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Au lendemain de l’annonce d’un vote de confiance le 8 septembre par le Premier ministre François Bayrou, les marchés financiers ont fortement réagi. Les taux français se sont envolés, la Bourse de Paris a chuté, et la France emprunte désormais plus cher que la Grèce.
La réaction des bourses a été immédiate. L'annonce de François Bayrou, qui a confirmé qu'il demanderait un vote de confiance le 8 septembre sur la nécessité de réduire la dette française, a provoqué un véritable coup de chaud sur les marchés financiers.
À la Bourse de Paris, le CAC 40 a décroché hier dès 16 h 15, au moment de la déclaration du Premier ministre. La chute s'est accentuée lorsque les principales oppositions – LFI, RN et PS – ont annoncé qu'elles refuseraient leur confiance. Résultat : le CAC 40 a terminé en forte baisse et l'ouverture de ce matin est marquée par un recul de 2 %.
Sur le marché obligataire, la sanction est encore plus nette. Le taux d'emprunt à dix ans de la France a franchi les 3,5 %, contre 3,4 % la veille. L'écart de taux avec l'Allemagne – le "spread" – s'est élargi à 79 points de base.
La comparaison est frappante : la France emprunte désormais plus cher que l'Espagne, le Portugal, et même la Grèce, considérée comme "l'homme malade" de l'Europe lors de la crise de 2012. Seule l'Italie paie aujourd'hui davantage.
Cette fébrilité s'explique par un double facteur : la fragilité politique, avec un risque élevé que François Bayrou échoue à rassembler une majorité le 8 septembre, et le poids croissant de la dette française. Celle-ci atteint déjà 3 345 milliards d'euros (114 % du PIB) et sa charge explose. Les seuls intérêts à payer représentaient 60 milliards d'euros en 2024. Ils devraient atteindre 66 milliards cette année, 75 milliards en 2026 et plus de 100 milliards en 2029.
Plus l'incertitude politique dure, plus la facture s'alourdit. Les agences de notation, qui ont déjà dégradé la note française ces derniers mois, observent de près l'évolution actuelle. Une nouvelle dégradation accentuerait encore la pression. Du risque politique pourrait bien naître une crise économique majeure.
By FRANCE 24Au lendemain de l’annonce d’un vote de confiance le 8 septembre par le Premier ministre François Bayrou, les marchés financiers ont fortement réagi. Les taux français se sont envolés, la Bourse de Paris a chuté, et la France emprunte désormais plus cher que la Grèce.
La réaction des bourses a été immédiate. L'annonce de François Bayrou, qui a confirmé qu'il demanderait un vote de confiance le 8 septembre sur la nécessité de réduire la dette française, a provoqué un véritable coup de chaud sur les marchés financiers.
À la Bourse de Paris, le CAC 40 a décroché hier dès 16 h 15, au moment de la déclaration du Premier ministre. La chute s'est accentuée lorsque les principales oppositions – LFI, RN et PS – ont annoncé qu'elles refuseraient leur confiance. Résultat : le CAC 40 a terminé en forte baisse et l'ouverture de ce matin est marquée par un recul de 2 %.
Sur le marché obligataire, la sanction est encore plus nette. Le taux d'emprunt à dix ans de la France a franchi les 3,5 %, contre 3,4 % la veille. L'écart de taux avec l'Allemagne – le "spread" – s'est élargi à 79 points de base.
La comparaison est frappante : la France emprunte désormais plus cher que l'Espagne, le Portugal, et même la Grèce, considérée comme "l'homme malade" de l'Europe lors de la crise de 2012. Seule l'Italie paie aujourd'hui davantage.
Cette fébrilité s'explique par un double facteur : la fragilité politique, avec un risque élevé que François Bayrou échoue à rassembler une majorité le 8 septembre, et le poids croissant de la dette française. Celle-ci atteint déjà 3 345 milliards d'euros (114 % du PIB) et sa charge explose. Les seuls intérêts à payer représentaient 60 milliards d'euros en 2024. Ils devraient atteindre 66 milliards cette année, 75 milliards en 2026 et plus de 100 milliards en 2029.
Plus l'incertitude politique dure, plus la facture s'alourdit. Les agences de notation, qui ont déjà dégradé la note française ces derniers mois, observent de près l'évolution actuelle. Une nouvelle dégradation accentuerait encore la pression. Du risque politique pourrait bien naître une crise économique majeure.

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