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Alors que l’Union Européenne fait tout pour imposer la norme USB-C sur les téléphones et chargeurs, un étudiant suisse en robotique est parvenu à modifier le port de charge d'un iPhone X pour le convertir en USB-C... prototype qu’il a ensuite vendu sur en ligne, récoltant la très jolie somme de 75 000€.
Ken Pillonel, c’est le nom de cet étudiant en master à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse), s'est lancé un défi il y a plusieurs mois : percer les secrets des téléphones d'Apple pour ensuite remplacer le port Lightning (propre aux iPhones) par de l'USB-C (port commun aux smartphones Android). Après de nombreux essais, Pillonel y est enfin parvenu le mois dernier. Et il y a moins d’une semaine, le jeune homme a tout simplement vendu sa création sur eBay pour 80 000 dollars, soit 75.000 euros. Au total, plus de 116 internautes se sont lancés dans une bataille acharnée pour s’offrir ce produit, présenté comme "le premier iPhone USB-C au monde".
Concrètement, comment a-t-il réussi à modifier le port de charge d'un iPhone ? C’est vrai, il s’agit quand même d’un sacré défi technique. Dans une vidéo postée sur sa chaîne Youtube Ken Pillonel explique qu’il a dû opérer des techniques de rétro-ingénierie sur le connecteur d'Apple, puis fabriquer un circuit imprimé doté d'un port USB-C. Si pour l'instant l'appareil semble fonctionner, il n’est pas impossible qu'Apple détecte l'anomalie et bloque son fonctionnement.
Malgré cette prouesse, l’heureux acquéreur de cet iPhone unique devra suivre quelques instructions pour éviter que son téléphone ne devienne inutilisable. D’après la page eBay du produit, l'acheteur ne devra en aucun cas effectuer la moindre mise à jour logicielle, ni utiliser le mobile au quotidien. Dans ce cas, à quoi cela va-t-il bien pouvoir servir ? Et bien… pas à grand-chose, si ce n’est être un objet de collection. D’ailleurs, si Ken Pillonel est le premier à équiper un iPhone d'un port USB-C, il n'est peut-être pas le dernier, puisque si Apple souhaite continuer de vendre ses produits en Europe, la marque à la pomme devra intégrer cette connectique au plus tard en 2024 comme l’exige Commission européenne avec l’instauration d’un chargeur universel. Si Apple a intégré le port Lightning il y a 10 ans désormais pour faciliter les connexions avec une tête d’adaptateur capable de se brancher dans les deux sens, l'USB-C bénéficie lui aussi de cette facilité d'utilisation, tout en étant plus performant en vitesse de charge. Reste désormais à savoir quand les premiers iPhones officiels USB-C débarqueront en France.
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C’est une info qui se diffuse massivement sur internet ces derniers jours, mêlant à la fois cryptomonnaie et politique… Un mystérieux jeton intitulé « ZCoin » et présenté comme la « cryptomonnaie des conservateurs » a été créé en octobre. Avec une telle description, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que de nombreux observateurs ne l'associent au polémiste Eric Zemmour, et ce, même si les fondateurs assurent qu’elle n’est en aucun liée au probable candidat à la présidentielle 2022.
Derrière ce projet : deux ingénieurs français en cyber-sécurité travaillant pour des grands groupes du CAC40. Interrogé par RMC, l’un d'eux explique je cite « que les crypto-monnaies vont devenir la norme d'ici 5 à 10 ans, jusqu'à remplacer les monnaies traditionnelles ». Ce dernier précise par ailleurs qu’à l'approche de la présidentielle, les médias parlent beaucoup d'Eric Zemmour, et que je cite, « c'est le moment idéal pour lancer une cryptomonnaie en surfant sur le "phénomène" Zemmour ». Ceci dit, difficile de discerner si ce ZCoin sert directement les intérêts du probable futur candidat à la présidentielle. Quoiqu’il en soit, le co-créateur en question ne se revendique pas comme un militant politique pur jus, même s’il reconnaît, je cite RMC, « vouloir faire avancer les idées conservatrices d'Eric Zemmour ».
Alors, monnaie virtuelle opportuniste ou fond politique ? Et bien officiellement, ce ZCoin doit servir je cite à « faire connaître les crypto-monnaies ». Rien à voir a priori avec un quelconque financement de campagne le jour où Zemmour se présentera comme candidat. Toujours pour RMC, le co-créateur du ZCoin explique je cite que « ça ne sert pas à lever des fonds puisque les règles de financement d’une campagne électorale sont très strictes, et pas autorisées via les cryptomonnaies. »
Aujourd'hui, 1 ZCoin vaudrait entre 100 et 150 000 dollars selon ses fondateurs, ce qui ne permet pas vraiment de se faire une idée précise de sa valeur… et avec pour l’instant 900 propriétaires environ. Du côté de l'équipe d’Eric Zemmour, le sujet agace. D’après RMC, personne n’aurait envie de parler de ça dans son entourage. Je cite « pour nous, la réglementation est claire, nous ne recevons pas de dons en cryptomonnaie ou venus de l'étranger. Après, si des bonhommes font des dons dans le cadre réglementaire, alors pas de problème ». Quoiqu’il en soit, les cryptomonnaies sont devenues si incontournables qu’elles s’invitent même dans la campagne présidentielle 2022, ou tout du moins, dans le monde politique en attendant qu’Eric Zemmour annonce officiellement sa candidature. Un phénomène qui d’après RMC interroge jusqu’au gouvernement, où un ministre qui n’est pas cité a dit qu’il allait tout de même regarder ça de près.
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Quand on parle de réalité virtuelle, l’un des grands défauts pointés du doigt par les observateurs est l’absence de perception du toucher. En effet, ce sens est clairement laissé pour compte dans cette technologie, qui fait déjà des merveilles en matière d’immersion visuelle ou sonore. On pourrait également parler du goût et de l’odorat, même si ces derniers sont un peu de second plan dans ce domaine. Quoiqu’il en soit, les chercheurs en intelligence artificielle de Facebook, aujourd’hui devenu Meta, ont présenté le 1er novembre la combinaison ReSkin, capable de capter les contacts et de les faire ressentir à son porteur.
Si les équipes de Mark Zuckerberg ont réussi à mettre au point une telle technologie, pourquoi cela n’a-t-il pas vu le jour avant ? La réponse est simple : un prix bien trop élevé et des capteurs trop fragiles. En clair, l’investissement ne valait tout simplement pas le coup… jusqu’à aujourd’hui ! En effet, Meta a tout simplement révolutionné l’approche des combinaison VR pour ressentir les contacts. Sur la forme, on dirait presque une combinaison de plongée. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit là d’une étape importante pour le métavers de Facebook.
La grande question en suspens, comment cette combinaison fonctionne-t-elle ? Quatre mots : apprentissage automatique et détection magnétique. Dans le détail, Meta explique que son équipement est fabriqué avec un matériau de moins de 3 millimètres, et contient des particules magnétiques. Concrètement, lorsqu’un contact est effectué dans le monde virtuel, les particules se mettent en mouvement. Un capteur enregistre alors cette variation et l’envoi directement jusqu’à une intelligence artificielle chargée d’estimer la force du contact et l’endroit sur le corps. Au total ce sont pas moins d’une centaine de touchers humains différents que l’IA a intégré dans sa base de donnée, de quoi déjà créer une large palette de sensation estimée à environ 50 000 interactions différentes.
Côté tarif, Meta se montre clairement imbattable. D’après eux, produire 100 combinaisons ReSkin permet de faire baisser la facture au prix dérisoire de seulement 6 dollars... un chiffre qui pourrait encore baisser en cas de production massive, et donc rendre cet équipement accessible à toutes les bourses. Si l’on ne sait pas exactement depuis combien de mois, voir d’année Meta travaille sur cet équipement, les scientifiques estiment que leur système est déjà au point et que des chercheurs extérieurs pourront s’en emparer pour différentes applications prochainement. D’après eux, je cite « ces avancées devraient rendre la perception tactile beaucoup plus accessible et attrayante […] Les capacités de détection de l'IA iront au-delà de ses compétences actuelles en matière de vision et de son à l’avenir ». Si l’avenir justement semble radieux pour la réalité virtuelle et cette combinaison ReSkin, le média américain CNBC rappel qu’aucune étude menée par une autre organisation que Facebook n’a été réalisé pour l’instant, et qu’il est donc un peu tôt pour s’extasier dans preuve tangible que cela soit vraiment révolutionnaire.
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Et si l’intégralité des connaissances de l’humanité pouvait tenir sur un seul disque ? C’est ce qui pourrait bientôt se produire si les avancées technologiques poursuivent leur développement sur à ce rythme. Des chercheurs de l'Université de Southampton, au Royaume-Uni, ont développé un système d'écriture laser capable de créer des nanostructures de haute densité dans du verre de silice... Dit comme ça c’est peut-être un peu barbare, mais si je traduis, ces chercheurs ont tout simplement développé une méthode pour stocker plus de 500 To sur un simple CD.
Leurs noms : Yuhao Lei et Peter Kazansky. Ces deux chercheurs ont récemment annoncé avoir atteint une vitesse d'écriture de 230 Ko/s, soit plus de 100 pages de texte par seconde. Durant ses tests, le duo a pu enregistrer 6 Go de données sur un échantillon de verre de silice de seulement 1 pouce. De cette façon, ils estiment qu'avec les progrès en matière de densité, il sera possible d'écrire une quantité de 500 To de données sur le disque. Une opération dont la longueur est tout de même estimée à environ 60 jours.
Dans le détail, une telle performance est possible grâce à un enregistrement en cinq dimensions, ou 5D. Le stockage 5D est possible grâce à un laser femtoseconde, c’est-à-dire qui produit des impulsions ultra-courtes dont la durée est d’1 billiardième de seconde, ou 10 puissance -15. En fait, le laser ne frappe pas directement le verre mais utilise un effet appelé « amélioration de la proximité de champ » pour créer de minuscules lames de seulement quelques nanomètres sur la surface à graver. Sans détailler davantage le procédé qui est (il faut bien l’avouer) ultra technique et complexe, retenez simplement que cette méthode de gravure laser est capable de stocker jusqu’à 10 000 fois plus de données qu’un disque Blu-Ray classique. Voilà très succinctement résumé le principe du stockage 5D, et comme je ne prétends certainement pas être expert, je vous invite à vous plonger dans les nombreux articles scientifiques écrits à ce sujet pour en savoir plus.
Plus précisément, il s'agit d’un stockage froid, d'archivage si vous préférez, destiné à conserver des données pendant très longtemps. Sur ce point, les chercheurs indiquent que le support de stockage pourrait rester lisible pendant quasiment 14 milliards tant qu’il n’est pas brisé… soit trois fois l’âge actuel de la Terre, rien que ça. Quoi qu'il en soit le support est également très résistant à en croire le duo, puisque même chauffé à plus de 1 000 degrés celsius, les données étaient toujours consultables.
Alors conserver autant de données sur un seul CD c’est super, mais ça servira à quoi au final ? Pour Yuhao Lei que je cite : « le stockage de données 5D dans du verre pourrait être utilisé pour stocker de données à plus long terme pour les archives nationales, les musées, les bibliothèques ou les organisations privées. » Son compère Peter G. Kazansky estime pour sa part que cela pourrait même permettre je cite « de conserver les données ADN de milliards de personnes ».
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Vous le savez, la technologie joue un grand rôle dans le domaine de la santé, qu’il s’agisse du remplacement d’un organe, du traitement d’un cancer, mais également pour restaurer nos sens. Récemment, des chercheurs espagnols ont tenté de redonner la vue à des personnes aveugles grâce à une caméra et en connectant un implant directement sur les neurones du patient. C’est un résumé très schématique pour l’instant, mais on va tout vous expliquer dans cet épisode.
Ces dernières années, des chercheurs avaient déjà tenté de redonner la vue à des personnes aveugles grâce à des lunettes, ou encore des yeux artificiels, mais il y a peu, c’est par le biais d’une paire de lunette et d’un implant cérébral de 4 mm, qu’une équipe espagnole de l’université Miguel Hernández à Elche est parvenu à réussir cet exploit. Leurs résultats publiés dans la revue The Journal of Clinical Investigation détaille qu’un patient aveugle est tout d’abord équipé d’une paire de lunettes. Cette dernière, équipée d’une caméra centrale, qui joue le rôle de rétine en quelque sorte, mais ne transmet pas de parfaites représentations de la réalité. Les images captées sont plutôt des variations de lumière permettant au patient de distinguer des formes et des objets. Dans le détail, la lumière captée est convertie en signaux électriques qui sont ensuite transmis à l’implant dans le cerveau de l’utilisateur, composée de 96 micro-électrodes. Ces électrodes sont insérées dans le tissu cérébral pour à la fois stimuler et surveiller l’activité électrique des neurones situés dans le cortex visuel. Cette stimulation permet alors à la personne de percevoir les motifs lumineux transmis par la caméra.
Leur expérience, les chercheurs espagnols l’ont menée sur une femme de 57 ans ayant perdue la vue depuis plus de 16 ans. Lorsque les microélectrodes de l’implant étaient stimulées au-dessus d’un certain seuil, la patiente rapportait que les formes qu’elle percevait étaient généralement blanches. Pour des intensités de courant inférieures au seuil en question, cette dernière pouvait identifier une légère coloration jaunâtre. Si ces premiers résultats ne sont pas si impressionnants que cela, il faut savoir que cette méthode n’en est qu’à ses débuts, qu’elle va continuer de s’améliorer, et surtout qu’elle possède déjà certains avantages très intéressants ! En effet, l’implant n’avait aucune conséquence sur les autres neurones et nécessitait d’ailleurs un courant électrique beaucoup plus faible les électrodes présentées dans d’autres protocoles scientifiques, ce qui au final le rend plus sûr à utiliser. Mais comme je vous le disais, il reste encore beaucoup de travail avant que cette technologie ne puisse être utilisée à grande échelle. Reste à savoir si avec le temps elle pourra ou non produire des images plus complexes et plus détaillées.
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Si les défenseurs des libertés luttent activement pour la protection des données sur internet, il est un projet qui, au lieu de ruser pour collecter ces données, propose carrément de les acheter contre des cryptomonnaies. Son nom : Worldcoin Orb. Si cette pratique avait déjà fait couler beaucoup d’encre par le passé, la start-up éponyme pousse le principe encore plus loin en s’attaquant à nos informations les plus intimes : les données biométriques !
Avant toute chose, Worldcoin, qu’est-ce que c’est ? Et bien il s’agit d’une start-up fondée par deux experts de l’intelligence artificielle Sam Altman et Alex Blania, dont l’objectif est de créer une cryptomonnaie accessible à tous, sans compte en banque et distribuée de manière égale. Jusqu’ici, rien d’alarmant, si ce n’est la méthode pour ramener un maximum d'utilisateurs dans leur giron. D’après le site officiel worldcoin.org, que je cite « pour que notre cryptomonnaie soit disponible rapidement au plus grand nombre, nous donnons la possibilité à quiconque le souhaite de réclamer sa part. » En clair, chaque nouvel usager de Worldcoin reçoit d’office une certaine somme de cette cryptomonnaie (quelques dizaines de dollars environ) versée directement dans son portefeuille numérique juste après s’être inscrit. Mais comme le souligne le site que je cite à nouveau « il faut toutefois s’assurer que chaque utilisateur puisse prouver son identité de façon fiable, sans avoir pour autant à tout dévoiler sur sa vie ».
C’est donc dans cette optique que Worldcoin a créé ce qu’elle appelle l’Orb : un système d’authentification via les données biométriques. Dans le détail, l’Orb photographie l’œil de l’utilisateur et convertit l’image en code numérique, permettant d’après eux de savoir si ce dernier est déjà inscrit ou non. Si ce n’est pas le cas, alors l’utilisateur reçoit sa part de la cryptomonnaie Worldcoin. D’après la start-up, il s’agit du meilleur moyen pour lutter contre la fraude. D’ailleurs, l’entreprise a déjà commencé à assurer ses arrières en affirmant je cite « qu’aucune autre information personnelle n’est nécessaire (ni carte d’identité, ni justificatif de domicile) car l’image de la rétine est convertie en code et directement liée au portefeuille de l’utilisateur, préservant ainsi la vie privée », fin de citation.
Maintenant, à quoi ressemble cette fameuse Orb ? Il s’agit tout simplement d’une sphère en métal d’environ 2 kilos et demi, dont une trentaine de modèles sont déjà en circulation à travers le monde, et qui a déjà rassemblé 130 000 usagers. Sauf que devenir un utilisateur de Worldcoin en partageant l’image de sa rétine contre des cryptos revient clairement à vendre ses données. Qui sait ce que la start-up en fera ensuite ? Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que de nombreux observateurs voient cette pratique d’un très mauvais œil, à commencer par le lanceur d’alerte Edouard Snowden. En effet, collecter l’iris d’une personne revient à obtenir une donnée unique et différente pour chaque individu. D’après Snowden, il s’agirait d’un grand danger pour la protection de la vie privée. Un constat que ne partagent bien évidemment pas les fondateurs Altman et Blania qui aurait je cite : « déjà effacé les scans des 130 000 premiers usagers », et qui donc ne pourraient pas être utilisées pour identifier une personne en l’associant à ses autres données personnelles comme son nom, son sexe, son âge ou son adresse. Quoiqu’il en soit, l’ambition assumée du projet Worldcoin est bel et bien de collecter les infos biométriques de plus d’un milliard de personnes d’ici fin 2022.
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Après avoir ouvert des épiceries sans caisse ni terminal de paiement, après avoir bouleversé le monde du jeu vidéo avec Twitch et bientôt celui de la télévision avec la série la plus chère de l’histoire, Amazon s’attaque à l’un des supports médiatiques les plus populaires de la planète : la radio. Le GAFAM développerait actuellement sa propre application d’audio en direct pour je cite « réinventer la radio ».
Pour beaucoup, la radio reste et restera la FM avec le poste dans la cuisine ou dans la voiture. À l’instar de la télévision ou de la presse papier, ce support mute et évolue avec son temps, adoptant en Europe le standard DAB+, soit la radio numérique terrestre (l’équivalent de la TNT en télévision si vous voulez). De plus, internet a vu l’émergence d’une multitude de webradio et de technologies différentes pour proposer des émissions depuis sa chambre ou son salon même si l’on n’est pas un professionnel. Si Twitch a quelque peu bousculé la télévision, l’application Project Mic d’Amazon pourrait quant à elle écrire une toute nouvelle page de l’histoire de la radio.
D’après le site spécialisé The Verge, le géant américain veut se démarquer des services déjà existants et ne chercherait pas à reprendre les codes qui ont fait le succès de ClubHouse notamment. En fait, Project Mic permettrait aux utilisateurs et utilisatrices de créer et de diffuser une émission de radio en direct tout en jouant ou en mixant de la musique grâce au catalogue d’Amazon Music. Si la question du droit d’auteur qui fait tant défaut à certaines plateformes comme Youtube et Twitch semble en partie résolue, rien n’indique qu’il sera possible d’importer ses propres musiques. En clair, Project Mic s’axera principalement autour de la musique, mais devrait également s’appuyer sur trois piliers clés : la pop culture, la comédie et le sport.
Par ailleurs, il semblerait que les usagers de Project Mic pourront également diffuser leur contenu sur d’autres applications compatibles de la galaxie Amazon comme Twitch, Audible, Amazon Music mais aussi tous les appareils équipés d’Alexa qui devraient permettre aux auditeurs d’interagir oralement avec l’émission écoutée ! Exit Discord ou le téléphone, désormais Alexa permettra directement d’entrer en relation avec l’émission ! Autre point majeur, l’aspect local qui pourrait faire toute la différence. Dans le détail, Project Mic serait optimisé pour les trajets en voiture puisqu'il adapterait les contenus et même les publicités en fonction de la géolocalisation des utilisateurs. Vous êtes de passage à Saint-Etienne dans la Loire ? Project Mic aura sans doute un excellent programme sur l’histoire des verts en football, avec recommandations de restaurant sur les monts du Forez… Et si trois heures plus tard vous êtes rendues à Genève, alors Project Mic saura là aussi vous proposer un programme local à la hauteur de vos attentes. Pour l’heure aucune date de lancement officielle n’a été annoncée.
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Depuis un certain temps déjà, un étrange phénomène peu enviable frappe Youtube et ses créateurs : des milliers de chaînes sont la cible de piratages et d’escroqueries. De l'aveu même de Google, des rançons seraient parfois exigées pour en libérer l’accès. Alors à quoi est lié ce phénomène ? Pourquoi les youtubers sont-ils des cibles privilégiées ? Toutes les réponses dans cet épisode.
D’après Google, maison mère du célèbre site d’hébergement de vidéo, les piratages de chaînes youtube sont malheureusement récurrents et visiblement difficiles à combattre. D’ailleurs, la technique serait à la fois très simple et redoutablement efficace. Presque systématiquement, le pirate se présente comme le représentant d’une entreprise puis envoie un mail au youtuber en question pour lui proposer un partenariat commercial. Cela peut concerner aussi bien un placement de produit dans une vidéo, que le test d’un logiciel ou même la mise en place d’une bannière publicitaire. En accédant aux chaînes, l’intérêt pour les pirates est de diffuser des vidéos sur le bitcoin, et d’escroquer un maximum de personnes abonnées à la chaîne du youtuber en question. Vous l’avez compris, cette collaboration n’existe finalement pas et n’est rien d’autre qu’un mail de phishing, ou hameçonnage en français, à la fois bien orchestré et très complexe à identifier.
Pourquoi est-ce difficile à identifier me direz-vous ? Et bien parce que ce genre de message, les créateurs et leurs équipes en reçoivent des dizaines voire des centaines par semaine, et aussi parce que le contenu entre complètement dans les codes de la profession de Youtuber. Au final, dès que la victime clique sur le lien du message permettant d'accéder à l'offre commerciale en question, elle active le piège… piège qui, précisons-le, est quasi invisible ! En fait, les comptes youtube sont bien souvent protégés par une double authentification : mot de passe + code reçu par mail ou sms, ou même activation via l’application pour smartphone. Afin d’éviter que cette mesure de sécurité ne se déclenche, les pirates récupèrent les cookies de session implantés dans le navigateur de la victime. De ce fait, plus besoin de montrer patte blanche, puisque les cookies prouvent que la session est toujours active et donc approuvée par la plateforme, pour peu que le youtuber soit connecté à ce moment-là. Une porte d’entrée royale et extrêmement simple à emprunter pour les pirates.
Face à la recrudescence des actes de piratages, Google s’est finalement penché sur la question et a pu identifier une douzaine d'outils employés par les pirates pour dérober les cookies. D’après l’entreprise, ce sont plus de 1000 noms de domaines et autant de pages web qui ont été conçus pour tromper les youtubers, sans compter plus de 15 000 adresses mails différentes liées à ces actes de piratage. Niveau cadence, Google explique que les attaques ont sensiblement augmentées depuis l’été 2020. Pour lutter contre ce fléau, Google a donc renforcé ses équipes avec des experts en cybersécurité qui depuis, auraient intercepté 99,6 % des e-mails de phishing sur Gmail, soit plus d’un millions et demi de messages, 2 400 fichiers malveillants, et permis la restauration de plus de 4000 sessions. Mais vous le savez, les pirates ne sont jamais à court d'idées, et même bien souvent un coup d’avance. Pour eux, la tendance serait désormais de se tourner vers des youtubers qui n'utilisent pas forcément Gmail, mais davantage des applications comme WhatsApp, Telegram, Discord. Dans ces conditions, Google ne peut pas faire grand-chose, si ce n’est réparer les dégâts.
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C’est une technologie à la fois désuète et vintage que quasiment tous les pays ont abandonnés sauf le Japon : la disquette. En effet, les fonctionnaires du pays du soleil levant sont encore très nombreux à recourir à l’utilisation des disquettes pour échanger des informations, quand bien même le gouvernement a annoncé il y a peu que cette technologie allait bientôt être remplacée dans ses administrations. Ceci dit, comment expliquer une telle affection pour cette méthode quand les clés usb et le cloud sont bien plus efficaces ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, le gouvernement japonais continue de travailler avec des disquettes en 2021. Les fonctionnaires ont semble-t-il beaucoup de mal à s’en défaire, si bien que certaines administrations ne comptent pas franchir le pas avant 2026 ! Mais qu’on ne s’y trompe pas, dans le cadre de leurs efforts de modernisation, les autorités locales commencent bel et bien à éliminer les disquettes au profit de systèmes informatisés plus adaptés. Une transition quelque peu lente qui a évidemment des effets sur le quotidien des citoyens. En effet, plusieurs établissements à Tokyo obligent leurs administrés à se déplacer physiquement dans leurs locaux pour mettre à jour leur adresse postale quand ils déménagent par exemple. Et si les fonctionnaires traînent des pieds, c'est parce qu’ils estiment que les disquettes permettent de sécuriser les données.
Mais à l’aube de l’année 2022, l’administration japonaise va bien devoir se mettre à la page. La Mizuho Bank, l'une des trois grandes banques du Japon, a décidé d'imposer une redevance mensuelle de 50 000 yens (375 euros) aux services qui continueront d'utiliser des disquettes. Une mesure contraignante qui ne sera pas du goût de tous, mais qui à coup sur fera bouger les choses. Ceci dit, il faut bien avouer que les japonais ne sont pas les seuls à plébisciter les technologies anciennes. L'armée américaine a elle aussi mis un long moment avant d’abandonner les disquettes, attendant 2019 pour passer à une technologie plus moderne. Par ailleurs, il a été révélé l’an dernier que les avions Boeing 747 utilisaient toujours des disquettes pour effectuer des mises à jour logicielles.
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C’est une question que de nombreuses personnes se sont posées sans jamais prendre le temps de chercher la réponse. Quel est le tout premier site web de l’histoire d’internet ? Si c’est votre cas, alors vous êtes au bon endroit, puisque c’est exactement de cela dont on va parler dans cet épisode… et il ne va pas falloir remonter bien loin (seulement 30 ans en arrière) pour en retrouver la trace.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la toute première page web présente sur internet est… quelque peu rudimentaire. Un titre en gras reprenant le sigle World Wide Web, puis une succession de liens renvoyant vers d’autres pages thématiques. Plus précisément, le tout premier site internet du monde a été mis en ligne le 6 août 1991, soit il y a 30 ans par le CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Son auteur n’est autre que Tim Berners-Lee qui est précisément considéré comme l'inventeur du Web tel qu’on le connait. Son objectif était simple : renvoyer les internautes vers un vaste univers de documentation grâce à des liens. Une promesse que l’on peut toujours lire d’ailleurs sur cette page, dont vous retrouverez l’adresse en description de cet épisode si vous souhaitez la découvrir.
Plus précisément, que contient cette page ? Et bien on y trouve notamment tout ce qui est lié à l'historique du projet et des conseils pour utiliser le Web et y naviguer. En parallèle, Tim Berners-Lee avait également mis au point un système de gestion de base du web ainsi que le célèbre protocole http. Une technologie qui ne fut activée que trois ans plus tard, ce qui explique pourquoi cette page était assez confidentielle à l’époque, tout comme l’utilisation du web qui n’était clairement pas grand public.
Si l’on creuse encore plus profondément dans les origines du web, il est même possible de retrouver certains détails très intéressants comme la marque de l’ordinateur utilisé par Tim Berners-Lee pour créer son système : NeXT. Ça ne vous dit rien ? Et bien c’est normal, à l’époque les ordinateurs NeXT étaient utilisés en grande partie par des chercheurs et des entreprises, et ce notamment en raison de leur prix exorbitant : 6500 dollars la machine, ce qui en 2021 représenterait plus du double, environ 14 000 dollars. Anecdote intéressante, la marque NeXT fut fondée en 1988 par un certain Steve Jobs, peu après avoir démissionné d'Apple. Au final, trente ans après qu’un ordinateur NeXT ait donné naissance au Web, on compte aujourd’hui, et j’ai envie de dire « seulement » 1,88 milliard de sites d’après Internet Live Stats. On est d’accord, c’est beaucoup, mais au regard de la vitesse hallucinante des progrès technologiques, on peut également se dire que ce n’est pas si énorme que cela.
Premier site web de l'histoire d'internet http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html
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