse ».


    Avant toute chose, qu’est-ce donc que le métaverse ? Et bien en toute honnêteté, difficile de donner une définition précise. Ceci dit, le directeur de la technologie de Facebook Andrew Bosworth, a tout de même tenté d’en définir les contours… je cite : « il s’agit d'un ensemble d'espaces virtuels que vous pouvez créer et explorer avec d'autres personnes qui ne se trouvent pas dans le même espace physique que vous. L'occasion de passer du temps avec vos amis, travailler, jouer, apprendre, faire du shopping, créer et bien plus encore ». Bref, rien de bien révolutionnaire sur le papier, puisque si l’on interprète ces propos, il s’agirait de condenser tout ce qu’offre internet sur une plateforme de type réseau social. D’ailleurs, Facebook travaillerait très assidument sur un projet de métaverse et a même décidé d'y consacrer 50 millions de dollars.


    Au cours des dernières semaines, de nombreuses startups chinoises ont également manifesté leur intérêt pour développer des technologies permettant de vivre des expériences dans le monde virtuel. Certaines spécialisées dans la réalité virtuelle et la réalité augmentée ont même reçu des investissements importants… Vous sentez que la notion de métaverse est en train de se préciser ? Car si l’on rajoute les principes de réalité virtuelle et de réalité augmentée, on se dirige clairement vers une sorte de matrice à la Matrix, ou bien d’un monde à la Ready Player One, film de Steven Spielberg sorti en 2018. D’ailleurs, tout s’est accéléré pendant la pandémie de Covid-19 avec l'organisation de concerts virtuels dans Fortnite, ce qui peut aider à se figurer d’une autre façon le principe de metaverse.


    Pour en revenir à Alibaba, cette obsession soudaine pour les métaverse est une réponse directe à Tencent, propriétaire de l’application WeChat. En effet, cet autre géant chinois a également déposé en septembre une demande d'enregistrement pour une centaine de marques liées au métaverse, dont « QQ Metaverse », « QQ Music Metaverse » ou encore « Kings Metaverse ». De son côté, ByteDance, maison mère de TikTok, a fait l'acquisition de Pico, une société de réalité virtuelle dont la valeur atteint désormais plus de 700 millions d’euros. Preuve que le métaverse est un secteur d’avenir, et même s’il n’en est qu’à ses débuts, un rapport de Bloomberg Intelligence estime que cette nouvelle technologie pourrait peser plus de 800 milliards de dollars d'ici 2024...


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  • Un bonnet de nuit pour nettoyer votre cerveau ?

    Si vous écoutez régulièrement ce podcast, alors vous savez que l’on vous parle souvent d’invention un peu décalé, voire complètement folles. Et bien l’épisode du jour n’échappe pas à la règle puisque l'armée américaine vient de financer un nouveau projet pour améliorer les performances de ses soldats, un bonnet capable d’évacuation des déchets métaboliques du cerveau pendant le sommeil.


    Croyez-moi, c’est tout à fait sérieux, d’autant que l’armée américaine a quand même déboursée près de 3 millions de dollars pour financer ce projet… ou pour être plus précis, la première année de travail sur ce projet. Dans le détail, l'étude est menée par des ingénieurs de l’université Rice au Texas, en collaboration avec l'hôpital Houston Methodist et le Baylor College of Medicine. Il faut le préciser, le projet n'en est qu'à ses débuts. En fait, les chercheurs n'ont pas encore construit de prototype, mais savent déjà très précisément à quoi ils s’attaquent : le système glymphatique. Contrairement à d’autres organes, le cerveau fait appel aux astrocytes, des cellules nourricières et épuratrices, pour éliminer différents déchets dans le liquide entourant les vaisseaux sanguins du cerveau. Ensuite, les déchets passent dans le liquide cérébrospinal… c’est dans ce liquide que baigne le système nerveux central, la moelle épinière et plus globalement tout ce qui se trouve dans la boite crânienne… puis enfin les déchets passent dans le sang veineux avant d’être éliminé. Voilà très grossièrement résumé le système glymphatique.


    L’idée de l’armée est donc d’équiper un bonnet de capteurs pour mesurer le flux de ce liquide cérébrospinal. Les chercheurs prévoient également de mesurer l'activité électrique ainsi que le flux sanguin. Les données récoltées seront ensuite traitées par une intelligence artificielle ce qui permettra ensuite au bonnet d’intervenir directement sur le système glymphatique grâce à la stimulation électrique et des impulsions ultrasonores de faible intensité. Si l’expérience s’avère concluante, les soldats américains devraient alors être bien mieux reposés après une nuit de sommeil et donc bien plus performant sur le terrain. Il faudra tout de même faire preuve de patience, car les premiers résultats devraient être rendu public seulement l’année prochaine.


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  • Un système GPS gratuit pour tous ?

    Ce n’est pas un secret, la plupart de nos applications de géolocalisation marchent aujourd’hui grâce à des systèmes GPS, eux même fonctionnels grâce à des satellites envoyés dans l’espace. Evidemment, de tels systèmes coûtent cher à mettre en place. C’est pourquoi une partie des applications et boitiers GPS sont payant. Mais ce business pourrait rapidement être mis à mal puisque des chercheurs américains sont parvenus à pénétrer dans la constellation des 1700 satellites Starlink d’Elon Musk sans que personne ne s’en aperçoive.


    C’est lors de l’assemblée annuelle de l'Institut de navigation GNSS à Saint-Louis dans le Missouri que Zak Kassas et son équipe de l’Université de l’Ohio ont dévoilé les résultats de leur surprenante expérience. Avant de rentrer dans le détail, essayons de comprendre comment les satellites communiquent avec la Terre. En fait, les satellites envoient des ondes radio pour signaler leur position dans l’espace, ce qui permet ensuite à un récepteur sur Terre de déterminer sa propre localisation grâce à la technique de triangulation. Avant d’arriver au récepteur, le signal radio est déformé par l’effet Doppler, ce qui veut dire que les ondes s'allongent ou se raccourcissent selon la distance. Ainsi, avec ce décalage et en enregistrant plusieurs signaux sur une période donnée, on peut donc déterminer la position d’un satellite. C’est exactement ce qu’ont fait Zak Kassas et son équipe grâce à leur propre antenne installée sur le toit du campus de l’Université de l’Ohio. Après avoir capté les ondes électromagnétiques de six satellites durant 800 secondes (environ 13 minutes), les données récoltées ont été confiées à un algorithme. Ce dernier a ensuite pu déterminer la géolocalisation des chercheurs avec une précision de quasiment 8 mètres, et ce, sans utiliser la moindre donnée GPS piochée dans la base Starlink.


    Pourquoi avoir utilisé les satellites Starlink ? Et bien tout simplement parce qu’ils sont envoyés en orbite basse, soit entre 500 et 1300 kilomètres d’altitude, ce qui offre une bien meilleure précision, contrairement aux autres satellites envoyés en orbite moyenne. Leurs signaux sont beaucoup plus puissants et moins sensibles aux interférences… en clair, la cible idéale pour ce genre d'expérience. De plus, la constellation Starlink devrait à terme compter à terme 12 000 satellites, ce qui signifie que leur précision va continuer à s'améliorer. Zak Kassas et son équipe affirment qu’avec cette expérience, ils pourront d’ici peu estimer leur position en temps réel (sans le délai de 13 minutes) en utilisant seulement quatre signaux satellites Starlink


    De quoi imaginer un véritable système de navigation autonome alternatif. Car on le rappel, ce système de géolocalisation ne se basent pas sur des données GPS préexistantes, notamment utilisées dans la programmation des drones par exemples, mais bien les signaux radio des satellites, ce qui est beaucoup plus difficile à manipuler et donc à pirater. Au final, le grand perdant dans cette affaire c’est Elon Musk. Le milliardaire ne touchera pas un seul centime sur la technologie développée par l’université de l’Ohio En effet, difficile de cadenasser la trajectoire d’une onde radio sans qu’elle ne soit interceptée par un tiers. 


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