Choses à Savoir TECH

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Choses à Savoir TECH episodes

  • Peut-on acheter un nom de domaine pour 100 ans ?

    Avez-vous déjà créé votre propre site ? Qu’il s’agisse d’une vitrine professionnelle pour montrer vos talents, une boutique pour votre commerce ou même un site personnel pas forcément destiné à être partagé avec le grand public ? Si oui, alors vous avez forcément été confronté à ce qu’on appelle le nom de domaine. Il s’agit en gros de l’adresse de votre site internet, comme google.com ou facebook.com par exemple. Un nom de domaine peut être acheter pour un an ou pour plusieurs années. Mais existe-t-il des durer plus longue ? Dix, quinze, vingt ans ? Mais enfin, pourquoi se limiter à seulement quelques décennies quand on peut carrément acheter un nom de domaine pour son site pour 100 ans ? C’est exactement ce que propose Wordpress. 

    En effet, l'entreprise propose aujourd’hui une offre “100 ans”, ce qui signifie que vous pouvez véritablement sécuriser le nom de domaine de votre choix, qui n'appartiendra qu'à vous et sans doute vos descendants, pendant un siècle entier. Et cette offre s’adresse aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises certaines de perdurer dans le temps.

    Vous vous en doutez, le prix de cette offre est forcément élevé, mais déraisonnable pour autant vu la longévité proposée. En clair, il faudra débourser 38 000 $, soit un peu plus de 35 000 € pour bénéficier de l’offre. Petit souci si vos finances sont serrées et que vous pensiez étaler le paiement, Wordpress demande à ce que vous régliez la note en une seule fois.  Pour ce prix, vous obtenez en plus du nom de domaine, des sauvegardes régulières de votre site, une indexation automatique sur l'Internet Archive ainsi qu’un un support “premier” permanent chez Wordpress, qui vous accompagnera au quotidien ainsi qu’au moment de céder votre site à vos descendants ou à d’autres futurs propriétaires. Au-delà de l’aspect comique de la chose, l’entreprise estime que son offre trouvera preneur dans la mesure je cite, « où beaucoup de [ses] clients sont avec [elle] depuis le début [soit, il y a 20 ans] fin de citation. En 2018, WordPress faisait tourner plus de 30 % des sites Web dans le monde… un chiffre qui est désormais de 42 % cinq ans plus tard.  Reste désormais à savoir si Wordpress sera toujours présent dans 100 ans ou non. 

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    3 min
  • Une « IA programmatrice » accessible à tous (même aux néophytes) ?

    Dans le monde de l’IA, Meta est connu pour Llama 2, son modèle de langage avancé similaire à GPT-4, le modèle concurrent d'OpenAI qui sert de base technique à ChatGPT. Aujourd'hui, le groupe américain fondé par Mark Zuckerberg présente Code Llama, une déclinaison spécialement conçue pour la rédaction de code informatique.

    Dans un article publié sur son blog, Meta explique que ce modèle prend en charge plusieurs langages de programmation, notamment Python, C++, Java, PHP, JavaScript et Bash. Cela signifie que les professionnels et les amateurs peuvent générer du code à partir de phrases en langage naturel. Il vous suffit de formuler votre demande, pour que le code apparaisse à l'écran en quelques secondes. Les utilisateurs expérimentés peuvent également entrer directement du code dans la zone de saisie pour affiner leur demande. À noter que Code Llama peut également corriger du code dysfonctionnel, ce qui pourra faire gagner pas mal de temps aux développeurs. De plus, Meta propose trois versions différentes de Code Llama : une première avec 7 milliards de paramètres, une autre à 13 milliards et la dernière à 34 milliards de paramètres. Les paramètres servent à évaluer les capacités globales d'une intelligence artificielle à produire des résultats précis. En résumé, plus le modèle est grand, plus il demande de ressource pour tourner rapidement. La version à 7 milliards de paramètres serait d’ailleurs plus efficace pour générer du code en temps réel.

    Les premiers résultats obtenus avec ce nouveau modèle semblent prometteurs. Meta partage les résultats de Code Llama obtenus grâce à l'outil d'évaluation HumanEval, et il semblerait que ces résultats se situent au niveau de ceux de GPT-3.5. L'avantage de cet outil par rapport à GPT-4 ou à GitHub Copilot de Microsoft, c’est sa gratuité. En effet, Code Llama est d'ores et déjà disponible sur le site de Meta, et le modèle de langage, tout comme Llama 2, est open source.

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    2 min
  • L’euro numérique n’est pas pour tout de suite ?

    Quand peut-on espérer l'arrivée de l'euro numérique ? Pas tout de suite visiblement… C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Margarita Delgado, la gouverneur adjointe de la Banque centrale espagnole. D’après les informations de l’agence de presse Reuters, l'adoption rapide de cette monnaie numérique ne serait pas à l'ordre du jour. Margarita Delgado explique je cite que « l'émission d'un euro numérique ne devrait pas compromettre la stabilité du système financier » fin de citation, soulignant notamment l'impact potentiel de ce projet en tant que concurrent des banques commerciales. Elle insiste également sur l'importance de prendre en compte les éléments susceptibles d'influencer la compétitivité et la rentabilité des banques.

    Ce dossier est d’ailleurs hautement politique, car Margarita Delgado est l’une des principales figures susceptibles de succéder à Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne. La politicienne espagnole demande ainsi une évaluation préalable des conséquences possibles du déploiement de l'euro numérique sur la liquidité des banques, craignant qu'un transfert massif par les citoyens européens de leurs comptes bancaires en euros vers le futur portefeuille pour l'euro numérique puisse fragiliser les grandes institutions financières du continent. Pour éviter ce scénario, elle propose des mesures de précaution, telles que la limitation à 3 000 euros de la somme pouvant être détenue par chaque citoyen en monnaie numérique. Cette proposition rejoint les préoccupations de ceux qui redoutent l'intrusion excessive d'une telle devise et plaident pour des restrictions d'utilisation. Il est important de rappeler que la Banque centrale européenne devra prendre une décision dans un mois, en octobre prochain à propos de la poursuite ou non du projet.

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    3 min
  • De gros changements arrivent avec la nouvelle loi sur le numérique ?

    Désormais, Google, Facebook, TikTok, Amazon, Instagram, Snapchat et d'autres géants d’internet exerçant en Europe sont soumis à une nouvelle loi européenne, le Digital Services Act. Ce règlement récemment instauré vise à renforcer la sécurité des utilisateurs en ligne, ainsi qu'à préserver les droits fondamentaux tels que la vie privée et la liberté d'expression.

    L'Union européenne a dressé la liste des plateformes concernées sur la base de leur nombre d'utilisateurs. Celles ayant au moins 45 millions d'utilisateurs (soit 10 % de la population de l'UE) sont soumises au niveau de régulation le plus élevé du DSA. Actuellement, 19 plateformes sont concernées, dont huit réseaux sociaux : Facebook, TikTok, X (Twitter), YouTube, Instagram, LinkedIn, Pinterest et Snapchat. Cinq site de commerce en lignes seront également soumis à ces nouvelles règles : Amazon, Booking.com, Alibaba AliExpress et Zalando, sans oublier les boutiques d'applications mobiles comme Google Play et l’App Store d'Apple, et les moteurs de recherche Google Search et Bing de Microsoft. Enfin, la liste est complétée par deux autres acteurs clés du marché : Google Maps et Wikipédia. D'autres entreprises comme Airbnb, Netflix et PornHub, pourraient également venir grossir les rangs de ce club à l'avenir.

    Cette loi sur les services numériques aborde divers aspects du contenu et du comportement en ligne, en mettant l'accent sur la lutte contre les contenus illégaux, la désinformation, la manipulation, la cyberviolence, la responsabilité des utilisateurs et la transparence entre autres. Dans le détail, le DSA exige la lutte contre les contenus illégaux, y compris les discours de haine et les produits ou services illicites. Bien que les entreprises se soient engagées à se conformer au DSA, les étapes spécifiques doivent encore être définies. Les définitions de certains contenus illégaux, tels que les contenus terroristes et les abus sexuels sur les enfants, sont établies au niveau de l'UE, tandis que les États membres disposent de lois complémentaires.

    Sur le point de la lutte contre les cyberviolences, peu de détails ont été fournis par les plateformes, mais davantage d'informations sont attendues après l'analyse de l'évaluation des risques par la Commission européenne au printemps 2024. Les plateformes devront fournir des termes clairs, des algorithmes transparents et un accès amélioré aux données pour les chercheurs. Lorsqu'un compte sera banni ou qu'un contenu est supprimé, un réseau social devra également expliquer en détail sa décision à l'utilisateur affecté. À noter que certaines entreprises, comme Zalando, ont contesté leur inclusion dans la liste des principales plateformes en ligne établie par le DSA, affirmant qu'elles ne présentent pas les mêmes risques que d'autres plateformes. Cependant, l'entreprise prévoit néanmoins de mettre en place des systèmes de signalement de contenus. De son côté, Amazon a déjà porté plainte auprès d'une juridiction européenne.

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    3 min
  • Débris spatiaux, une capture plus compliquée que prévue ?

    Avant même que ne débute la première mission européenne de collecte de débris spatiaux, les choses se compliquent. Des organisations ont remarqué que le débris visé avait été percuté, engendrant ainsi de nouveaux débris.

    L'alerte a été lancée par l'US Space Force cet été avant d’être relayée auprès l'Agence spatiale européenne (ESA). On parle ici d’une collision entre débris, bien souvent des morceaux de satellites, ce qui est un incident plutôt rare, mais de plus en plus fréquent dans l’espace. Ceci dit, cet événement précis est particulier car le débris touché était la cible de la toute première mission de nettoyage ClearSpace-1 de l'ESA, prévue pour 2026. Plus précisément, ce débris vise l'adaptateur Vespa, qui relie l'étage supérieur d'une fusée Vega aux charges utiles transportées. Situé à entre 660 et 800 km de la terre, soit dans l’orbite basse, il ne peut pas se désintégrer naturellement en raison du faible frottement atmosphérique en dehors de l'atmosphère terrestre.

    Avec ses 113 kilogrammes, Vespa est un cylindre de deux mètres de diamètre, ce qui en fait une cible idéale pour une mission de test de capture de débris spatiaux. La mission ClearSpace-1, gérée par la start-up suisse éponyme ClearSpace, vise à démontrer la fiabilité de son véhicule équipé de bras robotiques pour la capture. Sauf que la fragmentation cet été de Vespa à cause d’un impact hypervéloce (donc dû à un objet projeté à plusieurs milliers de kilomètres par heure), complique grandement la mission., puisqu’il faut désormais évaluer les risques que représentent ces nouveaux débris pour ClearSpace-1, ce qui prendre du temps.

    Au final, cet événement est une bonne illustration de la menace posée par les gros débris en orbite. Leur fragmentation peut générer un essaim de débris encore plus petits et potentiellement fatals pour les satellites qu'ils pourraient croiser. Ces incidents risquent d'augmenter à mesure que la situation en orbite basse évolue. Le dernier rapport annuel de l'ESA sur l'environnement spatial publié cet été met en garde contre la croissance du nombre d'objets spatiaux dans cette zone. D'une part, le déploiement croissant de satellites se poursuit, notamment avec les centaines de satellites de communication Starlink de SpaceX, et d'autre part, plus de la moitié des 30 000 débris spatiaux de plus de 10 centimètres ont été identifiés en orbite basse, sans compter les millions de débris plus petits et indétectables.

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    3 min
  • IA permet de redonner leur voix aux femmes ?

    Perdre la parole à la suite d'une maladie ou d'une lésion cérébrale conduit bien souvent à l'isolement des personnes souffrant de cette affection. Pour qu'elles puissent à nouveau s’exprimer, les scientifiques planchent depuis longtemps sur des implants cérébraux combinés à de puissantes IA. C’est dans ce contexte que deux études récentes ont permis de redonner la voix à deux femmes, L'une paralysée à la suite d'un accident vasculaire cérébral, et l’autre atteinte d'une maladie neurodégénérative progressive.

    Direction les États-Unis, où des chercheurs de l'Université de San Francisco et de Berkeley ont permis à la femme victime d'un AVC de s'exprimer via un avatar virtuel. Pour résumer, l’IA utilisée a transformé les signaux cérébraux en parole et en expressions faciales. Pour cela, les scientifiques ont implanté un fin rectangle de 253 électrodes sur les zones du cerveau de la patiente liée à la parole, lesquelles ont ensuite envoyé les signaux cérébraux à des ordinateurs pour qu’ils soient décodés puis interprétés.

    Mais avant de parvenir à un résultat satisfaisant et compréhensible, les scientifiques et la patiente victime d’un AVC ont entraîné l’IA durant de longues semaines, en répétant différentes phrases avec une base de 1 024 mots. Dans un second temps, il a également fallu concevoir un système de synthèse vocale constitué à partir de vieux enregistrements audio de la voix de la patiente. En combinant l’IA et la synthèse vocale, les scientifiques ont obtenu un outil capable de décoder un large vocabulaire et de le transformer en texte à une vitesse de 78 mots par minute, avec un taux d'erreur de 25 %. C’est presque deux fois moins que la vitesse de conversation naturelle, mais c'est déjà un énorme progrès pour cette femme qui peut désormais communiquer avec son mari.

    La seconde patiente, atteinte d’une maladie neurodégénérative progressive a quant à elle été prise en charge par le laboratoire de Stanford Medicine. Les chercheurs qui y travaillent sont ainsi parvenus à retranscrire son activité cérébrale sous forme de textes. Concrètement, ils lui ont implanté deux minuscules réseaux de capteurs à la surface du cerveau, dans deux régions distinctes de production de la parole. Chacun de ces réseaux dispose de 64 électrodes qui se connectent au cortex cérébral avec une profondeur de 3,5 millimètres. Là encore, l'IA a été entraînée afin de distinguer les nuances de l'activité cérébrale. À l'issue de 25 séances durant lesquelles ont été répétés entre 260 à 480 phrases, le système a été capable de reconstituer les mots associés à ces phonèmes avec un taux d'erreur a été limité à 9 % sur une cinquantaine de mots, mais qui augmente à 24 % pour 125 000 mots, pour une vitesse de conversion de 62 mots par minute. Si ces procédés sont prometteurs, reste à voir s'ils trouveront leur chemin vers le grand public dans les années à venir.

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    3 min
  • Convoqué au tribunal pour un commentaire négatif sur Google ?

    Un employé travaillant dans un magasin de cigarettes électroniques au Mans affirme être victime de harcèlement sur son lieu de travail. Il rapporte même avoir été menacé de violences physiques, notamment par son supérieur.

    Le 12 août 2021, l’homme choisit de déposer une main-courante à l'encontre de son employeur et d'un de ses collègues. Une semaine plus tard, le 19 août, un avis assez particulier apparaît sur la fiche Google de l'établissement. Le contenu de cet avis ne laisse aucun doute quant à son auteur, qui est le salarié harcelé : "J'ai déposé une main-courante contre le patron […] pour des menaces de violences. La prochaine fois, je porterai plainte avec un dossier déjà préparé (sachez que les preuves existent) pour vous qui refusez d'écouter lorsque vous proférez des menaces. Salut."

    L'homme a publié cet avis en utilisant le compte Google de sa compagne, avec un ton empreint d'amertume qui, semble-t-il, n’a pas du tout plu au patron. Ainsi, le patron a porté plainte contre son salarié pour usurpation d'identité et contre la compagne de ce dernier pour diffamation. Si l’histoire date de 2021, ce n’est que cet été que tous les protagonistes de cette histoire se sont retrouvés devant le tribunal. L'accusé s’est défendu lui-même et reconnaît avoir posté l'avis en utilisant le compte de sa compagne, sans se poser davantage de questions. Il assume pleinement ce qu'il a écrit.

    Le patron lui était représenté par son avocat, réclamant des dommages et intérêts. Faute de preuve pouvant confirmer que la femme du salariée était l’autrice du commentaire, elle a été relaxée, le tribunal considérant que les faits étaient prescrits au moment du dépôt de plainte. De plus, selon lui, les éléments ne sont pas suffisants pour étayer l'accusation d'usurpation d'identité. En conséquence, l'homme et sa compagne ont tous les deux été relaxés à l’issue de l’audience. Une situation assez insolite à une époque où les entreprises luttaient principalement contre les faux avis sur internet.

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    2 min
  • Inventer le tricordeur de Star Trek ? Ça marche !

    Pour déterminer rapidement et précisément si une plaie est infectée ou simplement enflammée, des chercheurs ont conçu un dispositif de diagnostic médical compact qui intègre plusieurs technologies... Un appareil innovant qui n’est pas sans rappeler le tricordeur de Star Trek.

    Au cœur des années 1960, la saga Star Trek introduisait des technologies futuristes dont l'existence concrète semblait inimaginable à l'époque. Parmi elles se trouvait le tricordeur, un petit outil de diagnostic portable, dont une version était destinée à un usage médical. Aujourd'hui, une réalité similaire émerge avec le Swift Ray 1, développé par une équipe de scientifiques du Canada et du Mexique. Ce dispositif compact tient dans une poche de pantalon et se connecte à un smartphone pour collecter et analyser les données. Le Swift Ray 1 est capable de réaliser des images médicales de haute qualité ainsi que des images thermographiques infrarouges. Ces images mesurent la température de la plaie, permettant ainsi de distinguer une infection d'une inflammation. De plus, l'appareil est équipé d'une lumière ultraviolette qui révèle la fluorescence bactérienne dans la plaie, contribuant ainsi à affiner le diagnostic.

    La combinaison de la thermographie et de la fluorescence bactérienne permet d'identifier la présence d'une infection dans la zone blessée. Les chercheurs ont testé le dispositif cliniquement sur 66 plaies. Le Swift Ray 1 a correctement identifié 20 plaies comme non inflammatoires, 26 comme inflammatoires et 20 comme infectées. Les résultats ont été précis à 100 % pour les plaies infectées et à 91 % pour celles qui ne l'étaient pas. Cet outil pourrait considérablement faciliter le diagnostic médical des blessures dès l'arrivée des patients, permettant ainsi de choisir rapidement le traitement approprié. De plus, grâce à sa petite taille et à la combinaison de la thermographie et de la fluorescence bactérienne, il devrait être proposé à un prix abordable pour un appareil médical.

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    3 min
  • Microsoft Teams permets d’hacker des gouvernements ?

    Si la Russie poursuit sa guerre en Ukraine, elle est également très active sur internet. Les experts en sécurité de Microsoft ont repéré une campagne menée avec succès par un groupe de hackers russes connu sous le nom de Midnight Blizzard. Mais contrairement aux attaques de logiciels malveillants invisibles habituelles, ces derniers ont utilisé l'ingénierie sociale qui consiste à manipuler la victime de l’attaque pour qu'elle donne elle-même accès à sa machine, sans se douter que des hackers sont à l'origine de la demande.

    En mai dernier, ce groupe de pirates a exploité des comptes Microsoft 365 déjà compromis pour créer des noms de domaine ressemblant à ceux de supports techniques légitimes. Ils ont ensuite utilisé ces noms de domaine pour envoyer des messages via Microsoft Teams aux employés des organisations ciblées par l'attaque. Je cite Microsoft, « Si l'utilisateur accepte la demande de conversation, il reçoit un message sur Microsoft Teams l'incitant à entrer un code dans l'application Microsoft Authenticator de son téléphone mobile. En cas d'acceptation, le pirate prend le contrôle total du compte de l'employé et accède à ses données » fin de citation.

    Au total, une quarantaine d’organisations ont été piratées à divers degrés. Parmi elles figurent des agences gouvernementales, des services informatiques d'entreprises et des médias. Bien que Microsoft ne les nomme pas, l'entreprise estime que les preuves recueillies pointent vers je cite « des objectifs d'espionnage spécifiques ». Microsoft a bloqué les noms de domaine utilisés par les hackers et a informé toutes les entités et personnes concernées. À noter que le groupe Midnight Blizzard est bien connu depuis 2018, pour divers piratage comme celui de l’entreprise SolarWinds en 2020, qui lui a permis de compromettre les données personnelles de 20 000 clients de l'entreprise, dont le Département de la Défense des États-Unis, entre autres. Midnight Blizzard cible principalement les organisations américaines et européennes, et semble clairement avoir des ambitions politiques à travers ses attaques.

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    3 min
  • L’oubli : un défaut majeur des IA ?

    L’un des surnoms que les experts donnent à l’intelligence artificielle est celui de boîte noire, tout simplement car il est difficile de comprendre avec précision son fonctionnement interne, dans les réseaux neuronaux. Ces derniers sont formés sur de vastes ensembles de données et sont chargés d'accomplir certaines tâches, mais les algorithmes qui en résultent sont excessivement complexes pour être déchiffrés. Cependant, toutes les IA font face à un problème commun : l'oubli catastrophique. Des chercheurs de l'Université d'État de l'Ohio ont scruté ce phénomène dans le but de trouver des solutions. À mesure que l'IA acquiert de nouvelles compétences, elle perd en mémoire les informations qu'elle avait précédemment assimilées. Ce phénomène d'oubli catastrophique est particulièrement préoccupant dans les contextes d'apprentissage continu, pouvant se révéler dangereux, notamment si les véhicules autonomes oublient les règles élémentaires de sécurité par exemple.

    Les chercheurs ont mis en évidence des similitudes entre la mémoire des IA et celle de l'être humain. Les individus peuvent avoir du mal à distinguer les détails de deux scénarios similaires, mais retiennent plus aisément deux événements nettement distincts. Les réseaux neuronaux artificiels, eux, conservent mieux les informations lorsque les tâches successives sont très différentes. Les chercheurs ont constaté qu'en exposant l'IA à une variété de tâches dès ses débuts, elle est plus apte à intégrer de nouvelles informations et à s'acquitter de tâches similaires par la suite. Ces chercheurs nourrissent l'espoir que l'étude des similitudes entre les mécanismes des machines et ceux du cerveau humain puisse donner naissance à des IA capables d'apprendre et de s'adapter comme les humains.

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    2 min

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