Après Bruce Springsteen, Bob Dylan ou Justin Bieber, Britney Spears aurait cédé l’intégralité de son catalogue musical pour 200 millions de dollars. Une opération qui illustre la transformation des chansons en véritables actifs financiers, prisés par les majors… et désormais par les fonds d’investissement.
Britney Spears aurait vendu l’ensemble de ses droits musicaux pour environ 200 millions de dollars fin décembre, selon TMZ. Une opération qui lui permet de dégager du cash, maintenant qu'elle n'est plus sous tutelle et qui s’inscrit surtout dans une tendance lourde de l’industrie.
Depuis la pandémie de Covid-19, de nombreuses stars ont cédé leurs catalogues : Bruce Springsteen, Bob Dylan, Justin Bieber ou encore Katy Perry. Le record revient au groupe Queen, dont le catalogue a été cédé pour plus de 1,2 milliard de dollars. Une partie de celui des Beatles figure également parmi les plus chères transactions.
Des chansons transformées en placements financiers
Longtemps réservés aux maisons de disques comme Sony Music Entertainment ou Universal Music Group, ces rachats attirent désormais des fonds spécialisés tels que Primary Wave. Mais surtout, des géants de la finance comme BlackRock ou KKR se positionnent sur ce marché.
Pourquoi un tel engouement ? Parce qu’un catalogue musical génère des revenus réguliers : streaming, diffusions radio, placements publicitaires ou synchronisations dans des séries sur Netflix. Un tube des années 1990 peut redevenir viral sur TikTok et produire des royalties pendant des décennies. Selon les projections de Goldman Sachs, le marché mondial de la musique pourrait presque doubler d’ici 2035. Les catalogues se valorisent souvent entre 15 et 25 fois leurs revenus annuels.
Un investissement pas sans risque
Certains particuliers peuvent y accéder indirectement via des actions ou des fonds spécialisés, devenant ainsi "co-propriétaires" d’un portefeuille de chansons. Mais le modèle reste dépendant des plateformes comme Spotify ou Amazon Music et de leurs algorithmes. Et certains artistes, parfois, regrettent leur choix : une fois vendus, les titres peuvent être utilisés sans leur contrôle. Plusieurs stars ont choisi de reprendre la main. Taylor Swift a ainsi déboursé entre 600 millions et un milliard de dollars pour récupérer ses droits, deux à trois fois le prix de vente. Le prix de son indépendance.