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Les fans d'Apple et utilisateurs d’iPhone sont ravis, ils jouissent depuis une semaine maintenant de la version finale d’iOS 15 sur leur téléphone. Censé améliorer considérablement FaceTime, iMesage et même ajouter le combo 3D/réalité virtuelle à Apple Maps, il se trouve que cette nouvelle version ne fait pas que des heureux. En particulier les experts en cybersécurité et les chasseurs de bugs, qui à peine quelques heures après la sortie de l’OS ont révélé de graves failles dans la protection des données.
En effet, le jour même de la sortie d'iOS 15, le chercheur en cybersécurité Jose Rodriguez a publié une faille présente dans le nouveau système d'exploitation, à savoir : accéder au contenu de l'application « Notes » directement depuis l'écran de verrouillage. En fait, la faille utilise l'assistant Siri pour activer le logiciel de lecture d'écran VoiceOver. S’en suit quelques manipulations dans le chronomètre, et Jose Rodriguez accède au contenu des notes enregistrées sur l’iPhone. Si ce n’était que ça, on pourrait relativiser un peu et se dire que ce n’est pas si grave. Mais le chercheur montre même comment copier le texte et le transférer à un autre smartphone. Pour se faire, il lui suffit de refuser un appel entrant, ce qui lui permet alors d’envoyer un message, et donc de coller le contenu des notes, le tout sans jamais déverrouiller le smartphone. Vous en voulez encore ? Jose Rodriguez vous a entendu et va encore plus loin, puisqu'il va jusqu’à montrer une technique pour connaître le numéro de téléphone de l'appareil. Toujours sans déverrouiller l’iPhone, ce dernier créé un lien dans une note ce qui lui permet de lancer un appel.
Bon, pour être honnête, cette faille est loin d’être dramatique, puisqu’il faut quand même que la personne malveillante ait un accès physique au téléphone et que Siri y soit activé. Mais si le chercheur a choisi de dévoiler cette faille en montrant le détail de sa méthode, c’est principalement pour dénoncer les incohérences du programme Bug Bounty d'Apple, permettant à toute personne découvrant une brèche d’être rémunéré. Le spécialiste affirme avoir déjà reçu 25 000 dollars pour ce genre de faille, contre 5.000 dollars seulement pour une faille plus grave, d’autant que le GAFAM peut mettre plusieurs mois avant de donner suite à un signalement. Jose Rodriguez explique qu’il avait déjà notifié deux problèmes de sécurité à Apple par le passé permettant de contourner l'écran de verrouillage. Toutefois, il indique que la solution trouvée appliquée dans les dernières mises à jour n'a fait qu’amoindrir le problème sans le corriger pour autant, d’où la découverte de cette nouvelle faille.
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Il ne vous a pas échappé qu’une pénurie assez violente touche le secteur de la tech ces derniers temps, on en parle d’ailleurs très régulièrement dans ce podcast. Un autre point que vous commencer également à connaitre est celui de la dépendance du continent Européen à l’Asie en matière de composants électroniques. En effet, l’industrie des semi-conducteurs a quasiment disparu du vieux continent, forçant nos entreprises à s’approvisionner en Chine notamment. Ceci dit, l’Europe a bien conscience du problème et serait bien décidée à le résoudre en investissant massivement.
Il y a quelques jours, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen tenait son discours annuel sur l'état de l'UE. L’occasion d’insister sur l'importance d'investir massivement dans la souveraineté numérique européenne, qui est « un sujet décisif ». Et les intentions de la présidente son très claires sur ce dossier, « nous allons présenter une nouvelle loi européenne sur les semi-conducteurs. L'objectif est de créer un écosystème européen à la pointe de la technologie, incluant la production. Cela sécurisera nos approvisionnements et développera de nouveaux marchés pour la technologie européenne ». Une tâche ardue que certains annoncent même comme impossible, ce qui n’entame pas pour autant la détermination d’Ursula von der Leyen.
De son côté le commissaire européen Thierry Breton a précisé je cite que « la course aux puces les plus avancées est une course au leadership technologique et industriel ». Ce dernier ajoute également que l'ambition européenne engloberait la recherche, la capacité de production et la coopération internationale. Mais le commissaire l’avoue lui-même, je cite, « l'idée n'est pas de tout produire par nos propres moyens, ici en Europe, mais de diversifier nos chaînes d'approvisionnement afin de réduire notre dépendance vis-à-vis d'un seul pays ou d'une seule région », comprenez par là la Chine et l’Asie.
Une décision qui a fort logiquement ravi les dirigeants de l’entreprise Intel. Il y a quelques jours, nous vous expliquions dans un double épisode dédié à la pénurie que le géant américain voulait investir massivement, jusqu’à 80 milliards de dollars en Europe sur cette question. Une ambition qui à n’en pas douter sera largement soutenue par les institutions européennes puisqu’elles partagent le même objectif final : redonner sa souveraineté à l’Europe dans le domaine. Et si cela doit passer par le monopole industriel d’Intel dans ce domaine, alors il semble que tout le monde y trouve son compte… sauf peut-être la concurrence.
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C’est un affrontement sur fond de procès et de recours au tribunal que l’on aurait presque oublié et qui a pourtant rythmé le début d’année : Epic Games contre l’Apple Store. Et bien un arrêt a finalement été rendu le 10 septembre, mais sans véritablement donner de vainqueur clair pour l’instant.
C’est la juge Yvonne Gonzalez Rogers du tribunal fédéral d’Oakland en Californie qui a dû trancher l’épineuse affaire opposant Epic Games à Apple. Pour rappel, Epic Games, éditeur du célèbre jeu en ligne Fortnite était mécontent de la politique de l’App Store et a décidé il y a un peu plus d’un an d’introduire un système de paiement sur l’application du jeu dans sa version iPhone, violant délibérément les politiques du Store d’Apple à ce sujet. Le but était de contourner les 30% de commission récupérée par la marque à la pomme sur tous les paiements faits sur le jeu via l’Apple Store. Ni une ni deux, Apple a tout simplement supprimé Fortnite de son catalogue d’application, ce qui a poussé Epic Games à porter l’affaire en justice pour mettre fin à ce qu’elle considère comme une pratique anticoncurrentielle et monopolistique.
Un peu plus de quatre mois après le début du procès, la décision est tombée. Epic Games écope d’une amende de 6 millions de dollars pour avoir contourné les règles d’Apple avec son système de paiement intégré au jeu. Double peine : l’entreprise de Tim Cook n’est même pas obligée de réintégrer Fortnite à l’App Store ni aucun autre service d’Epic Games. Ceci dit, la défense d’Apple a été mise à rude épreuve à plusieurs reprises.
Malgré sa décision, la magistrate explique je cite que « les preuves suggèrent effectivement qu'Apple est proche d'un pouvoir de monopole ». Selon elle, la concurrence d’une boutique d’application tierce ne ferait pas de mal étant donné que la marge de 30% imposée serait plus que confortable. Toutefois, la juge Rodgers a retenu l’argument de la firme sur la sécurité de son iPhone, ainsi que la nécessité d’une licence pour rémunérer la propriété intellectuelle d’Apple. Petite victoire toutefois pour Epic Games, l’arrêt de la juge Rogers permet dorénavant aux développeurs d’ajouter un lien ou un bouton redirigeant l’utilisateur vers un système de paiement extérieur sans craindre des sanctions. D’après la magistrate, interdire les développeurs d’informer leurs utilisateurs de la disponibilité de moyens de paiement alternatifs et extérieur à l’App Store était contraire à la loi californienne sur la concurrence. L’éditeur de Fortnite compte désormais prendre sa revanche lors d’un nouveau procès en appel, dont la date n’a pas encore été fixée.
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C’est une info dont l’écho médiatique a été très limité ces derniers jours, mais qui est néanmoins un grand pas en termes de sécurité informatique : la première édition du G7 des autorités de protection des données a eu lieu les 7 et 8 septembre dernier au Royaume-Uni. Un G7 en présence du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, des États-Unis et du pays hôte le Royaume-Uni pour évoquer plusieurs sujets majeurs liés à la cybersécurité alors que le nombre de signalement pour violation des données personnelles devrait doubler en 2021 d’après les experts.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’heure de l’intelligence artificielle et des technologies de pointe, un rendez-vous annuel entre les autorités de protection des données de ces 7 grands pays devient quasiment indispensable. Car dans ce contexte, les experts estiment que les cyberattaques contre les logiciels open source devraient augmenter de 650% cette année, par rapport à 2020. Pour sa part, la CNIL prévoit que les signalements de violations de données personnelles devraient carrément doubler au cours de l'année. On en a eu d’ailleurs un exemple très concret la semaine dernière avec l’épisode sur la fuite de près d’un millions et demi de données médicales aux Hôpitaux de paris.
C'est donc pour tenter de trouver des solutions au niveau mondial que ce G7 de la protection des données s'est réuni au début du mois en visioconférence. D’après les premiers échos officiels, les représentants des 7 pays concernés ont discuté je cite « des grands enjeux de la régulation du numérique au niveau international ainsi que la nécessité d’une coopération plus étroite entre les régulateurs ». Dans le détail, la réunion a notamment abordé la question de l’avenir du suivi en ligne, l'innovation technologique dans le contexte de pandémie, la circulation des données à l’échelle internationale et leur accès par les gouvernements, comment concevoir l’intelligence artificielle dans le respect de la protection des données personnelles ou encore comment élaborer un cadre pour le transfert international des données personnelles ?
Sur ce dernier point, le G7 précise « qu’il est essentiel que les organismes de régulation de différents pays coopèrent pour éviter l’arbitrage réglementaire et une asymétrie de la rapidité et des niveaux de protection des droits ». Traduction, coopérer pour éviter qu’un pays comme la Chine ne décide de siphonner dans l’ombre les données de millions de personne dans leur dos. Un nouveau G7 des autorités de protection des données devrait avoir lieu l’an prochain, cette fois en Allemagne.
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C’est un chiffre qui peut paraitre impressionnant au premier abord : plus de 800 000 applications pour smartphones ont été retirés de l’Apple Store et du Google Play Store entre janvier et juin 2021. Si aucune raison précise n’a été avancée, l’étude d’où est tirée ce chiffre note toutefois un élément très intéressant et assez inquiétant : les applications supprimées visaient dans leur immense majorité des enfants.
C’est grâce à la plateforme Pixalate, spécialisée dans l’analyse et la protection contre la fraude, que l’on a pris connaissance de ce chiffre. D’après elle, la suppression de 813 144 applications pour être précis peut avoir deux raisons majeures : soit ce sont les développeurs eux-mêmes qui ont décidé de les retirer, soit ces applications violaient directement les politiques de l’App Store et du Play Store. Sauf que si l’on lit entre les lignes, les détails qu’apporte Pixalate penchent quand même davantage pour la seconde option.
Plus précisément, c’est sur le Play Store de Google que la majorité des applications ont été supprimées avec environ 589 000 contre 224 000 sur l’App Store. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, certaines sont loin d’être de petits services puisqu’elles ont été téléchargées 9,3 milliards de fois sur le Play Store au total et reçu près de 22 millions d’avis d’usagers sur l’App Store. Mais comme je vous le disais, le plus inquiétant concerne le public-cible de ces applications. 86% d’entre elles étaient destinées aux enfants de moins de 12 ans pour le store Google. Un chiffre qui flirte même avec les 90% pour Apple. Ceci dit, pour quelles raisons ces applications ont été supprimées ? Sur le Play Store, Google explique qu’il s’agissait de problèmes liés aux règles de confidentialités dans un quart des cas, mais qu’à plus de 66% ; ces applications demandaient des autorisations dangereuses. Pour Apple, près de 6 applications sur 10 avaient aussi des soucis de confidentialité.
Si la démarche des deux stores les plus populaires du monde semble vertueuse, Pixalate relève tout de même un angle mort assez inquiétant : une fois téléchargées les applications restent installées sur le téléphone des usagers quand bien même elles seraient supprimées du store. Soyez donc prudent et vérifiez bien si vos applications sont toujours disponibles. Dans le cas contraire, il est vivement conseillé de les désinstaller. Ceci dit, vous ne devriez pas avoir trop de soucis à vous faire, car d’après le rapport, la France ne ferait pas partie des pays les plus affectés par les suppressions.
Rapport : https://www.pixalate.com/hubfs/Reports_and_Documents/Mobile%20Reports/2021/App%20Reports/Delisted%20Apps/Pixalate%20-%20H1%202021%20-%20Delisted%20Apps%20Report.pdf
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Ce n’est pas un secret, les français sont bien trop laxistes sur la sécurité de leurs mots de passe. Souvent trop simple et trop facile à deviner, cette sécurité n’est plus si efficace que cela, au point de pousser Microsoft à prendre une décision radicale : leur suppression pure et simple ! Les mots de passe seront à l’avenir remplacés par l’application Microsoft Authenticator.
Si l’on regarde de plus près, la suppression des mots de passe est un projet sur lequel Microsoft travaille depuis un long moment. Vous l’avez peut-être déjà remarqué si vous utilisez Windows 10, il faut désormais utiliser un code PIN, une empreinte digitale, ou encore la reconnaissance faciale pour se connecter à sa session. Et bien d’ici peu, les choses seront encore plus simples et sécurisées, puisqu’il suffira d'approuver une nouvelle connexion à son compte via l’application Microsoft Authenticator sur smartphone. En clair, si vous voulez vous connecter à votre session, le système enverra une notification à votre téléphone, et vous n’aurez qu’à appuyer sur le bouton Oui pour accéder à votre session.
La technique n’est pas nouvelle et est déjà utilisée par Google pour se connecter à Gmail. D’après Microsoft, ce système d’authentification simplifié empêchera toute attaque de type phishing ou « password spraying », où des pirates tentent tous les mots de passe les plus courants pour accéder au compte. Il sera donc impossible pour les pirates de se connecter à une session sans avoir le téléphone de leur victime à portée de main.
Pour utiliser ce nouveau système, les utilisateurs devront au préalable télécharger l'application Microsoft Authenticator puis la lier à leur compte Microsoft. Il leur faudra ensuite se connecter puis sélectionner l’option « Compte sans mot de passe ». À noter qu’il ne s’agit que d’une option et que les adeptes des mots de passes pourront quand même continuer à utiliser cette méthode, qui plus est redoutablement efficace si le code choisi est compliqué. Pour rappel, il est recommandé d’utiliser un code d’au moins une dizaine de lettres, accompagnées de chiffres et de caractères spéciaux comme le @ ou le +… Et pour les curieux, vous pouvez visiter le site howstrongismypasswords.com qui vous indiquera à quel point votre mot de passe est fort ou pas.
https://www.howstrongismypasswords.com/
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Une fois n’est pas coutume, le réseau social TikTok se retrouve à nouveau au cœur d’une polémique à propos des données de ses usagers. La Data Protection Commission (DPC) basée en Irlande a annoncé l’ouverture d’une enquête contre la semaine dernière, soupçonnant le réseau social le plus populaire du moment d’envoyer de façon irrégulière des données en Chine et de ne pas suffisamment protéger celles des mineurs.
Que dit le règlement européen sur la question ? Et bien qu’un service numérique ne peut transférer ses données vers un pays tiers QUE si le pays destinataire est aussi protecteur que l’Union européenne... ce qui, vous en conviendrez, n’est clairement pas le cas de la Chine. En fait, la DPC craint que les données des utilisateurs européens ne soient utilisées pour de la surveillance par la Chine. Pourquoi la Chine ? Et bien parce que TikTok appartient à l’une des plus grosses sociétés technologiques chinoises du nom de ByteDance. En 2020, l'administration Trump avait justement banni temporairement TikTok de l'App Store et du Google Play Store américain en raison de forts soupçons sur le transfert de données vers des serveurs chinois. Si le nouveau président Joe Biden a depuis levé les sanctions contre le réseau social, Tik Tok reste étroitement surveillé de l’autre côté de l’atlantique.
Comme je vous le disais, l’un des points clé de l’affaire concerne le traitement des données des mineurs et l’interdiction d’accès aux mineurs de moins de 13 ans. Selon TikTok, d’importantes mesures ont été mises en œuvre, je cite, « pour protéger les données des utilisateurs, notamment les plus jeunes ». Et il est vrai qu’en janvier 2021, tous les comptes des moins de 16 ans ont été directement placés en privé.
De ce fait, la DPC tient dans ses mains un dossier sacrément épineux et pourrait affecter la politique européenne toute entière sur la question des données. Car sur le continent, l’Irlande a une place très spéciale. Le pays accueille en effet beaucoup de sièges européens de géants du numérique, dont TikTok, grâce à sa fiscalité attrayante. Ce n’est donc pas une surprise si la DPC se retrouve régulièrement en première ligne pour faire appliquer le règlement européen sur la protection des données. En guise de sanction, le réseau social risque une amende qui pourrait atteindre jusqu’à 4% de son chiffre d’affaires.
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La semaine dernière, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris expliquait qu’elle avait subi une attaque informatique d’une ampleur inédite, ayant entraîné la perte de plus d’un million et demi de données médicales. Une attaque portée directement contre un service sécurisé de partage de fichiers utilisé à la fois en interne et en externe.
Si l’on ne sait pas précisément quant à eu lieu le piratage, l’AP-HP parle pour la part du cœur de l’été… De façon très transparente, l’organisme indique que le service touché avait été utilisé il y a un an en soutien et en complément du système d'information national de dépistage SI-DEP, qui rencontrait alors des problèmes techniques. On le précise, ce n'est pas le SI-DEP qui est concerné par l'attaque, mais bien le système sécurisé de partage de fichiers de l'AP-HP. Dans le cadre des tests de dépistage du COVID, ce dernier avait permis de transmettre des données utiles au suivi des patients à l'Assurance Maladie et aux différentes Agences Régionales de Santé.
Dans le détail, il semblerait que l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris ait été victime de failles logicielles de sécurité, prouvant que les institutions sont encore très loin d’être pleinement protégées contre les brèches informatiques. En fin de semaine, nombreux étaient d’ailleurs experts de la cybersécurité à déplorer un certain amateurisme. Et parmi les données volées, se trouvent notamment l'identité de millions de personnes testées autour de mai 2020, leur numéro de sécurité sociale, leurs coordonnées, l'identité et les coordonnées des professionnels de santé présents, et bien entendu les résultats en question.
Ceci dit, il semblerait que les personnes concernées par cette fuite soient dans l’immense majorité des résidents d’île de France… De quoi limiter quelque peu l’impact géographique de ce vol de données. L’affaire est désormais entre les mains de l’ANSSI, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d'information et de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés).
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Vous le savez, Instagram est le réseau social de l’image. C’est d’ailleurs son principe de base puisqu’on n’y retrouve que des photos et des vidéos… Un système qui d’après le Wall Street Journal ne serait pas vraiment sain. La semaine dernière, le média américain relayait plusieurs études menées ces trois dernières années par les chercheurs de la maison mère Facebook, et dont les conclusions sont plutôt accablantes : Instagram serait je cite « nocif pour de nombreux jeunes utilisateurs, en particulier les adolescentes ».
Dans le détail, ces études datées de 2019 expliquent qu'Instagram aggraverait le problème de l'image corporelle pour une adolescente sur trois. Pour appuyer son propos, le Wall Street Journal cite des documents internes de Facebook selon lesquels, des adolescents auraient également vu leur taux d'anxiété et de dépression augmenter à cause du réseau social... À la lumière de ces révélations, Instagram a préféré esquiver le débat, rejetant la faute sur les réseaux sociaux de manière générale, expliquant je cite que « la question qui préoccupe de nombreuses personnes est de savoir si ces derniers sont bons ou mauvais ».
Le moins que l’on puisse dire, c’est que sur ce point, Instagram n’est clairement pas à son avantage. En effet, de nombreux utilisateurs, ainsi que les groupes de défense ont critiqué le réseau social, l’accusant d’abriter des contenus nuisibles pour la jeunesse. On vous en parlait au début de l’année, Instagram avait même prévu un temps de lancer une plateforme dédiée pour les moins de 13 ans, sans donner aucune nouvelle à ce sujet depuis.
De plus, toujours d’après le Wall Street Journal, Facebook aurait exempté des millions de célébrités, de politiciens et d'autres utilisateurs bien précis de ses propres règles communautaires dans le cadre d'un programme appelé XCheck. D’après Facebook, ce test était destiné je cite à appliquer « un deuxième niveau d'examen pour s'assurer que nous avons appliqué correctement nos politiques. Il n'y a pas deux systèmes de justice ; c'est une tentative de protection contre les erreurs ». Un examen a priori invisible pour le grand public, ce qui au final ne fait qu'augmenter les soupçons de favoritisme envers certains utilisateurs bien précis.
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Après de longs mois d'attente, Apple a enfin dévoilé son nouvel iPhone 13 la semaine dernière. Si en apparence, bien peu de choses le distingue de sa version précédente sortie l’an dernier, plusieurs nouveautés valent tout de même le coup d’œil et pourraient permettre à Apple d’enfin faire taire les critiques sur ses smartphones.
À l’œil nu on pourrait effectivement se dire que l’iPhone 12 et l’iPhone 13 sont quasi identiques avec le même châssis, la même diagonale d’écran, et un bloc d’appareils photo à peine remanié. Ceci dit, le volet photo gagne quand même en performance puisque d’après Apple, l’iPhone 13 offrira des images plus nettes et plus détaillées, notamment en basse lumière. Si le capteur grand-angle était réservé l’an dernier à l’iPhone 12 Pro Max, il devrait être présent sur toutes les déclinaisons de l’iPhone cette année.
Côté vidéo, l’iPhone 13 Pro et le Pro Max embarqueront avec eux le format d’enregistrement ProRes notamment utilisé par les professionnels pour ses couleurs plus fidèles et moins de compression. Ajoutez à cela la possibilité de filmer en qualité 4k60 images par secondes en Dolby Vision et le rendu promet d’être aussi impressionnant que celui des caméras professionnelles. Ceci dit, cette qualité d’image ne sera disponible que sur les Pro et Pro Max s dotés de 256 gigaoctets de stockage, la version 128 giga étant limitée au Full HD en 30 images par seconde. D’ailleurs, en parlant de stockage, Apple proposera désormais uniquement des smartphones avec au moins 128 giga d'espace, abandonnant définitivement la formule à 64 Go, ce qui, il faut bien le dire, est une excellente nouvelle.
Autre point notable, l’amélioration de l’autonomie, qui sur l’iPhone 13 mini augmente d’une heure et demi pour atteindre une capacité d’utilisation de 17h d’affilée. Une longévité qui monte même à 28 heures pour l’iPhone 13 et les versions Pro et Pro Max, et que la firme de Tim Cook explique par l’ajout d’une puce Apple A15 plus efficace, et des cellules de batterie plus grandes.
Enfin, la question épineuse : le prix. Pour l’iPhone 13 mini, comptez au minimum 809 euros pour la version 128 giga… l’iPhone 13 quant à lui courtera 100€ plus cher, soit 909€… Comptez en revanche plus de 1000€ pour les versions pro et pro max, plus précisément 1159€ minimum pour le pro et 1259€ pour le pro max. Pour ces deux modèles, il sera également possible d’augmenter la capacité de stockage jusqu'à 1 téraoctet… une option qui fait quand même grimper la facture de 600€, soit 1859€ pour un iPhone Pro Max avec mémoire extra large. Si les précommandes sont ouvertes depuis ce weekend, l’iPhone 13 est prévu pour débarquer en magasin ce vendredi 24 septembre.
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