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Le retour de la sonde OSIRIS-REx revêtait une importance capitale pour la NASA. En 2016, l’agence lui confiait la mission de rapporter des échantillons de l'astéroïde Bennu, un corps céleste découvert en 1999 autour du Soleil. Non seulement OSIRIS-REx a brillamment accompli sa mission, mais sa capsule est également revenue sur Terre sans encombre. Récupérés dans l'Utah, les morceaux d'astéroïdes sont en excellent état !
Ainsi, OSIRIS-REx a ramené avec elle 250 grammes d'échantillons prélevés en 2020. La capsule est revenue sur Terre après une entrée dans l'atmosphère à une vitesse de plus de 44 000 km/h, subissant des températures extrêmes due aux frottements de l'air, jusqu'à 2 700 degrés, avant de toucher terre à 15 heures, en plein cœur d'un désert de l'Utah, à l'ouest des États-Unis.
Pourquoi est-ce si crucial ? L'échantillon rapporté par OSIRIS-REx est le plus important récolté depuis 1972, lors du programme Apollo sur la Lune. Il est essentiel de comprendre que les astéroïdes sont des objets célestes qui ont très peu évolué depuis la formation du système solaire. On peut les considérer comme des archives du passé, renfermant potentiellement des informations cruciales sur les premières étapes de la vie sur Terre. Avec un diamètre de 500 mètres, Bennu est un astéroïde de grande taille, comparé à la plupart des astéroïdes de notre système solaire qui sont bien plus petits. Les scientifiques pensent donc qu'il contient des quantités importantes de carbone et d'eau emprisonnées dans ses minéraux, soir une véritable mine d'informations à exploiter dans les mois à venir.
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L’Iran miserait sur l’IA pour renforcer son pouvoir et asseoir sa dictature religieuse. C'est du moins ce que rapporte le Financial Times, auquel certains officiels iraniens auraient expliqué que le pays cherchait à moderniser ses institutions religieuses. Ainsi, l’État encourage à se familiariser avec les nouvelles technologies à condition, bien sûr, que cela respecte les règles édictées par l'ayatollah Khamenei.
Ce dernier semble d'ailleurs lui-même très intéressé par le sujet de l'intelligence artificielle, pour laquelle il souhaite que son pays soit l'un des leaders mondiaux. Cette technologie est d'ailleurs loin d'être une nouveauté dans le pays qui possède un laboratoire de développement en la matière. L'Iran l'aurait également utilisée à grande échelle pour réprimer les manifestations de 2022 en réaction à la mort de Mahsa Amini, une jeune femme morte sous les coups de la police pour un voile mal porté.
Le meilleur exemple que l’on peut trouver en ce qui concerne l'intérêt de cette technologie sur les affaires du pays concerne les fatwas. Le processus traditionnel veut que des ecclésiastiques parcourent des milliers de pages de textes religieux afin de déterminer si, oui ou non, la personne concernée doit être condamnée. Un procédé qui dure généralement une cinquantaine de jours. Mais selon Mohammad Ghotbi, le dirigeant d'un incubateur d'entreprises de tech iraniennes, l'intelligence artificielle permet de ramener ce délai à 5 heures à peine. Cette utilisation surprenante de l'IA rappelle d'ailleurs l'histoire de cet avocat américain qui chargeait ChatGPT de préparer ses dossiers d'accusation… et qui finalement avait été rattrapé par la justice pour ce comportement.
A noter que selon le Financial Times, le principal laboratoire d'IA du pays, le centre informatique de Noor pour la recherche en sciences islamiques, travaille en partenariat avec un séminaire religieux et est notamment entraîné grâce aux archives très fournies de textes religieux. Cela pourra peut-être donner naissance une IA efficace, mais vu le corpus, on peut imaginer qu'elle soit très différente de ChatGPT et autres chatbots que l'on connaît.
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Au début de l'année, BuzzFeed a suivi la tendance d'à peu près la totalité des entreprises de la tech, en licenciant des centaines d'employés, remplacés par l'intelligence artificielle. Si cette idée a initialement plu à ses investisseurs, en quadruplant la valeur de son action, la situation a radicalement changé ces derniers mois.
Clairement, les quiz générés automatiquement par IA sur BuzzFeed ne rencontrent pas vraiment le succès escompté, plongeant la valeur de l'entreprise à son plus bas depuis son entrée en Bourse. Si l'IA n'est pas la seule raison derrière l'interminable chute de BuzzFeed, elle ne l'a certainement pas ralentie. Le P.-D.G. de BuzzFeed Jonah Peretti avait initialement présenté ce changement comme un outil au service de ses employés. Sauf qu’au final, l’IA les aura remplacé. Rapidement, cette dernière s'est mise à produire une infinité de quiz, sans salaire ni intention de se syndiquer, une aubaine pour l’entreprise. Mais, en plus de ces tests ouvertement écrits par IA, le site a également généré d'innombrables autres articles médiocres et répétitifs, et des guides de voyages de piètre qualité. Et cela se ressent directement sur l’action de BuzzFeed qui avoisine les 31 centimes de dollars alors qu'elle flirtait avec les 4 dollars après l'annonce de l'intégration de l'IA. Trente centime, c’est en effet sont niveau le plus bas jamais atteint, au point que si l'entreprise ne parvient pas à rectifier le tir d'ici la fin de l'année, elle pourrait tout simplement sortir de l'indice Nasdaq.
Mais pour être pleinement honnête, la chute de BuzzFeed n'est pas seulement due à l'IA. En effet, la valeur en bourse de l’entreprise n'a presque connu que la baisse depuis son introduction en 2021. Ajoutez à cela les changements d'algorithmes de réseaux sociaux sur lesquels elle n'a aucun contrôle, une baisse de 200 millions de dollars de revenus publicitaires, et l’on obtient la situation d’aujourd’hui.
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Très bientôt, Microsoft Outlook compte révolutionner la façon dont vous écrivez vos mails. En effet, plus besoin de les taper au clavier, vous pourrez carrément les dicter à haute voix… une fonctionnalité innovante qui pourrait être déployée dès le mois d'octobre.
Après avoir permis l'envoi de fichiers volumineux par e-mail et intégré un outil de traduction automatique, Microsoft se prépare à une nouvelle mise à jour majeure d'Outlook pour le Web. Elle devrait permettre aux utilisateurs de dicter leurs e-mails au lieu de les taper. Cette fonctionnalité sera alimentée par Microsoft Azure Speech Services et nécessitera à la fois une connexion Internet stable ainsi qu’un micro évidemment. Et croyez-le ou non, introduire la dictée vocale dans la version Web d'Outlook représente une étape importante pour l’entreprise.
Que ce soit sur mobile ou sur ordinateur, les utilisateurs d'Outlook bénéficient déjà de la fonction de saisie vocale. L'ajout de cette fonctionnalité à Outlook est précisément pour le Web et est très attendu par de nombreux utilisateurs. Mais évidemment, comme toute nouvelle fonctionnalité pouvant potentiellement changer la vie et nous faire gagner du temps, cette dernière ne sera disponible que pour les abonnés Microsoft 365. Oui, il faudra souscrire un abonnement payant pour y accéder, même si officiellement, Microsoft n’a pas confirmé ce point précis. Quoiqu’il en soit, on est bien dans la tendance des fonctionnalités premium qui ne cessent de se multiplier, comme avec ChatGPT ces derniers mois et les nombreuses nouveautés de l’abonnement ChatGPT Plus comparé à la version gratuite.
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Si vous êtes la victime malheureuse de démarchage téléphonique, et que vous ne savez pas comment empêcher les gens au bout du fil de vous déranger, sachez qu’il existe des astuces efficaces pour mettre fin à ce appel intrusif avec élégance, sans raccrocher au nez de l’interlocuteur ni l’insulter de colère.
Raccrocher immédiatement dès que vous comprenez qu'il s'agit d'un appel de démarchage téléphonique est sans doute la pire réaction. À moins que vous bloquiez le numéro, vous risquez de recevoir des rappels, peut-être de la même personne sous un autre numéro, dans l'heure, le jour suivant, ou même un mois après. La meilleure stratégie consiste tout d'abord à écouter le démarcheur se présenter, exposer clairement la raison de son appel et le sujet à discuter. Une fois ces informations en votre possession, vous pourrez réagir. En premier lieu, vous pouvez gentiment demander à ne plus être contacté. Si les appels persistent, alors vous pouvez faire valoir vos droits en menaçant de signaler l'entreprise ou le numéro de téléphone à SignalConso, une plateforme gérée par la Répression des fraudes (DGCCRF). Cette menace devrait suffisamment inquiéter votre interlocuteur pour qu’il ne recommence plus de sitôt, car la Répression des fraudes peut signaler directement au ministère de l'Économie les appels abusifs, ce que toute entreprise souhaite éviter.
Si vous êtes importuné en dehors des heures de démarchage autorisées, c'est-à-dire en dehors des créneaux du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures, rappelez à votre interlocuteur qu'il s'expose à une amende de 375 000 euros en vertu de l'article L.242-16 du Code de la consommation. Cette information devrait le calmer immédiatement, car rappelons-le, le démarchage est formellement interdit le week-end et les jours fériés.
Enfin, si vous continuez à recevoir des appels, exigez que votre numéro de téléphone soit retiré de leurs listes, en expliquant que vous refusez catégoriquement le démarchage. Précisez que si ce n’est pas fait, vous déposerez une plainte auprès de la CNIL, l'organisme de surveillance des données, en cas de nouvelles sollicitations. Bien sûr, cela relève principalement de l’intimidation, car personne ne veut s'embarrasser de ces formalités administratives fastidieuses. Cependant, si c'est votre dernier recours, n'hésitez pas à le faire. Et n'oubliez pas de bloquer systématiquement les numéros de téléphone que vous soupçonnez ou dont vous êtes sûr qu’ils appartiennent à une entreprise de démarchage.
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Le projet Starlink est un pilier incontournable de SpaceX, notamment pour fournir un accès Internet à haut débit grâce à des milliers de satellites en orbite basse autour de la Terre. L'objectif est de garantir une connexion internet satisfaisante partout dans le monde, surtout les régions reculées. Malgré le lancement réussi de ses satellites Starlink V2 en mars, SpaceX connaît une période mouvementée avec des disparitions mystérieuses de ces mêmes satellites.
Ces trois dernières années, SpaceX perd régulièrement des satellites, une tendance qui semble s'accentuer, notamment depuis le 18 juillet, comme le confirme les données provenant de sources publiques comme space-track.org. En effet, plus de 200 satellites auraient disparus dans l’espace en seulement quelques semaines. Pour l'instant, SpaceX n'a pas réagi publiquement quant à ces disparitions, et pour l’heure, il est difficile de déterminer si l’entreprise d’Elon Musk avait prévu ou non ces pertes comme des "pertes acceptables" du projet Starlink ou s’il s’agit d’une défaillance technique imprévue.
Il est important de noter que les satellites de la constellation Starlink ne sont pas conçus pour fonctionner indéfiniment. SpaceX prévoit qu'ils restent en orbite pendant environ cinq ans, après quoi ils se désintègrent naturellement dans l'atmosphère terrestre. Depuis le premier lancement en 2019, plus de 5 000 satellites ont été mis en orbite, dont 4 500 sont toujours opérationnels. En plus des possibles défaillances techniques, d'autres facteurs, tels que l'activité solaire et les tempêtes solaires, peuvent perturber ces satellites. Ces derniers sont très sensibles aux influences solaires, et cet été, le Soleil a été particulièrement actif, générant des tempêtes solaires intenses. Il est donc tout à fait possible que ces disparitions récentes soient liées à ces phénomènes naturels. En attendant que SpaceX ne donne davantage de détails sur la situation, l’entreprise prévoit de poursuivre ses lancements pour atteindre une constellation de plus de 30 000 satellites.
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Vous le savez, Twitter, aujourd’hui devenu X, est depuis un an sous la direction d'Elon Musk qui a décidé d’apporter de nombreux changements à la plateforme… de son nom, en passant par la manière dont elle fonctionne, jusqu’à la possibilité pour les abonnés de Twitter Blue de rédiger de longs messages. Cependant, la nouvelle direction s'apprête à supprimer une fonctionnalité, plutôt que d'en introduire de nouvelles, ce qui avait été la norme jusqu'à présent.
Rien ne semble permanent sur X.com, surtout lorsqu'il s'agit d'éléments hérités du passé. C'est le cas de l'option "Cercles", introduite en août 2022. Selon l'annonce de X.com, cette fonctionnalité sera supprimée définitivement le 31 octobre. Je cite la plateforme, « après cette date, vous ne pourrez plus créer de nouveaux messages limités à votre cercle, ni ajouter des personnes à votre cercle. » fin de citation. Il sera uniquement possible de retirer des personnes de la liste des membres d'un utilisateur.
Pour être honnête, la fin des Cercles n’est pas vraiment une surprise. Elon Musk l’avait annoncé début juillet. Je cite « nous abandonnons les Cercles au profit de communautés améliorées et d’un tchat de groupe par messagerie privée » fin de citation. En fermant cette fonctionnalité, X met aussi fin à son histoire problématique. Les Cercles ont en effet été confrontés à plusieurs bugs. En début d’année, l’un d’eux a inquiété les utilisateurs concernant leur vie privée, leur faisant croire que leurs publications étaient visibles par tous les abonnés car elles n’étaient pas accompagnées du drapeau vert, signe qu’elles ont été envoyées aux membres du Cercle. Cette frayeur est devenue réalité quelques mois plus tard. En avril, des utilisateurs ont en effet remarqué que des personnes ne faisant pas partie de leur Cercle avaient aimé et commenté leurs messages. Un bug que X avait confirmé en mai, le qualifiant d’« incident de sécurité ».
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Après des centaines d'heures d'entraînement, des chercheurs ont réussi à créer une intelligence artificielle capable de traduire le langage des poules. Adrian David Cheok, professeur à l'université de Tokyo, a collaboré avec huit psychologues animaliers et vétérinaires pour analyser et classifier 200 heures d'enregistrements sonores de cet animal, avec pour résultat : un traducteur accessible à tous !
Cela va peut-être vous surprendre, mais oui, il est effectivement possible de déchiffrer les émotions des poules en les écoutant. Cela concerne non seulement la peur, mais aussi la colère, la satisfaction, l'excitation, la détresse, et bien sûr, la faim. Du moins, c'est ce qu'affirme l'équipe de Cheok, qui a utilisé ces informations comme base pour entraîner une intelligence artificielle. Cette IA a été nourrie avec 100 heures d'enregistrements préalablement classés, puis testée sur une centaine d'heures de sons supplémentaires. Le professeur Cheok explique je cite que sa « méthodologie repose sur une technique d'IA avancée que appelée Deep Emotional Analysis Learning (DEAL), une approche innovante et hautement mathématique qui permet une compréhension subtile des états émotionnels à partir de données sonores » fin de citation. Et les résultats sont prometteurs, correspondant dans 80 % des cas aux observations des chercheurs.
Pour le professeur Cheok, il s’agit d’un grand pas en avant pour la science, car cette méthode pourrait être adaptée à d'autres animaux et « ouvrir la voie à d'autres études sur la communication inter-espèces assistée par une IA. Avec son équipe, le scientifique a l'intention de développer une application gratuite pour aider les éleveurs à mieux comprendre les émotions de leurs poules, une bonne chose pour mieux comprendre ces animaux décrits comme très sociaux.
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Il s'agit de la deuxième attaque en moins d'une semaine pour le complexe hôtel-casino du MGM Grand. Le scénario pourrait presque rappeler un film hollywoodien, sans classe ni élégance toutefois, car les responsables de ces attaques ont agi dans l'ombre.
On pourrait penser que des établissements d'une telle envergure auraient mis en place une sécurité informatique à la hauteur de leur importance. Mais non ! Et contrairement à l'image classique du hacker entouré d'ordinateurs et de câbles, les attaques dont MGM a été victime ont été commises uniquement grâce à un appel au service client, ainsi que grâce à LinkedIn pour identifier l'un des employés. En quelques minutes à peine, les pirates ont obtenu les accès dont ils avaient besoin pour pénétrer le système des hôtels, exigeant une rançon de 15 millions de dollars pour le laisser un ordre.
Pourquoi s’en prendre aux hôtels-casino comme le MGM Grand ? Et bien parce qu’il s’agit du deuxième plus grand hôtel du monde en termes de nombre de chambres, avec un total de 6 852 ! Les attaquants ont semé la panique en bloquant le système de réservation des hôtels, en désactivant les ascenseurs et en mettant hors service les machines à sous et les distributeurs. Un cauchemar absolu pour les responsables.
Le groupe de hackers, connu sous le nom de Scattered Spider, a également réussi à s'emparer de 6 téraoctets de données hautement confidentielles, dont des informations sur les clients des casinos, telles que les numéros de cartes de crédit, les adresses et les identités. Bien que le groupe Caesars ait assuré que les données prises en otage seraient supprimées, rien n'est certain. Lors de la première attaque la semaine précédente, Scattered Spider avait demandé une rançon de 30 millions de dollars, mais seulement 15 millions avaient été versés, ce qui pourrait en partie expliquer cette seconde intrusion.
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Coincé par sa propre machination, c'est ainsi que l'on pourrait résumer le conflit qui oppose Uber à une start-up brésilienne. Cette dernière a trouvé une solution astucieuse pour redonner du pouvoir aux chauffeurs de VTC travaillant pour la plateforme. Alors qu'ils sont généralement soumis aux conditions d'utilisation dictées par le géant américain, ces chauffeurs disposent désormais d'un outil qui leur permet d'estimer plus précisément leur rémunération de chaque course. Une situation qui n'est guère du goût d'Uber.
Cette start-up brésilienne, nommée StopClub, a vu le jour en 2017 à Rio de Janeiro, fondée par deux amis d'enfance. À l'origine, elle permettait aux chauffeurs Uber de combattre la solitude en créant des "points de rencontre" où ils pouvaient se retrouver pendant leurs temps morts. Cependant, en 2020, la pandémie de COVID-19 a sévèrement impacté cette entreprise, la poussant à changer de produit et de modèle économique. StopClub a ainsi développé une nouvelle application mobile permettant aux chauffeurs d'estimer le montant final de leurs courses, c'est-à-dire la somme qui leur sera effectivement versée.
Si vous ne le saviez pas, Uber prélève une commission sur le prix total de chaque course, couvrant ainsi les frais de fonctionnement de sa plateforme. Et cette commission peut s'élever jusqu'à 40 % du montant total, selon les calculs de StopClub. Pour les trajets courts, cela signifie que les chauffeurs peuvent gagner très peu, voire rien du tout. Jusqu'à présent, ils ne pouvaient pas vraiment anticiper le montant final de leur rémunération, Uber ne fournissant qu'une estimation brute pour chaque course. Ainsi, l'outil développé par StopClub leur permet de déterminer précisément si une course est rentable ou non, et de refuser les passagers si le trajet n’en vaut pas la peine. En conséquence, les chauffeurs Uber au Brésil ont rapidement adopté cette solution, augmentant mécaniquement leurs revenus, jusque-là inférieur de 600 reals (soit environ 112 euros) au salaire moyen brésilien.
Si StopClub est une aubaine pour ces chauffeurs, Uber voit cette application comme une menace directe pour son modèle économique. La société de VTC a donc porté l'affaire devant les tribunaux, mais StopClub a rapidement réagi, obtenant une levée de l'injonction. Cette affaire est loin d'être close, car les avocats d'Uber ont fait appel de la décision. StopClub envisage également de s'étendre à d'autres pays, ce qui pourrait inciter Uber à revoir son calcul de rémunération pour chaque course à la hausse.
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