Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Twitch piraté : que s’est-il passé ?

    Après Facebook et sa panne générale, c’est au tour d’un autre service très prisé des internautes de faire la une de l’actualité : Twitch. La plateforme de streaming de jeux vidéo d’Amazon a en subit l’une des fuites de données les plus importante de l’histoire d’internet, rien que ça. Les conséquences sont d’ailleurs très importantes, comme la divulgation des revenus générés par les plus gros streamers de la planète en deux ans.


    Il y a quelques jours, le site Video Games Chronicles rapportait la mise en ligne d'une archive regroupant de nombreuses informations sur Twitch et ses utilisateurs. Au sein du fichier d’une taille colossale de 135 gb, il était notamment possible de trouver la totalité du code source du service, des kits de développement mais aussi un projet nommé « Vapor » qui d’après les experts pourrait être un futur concurrent du magasin de jeu en ligne Steam. Mais ce qui a agité les réseaux sociaux ces derniers jours n’est autre que la liste des relevés de paiements des streamers les plus influents. Des sommes parfois très importantes qui dépasserait plusieurs millions d’euros dans certains cas. La communauté française n’est d’ailleurs pas épargnée puisque le streamer Zerator, bien connu pour la création du célèbre événement caritatif Zevent, fait également partie de cette liste. Si pour certains les sommes peuvent paraitre indécentes, d’autres prennent au contraire la défense des streamers expliquant qu’il ne s’agit pas de salaire, mais bien du chiffre d’affaires d’une entreprise réparti sur 26 mois.


    Les équipes de Twitch ont rapidement confirmé l'existence d'une faille, sans préciser sa nature, mais expliquant dans un bref communiqué je cite « qu’un tiers malveillant l’aurait exploité pour subtiliser toutes ces données ». Ceci dit, la plateforme se veut rassurante. À ce jour, aucune preuve attestant du vol des identifiants de connexion des utilisateurs n'aurait été trouvée. Semble-t-il que les numéros de cartes de crédit aient également été épargnés puisqu'ils ne sont pas directement stockés par Twitch. Autre point important pour les streamers, les clés de stream ont été réinitialisées par précaution. Les créateurs de contenu peuvent désormais en obtenir une nouvelle en se rendant sur le tableau de bord de leur compte Twitch. Mais la filiale d’Amazone va devoir se montrer très prudente… les pirates à l'origine de la fuite ont en effet promis qu'un nouveau fichier sera mis en ligne prochainement.


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    3 min
  • L’Europe en guerre contre la surveillance via IA ?

    C’est un nouveau champ de bataille sur lequel s’est engouffré l’Union Européenne. Les députés ont adopté une résolution concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle à des fins de surveillance par les forces de l’ordre, notamment dans un cadre judiciaire. Qu’est-ce que cela signifie ? Et quelles conséquences cela aura-t-il sur notre quotidien ? Réponse dans cet épisode.


    Précisément, le parlement européen demande la mise en place de garde-fous contre l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les systèmes reconnaissance faciale, ainsi qu’une supervision de cette technologie par des êtres humains qui seraient chargés de prendre les décisions finales. Je cite les eurodéputés : « cette technologie s'est avérée inefficace et conduit souvent à des résultats discriminatoires ». En effet, pour fonctionner pleinement une intelligence artificielle se base sur des critères bien précis et ne s’occupe pas d’éléments extérieurs subjectifs. C’est justement ce jugement très arrêté et froid qui inquiète les eurodéputés, pour qui je cite « l’IA identifierait incorrectement les minorités ethniques, les personnes LGBTQ+, les seniors et les femmes ».


    Par ailleurs, les députés demandent l’interdiction pure et simple de la reconnaissance automatisée des individus dans l'espace public, au nom du respect de la vie privée des citoyens… avec une exception dans le cadre d'une suspicion de crimes. Exemple de système à bannir selon les Eurodéputés : Clearview AI. Le logiciel est en effet particulièrement controversé pour le fait d’entrainer son système grâce à des milliards de photos récupérées sur Internet, ainsi que son utilisation par plusieurs agences gouvernementales et forces de l'ordre. 


    Dans le même temps, le parlement chercherait aussi à faire interdire l'utilisation de données biométriques pour identifier de façon automatisée les personnes et prédire leurs comportements, notamment aux frontières. Cependant, ce vote des eurodéputés portait sur une résolution. Cela n’a donc pas valeur de loi et ne présente aucune contrainte juridique pour les pays autoritaires qui décideraient quand même d’utiliser les IA à des fins qui bafoueraient les libertés individuelles. 


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    3 min
  • Un projet Intel plus gros que prévu en Europe ?

    Comme nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, Intel prévoit d’investir massivement en Europe pour développer une filière de semi-conducteur sur le vieux continent. Objectif : rendre l’Union Européenne indépendante vis-à-vis des marchés américains et asiatique, ce qui dans le même temps, assurerait une position de quasi-monopole pour Intel chez nous. Et avec les nouveaux détails ayant fuité ces derniers jours, il semblerait que le projet soit encore plus gros qu’attendu.


    Le PDG d’Intel Pat Gelsinger avait déjà évoqué ce projet il y a peu, et il semble aujourd’hui que le montant de l’enveloppe soit confirmé : Intel investira 80 milliards d’euro sur dix ans… et notamment dans la construction d’une usine nouvelle génération, surnommée je cite « la fabrique de puces la plus avancée au monde ». D’ailleurs, ces puces made in Europe devrait majoritairement approvisionner le secteur de l’automobile. C’est en tout cas ce que l’on peut retenir de l’intervention du président Gelsinger au salon de l’automobile de Munich en septembre. L’usine devrait également être équipé de machine locale, comme les Extreme Ultraviolet Lithography produites par le hollandais ASML.


    Pour atteindre sa vitesse de croisière en termes de capacité de production, la nouvelle usine d'Intel Europe devrait mobiliser pas moins de 10 000 employés. Pour l’instant, aucun site n’a été formellement identifié, même si certains médias spécialisés se font l’écho de discussion déjà très avancées entre Intel, et les dirigeants français, allemands, belges, polonais et hollandais ces derniers mois. Une chose est sûre, le nouveau site nécessitera non seulement une grande superficie, mais aussi un approvisionnement important en eau et en électricité. Avec ces éléments, on peut déjà dire sans trop se tromper que l’usine devrait être construite soit en bord de mer, soit près d’un fleuve, mais aussi non loin d’une centrale électrique qu’elle soit nucléaire, solaire ou hydraulique.


    Côté technique, Intel miserait sur le procédé de gravure, je cite à « ouverture numérique élevée » justement proposé par les machines du hollandais ASML, plus précisément en 2 nm. Pour rappel, Intel utilise actuellement une gravure en 10 nm et promet de passer sur une production en 4 nm, puis 3 nm, d'ici 2024. Chez la concurrence, TSMC et Samsung gravent pour l'instant leurs puces en 5 nm. Alors 2, 3, 4, 10 nm… qu’est-ce que ça signifie et à quoi ça sert ? Et bien il s’agit tout simplement de la finesse de gravure des puces. En réduisant leur taille, on peut tout simplement en mettre plus sur une même surface. Les puces peuvent alors effectuer plus de calculs sans consommer d'énergie supplémentaire. Au final, cet investissement colossal d’Intel s’inscrit dans une double logique : s’imposer en maitre sur ce marché en Europe, mais également éviter une éventuelle future pénurie de semi-conducteurs. 


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    3 min
  • La Xe symphonie de Beethoven achevée par une IA ?

    Ce n’est pas la première fois que l’on vous parle d’intelligence artificielle et de musique dans ce podcast. Et pour cause, l’IA pourrait à terme remplacer les artistes si l’on en croit certains experts. Une hypothèse pas si absurde que cela quand on sait qu’une IA est récemment parvenue à compléter la 10e symphonie inachevée de Beethoven. 


    En disparaissant prématurément à 56 ans en 1827, Ludvig von Beethoven laissait derrière lui une œuvre foisonnante, mais aussi une dixième symphonie incomplète… Il aura fallu attendre quasiment deux siècles pour enfin avoir une idée du résultat final. Dans le détail, l’expérience a démarré début 2019 à Salzburg en Autriche, sous l’impulsion de Matthias Röder, directeur de l’Institut Karajan dédié aux technologies de la musique, dont l’IA. Ce dernier a tout d’abord constitué une équipe chargée de rassembler le plus d’écritures possibles en rapport avec cette dixième symphonie, puis dans un second temps, les a chargé d’imaginer les parties manquantes en restant le plus fidèle au style du compositeur.


    Si elle s’est donnée corps et âme pour accomplir sa tâche, l’équipe n’a malheureusement pas été en mesure de rassembler suffisamment d’éléments pour permettre à l’IA de générer un morceau complet. Dernière solution, lui inculquer le processus créatif de Beethoven grâce à ses précédentes œuvres. En clair, l’intelligence artificielle a analysé dans le moindre détail la construction des symphonies. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre, l’apprentissage s’est fait très rapidement, au point de donner vie à un premier échantillon de la dixième symphonie en novembre 2019. Dix-huit mois de travail plus tard, les deux mouvements de 20 minutes de la dixième symphonie de Beethoven étaient achevés. Dernière étape pour l’IA : arranger la partition pour orchestre, c’est-à-dire attribuer une partition à chaque instrument. Le résultat final a été dévoilé ce weekend lors d’une première mondiale à Bonn en Allemagne.


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    3 min
  • Panne de Facebook, Instagram, WhatsApp… que s’est-il passé ?

    Vous n’avez pas pu y échapper, soit parce que vous en avez entendu parler dans les médias, soit parce que vous en avez été victime directement. Il y a quelques jours, Facebook, Instagram et WhatsApp étaient tout simplement hors service pendant plus de six heures ! Du jamais vu depuis le lancement de ces services, ce qui a inquiété beaucoup d’utilisateurs. Était-ce un simple problème technique ? Ou peut-être une attaque informatique ? Récit d’une panne mondiale inattendu et qui donne à réfléchir.


    Le 4 octobre dernier à 15h40, la société Cloudflare en charge d’optimiser et de sécuriser le trafic sur Internet constate que le nom de Facebook n’est plus associé à ses adresses IP. Conséquence, une page blanche s’affiche sur les ordinateurs, smartphones et tablettes du monde entier affichant un message d’erreur. Et comme le redoutent les internautes, la panne touche également Instagram, WhatsApp et Messenger, appartenant également à Facebook. En clair, 4 des services les plus populaires de la planète ont disparu d’internet. Direction Twitter pour comprendre ce qu’il se passe… Et c’est justement sur ce réseau social là que Facebook annonce qu’un problème est en cours de résolution sur ses serveurs. Non pas dû à une attaque informatique, mais plutôt à une erreur de manipulation d’un technicien.


    Dans le détail, le problème viendrait du protocole BGP, pour Border Gateway Protocol. Je sais que certains d’entre vous se demande, mais c’est quoi un protocole ? Et bien lorsqu’un ordinateur transmet des données, c’est le protocole qui évalue les meilleures routes pour les acheminer à destination. Au lieu de devoir parcourir l'ensemble du réseau pour identifier individuellement les adresses et finir par trouver la bonne, le protocole va simplement interroger un serveur dit AS géré par les opérateurs internet comme Orange, Bouygues ou SFR en France. En sollicitant ces serveurs, le protocole économise un temps phénoménal de recherche. En fait les serveurs AS sont un peu comme de gros annuaires. Plutôt que de composer des numéros de téléphones au hasard et espérer tomber sur votre contact, vous cherchez directement sont numéro dans les pages jaunes, c’est beaucoup plus rapide. Et bien là, c’est exactement le même principe, mais pour les ordinateurs. Voilà pour cette explication très schématique qui vous permet de saisir un peu mieux le contexte technique, même si c’est un peu plus complexe que cela dans la réalité.


    Quoiqu’il en soit, vous vous doutez bien qu’une entreprise comme Facebook ne fait pas appel aux serveurs AS des fournisseurs d’accès pour faire transiter ses données. Le réseau social possède en effet ses propres serveurs. De quoi sécuriser fortement les plateformes du réseau social, c’est vrai… Enfin, sauf quand la menace vient de l’intérieur. Comme je vous le disais, c’est au cours d’une opération de maintenance que des techniciens ont malencontreusement supprimé les bases de données du protocole BGP. Résultat, le protocole se retrouvait devant une porte fermée à clé, incapable d’acheminer les données à bon port, d’où la page d’erreur sur vos écrans.


    Une boulette qui a quand même eu de grosses répercussions… Les ingénieurs et techniciens travaillant à distance n’avaient plus la possibilité de se connecter pour résoudre le problème… même les employés des datacenters de Facebook étaient bloqués derrière les portes sécurisées car leur badge n’étaient plus reconnus. Si tout est rentré dans l’ordre au bout du compte, cette mésaventure montre tout de même qu’il reste encore beaucoup à faire pour sécuriser pleinement l’accès aux différents services d’internet.


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    4 min
  • Clap de fin pour les sites de streaming illégaux ?

    L’état français mène une lutte acharnée contre le piratage depuis de nombreuses années… sans véritablement rencontrer un franc succès dans ce dossier jusqu’à présent. Ceci dit, tout devrait rapidement changer puisque fin septembre, le projet de loi sur « la régulation et la protection de l'accès aux œuvres culturelles et numériques » a été définitivement adopté par l’Assemblée Nationale. 


    La mesure phare de ce projet consiste à fusionner deux entités quelque peu démunies face au piratage : le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel CSA, et HADOPI. Objectif de cette fusion : créer l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), une nouvelle entité au champ d’action beaucoup plus large. En clair, l’Arcom aura le pouvoir d’accélérer les procédures à l’encontre des sites pirates. Elle pourra notamment ordonner leur fermeture immédiate ainsi que celle des sites miroirs, souvent utilisés pour échapper aux sanctions. Outre les sites consacrés à la diffusion illégale de films et séries, la nouvelle législation censée entrer en vigueur en janvier 2022 permettra également de bloquer les sites de streaming retransmettant des événements sportifs en direct. Dans le détail, les détenteurs de droits auront la possibilité de demander à ce que ces sites ne soient plus référencés sur les moteurs de recherche et même d’exiger leur fermeture.  


    Selon une étude menée par le CSA et Hadopi, en 2019 « 17 % des internautes français de 15 ans et plus auraient eu recours à des moyens illégaux pour accéder à des contenus sportifs en ligne ». Depuis les différentes mesures de confinement, ce sont aujourd’hui 24 % des internautes français qui consommeraient du streaming illégal, soit un manque à gagner d’environ 2 milliard d’euro selon des estimations de la Digital Citizens Alliance. Mauvaise nouvelle donc pour les pirates, mais soulagement pour les ayants droit qui appellent à une réglementation plus marquée depuis des années. Avec cette loi, la France affirme sa volonté de lutter contre le contenu illégal… une lutte qui avait démarré en début d’année avec le blocage de 8 sites IPTV, cette technologie permettant d’accéder à quasiment toutes les chaines du monde entier à moindre coût.


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    2 min
  • Les ransomwares augmentent-ils le nombre de morts dans les hôpitaux ?

    Souvenez-vous, nous vous racontions il y a quelques semaines que l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), avait été victime d’une importante fuite de données concernant près d’un millions et demi de personnes domiciliées dans la région parisienne. Si cette histoire n’a eu aucune conséquence dramatique pour la vie des patients et qu’aucune rançon n’a été demandé par les pirates, un rapport affirme pourtant qu’aux Etats-Unis, les attaques informatiques seraient responsables d’une hausse des décès dans les hôpitaux.


    Sur les quelques 600 établissements ayant accepté de prendre part à l’étude de l'agence de cybersécurité Censinet, près d’un quart aurait détecté une hausse anormale des décès dans leurs différents services suite à une attaque informatique. Si l’on élargit un peu la lecture, ils sont même 40% à affirmer avoir subi au moins une cyberattaque par ransomware, ou rançongiciel au cours des deux dernières années. Pour rappel, un ransomware est un logiciel qui bloque l’accès à un ordinateur et parfois même à un réseau informatique tout entier en chiffrant les données, et qui exige que le propriétaire paye une rançon pour pouvoir reprendre le contrôle de son pc. Au final, ces chiffres ont une tout autre résonnance quand on les met en perspective avec la tension hospitalière générée à la même période par la pandémie de COVID-19. 


    Si l’on affine encore un peu plus ces chiffres, près de 7 établissements sur 10 ayant subi une cyberattaque auraient justement été victimes d'un virus demandant une rançon. Conséquence : des retards de consultations et des reports d'intervention dans une grande majorité des cas. Pire encore, sur les établissements touchés par des ransomwares, ils seraient plus d’un tiers à avoir subi non pas une mais plusieurs attaques depuis 2019.


    Si cette étude est angoissante et a de quoi donner de véritables sueurs froides aux services hospitaliers américains, il convient quand même de prendre un peu de recul. En effet, l’organisation nationale American Heart Association ressence près de 6000 hôpitaux dans le pays, soit dix fois plus que le nombre d’établissements consultés dans l’étude. Si Censinet n’avait sans doute pas les moyens d’interroger l’intégralité des hôpitaux du pays, le rapport donne quand même une tendance assez nette de ce qui s’est joué outre atlantique en pleine pandémie de COVID 19, et sans doute dans le reste du monde également.


    Etude : https://www.censinet.com/ponemon-report-covid-impact-ransomware/


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    3 min
  • Les cryptomonnaies interdites en Chine ?

    Place à deux sujets que l’on aime bien traiter dans ce podcast, la Chine et le Bitcoin. Et si les deux se rencontrent aujourd’hui, ce n’est certainement pas un hasard. Si vous suivez régulièrement Choses à Savoir Tech, alors vous avez sans doute remarqué que la Chine tente de reprendre le contrôle total de son industrie technologique. Dans ce domaine, les cryptomonnaies n’échappent pas à la règle, puisqu’il y a quelques jours, la Banque centrale du pays a déclaré que toutes les transactions liées aux cryptomonnaies étaient désormais illégales.


    En clair, Pékin interdit purement et simplement le commerce des cryptomonnaies à toutes les institutions financières, mais aussi aux sociétés de paiement et aux plateformes Internet. En d’autres termes, les monnaies virtuelles sont pratiquement devenues illégales, ou tout du moins « la fourniture de services par des échanges de devises virtuelles à l'étranger à des résidents chinois par le biais d'Internet ». En résumé, ce sont les transactions avec des pays étrangers qui sont désormais proscrites. En revanche, rien n’indique clairement que les échanges de cryptomonnaies à l’intérieur du pays se sont aussi. Conséquence logique, les cours des différentes monnaies virtuelles ont chuté quasi instantanément, à l’image du Bitcoin qui a notamment subi une baisse de quasiment 10 % pour passer sous les 42.000 dollars le bitcoin. Idem pour l'Ethereum, dont la valeur a également perdu 10 % pour passer sous la barre des 2.800 dollars.


    D’après le gouvernement Chinois, le commerce des cryptomonnaies perturberait l'ordre économique et financier du pays en participant à des activités illégales ou criminelles telles que les jeux d'argent, les collectes de fonds illégales, la fraude, les systèmes pyramidaux et le blanchiment d'argent. Il est donc assez curieux d’interdire cette pratique avec l’étranger mais de ne rien spécifier pour le marché intérieur chinois. Un flou savamment entretenu et plutôt logique au final, quand on sait que la Chine possède sa propre monnaie numérique, le e-yuan, et que ses mesures répressives permettront d'éliminer facilement la concurrence.


    Enfin, le gouvernement explique que cette interdiction vise aussi l'activité de minage, considérée comme dangereuse pour l’environnement en raison de sa forte pollution qui entraverait les objectifs de neutralité carbone du pays. Au final, la Commission nationale chinoise du développement et de la réforme a déclaré qu'elle allait supprimer le soutien financier et l'approvisionnement en électricité pour toutes les sociétés qui encouragent le minage.


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    3 min
  • La 5G est-elle bénéfique ?

    C’est une question que de nombreuses personnes se posent : peut-on faire confiance à la 5G ? Que ce soit pour notre santé, pour l’environnement et même à propos d’une potentielle surcharge du réseau mobile, les doutes sont nombreux. C’est pourquoi Choses à Savoir Tech et Ericsson, à la fois équipementier des télécoms et spécialiste de la 5G, s’associent le temps d’un épisode pour vous aider à balayer les idées reçues et y voir clair parmi toutes les fakes news qui circulent autour de cette nouvelle technologie.


    Tout d’abord, qu’est-ce que la 5G ? Il s’agit tout simplement de la dernière technologie mobile en date, dont le but est d’offrir un meilleur débit internet aux utilisateurs tout en faisant diminuer le temps de latence. En clair, permettre une connexion beaucoup plus rapide, au point de révolutionner les usages sans fil. Par exemple, il sera possible d'utiliser un casque de réalité virtuelle recevant des images en ultra haute définition (4K voire 8K) sans le moindre bug… Cela ne s’appliquera pas qu’au champ des jeux vidéo, puisque la médecine et plus globalement la science pourront aussi en profiter. Imaginez un peu : des opérations très délicates pourraient être menées à distance par des chirurgiens experts sur des patients hospitalisés à l’autre bout du monde, et ce, grâce à la réalité virtuelle, la robotique et la 5G !


    Comme le précise Ericsson, la 5G, qui fonctionne à ce jour en grande partie sur les mêmes fréquences radio que celles utilisées pour la 4G, permet de réaliser un certain nombre d’économies d’énergie. C’est en tout cas ce que l’entreprise a pu remarquer en Angleterre. Je cite, « des tests réalisés à Londres sur le réseau Vodafone, désormais équipé de la dernière génération d’infrastructures mobiles 5G Ericsson [ont permis de diviser] par 2 la consommation énergétique du réseau ». Un autre exemple, venu du Texas aux Etats-Unis cette fois, corrobore cette analyse. Je cite « l’usine intelligente 5G d’Ericsson au Texas, […] qui dessert principalement les clients 5G d’Ericsson en Amérique du Nord, est conçue pour réduire la consommation d’énergie de 24 %, l’utilisation de l’eau à l’intérieur des bâtiments de 75 %, le tout alimenté entièrement par de l’électricité renouvelable ».


    Autre détail intéressant fourni par Ericson : avec la 5G, il est tout à fait possible de dédier une partie du réseau à un usage spécifique. C’est ce qu’on appelle le Network Slicing (ou découpage du réseau en français). Ajouter à cela le beamforming, une technologie permettant de focaliser le signal dans la direction de l’usager pour optimiser sa réception, et l’on obtient un réseau mobile bien plus précis, plus efficace, et par conséquent moins énergivore que la génération précédente.


    À l’étranger, la 5G est accueillie comme un vecteur d’opportunités mais aussi comme une technologie vertueuse. En France, il faut bien avouer que son arrivée l’an dernier a suscité de nombreuses inquiétudes, notamment pour notre santé. Mais d’après le conseil général de l'environnement et du développement durable, l'inspection générale des affaires sociales, et l'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), la 5G ne présenterait aucun danger telle qu'elle est déployée actuellement. Pour arriver à cette conclusion, ces trois organismes se sont notamment basés sur des données collectées dans 26 pays où la 5G est déjà déployée. 

    Vous l’avez compris, il n’y a pour l’instant aucune raison de s’inquiéter à propos de la 5G, ce qui ne signifie pas que d’autres études ne doivent pas être menées sur le long terme. S'il est sain de questionner au sujet de cette technologie, il est tout aussi important de mettre en doute la pertinence des discours les plus alarmistes sur le sujet. Non, les vaccins contre le COVID ne contiennent pas de puces 5G.



    La 5G, c’est quoi ?

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    4 min
  • À quoi sert Astro, le robot domestique d’Amazon ?

    Les amateurs de robotiques attendaient cette annonce avec impatience, Amazon a dévoilé il y a quelques jours sa toute dernière invention : le robot domestique Astro. Si sur le papier l’objet est censé faciliter le quotidien de son propriétaire, la réalité est toutefois un peu plus décevante que les promesses du GAFAM sur ce sujet.


    Avant toute chose, à quoi ressemble ce robot ? Clairement, ne vous attendez pas à un humanoïde surpuissant. Astro est davantage à un animal de compagnie équipé de deux roues motrices et d'une roulette de direction pour se déplacer. En guise de tête, un écran tactile de 10 pouces sert d’interface et permet entre autres de jouer de la musique ou de diffuser des vidéos. À l'arrière, le robot est également doté d'un petit bac permettant de déplacer des objets, mais n’est pas en mesure de ramasser ni d’attraper quoique ce soit, étant donné qu’il est dépourvu de bras robotisé. Selon Amazon, ce système serait relativement complexe à intégrer et ferait exploser le prix de ce robot qui est quand même vendu à près de 999 dollars pour le moment. Côté sécurité, Astro est également doté d'un système de reconnaissance faciale particulièrement utile pour faire fonctionner le mode « sentinelle », et donc surveiller le domicile en l’absence des habitants grâce à sa caméra télescopique. D’ailleurs, lors de ses premiers pas dans une maison ou un appartement, Astro réalise un premier tour de l’habitation à l’instar des robots-aspirateur afin de la cartographier et d’éviter de se cogner en permanence par la suite.


    Voilà pour l’extérieur. Maintenant, voyons voir ce qui se cache dans les circuits intégrés. D’après les informations collectées par le site Vice.com, le mode « sentinelle » du robot repose sur l’utilisation des caméras Ring et d'Alexa Guard, le service de sécurité à domicile d'Amazon. A priori une bonne chose en termes de sécurité… sauf que l'algorithme du robot est quelque peu paranoïaque. En fait, les personnes non reconnues par le robot sont considérées comme des étrangers sur lesquels il doit « enquêter » en collectant un maximum d'informations à l'aide de ses micros et ses caméras. En cause, un système de reconnaissance des personnes qui manque de fiabilité d’après Vice. Par conséquent, le robot a tendance à entrer en hypervigilance très régulièrement et à collecter beaucoup de données.


    En attendant de savoir si Amazon compte corriger ce point dans les mois à venir, et bien il faut en vouloir pour acheter ce robot. Il faut en effet s'inscrire en ligne et recevoir une invitation pour réserver son robot. De cette manière, le GAFAM peut adapter ses productions en fonction de la demande. Pour le moment, aucune date de commercialisation n'a été annoncée.


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