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Si vous avez eu l'occasion d'essayer Threads en utilisant un VPN, étant donné que l'application n'est pas encore disponible en Europe, vous savez certainement que cette alternative à Twitter développée par le groupe Meta est… assez minimaliste. Cependant, de nouvelles mises à jour devraient rapidement enrichir la plateforme avec de nouvelles fonctionnalités.
Interrogé sur par des utilisateurs américains, Adam Mosseri, le directeur d'Instagram, a répondu que de nombreuses améliorations demandées étaient "sur la liste". Et voici justement cette liste, qui est sans doute incomplète étant donné qu’il y a encore beaucoup de place pour des améliorations supplémentaires. Tout d'abord, il sera bientôt possible d'éditer ses messages après les avoir publiés. Une fonctionnalité est payante sur Twitter avec l'abonnement Blue, mais pas sur son rival Mastodon. Les hashtags seront également bientôt cliquables et l'ajout d'une section affichant les tendances actuelles est également prévu.
Pour les professionnels, il sera possible de basculer entre plusieurs comptes. Il est important de rappeler que Threads utilise obligatoirement votre compte Instagram pour se connecter, ce qui pose des problèmes, comme nous l'avons déjà mentionné dans un épisode précédent que je vous invite à écouter ou réécouter. Une autre amélioration très demandée qui devrait arriver prochainement est la possibilité de ne voir que les publications des personnes que l'on suit dans son flux, sans mélange avec des comptes suggérés. En ce qui concerne la recherche, il sera bientôt possible de rechercher des GIF à intégrer dans ses messages. D'autres fonctionnalités présentes chez la concurrence, voire même sur Instagram, seront également ajoutées, comme la possibilité d'épingler un fil de discussion sur son profil ou de taguer des utilisateurs dans les photos et vidéos. Enfin, Adam Mosseri a confirmé que la traduction directe des messages dans l'application était en cours de développement, tout comme une version web complète du réseau social. En résumé, il est clair que Threads a encore beaucoup de travail à faire pour rattraper Twitter, voire Mastodon. À ce jour, aucune date n'a été annoncée pour ces différentes améliorations ni pour sa sortie en Europe.
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Dans la course à la meilleure IA entre Bard et ChatGPT, Google a pris de l'avance sur Microsoft dans le domaine de la santé. Un article du Wall Street Journal révèle comment le géant de la technologie s'est immiscé avec succès dans les services de santé aux États-Unis.
En effet, des essais cliniques sont déjà en cours dans plusieurs cliniques et hôpitaux américains avec le modèle de langage Med-PaLM 2 de Google. Comme son nom l'indique, cette IA est spécialisée dans le domaine médical. Ce chatbot en est à sa deuxième version et devrait, selon Google, je cite "atteindre une précision de 86,5 % dans les questions de l'examen américain de certification médicale, ce qui représente une amélioration de 19 % par rapport aux résultats obtenus avec la première version du modèle de langage".
La société a proposé Med-PaLM 2 à plusieurs services de santé américains. L'objectif de cette IA n'est pas de remplacer les médecins, mais de faciliter leur travail. En effet, elle est capable de résumer rapidement une grande quantité de documents et de présenter les données de manière plus facilement accessible aux professionnels de la santé. De plus, selon les responsables de Google, elle serait particulièrement bénéfique dans les "déserts médicaux", où il y a peu, voire pas du tout, de professionnels de santé.
Est-ce à dire que l'automédication est l’avenir de la médecine ? Difficile à dire, mais l’hypothèse n’est pas à exclure, car selon les experts, Med-PaLM 2 génère je cite des "réponses précises et utiles aux questions de santé des patients". Cette évolution comporte cependant des risques, ce qui n’arrête pas les géants de la Silicon Valley, pour qui le secteur de la santé présente de grandes opportunités. De son côté, Microsoft travaille également sur une IA spécialisée dans le domaine médical, cette fois, basée sur ChatGPT.
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Les véhicules autonomes sont sans aucun doute amenés à se généraliser à l’avenir. Si les progrès dans ce domaine sont prometteurs, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour corriger les nombreux défauts de cette technologie. À San Francisco, Waymo et Cruise, filiales respectives d'Alphabet et de General Motors, ont déployé plusieurs flottes de taxis autonomes. Problème, les habitants expriment régulièrement leur opposition à leur présence. Il est vrai que ces véhicules font régulièrement la une des média en raison de nombreux problèmes qui agacent aussi bien les utilisateurs, les résidents, les automobilistes et les élus.
Sur TikTok, de nombreuses vidéos mettent en scène les déboires de ces véhicules autonomes, parfois avec humour, parfois avec frustration. Mais ces derniers temps, une nouvelle forme de résistance prend de l'ampleur. Dans plusieurs publications, on voit des personnes placer des cônes de signalisation sur le capot des taxis autonomes, ce qui perturbe considérablement les capteurs et les caméras des véhicules, les forçant ainsi à s’immobiliser. Ce phénomène est de plus en plus courant et semble être initié par un groupe d'activistes anti-voitures autonomes appelé les « Safe Street Rebels ». Pour les entreprises exploitant ces véhicules, il s'agit d'actes de vandalisme encourageant un comportement dangereux et irrespectueux, démontrant ainsi une incompréhension du fonctionnement des taxis autonomes.
En janvier dernier, les élus locaux se sont mobilisés pour alerter le gouvernement fédéral et demander une limitation de l'expansion de ces deux entreprises, qui souhaitent pouvoir faire circuler leurs taxis toute la journée, donc au-delà de leur autorisation d’exploitation des routes entre 22h et 6h du matin. Ces derniers se plaignent des nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés avec ces véhicules, qui provoquent parfois d'énormes embouteillages, bloquent les transports en commun, se mettent sur le bas-côté en cas de brouillard et perturbent l'intervention des services d'urgence. De son côté, l'entreprise Cruise souligne que bloquer les véhicules avec des cônes pour lutter contre leur impact sur la circulation est contradictoire, et rappelle son engagement envers les travailleurs de nuit avec des trajets gratuits, la livraison de repas aux plus démunis et le transport des déchets des entreprises locales.
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Le chatbot développé par OpenAI a été l'attraction principale du premier semestre 2023. Grâce à sa technologie d'intelligence artificielle générative, le Chatbot est capable de produire des textes complexes à partir d’une consigne de quelques lignes seulement ! Cependant, pour la première fois, ChatGPT semble montrer des signes de ralentissement.
L'ampleur du phénomène ChatGPT est sans précédent et a profondément changé Internet. Même Instagram ou TikTok n'avaient pas connu un démarrage aussi fulgurant. Car cette intelligence artificielle éditée par OpenAI a atteint 100 millions d'utilisateurs seulement 2 mois après son lancement. Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin, et la croissance effrénée du nombre de nouveaux utilisateurs du chatbot est en train de ralentir. Selon Similarweb, le nombre de visites sur le site de ChatGPT a diminué de quasiment 10 % entre mai et juin. Dans le même temps, le nombre de visiteurs uniques a baissé d’un peu moins de 6 %.
La baisse de l’intérêt pour ce chatbot se remarque même chez ceux qui continuent de l'utiliser, avec un temps passé sur la plateforme de en baisse de 8,5 % par utilisateur. Cette première baisse n'est pas alarmante en soi, surtout compte tenu du nombre de personnes séduites par ChatGPT à travers le monde. Cependant, les plaintes concernant l'utilisation abusive des données de tiers se multiplient, et des inquiétudes sur la dangerosité de cette technologie ont déjà été exprimées par des acteurs importants du secteur technologique, y compris Sam Altman, le PDG d'OpenAI lui-même.
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Alors que le concurrent de Twitter, Threads, a été lancé par le groupe Meta de Mark Zuckerberg aux États-Unis et au Royaume-Uni la semaine dernière, les Européens devront attendre pour pouvoir l’utiliser. La faute aux règles sur la protection des données personnelles édictées par l'Union européenne… ce qui au final n’est pas une mauvaise chose, vous allez voir.
Selon le journal irlandais Independent, les régulateurs chargés de la protection des données des citoyens estiment que Threads et Meta ne respectent pas les règles établies par l'Union européenne. En effet, Threads importe les données de ses utilisateurs collectées sur d'autres plateformes telles que Facebook et Instagram, notamment pour des campagnes publicitaires ciblées. Car dans l’ecosystème Meta, toutes les applications peuvent être liées et peuvent partager des données comme c’est déjà le cas avec la publication de contenu depuis Facebook vers Instagram et inversement. Sauf que cette utilisation des données dans un but commercial avait déjà été jugée illégale en Europe lorsque Meta avait tenté d'afficher des publicités sur WhatsApp en utilisant des données collectées par d'autres services du groupe. Si l’on en revient à Threads, l'application semble n'avoir aucune limite : que ce soit pour récupérer des informations bancaires, des données de santé, l'historique de recherche, la localisation ou d'autres données sensibles… tout est collecté ! Du moins dans la version actuellement disponible aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Le journal Independent précise que les régulateurs européens n'ont pas bloqué activement la sortie de l'application en Europe. C'est plutôt que Meta n'a pas encore pris la peine de présenter une version de l'application qui serait conforme au RGPD et aux autres lois européennes en matière de sécurité des données. Meta n'a pas encore communiqué sur cette version spéciale pour l'Europe et aucune date de sortie n'est prévue pour le moment en France ou dans les autres pays membres. Cependant, compte tenu de la méfiance actuelle à l'égard de Twitter, le moment semble idéal pour lancer un concurrent en Europe.
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Les cybercriminels font parfois preuve d'une grande créativité pour piéger leurs victimes, mais il leur arrive également d'être pris à leur propre piège. Les entreprises spécialisées dans la lutte contre le cyberespionnage et le cybersabotage développent progressivement des outils de plus en plus performants, comme Tethris, une entreprise française qui a récemment annoncé le déploiement d'un réseau mondial de leurres informatiques nomades, appelés honeypots (ou AMTD pour l’acronyme en anglais). Ces pièges visent à attirer les activités malveillantes sur le web afin de les identifier et de les neutraliser.
Les honeypots, que l’on peut traduire par "pots de miel", sont historiquement de faux ordinateurs intégrés à un réseau, contenant des données sensibles fictives. Ces leurres permettent ainsi aux acteurs du renseignement de suivre l'évolution des attaques informatiques. Tethris a récemment déployé un vaste réseau de 1 300 honeypots nomades de nouvelle génération répartis dans une cinquantaine de pays, permettant de cartographier en temps réel le paysage de la cybermenace.
Jusqu'à présent, les honeypots étaient statiques, ce qui les rendait moins efficaces. Les hackers et certains groupes de cybercriminels avaient pris l'habitude de partager des informations sur ces leurres, limitant ainsi leur pertinence une fois repérés. Ainsi, ces honeypots nouvelle génération utilisés pour traquer les activités frauduleuses, sont désormais nomades, leurs adresses IP étant désactivées à certains moments puis reprogrammées à d'autres endroits du réseau, brouillant ainsi les pistes et plongeant les pirates dans l'incertitude. Ces leurres ont ainsi une durée de vie plus longue, ce qui leur permet de recueillir plus d'informations qu'auparavant, facilitant ainsi la détection rapide de certaines campagnes de cybercriminalité.
Cette technologie est en constante évolution. On estime qu'à l'horizon 2025, un quart des applications cloud dans le monde exploiteront des fonctionnalités d'Automated Moving Target Defense, un concept émergent dont les honeypots sont l'une des premières applications concrètes. Tethris publie déjà un bulletin météo du cyberespace, qui présente les tendances des activités cybercriminelles détectées et analysées grâce à son réseau de leurres nomades. Ce bulletin est ensuite partagé avec l'ANSSI et la Cyber Threat Alliance pour une meilleure coopération mondiale afin de lutter contre les hackers.
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Selon un rapport du Guardian, l'agence spatiale américaine compte entreprendre des opérations d'exploitation minière sur la Lune au cours de la prochaine décennie, avec l’ambition d'extraire ses premières ressources d'ici 2032. Cette initiative fait partie de la mission Artemis, qui vise à renvoyer des astronautes sur la Lune en 2025. Il s’agira du premier alunissage depuis la mission Apollo 17 en 1972.
Dans le cadre de ses projets d'exploitation minière sur la Lune, la NASA prévoit d'envoyer une foreuse dans l'espace afin de collecter des échantillons du sol lunaire, mais également dans le but d'établir une usine de traitement à la surface de la Lune. L'objectif est de mieux comprendre les ressources que la Lune met à disposition, ouvrant ainsi la voie au développement d’une éventuelle production à grande échelle. C'est en tout cas ce qu'a déclaré Gerald Sanders, spécialiste des fusées au Centre spatial Johnson de la NASA.
Selon l’agence de presse Reuters, les principaux clients des ressources lunaires devraient être des sociétés de fusées commerciales, qui pourraient utiliser la surface de la Lune pour obtenir du carburant ou de l'oxygène. Ce que l’on pourrait appeler « la ruée vers l’or lunaire » est à l’étude depuis 2015 du côté de la NASA. En effet, l'eau, l'hélium et les terres rares ont été identifiés comme des éléments essentiels présents sur la Lune. L'eau, en particulier, peut être convertie en carburant pour les fusées, tandis que l'hélium offre des perspectives prometteuses pour le domaine de l'énergie. Les métaux des terres rares, tels que le scandium et l'yttrium, qui sont abondants dans les roches lunaires, pourraient stimuler considérablement le secteur de l'électronique. D’après la NASA, même en exploitant une tonne de roche lunaire par jour, il faudrait environ 220 millions d'années pour épuiser seulement 1 % de la masse de la Lune. Ainsi, la mission Artemis est considérée comme un tremplin vers la conquête de Mars, et vise également à établir une présence humaine durable sur la Lune.
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OpenAI, la startup ayant créé le désormais célèbre ChatGPT, est accusée par deux écrivains de vol de contenu pour entraîner leur IA. Les artistes reprochent aux développeurs des modèles de langages utilisés par le chatbot nourrir leur technologie avec sources normalement payantes. Alors que les grandes entreprises de la Silicon Valley cherchent à tirer profit de l'intelligence artificielle, les auteurs des "sources" originales risquent de ne recevoir aucune compensation financière malgré leur contribution essentielle, car c’est bien sur des sources principalement écrites que les IA s'entraînent.
Selon Torrent Freak que je cite, "cette semaine, les auteurs Paul Tremblay et Mona Awad ont intenté une action collective contre OpenAI, accusant la société mère de ChatGPT de violation des droits d'auteur. Selon eux, ChatGPT a été partiellement formé à partir de leurs œuvres protégées par le droit d'auteur, sans autorisation" fin de citation. L'accusation est grave, mais comment les plaignants peuvent-ils être si certains qu'OpenAI a formé son chatbot à partir de leurs œuvres ? Pour Paul Tremblay et Mona Awad, la preuve est évidente, je les cite, "ChatGPT génère des résumés des œuvres protégées des plaignants, ce qui ne serait possible que si ChatGPT avait été formé sur ces œuvres" fin de citation.
Cependant, l'accusation ne s'arrête pas là. Toujours selon les deux auteurs, OpenAI aurait également utilisé du contenu provenant de sites de piratage de livres tels que Z-Library. Bien que l'entreprise reste évasive sur l'origine des sources ayant servi à former son IA, il est connu que ChatGPT a été entraîné avec au moins 360 000 livres. Est-ce que l'entreprise a payé pour "s'inspirer" de ces œuvres ? Seule l’entreprise peut le dire, mais les plaignants soulignent néanmoins que "OpenAI a dû utiliser des ressources piratées, car je cite "il n'existe pas de bases de données légitimes contenant autant de livres" fin de citation.
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Depuis quasiment 10 ans, Spotify est le leader mondial du streaming musical, avec une base d'auditeurs qui continue de croître. Désireuse de garder son avance sur la concurrence, la plateforme suédoise continue d’innover avec bientôt, l’intégration de vidéos.
D’après le média spécialisé Bloomberg, Spotify prévoit d'ajouter des clips musicaux complets à son application et serait en discussion avec des partenaires potentiels pour concrétiser ce projet. Si cela venait à se réaliser, il s’agirait d’un tournant pour le géant du streaming musical, qui ne propose actuellement que des podcasts et des formats courts pour promouvoir les artistes. À l'avenir, la vidéo pourrait occuper une place importante sur la plateforme, qui a déjà introduit une nouvelle forme de navigation à la TikTok et a récemment annoncé avoir dépassé les 100 000 podcasts vidéo. Mais Spotify doit faire face à une concurrence de plus en plus féroce comme celle de YouTube et Apple, où les musiques sont déjà disponibles en format vidéo. D’ailleurs, il y a quelques mois, YouTube Music a lui aussi lancé une section podcasts à l’instar de Spotify, mais avec tout de même quelques années de retard.
En parlant de concurrence, des acteurs plus récents comme Bytedance, la société mère de TikTok, se lancent également dans le streaming musical. Sa filiale Resso pourrait connaître une forte expansion dans ce domaine, tandis que TikTok se positionne de plus en plus comme une plateforme pouvant aider les jeunes artistes à se faire connaître. Dans un paysage aussi concurrentiel, Spotify, qui a dû réduire ses effectifs cette année, n’a pas d’autre choix que de continuer à innover pour, à minima, ne pas se faire rattraper, et dans le pire des scénarios, se faire dépasser.
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Et si les fraudeurs qui tentent de vous extorquer de l'argent par téléphone avaient enfin trouvé un adversaire à leur hauteur capable de les combattre efficacement ? C'est peut-être ce que des chercheurs de l'université de Macquarie, à Sydney, ont réussi à développer avec leur chatbot appelé "Apate". En utilisant ChatGPT et la technologie du clonage vocal, cette IA est capable de produire un véritable échange de qualité avec un escroc.
Dans le détail, Apate a été entraîné à partir de transcriptions d'échanges avec de véritables arnaqueurs, ce qui lui permet de reproduire les réactions humaines dans ce genre de situation. L'objectif des chercheurs est, je cite, « de faire perdre du temps aux escrocs et de réduire le nombre d'escroqueries réussies » fin de citation. Si les escrocs doivent désormais passer de longues minutes à chaque appel avec une IA avant finalement de repartir bredouilles, leur "modèle économique" pourrait en être grandement affecté. Cette idée a été imaginée par le scientifique Dali Kaafar après avoir reçu un appel d'un escroc et l'avoir gardé au téléphone pendant 40 minutes pour le mener en bateau. Je cite « j'ai alors commencé à réfléchir à la façon dont nous pourrions automatiser l'ensemble du processus et utiliser le traitement du langage naturel pour développer un chatbot informatisé capable d'avoir une conversation crédible avec l'escroc » fin de citation.
Pour l'instant, Apate parvient à tenir des pendant 5 minutes en moyenne. Cependant, les chercheurs sont beaucoup plus ambitieux et visent des conversations de 40 minutes en moyenne. Et ils ont de quoi y croire. Je cite, « nous avons constaté que les robots réagissaient plutôt bien à certaines situations délicates pour lesquelles nous ne pensions pas qu'ils pourraient trouver de solutions. Les escrocs demandaient des informations pour lesquelles nous n'avions pas formé les robots, mais ceux-ci s'adaptent et fournissent des réponses très crédibles » fin de citation. À voir ce que cela donnera une fois la technologie définitivement au point, et si elle sera disponible pour tout le monde.
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