Choses à Savoir TECH

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  • Enfin une solution pour rendre l’IA vraiment fiable ?

    Au mois de juin, des chercheurs annonçaient déjà une perte de fiabilité du modèle ChatGPT et une tendance à se tromper dans des réponses à des questions assez simples. Il y a trois ans déjà, ce phénomène d'hallucinations artificielles avait été découvert par une équipe de scientifiques du laboratoire de Los Alamos. Loin d'être anodin, cet effet peut provoquer de réels préjudices : désinformations, erreurs lors de recherches ou perte de confiance envers les systèmes d'IA. Plus l'IA générative devient courante dans le paysage numérique, plus ces manifestations sont logiquement nombreuses. C'est dans ce contexte qu'une équipe de quatre chercheurs ont voulu s'engager afin de trouver un remède pour contrer ce mal virtuel.

    Très récemment, la startup norvégienne Iris.ai a dévoilé une solution, qui vise à réduire drastiquement la proportion d'erreurs et d'hallucinations à un pourcentage à un chiffre seulement. Leur objectif ? Développer un outil alimenté par intelligence artificielle spécialisée dans la compréhension de publications scientifiques. Leur programme est capable de naviguer à travers une très vaste quantité de données, de les catégoriser et de les résumer.

    Utiliser une IA pour vérifier qu'une autre IA ne se trompe pas, ne serait-ce pas l'équivalent du serpent qui se mord la queue ? En tout cas, cette start-up utilise plusieurs méthodes pour mesurer la précision des données générées par les modèles d'intelligences artificielles. Leur technique principale se nomme « validating factual correctness » (validation de correction factuelle). En clair, l'équipe établit les concepts à l'avance qu'elle souhaite voir apparaître dans une réponse valide. Ensuite, elle vérifie si l'IA est capable d'intégrer ces concepts dans la réponse et examine ensuite si la source sur laquelle elle se base est fiable. Une sorte de fact-checking en somme. D'autres méthodes appuient également celles-ci. Par exemple, la comparaison entre une « vérité fondamentale » et la réponse donnée par l'IA. Grâce à une évaluation spécifique pour évaluer la performance d'un modèle, leur logiciel établit des similitudes avec la « vérité fondamentale », en parallèle du contenu généré par l'IA. Reste à savoir si cette technique pourra bénéficier à tout le monde, même si pour l’instant, la start-up s'oriente clairement vers un usage de son programme dans le domaine de la recherche, et non pour le grand public.

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    3 min
  • Netflix : des magasins physiques pour boire, manger et regarder des séries ?

    Si les grandes entreprises du secteur de la culture sont connues justement pour leur culture du merchandising et des produits dérivés, Netflix n’est pas en reste avec notamment un sac de couchage et des tee-shirts notamment. Mais de façon un peu plus surprenante, la plateforme de streaming a confié au média spécialisé Bloomberg qu'elle prévoyait d'ouvrir des magasins physiques à travers le monde d'ici 2025.

    On les appellera les « Netflix House ». Ces magasins seront un mélange de restaurants, de boutiques de souvenirs, et d'expériences interactives. Si l’on ne connaît pas pleinement la nature du projet, les espaces du magasin serviront certainement à promouvoir, à la manière d'un mini-Disneyland, les contenus de Netflix et les avantages de la plateforme de streaming. Josh Simon, responsable des produits chez Netflix, explique que l’entreprise a remarqué je cite « à quel point les fans aiment se plonger dans l' univers des films et séries Netflix » fin de citation. Avant d’ajouter qu’il s’agissait de l’étape logique à suivre pour contenter tout le monde. Concrètement, les restaurants offriront des plats inspirés des séries de la plateforme ainsi que des expériences gastronomiques plus raffinées.

    Pour être honnête, Netflix avait déjà ouvert des enseignes physiques par le passé, mais davantage conçus comme des magasins éphémères, notamment un à Paris dédié à Stranger Things. Une « expérience immersive » inspirée de la série a également été créée à côté du parc de la Villette. Cependant, cette fois-ci, il s'agit de véritables magasins destinés à s'implanter dans la durée, portant fièrement le logo de l'entreprise. Pour l'instant, seuls deux magasins sont en projet, tous deux aux États-Unis. Ceci dit, le service de streaming a promis l'ouverture d'autres boutiques dans de grandes villes du monde entier.

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    2 min
  • La nouvelle voix de Mario enfin connue ?

    C'est désormais officiel : Mario a trouvé sa nouvelle voix ! Et les fans de longue date ne devraient pas être trop déçus. Souvenez-vous, le 21 août dernier, Charles Martinet annonçait sa retraite, mettant fin à des décennies d'incarnation des personnages emblématiques de la licence Super Mario, notamment Mario et Luigi. Depuis, les spéculations allaient bon train, sans qu’aucune confirmation de la part de Nintendo ne soit annoncée.

    Mais à quelques jours du lancement de Super Mario Bros. Wonder sur Nintendo Switch, l'identité de du successeur de Martinet vient d’être révélée. Son nom peut ne pas vous être familier, mais sa voix devrait quand même l’être un peu, puisqu'il s'agit de l’américain Kevin Afghani ! Dans un message publié sur X.com, celui qui a donné sa voix à des personnages comme Raditz dans la série Dragon Ball R&R, et Arnold dans le jeu vidéo Genshin Impact, exprime sa fierté et sa reconnaissance envers Nintendo pour cette opportunité unique. Je le cite, « je suis incroyablement fier d'avoir prêté ma voix à Mario et Luigi dans Super Mario Bros. Wonder. Merci à Nintendo de m'avoir accueilli dans le Royaume des Fleurs ! » fin de citation. Rassurez-vous, Mario s'apprête à vivre de belles aventures, d’autant que la différence avec sa voix précédente est très légère, jugez par vous-même.

    Petit complément d’information concernant Kevin Afghani… ce dernier a prêté sa voix à Raditz dans Dragon Ball R&R, une histoire alternative et non officielle, qui explore ce qui aurait pu se passer si Raditz avait été un gentil et s’il avait fondé une famille sur Terre près de son frère Son Goku.

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    2 min
  • Bientôt la fin de l’anonymat sur internet ?

    L'anonymat sur Internet est un sujet brûlant, que ce soit justement parmi les internautes, ou même à l'Assemblée nationale ! Ces derniers jours, les députés ont finalement tranché sur cette question… en la retirant du projet de loi numérique. En cause, des inquiétudes sur la compatibilité d’une telle interdiction avec les règles européennes et la Constitution.

    Le député de la Renaissance, Paul Midy, soutenu par d'autres membres de la majorité présidentielle, avait plaidé pour la fin de l'anonymat sur Internet afin de lutter contre la violence sur les réseaux sociaux. Il proposait un système de « plaque d'immatriculation » pour les internautes français. Mais face à l'opposition du gouvernement, Paul Midy a finalement retiré ses amendements pour ne pas compromettre le vote final du projet de loi en première lecture, tout en rappelant que le Sénat les avait déjà adoptés. En réalité, cette mesure était vivement contestée, et même qualifiée de « répression » par l’opposition qui percevait là une intrusion inutile dans la vie privée.

    En revanche, les élus ont adopté une autre proposition de Paul Midy, visant à assurer un accès gratuit à une identité numérique pour 100 % des Français d'ici 2027. Cette mesure vise à faciliter l'accès aux services publics et à sécuriser les démarches administratives. Elle ne sera toutefois pas contraignante, suite à l'adoption d'un sous-amendement du MoDem, ce qui signifie que chaque français pourra choisir d’utiliser son identité numérique ou non. L'Assemblée nationale a également voté en faveur d'une formation obligatoire sur la sensibilisation au numérique pour les élèves de 6e, sous la forme d'une attestation appelée « Pix », prévue pour la rentrée 2024. Une mesure qui vise à renforcer la sécurité en ligne et la compréhension des enjeux numériques dès un jeune âge. Le projet de loi numérique aborde également d'autres questions telles que le cyberharcèlement, l'accessibilité des sites pornographiques aux mineurs et les arnaques en ligne, avec un filtre anti-arnaque très attendu. Il s'appuie également sur les nouveaux règlements européens, le DSA et le DMA, pour renforcer la sécurité et la régulation de l'espace numérique.

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    3 min
  • Les NFT n’ont plus aucune valeur ?

    L'année 2021 a été marquée par l’ascension fulgurante des tokens non fongibles (NFT). De nombreuses marques et célébrités se sont plongées avec enthousiasme dans cet univers des œuvres d'art certifiées sur la blockchain comme les rappeurs Eminem et Snoop Dogg, les footballeurs Cristiano Ronaldo et Kylian Mbappé ou les acteurs Omar Sy et Anthony Hopkins, parfois en effectuant des dépenses considérables. Mais après avoir établi des records, le secteur a connu une chute brutale, liée au déclin du marché des cryptomonnaies. L’univers NFT est donc passé dans le rouge, au point que la valeur de la plupart des collections est désormais quasiment nulle.

    Selon une étude réalisée par le site de paris en cryptomonnaies dappGambl, portant sur plus de 73 000 collections de NFT, la grande majorité de ces œuvres d'art numériques a perdu toute valeur. En détail, 69 795 de ces collections ne valent même plus un Ether, l'une des cryptomonnaies utilisées pour échanger des NFT. Comme l'indique dappGambl, "95 % des détenteurs de collections de NFT détiennent actuellement des investissements sans valeur". Plus précisément, la plupart des NFT émis sur la blockchain n'ont jamais été vendus, soit près de 80 % ! En résumé, il existe une énorme quantité de tokens non fongibles qui n'ont jamais trouvé d'acquéreurs, ce qui a créé un déséquilibre massif entre l'offre et la demande, et qui a logiquement fait chuter les prix de l'ensemble de l'écosystème.

    Cependant, les investisseurs restants, qui n'ont pas été dissuadés par l'effondrement du marché, deviennent de plus en plus sélectifs, laissant entendre que le marché s'est assaini. Du côté des artistes, la baisse des ventes les pousse à proposer des œuvres comportant une réelle valeur ajoutée. Alors, peut-on considérer que la chute des NFT est une bonne chose ? Cela reste à l'appréciation de chacun, mais il est indéniable que cela a eu des impacts positifs. L'époque où une simple image JPEG d'un caillou pouvait se vendre des millions de dollars en cryptomonnaies semble révolue.

    Dans ce contexte morose, certaines entreprises se détournent du monde des NFT. C'est notamment le cas de Meta, qui a décidé de suspendre l'intégration de NFT à Facebook et Instagram. À l'origine, Meta considérait les NFT comme un élément clé de son métavers… un projet mis au placard suite à l’émergence des Chatbot boostés à l'intelligence artificielle comme ChatGPT. Bien entendu, toutes les marques n'ont pas abandonné ce terrain. Récemment, Coca-Cola a lancé une nouvelle collection de NFT, tandis que Warner Bros a également présenté une nouvelle série de tokens en marge de la sortie du film "The Flash" il y a quelques semaines.

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    3 min
  • Les réseaux sociaux ne pourront plus censurer les journalistes ?

    Début octobre, le Parlement européen a approuvé à une large majorité l'European Media Freedom Act dans le but de réduire le pouvoir des réseaux sociaux concernant la suppression des messages, en particulier pour protéger les journalises et la liberté d’expression. Actuellement, même si la loi oblige les réseaux à supprimer certains contenus, en particulier les messages haineux et la désinformation, ils ont la possibilité de bloquer davantage que nécessaire.

    En clair, ce texte ressemble à une protection juridique pour les journalistes contre les décisions arbitraires des réseaux sociaux. Concrètement, Facebook, X, Intagram ou TikTok devront dorénavant donner un préavis de 24 heures aux journalistes et aux médias indépendants avant de supprimer ou de limiter certains contenus. Les journalistes auront alors le même laps de temps pour exprimer leurs objections. Une fois que ces objections auront été examinées, la plateforme concernée pourra décider si elle maintient ou non la décision initiale.

    Clairement, certains jugent ce règlement très insuffisant… car même si les journalistes auront désormais la possibilité de faire appel, la décision finale restera entre les mains de la plateforme, qui détermine si un contenu enfreint ou non ses conditions d'utilisation. Il est donc crucial que ces dernières examinent ces appels de manière équitable. Avant le vote, plus de 80 organisations de journalistes ont publié une lettre ouverte sur X.com, soulignant la nécessité pour la loi de contenir des dispositions claires pour prévenir l'utilisation de logiciels espions à leur encontre. Bien que certaines mesures aient été ajoutées, la principale demande n'a pas été totalement satisfaite : celle de prévenir l'utilisation de ces logiciels espions par les États membres de l'Union européenne au nom de la "sécurité nationale", la justification étant laissée à leur discrétion. Reste désormais à savoir si les plateformes appliqueront réellement cette loi, ou si comme bien d’autres règles édictées par l’Union Européenne, elles prendront de larges libertés allant dans leurs intérêts.

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    3 min
  • Amazon se renforce avec la puissante IA « Claude » ?

    Pour combler son retard par rapport à ses concurrents que sont Microsoft, Google et Meta, Amazon a dévoilé son intention d'investir jusqu'à 4 milliards de dollars dans Anthropic, une entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle. Malgré cet investissement massif, Amazon conservera une participation minoritaire dans la société. Dans un premier temps, le géant du commerce en ligne s'est engagé à investir 1,25 milliard de dollars, avec la possibilité d'ajouter un investissement supplémentaire de 2,75 milliards de dollars. En fait, c'est la première fois qu'Amazon investit autant dans une entreprise sans en prendre le contrôle.

    En fait, au lieu d'être rachetée, Anthropic opérera désormais au sein des services d'Amazon Web Services (AWS), filiale du groupe Amazon et plus grand service d'hébergement web au monde. Anthropic se servira également du financement d'Amazon pour développer de nouveaux outils et améliorer son modèle de langage nommé Claude, déjà capable de lire un roman en une minute grâce à une mémoire plus puissante que ses concurrents, comme GPT4 d’OpenAI. Parmi les autres capacités d'Anthropic, son IA propose un concept dit "constitutionnel" qui permet de limiter le nombre de modérateurs humains nécessaires pour surveiller la machine. Selon l'entreprise, l’IA générative est plus sûre et plus fiable que jamais, car elle s'auto-surveillerait en se posant des questions sur un ensemble de règles à respecter avant de fournir une réponse à l’usager.

    Une chose est sure, la concurrence en matière d’IA est rude. D'un autre côté, Microsoft a investi 13 milliards de dollars dans OpenAI… Google développe activement son modèle d'IA générative Bard, et Meta a récemment présenté une nouvelle itération de son modèle de langage, Llama 2. Si OpenAI explore la possibilité d'ouvrir ChatGPT à tous les médias possibles, Google travaille pour éviter que son IA génère des réponses incorrectes, et Meta propose son modèle de langage en open source sur la plateforme Hugging Face. Si Claude devrait devenir de plus en plus puissant grâce aux infrastructures d’Amazon Web Services, force est de constater que l’IA reste pour l’instant, plus confidentielle que les autres.

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    3 min
  • Cyberscore : à quoi ça sert ?

    Le sujet de la sécurité des données personnelles est de plus en plus sérieusement pris en compte par les internautes eux-mêmes, mais aussi par les politiques, que ce soit en France ou en Europe. Au niveau national, le gouvernement a mis en place un label de qualité, permettant d'évaluer le niveau de sécurité des outils numériques : le Cyberscore.

    Encore un label vous allez me dire… Et oui, à l'instar du Nutri-score qui évalue la valeur nutritionnelle des produits alimentaires, le Cyberscore, lancé le 3 mars 2022, attribue une note de A à F pour évaluer la sécurité des produits numériques. Alors pour établir cette note, les organismes de certification se baseront sur plusieurs critères :

    - Le premier critère prendra en compte des aspects tels que la qualité des protocoles de sécurité utilisés ou l'emplacement où les données sont stockées.

    - Le deuxième critère évaluera les risques juridiques auxquels ces acteurs numériques sont exposés, notamment l'existence de lois extraterritoriales susceptibles de compromettre la protection des données personnelles.

    - Enfin, une dimension de réputation sera prise en compte, incluant par exemple les sanctions prononcées par les autorités ou le nombre de vulnérabilités logicielles corrigées.

    Ce score est établi par des auditeurs agréés par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), avec l'objectif d'encourager les citoyens à privilégier les services proposés par les acteurs qui accordent la plus grande importance à la protection des données personnelles. S’il existe depuis un peu plus d’un an, ce label est progressivement déployé. Pour l’instant, seuls les grands acteurs du secteur numérique y sont soumis, comme les éditeurs de logiciels ou les applications de messagerie comme WhatsApp.

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    2 min
  • Open AI souhaite créer le successeur de l'iPhone ?

    Jony Ive et Sam Altman, le PDG d'OpenAI, travaillent désormais main dans la main. Alors, oui, je vous l’accorde, comme ça, ça n’a rien d’exceptionnel. Mais cette information est bien plus importante qu’il n’y paraît ! En effet, Open AI ambitionne de concevoir un tout nouveau dispositif permettant une interaction plus naturelle entre les humains et l'intelligence artificielle. Si ce projet aboutit, il pourrait sérieusement perturber Apple, à cause notamment d’un certain Jony Ive. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais c’est lui qui est a été le designer derrière de nombreux produits phares d'Apple, dont l'iPhone, et qui a quitté l'entreprise en 2019.

    Ce nouveau projet vise précisément à offrir une expérience différente des smartphones, en se détachant de l'utilisation d'un écran. Sam Altman est en pourparlers avec LoveForm, l’entreprise de Ive, pour concevoir le premier appareil de son entreprise, qualifié comme "l'iPhone de l'intelligence artificielle". En collaborant avec Ive, l’objectif d’Open AI est de créer un produit offrant une "expérience utilisateur plus naturelle et intuitive" pour interagir et communiquer avec l'intelligence artificielle. Les deux visionnaires s'inspirent de la révolution que constituait l’écran tactile du premier Iphone, en anticipant une révolution similaire à ce qu’Apple a pu apporter à l’époque. Masayoshi Son, le dirigeant du conglomérat japonais SoftBank, est également impliqué dans ce projet, et envisage d’investir massivement dans le domaine de l'IA. Il propose un financement d'un milliard de dollars pour cette initiative, en mettant en avant le rôle clé que l’une des filiale de SoftBank, l’entreprise Arm, pourrait jouer dans son développement. Pour l'instant, aucune entente n'a été conclue entre les différentes parties.

    En clair, de nombreuses figures de la Silicon Valley se questionnent sur le produit qui pourrait succéder au smartphone. Bien que les enceintes intelligentes et les casques de réalité mixte soient des candidats sérieux, ils ont encore un long chemin à parcourir pour supplanter le smartphone. Un dispositif s'appuyant sur l'intelligence artificielle et exploitant pleinement ses vastes capacités pourrait véritablement chambouler le marché, et donc Apple par la même occasion. La semaine dernière, OpenAI a annoncé des améliorations apportées à ChatGPT, notamment la possibilité de contrôler l'application par la voix et de naviguer sur le Web. Peut-être peut-on y voir un indice du futur projet porté par l’entreprise.

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    3 min
  • IA : Les sites web pourront refuser d'entraîner les algorithmes ?

    On le sait, des entreprises telles qu'OpenAI qui absorbent d'énormes quantités de données sans avoir l’autorisation des sources est un vrai problème. Cela a même suscité de nombreuses controverses, certaines se terminant par des poursuites judiciaires. Afin d'empêcher que les contributeurs ne voient leur travail utilisé sans autorisation, Google a décidé de lancer une fonctionnalité de blocage qui pourrait rencontrer un franc succès.

    Bien que Google soit pleinement impliqué dans le développement de l'intelligence artificielle avec Bard et son prochain modèle de langage Gemini, la société américaine semble vouloir apporter un peu d'ordre sur internet où les entreprises collectent sans aucun scrupule les données dont elles ont besoin. Elle vient ainsi d'annoncer son nouvel outil nommé "Google-Extended", qui permettra aux créateurs de contenu en ligne de continuer à indexer leur site tout en interdisant l'utilisation de leurs données par les développeurs d'intelligence artificielle.

    Comment cela fonctionnera-t-il ? Eh bien, Google-Extended sera accessible via le fichier robots.txt, le protocole d'exclusion des robots placé à la racine des sites web, qui indique quelles données peuvent être indexées ou non par les robots d'exploration. Les créateurs de sites web pourront ainsi indiquer leur souhait que leurs données ne soient pas collectées par les robots d'exploration des entreprises d'intelligence artificielle. Il s'agit d'une méthode similaire à celle choisie par le New York Times cet été, lorsque le journal américain avait explicitement interdit à OpenAI d'indexer ses données via le fichier robots.txt. Cette mise à jour majeure de Google devrait permettre d'obtenir le même résultat tout en préservant l'indexation sur le moteur de recherche de l'entreprise, une activité vitale pour la plupart des entités en ligne, mais qui va sans doute poser pas mal de problème aux éditeurs d’IA, ou tout du moins les forcer à obtenir les droits de leurs sources, et donc à rémunérer ces dernières.

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    2 min

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