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Clément Ray, co-fondateur d'Innovafeed
Aujourd’hui, je suis reçu par Clément Ray, co-fondateur d'Innovafeed. Pour qui s’intéresse à ces sociétés d’un genre nouveau sorties de presque nulle part en France faisant de plus en plus la une des journaux économiques, Innovafeed n’est pas une inconnue. Reconnaissons en premier lieu que le produit qu’ils manufacturent, de la nourriture pour animaux et végétaux à base d’une mouche, la Hermetia Illucens, n’est pas super facile d’accès de prime abord. Oui mais voilà, vous feriez une erreur à vous arrêter à cette histoire de mouche. Innovafeed est en train de révolutionner l’élevage de poissons dans le monde – rien de moins. Les poissons sont aujourd’hui majoritairement nourris à base de farines dont la production pose des problèmes croissants de soutenabilité et contribue au réchauffement de la planète. Innovafeed, à sa manière, en remplaçant ces farines par des insectes, reconstituant ainsi un cycle naturel.
Il nous a fallu quelques millisecondes pour connecter, anciens consultants que nous sommes tous les deux. J’étais intrigué par ce jeune homme de 35 ans venant de lever avec ses associés, en à peine 6 ans, presque un demi-milliard d’euros.
Clément et son équipe ont pris des risques fous que beaucoup n’auraient pas pris. Ils sont allés à la vitesse de la lumière. A plusieurs reprises dans son entretien, Clément évoque sa volonté d’aller vite, soit pour rattraper son retard technologique sur ses concurrents, soit pour prendre de l’avance et adresser l’immense marché qui l’attend. Il le dit à un moment dans l’entretien : « Avant les gros mangeaient les petites. Maintenant, ce sont les rapides qui mangent les lents. » S’il a déjà tant réussi si jeune, c’est qu’il a très certainement raison, même dans le secteur industriel que l’on caractérise par la longueur de son échelle de temps.
Venez découvrir avec moi l’histoire extraordinaire d’une jeune société industrielle exceptionnelle.
Si cette nouvelle interview vous a plu, parlez-en autour de vous, notez 5 ⭐ le podcast (Spotify, Deezer, ApplePodcast) et rédigez un avis.
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Un podcast co-réalisé avec Agnès Guillard.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jean-François Chiron, Directeur Général Ebusco France
Aujourd’hui, je suis reçu par Jean-François Chiron, Directeur Général de Ebusco en France.
J’aime Ebusco parce qu’on y trouve tout ce que j’aime. Un projet visionnaire qui participe de la décarbonation des villes. Un projet qui part d’un produit simple, le bus, et en fait un objet bourré de technologie issue entre autres des avions de chasse. Un projet ambitieux dont le génial fondateur au nom imprononçable – il faudra nous écouter Jean-François et moi pour le découvrir - ne cherche pas à s’enrichir avec un produit qui bat la concurrence sur de nombreux critères mais rêve de devenir global.
Ebusco existait à peine il y a dix ans, sa valorisation dépasse le milliard d’euros. Un projet fou qui participe de la réindustrialisation du pays. Ebusco construit en ce moment même une usine sur le site de Renault Cléon. Et puis une société méconnue du grand public qui le restera probablement mais qui n’a pas grand-chose à envier à une autre société un peu plus connue, Tesla. Ebusco est au bus ce que Tesla est à la voiture : une révolution dans la mobilité de tout un chacun.
Enfin, Ebusco est dirigée en France par un homme dont le parcours devrait en inspirer plus d’un. Jean-François a été un grand dirigeant d’une grande entreprise.
Et puis il a voulu reprendre sa liberté, a été indépendant un temps, a rejoint la communauté que j’anime avec mon équipe mais n’a absolument pas eu besoin de notre aide pour trouver ses clients. Et enfin se retrouve maintenant à diriger en France un magnifique projet entrepreneurial. A plus de 60 ans, Jean-François est devenu entrepreneur. En nous écoutant, vous comprendrez vite qu’il adore !
Découvrez l’histoire d’Ebusco, la société qui révolutionne le bus en France et dans beaucoup d’autres pays, racontée par Jean-François Chiron.
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Francis Barel, Directeur PayPal France
Aujourd’hui, je suis reçu par Francis Barel, Directeur PayPal France.
Raconter l’histoire de PayPal, c’est un peu raconter l’histoire du remplacement de notre bonne vieille CB par nos paiements en ligne. Mais c’est beaucoup, beaucoup plus que cela.
Raconter l’histoire de PayPal, c’est aussi voir nos modes de consommation changer en même temps que sont nées des plateformes devenues mondiales, comme eBay qui fut une des toutes premières marketplaces.
Mais raconter l’histoire de PayPal, c’est plus simplement raconter l’avènement d’internet qui changea à jamais notre façon de vivre. PayPal, en se confrontant au milieu bancaire américain de l’époque, se fit beaucoup, beaucoup d’ennemis. De leurs combats quotidiens contre des mastodontes devenus aujourd’hui leurs partenaires, le mythe PayPal naquit. La « PayPal mafia » devint un cercle d’hommes et de femmes soudés dans l’adversité, technologiquement toujours en avance et entrepreneurs dans l’âme. De PayPal et des hommes qui la firent naître et grandir dans ses premiers jours naquirent YouTube, Facebook ou encore LinkedIn. Un certain Elon Musk, en restant quelques mois au capital, y fit fortune, ce qui lui permit de racheter une société encore inconnue du grand public, Tesla.
C’est fou de voir comment une société peut créer autant d’ingéniosité, de créativité et accessoirement de confiance auprès de ses usagers et de ses clients. Mais comment ont-ils fait ? Pour le savoir, il faudra écouter Francis répondre à mes questions.
Avec plus de 410 millions d’utilisateurs dans le monde et une croissance en accélération, rien ne semble arrêter PayPal qui a fait de la facilité et de la sécurité de paiement son alpha et omega. Ils ne sont que 100 salariés en France à traiter leurs 14 millions de clients. Le ratio laisse pantois. Dans cette société monde, comptez 28 nationalités parmi ces 100 salariés. Donc oui, on parle anglais rue de la Banque en face de la Bourse.
Découvrez avec moi l’histoire dingue dingue dingue de PayPal racontée par Francis Barel.
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Nicolas Dufourcq, Directeur Général de la Banque Publique d'Investissement (BPI)
Aujourd’hui, je suis reçu par Nicolas Dufourcq, DG de la BPI. Si vous n’avez pas croisé la BPI ces dernières années lors de ses événements dédiés à la French Tech et la French Fab, c’est que vous étiez loin, très loin de la France, et probablement sur une île coupée du monde et d’internet.
On ne présente plus la BPI née à l’initiative du Président Hollande. On ne présente plus non plus Nicolas Dufourcq, qui après HEC et l’ENA et un début de carrière comme haut fonctionnaire, dirigea Wanadoo, puis fut membre du Comité Exécutif de Capgemini avant de prendre les rênes de la BPI il y a bientôt 10 ans. En plus de m’adresser au CEO aujourd’hui, je m’adresse à l’écrivain, l’historien et l’économiste et nous tentons de comprendre ensemble « la Désindustrialisation de la France », livre éponyme dont il est l’auteur.
Entre 1995 et 2015, près de la moitié des usines de notre sol disparaissaient.
Entre 1980 et 2020, la France perdait 2,2 millions d’emplois industriels. Le chômage de masse naissait dès le 1er choc pétrolier et ira de mal en pis. Nous ne nous en déferons jamais.
Ce drame industriel n’est donc pas seulement le drame de nos usines, c’est le drame de notre pays tout entier qui entraînera avec lui les grands déficits auxquels nous nous sommes désormais habitués : déficit de la sécurité sociale, déficit de la balance commerciale, déficit budgétaire et plus important que tout, déficit de confiance en nous-mêmes.
Avec Nicolas, nous remontons à la guerre du Kippour suivi de la guerre Iran-Irak qui feront multiplier par 10 les prix du baril de pétrole. Nous évoquons le modèle français qui tenta de répondre à ces premiers chocs et se matérialisa entre autres par la rigidification du droit du travail, l’explosion des charges patronales et la tentative, ratée, de répartir un travail que nous pensions limité. Et puis nous évoquons le pas de deux dansé par la Chine & l’Allemagne qui surprit tout le monde, y compris les intéressés. Tout s’effondre au début des années 2000 pour nous.
Nous sommes tous responsables nous dit Nicolas. Les mauvaises langues vous diront que c’est un moyen subtil pour éviter de pointer les « vrais » responsables. Lisez « la Désindustrialisation de la France », et vous vous laisserez convaincre.
Nicolas nous met aussi face à un nouveau monde où tout redevient possible. Un monde dans lequel le Covid, la guerre et les Etats-Unis de Trump ont remis au centre du jeu les préoccupations de souveraineté économique des Etats. Un monde dans lequel l’Allemagne doit totalement repenser ses partenariats stratégiques avec la Chine et la Russie. Un monde dans lequel notre vieux pays, alourdi par le chômage endémique, fatigué d’avoir largement subi le déferlement chinois sur ses marchés, et inquiet du dérèglement climatique, et bien recommence à croire en lui-même. Depuis 2016, il se crée davantage d’usines qu’il n’en ferme sur notre sol.
Il faudra être créatif, innovant, technologique, ambitieux et beaucoup travailler, mais c’est possible nous dit Nicolas. On a envie de le croire.
Découvrez l’histoire de notre désindustrialisation et de notre possible réindustrialisation avec Nicolas Dufourcq.
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Patrick Aps, Directeur Général du groupe NatUp
« Les sociétés ont souvent tendance à surestimer ce qu’elles peuvent faire en un an et à minorer ce qu’elles peuvent faire en trois ». Je crois beaucoup cette assertion que j’ai entendue pour la dernière fois venant d’Isabelle Kocher qui a dirigé pendant un temps au destin d’Engie. Je tente de l’appliquer à la jeune pousse que j’ai moi-même créée.
En écoutant Patrick Aps me raconter l’histoire de NatUp qu’il dirige, j’ai repensé à cette façon de diriger qui fait du temps votre allié. La société réalisait 500M€ de CA en 2012. 10 ans plus tard, elle réalise 1,3Md€ de CA. Prenez votre calculette et vous vous rendrez compte que la société a grandi de 10% par an pendant une décennie. Cela semble peu 10% par an, mais quand 10 ans passent, on mesure le saut gigantesque que la société a réalisé.
Ayant grandi dans un territoire « béni des dieux » - ce sont les mots de Patrick - l’activité territoriale de NatUp s’étend du Havre à Amiens et de Dieppe à Chartres. Et comme son Président rajoute que « l’on ne s’interdit rien », les adhérents de la coopérative se sont lancés dans des multiples projets de transformation de leur matière première au point de devenir un industriel, de racheter, restructurer et vendre des usines jusqu’en Pologne et de faire de Faurecia l’un de ses plus grands clients. Je sais, c’est un peu fou, mais on peut être une coopérative et devenir acteur du secteur automobile.
Et puis écoutez Patrick nous raconter comme il a lancé « la « French Filature », c’est-à-dire la relocalisation sur notre sol de la filature du lin 20 ans après qu’elle l’ait quitté ! Serait-ce les prémices d’un retour du textile en France ? Je me plais à y croire après avoir écouté Karine Schrenzel des 3 Suisses nous raconter comment elle a relocalisé en France la production du prêt-à-porter qui siégeait historiquement en Chine.
Patrick se définit en premier lieu comme fils de paysan. Quand je lui demande quels sont les traits d’un paysan, il me répond en quatre points, le dernier étant le « bon sens ». Pour découvrir si vous aussi vous avez les traits de ces hommes et des femmes qui nous nourrissent mais sont également des entrepreneurs, il faudra écouter Patrick nous raconter l’histoire de NatUp !
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Marie Sermadiras, CEO de Cosfibel
Aujourd’hui, je suis reçu par Marie Sermadiras, CEO de Cosfibel. Fondée il y a plus de 20 ans maintenant, Cosfibel est un fier représentant de la filière du luxe, des traiteurs et des vins spiritueux. La société s’est spécialisée dans le packaging secondaire, celui-là même qui enfermera la bouteille de champagne que vous apportez à vos amis samedi prochain pour fêter la bonne nouvelle ou les remercier de leur invitation.
Raconter l’histoire de Cosfibel, c’est raconter l’histoire d’un homme visionnaire qui connaît son marché sur le bout des ongles : Alain Chevassus. N’allez pas chercher son profil sur LinkedIn, il n’en a pas malgré l’immense réseau de partenaires qu’il a construit au fil du temps en appliquant sa stratégie « Make & Trade ». Cosfibel sert aujourd’hui Chanel, LVMH, Shiseido, Jean-Paul Gaultier, Paco Rabanne, Ladurée et tant d’autres et veut multiplier son chiffre d’affaires par 3 ans 5 ans. Pour découvrir l’histoire de Cosfibel et comprendre comment la société veut « passer la cinquième », il faudra nous écouter, Marie et moi.
Difficile de classer Marie, nouvelle PDG du haut de ses 32 ans en qui Alain a placé sa confiance et réciproquement. En à peine 10 ans, Marie a connu tous les types de société : sa start-up qu’elle a lancé de zéro, faite grandir puis revendue ; le grand groupe avec l’Oréal qu’elle a ensuite rejoint comme CDO monde de la branche Active Cosmetics et enfin la PME avec Cosfibel. Marie aime aller vite, très vite et je crois pouvoir dire qu’elle se fie beaucoup à son instinct malgré les bases techniques qu’elle a acquises ces 10 dernières années. Son mari a gagné Roland Garros, je ne pouvais pas ne pas l’évoquer ici. Il dit d’elle qu’elle n’aime pas l’eau tiède. On le croit bien volontiers sur parole.
Découvrez avec moi l’histoire de Cosfibel racontée par l’étonnante Marie Sermadiras qui a gardé son enthousiasme d’entrepreneur et a acquis les codes du choix des mots chers à nos grands groupes. Cosfibel est décidément comme toute ETI - toute PME me reprendrait Marie - le mariage du meilleur de ces deux mondes.
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Interview DREETS des Pays de la Loire, Lhyfe et Synoxis_Episode 2
EPISODE 2 – Un Ch’ti chez les Nantais
Suite et fin aujourd’hui de ma rencontre avec la DREETS du Pays de la Loire, Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi du Travail et des Solidarités, ayant entre autres en charge la mise en œuvre de la politique économique du Gouvernement en région.
Si vous n’avez pas écouté le premier épisode, sachez que la Région Pays de la Loire se porte bien ou très bien sur le plan économique et social. La Région s’approche du plein emploi et avec 20% de PIB dans le secteur industriel, elle affiche une performance presque deux fois supérieure à la moyenne nationale grâce à un tissu industriel diversifié où se côtoient grands groupes comme Renault ou Airbus et de nombreuses ETI comme Fleury Michon, Lactalis, ou encore Sodebo pour ne citer que quelques sociétés connues du grand public. La région gagne 30 000 habitants par an. Alors si comme moi vous commencez à vous lasser du voiture bashing pour ceux qui dépendent de Paris mais n’y vivent pas, allez voir du côté de la Rochelle ou de Nantes, il est fort à parier que l’une de ces villes ou de nombreuses autres dans la Région vous accueilleront.
Dans l’épisode du jour, nous donnons davantage la parole à Xavier Gaudefroy, PDG de Synoxis. La société a rencontré des difficultés de trésorerie suite à la pandémie. Il est allé chercher l’aide de l’Etat. La société se porte aujourd’hui très bien. Xavier nous raconte comme la DREETS a été instrumentale dans la période difficile qu’il a dû traverser.
Sans plus attendre donc, suite de ma discussion avec la DREETS, Synoxis et Lhyfe.
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Interview DREETS des Pays de la Loire, Lhyfe et Synoxis_Episode 1
EPISODE 1 – L’Etat au service de la décarbonation de notre économie
Aujourd’hui, nouveau format et nouveaux types d’interlocuteurs : je suis à Nantes, reçu par la DREETS du Pays de la Loire et avec les dirigeants de deux sociétés : Lhyfe et Synoxis. Qu’est-ce que la DREETS ? La Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi du Travail et des Solidarités. Un peu l’État en région sans être la Région elle-même. Comprenez l’outil de déclinaison régional de la politique gouvernementale décidée à Paris.
Mais que fait l’apparition d’un organe public dans un podcast censé raconter l’histoire d’entreprises pourriez-vous me demander ? Et bien, ce qui m’a frappé en rencontrant un nombre croissant de dirigeants en région, c’est un discours de plus en plus positif par ces dirigeants de l’action publique régionale et locale. Oh bien sûr ils se plaignent, souvent à raison, de la sur-administration de notre pays et des charges que notre système leur demande d’assumer. Mais ils soulignent aussi l’amélioration de la compréhension et de l’accompagnement de l’État dans leurs problématiques de chef d’entreprise. J’ai donc voulu aller voir de plus près et les Pays de la Loire ont eu l’amabilité de bien vouloir me recevoir et répondre à mes questions. Je profite de ce message pour les remercier publiquement.
Nous sommes 6 autour de la table aujourd’hui dont Jean Rerolle, Chef du Service économique de l'Etat dans la région. Ce n’est pas commun que de tels services prennent la parole, elle est souvent laissée aux politiques, c’est ce qui la rend d’autant plus riche d’après moi. A 6, nécessairement la discussion a été plus longue. Nous avons donc coupé l’épisode en deux parties. Dans ces premières 45 minutes, vous découvrirez avec moi les missions de la DREETS. Pourquoi et comment accompagne-t-elle les entreprises ? Et comme un exemple vaut mieux que tous les bons discours, nous écouterons également Thomas Creach qui a cofondé Lhyfe. Lhyfe était un projet en 2018. En 4 ans, le projet est devenu une société cotée délivrant de l’hydrogène produit à partir d’énergie renouvelable à un nombre croissant d’industriels en France et en Europe. Thomas nous raconte toute l’aide qu’il a reçue de l’Etat. Dans l’épisode suivant, nous écouterons cette fois Xavier Gaudefroy, le PDG de Synoxis. Pourtant sur un marché en croissance, Synoxis a rencontré des difficultés de trésorerie pendant le Covid. La Banque de France, un consultant indépendant et la DREETS l’ont aidé. La société est maintenant de nouveau sur les rails. Ces deux épisodes, l’un nous racontant comme accélérer une société avec un immense potentiel, et l’autre nous détaillant ce qui pourrait s’apparenter à un sauvetage, nous montrent s’il le fallait que l’État aide tous les jours nos entreprises.
Écoutez ces histoires. Et pour celles et ceux qui pensent que l’État est trop présent dans notre économie, c’est personnellement ce que je pense – peut-être vous direz-vous que ces accompagnements par la DREETS ont toute leur justification. C’est ce que je pense aussi.
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Frédéric Lorfanfant, CEO de MEDIA6
Aujourd’hui, je suis reçu par Frédéric Lorfanfant, CEO de MEDIA6. Il est peu probable que vous connaissiez cette ETI créée il y a bientôt 50 ans à l’initiative de Bernard Vasseur, encore principal actionnaire avec ses enfants Laurent et Alexandre de MEDIA6. A cette époque, les media stars sont encore la radio et la télévision. Internet n’existe pas, les téléphones portables non plus. A croire que seule la roue et l’électricité avaient été les principales innovations jusqu’alors. Mais Bernard a une intuition. « L’instore marketing », l’expérience en magasin qui vous fera décider de passer à l’achat ou pas, sera le sixième media. MEDIA6 était née. Si vous ne connaissez pas MEDIA6, il est pourtant à parier que vous touchez du doigt leur fabrication à chaque fois que vous entrez dans le magasin d’une enseigne de luxe ou de cosmétique. Spécialisée initialement sur la PLV, la société a progressivement étendu son champ d’activité. Aujourd’hui, elle conçoit, fabrique et installe le mobilier et les présentoirs de nombreux magasins. Ses clients sont mondiaux : LVMH, Sephora, Lacoste, Chanel, Cartier et tant d’autres encore lui font confiance. Leurs usines sont sur presque tous les continents et en particulier en France.
Avec Frédéric, nous évoquons les problématiques du moment : l’inflation des matières premières – les siennes ont vu leurs prix multiplier par deux en quelques mois -, les difficultés d’approvisionnement des produits venus de la Chine ou encore les attentes nouvelles des enseignes qui revoient entièrement leur mobilier afin qu’il soit éco-conçu. En écoutant Frédéric nous raconter les grands changements en cours chez MEDIA6 et dans l’industrie de ses clients, nous voyons notre monde se transformer : il sera plus local, plus respectueux de l’environnement, plus digital et peut-être, souhaitons-le, avec davantage d’usines en France. Écoutez la voie grave de Frédéric nous raconter l’histoire de MEDIA6 dans son Lab flambant neuf.
www.media6.com
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Frédéric Granotier, Président-fondateur du Groupe Lucibel
Aujourd’hui, je suis reçu par Frédéric Granotier, PDG de Lucibel. Fondé en 2008, Lucibel conçoit et fabrique en France des produits et solutions d'éclairage LED. Rien d’extraordinaire tant cette technologie fait maintenant partie de notre quotidien. Mais Lucibel, c’est une triple histoire. D’abord celle de Frédéric qui a eu l’intuition avant beaucoup d’autres que les LED serviraient un jour à éclairer notre quotidien. Ce n’était pas du tout une évidence quand il s’est lancé. Il en a eu du culot. C’est aussi l’histoire d’une relocalisation depuis la Chine vers la Normandie. Frédéric nous raconte pourquoi et comment il s’y est pris pour quitter Shenzen et se retrouver à Barentin non loin de Caen. Et puis Lucibel, c’est un avenir plein de promesses permises par cette relocalisation : un avenir avec la confiance d’une marque de luxe de premier plan, Dior, et un avenir dans lequel la lumière a des applications aussi variées que la cosmétique ou l’accès à internet. Dans l’entretien qui suit, nous évoquons donc sans grande surprise les avantages de la relocalisation et le potentiel qu’elle représente pour l’industrialisation du pays, l’emploi mais aussi la pacification de notre pays qui en bien besoin. Frédéric soutient l’association relocalisations.fr dirigée par Carine Guillaud qui organisait son premier event il y a quelques semaines. Devinez où. A Rouen ! Découvrez avec moi l’histoire de Lucibel racontée par le trépident Frédéric Granotier.
www.lucibel.io
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