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La start-up française Alice & Bob annonce une avancée majeure dans la course à l'ordinateur quantique. Invité de France 24, son président exécutif Élie Girard explique comment cette technologie pourrait révolutionner la médecine, mais aussi menacer la sécurité de nos données.
Fondée il y a six ans, forte de 250 salariés et de 180 millions d'euros levés, notamment auprès d'investisseurs comme Nvidia, Alice & Bob veut s'imposer face aux géants américains du quantique.
Son innovation porte sur le principal obstacle à cette technologie : les erreurs de calcul. Selon Élie Girard, elle permettrait de réduire d'un facteur 40 les ressources nécessaires par rapport à ses meilleurs concurrents. "C'est une avancée considérable sur ce chemin vers l'ordinateur quantique", affirme-t-il.
Des promesses immenses et des risquesCes ordinateurs pourraient, dès le début des années 2030, bouleverser la recherche médicale, accélérer la conception de nouveaux médicaments ou contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. "Ce sont des domaines absolument extraordinaires qui vont s'ouvrir à nous", s'enthousiasme Élie Girard.
Mais cette révolution comporte aussi des risques. Les ordinateurs quantiques pourraient "casser les codes" qui protègent aujourd'hui Internet et les transactions bancaires. "C'est un nouveau type d'attaque qui va arriver dans quelques années, qui est très profond et qui est inquiétant", prévient-il, appelant entreprises et gouvernements à déployer rapidement des protections cryptographiques résistantes au quantique.
Malgré trois années de guerre, l'économie israélienne affiche des résultats remarquables. Croissance soutenue, inflation maîtrisée, chômage au plus bas… Pourtant, la vie chère reste la première préoccupation des électeurs, alors que les partis politiques ont peu débattu d'économie durant la campagne des législatives.
L'économie israélienne semble défier les crises. La Banque d'Israël prévoit une croissance de 3,4 % en 2026 et de 5,1 % en 2027, portée notamment par la tech et les industries de défense. L'inflation devrait retomber à 1,5 % en fin d'année et le chômage, avoisiner les 3 %, soit quasiment le plein-emploi.
Mais derrière ces bons indicateurs, les ménages restent confrontés à une vie particulièrement chère. Les produits alimentaires coûtent 52 % de plus que la moyenne des pays de l'OCDE. Selon un sondage de l'Institut israélien de la démocratie, 41 % des électeurs citent l'économie et le coût de la vie parmi leurs deux principales préoccupations, devant la sécurité et la politique étrangère.
Des programmes économiques aux ambitions contrastéesLe Likoud de Benjamin Netanyahu n'a pas présenté de programme économique détaillé, pas plus que plusieurs de ses alliés. Le parti de Bezalel Smotrich (actuel ministre israélien des Finances) défend notamment la poursuite du développement des colonies en Cisjordanie.
Dans l'opposition, Gadi Eisenkot et l'alliance entre Naftali Bennett et Yaïr Lapid misent sur la concurrence, la baisse des impôts et l'ouverture aux importations pour lutter contre la vie chère. Plus à gauche, Yaïr Golan défend une intervention accrue de l'État et le contrôle de certains prix.
Les partis arabes, potentiels arbitres des négociations, affichent également leurs priorités : hausse des salaires, baisse de la TVA et encadrement des loyers pour la Liste commune ; investissements publics et emploi dans les villes arabes pour Ra'am.
Malgré les sanctions occidentales, Vladimir Poutine accueille mardi à Moscou les principaux pays exportateurs de gaz. Une démonstration de puissance diplomatique, alors que les tensions sur les approvisionnements font s'envoler les prix à l'approche de l'hiver.
L'émir du Qatar, le président iranien ou encore le Premier ministre algérien participent au huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz. Créée en 2001, cette organisation de douze pays concentre 70 % des réserves mondiales prouvées de gaz, près de 40 % de la production et 47 % des exportations mondiales de GNL.
Pour Moscou, l'enjeu est autant diplomatique qu'économique. À la veille du sommet Russie-Afrique, qui doit réunir des représentants de 48 pays africains, Vladimir Poutine entend montrer que la Russie conserve une influence internationale.
Les producteurs doivent adopter une déclaration commune pour défendre leurs intérêts et la place du gaz dans les prochaines décennies, sans toutefois fixer de quotas ni de prix.
Le gaz au plus haut depuis décembre 2022Le sommet intervient alors que les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine perturbent les infrastructures énergétiques et les approvisionnements. Lundi, le gaz européen a atteint près de 100 euros le mégawattheure, un sommet depuis décembre 2022.
Avec des réserves européennes remplies à seulement 75 % à l'approche de l'hiver, la tension gagne aussi les factures. En France, après deux hausses successives en septembre et octobre, le prix repère du gaz doit encore progresser de 6,6 % en novembre, pour les contrats qui y sont indexés.
Dernière étape de sa tournée dans le Golfe, Emmanuel Macron effectue une visite d’État au Qatar pour sécuriser les approvisionnements énergétiques français et renforcer la relation stratégique avec Doha.
Après les 200 000 tonnes mensuelles de diesel promises par les Émirats arabes unis et Bahreïn, le président français veut aussi obtenir davantage de GNL qatari. Les échanges avec l’émir Tamim ben Hamad Al-Thani portent également sur la défense et les investissements : Doha s’est engagé à injecter 10 milliards d’euros supplémentaires en France d’ici 2030.
Les milliards du pétrole au service du climatEmmanuel Macron participe aussi à une session du One Planet Sovereign Wealth Funds, une initiative lancée en 2017 pour pousser les grands investisseurs à financer la transition écologique. L’ensemble du réseau représente plus de 48 000 milliards de dollars d’actifs. Un enjeu crucial pour le Qatar : malgré la diversification de son économie, le pays reste très dépendant des hydrocarbures et le FMI prévoit un recul de 15,6 % de son PIB en 2026.
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Chômage partiel, fonds de soutien et reports de charges : le gouvernement annonce ses premières mesures après les violences qui ont touché des milliers de commerces.
Dès mardi, le chômage partiel sera pris en charge à 100 % pour les commerces contraints de fermer. Un fonds de soutien doit aussi répondre aux besoins urgents de trésorerie. Le gouvernement prévoit également le report de charges sociales et fiscales. Les assureurs sont invités à accélérer les expertises et à verser des acomptes aux commerçants sinistrés. Les annonces seront précisées à l'issue d'un conseil d'entreprises ce mardi midi à Bercy.
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Des annonces de biens pillés déjà en ligneVinted, Leboncoin, Amazon, eBay, Meta et TikTok ont été réunis pour retirer les annonces suspectes et faciliter les échanges avec les enquêteurs. Ce mardi, les réseaux sociaux doivent à leur tour discuter avec le gouvernement des actions possibles face aux violences en ligne.
Selon les premiers bilans, près de 3 000 commerces, restaurants et hôtels auraient été pris pour cible par des pillards en marge des manifestations du 17 octobre. Il y en aurait pour des centaines de millions d'euros de dégâts. Le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour accompagner les commerces touchés : chômage partiel, création d'un "fonds émeutes", pression sur les assurances pour des expertises rapides... Côté marchés, les emprunts obligataires français sont au plus haut depuis 2012.
Le ministre en charge des Commerces, Serge Papin, a réuni lundi matin à Bercy les représentants des commerçants, des artisans et des restaurateurs, ainsi que les banques et les assurances. Le bilan des dégâts reste provisoire.
Alexandre Bompard, PDG de Carrefour et président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), estime que plus de 1 500 commerces ont été directement touchés. Carrefour compte une cinquantaine de magasins visés, dont 19 pillés. À l’échelle des entreprises représentées par la FCD, la facture pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros.
Réparer les locaux, remplacer le matériel et refaire les stocks : les coûts s’ajoutent aux journées sans ventes. L’indemnisation dépend des garanties souscrites ; la couverture des pertes d’exploitation est facultative. Les organisations du tourisme et de la restauration alertent aussi sur les conséquences possibles pour l’image de la France et la confiance des visiteurs.
Ces violences frappent des commerces déjà fragilisés. Certains remboursent encore leur prêt garanti par l’État souscrit pendant le Covid. Dans les villes de moins de 50 000 habitants, la vacance commerciale a atteint 13,5 % en 2025, contre 8,5 % en 2017.
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Un rapport très attendu doit être remis ce jeudi matin à Oslo. Il pourrait redessiner les règles du plus grand fonds souverain du monde.
Le fonds pèse 22 000 milliards de couronnes, soit environ 2 000 milliards d’euros. Alimenté par les revenus du pétrole et du gaz, il investit dans le monde entier et détient en moyenne 1,5 % des sociétés cotées.
En 2025, le fonds a exclu Caterpillar, ainsi que quatre banques israéliennes et leur société mère, pour leur contribution présumée à des atteintes aux droits humains ou au financement des colonies. Washington avait protesté contre la décision visant Caterpillar. Depuis novembre 2025, les exclusions éthiques sont suspendues dans l’attente de cette révision.
Le rapport doit notamment éclairer la manière d’appliquer les critères éthiques et la question des entreprises liées aux armes nucléaires. Dans un dossier distinct, le gestionnaire du fonds propose de ramener de 70 % à 50 % la part des obligations d’État dans son indice obligataire.
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Acheter directement depuis ChatGPT ou d'autres intelligences artificielles : c'est le pari de Lemrock. Lauréate du prix IVY Tech 2026, cette jeune pousse française ambitionne de devenir un leader européen du "commerce agentique". Sa cofondatrice, Roxane Laigle, était l'invitée de "l'Info éco".
Et si demain, nous faisions nos achats directement depuis ChatGPT, sans passer par Google ou les sites marchands ? C'est la révolution que prépare Lemrock, une start-up française créée il y a un peu plus d'un an. Son objectif : permettre aux marques de proposer leurs produits au sein des conversations avec les intelligences artificielles.
Concrètement, un utilisateur qui prépare ses vacances au Brésil pourrait se voir proposer une offre commerciale adaptée à sa recherche. Pour l'instant, le paiement s'effectue encore sur le site du commerçant, mais Roxane Laigle estime qu'il pourra bientôt être intégré directement aux interfaces conversationnelles.
"Je ne pense pas que les sites de e-commerce vont totalement disparaître. Simplement, la source de trafic qui arrive sur ces sites-là est en train de changer", explique-t-elle.
Une ambition européenne face aux géants américainsCréée en 2025, Lemrock a déjà levé 7 millions d'euros. Un engouement que sa cofondatrice explique par le potentiel considérable de ce nouveau marché, aujourd'hui largement dominé par les entreprises américaines.
"Nous, on crée un leader européen sur un marché mondial", affirme Roxane Laigle, qui met également en avant les enjeux de souveraineté technologique.
La jeune entreprise travaille déjà avec Nvidia, dont elle a rejoint le programme Inception. Interrogée sur une éventuelle prise de participation du géant américain, après ses récents investissements annoncés en France, la dirigeante laisse la porte ouverte : "Peut-être que je repasserai sur ce plateau pour annoncer d'autres nouvelles".
Le portefeuille de l'Agence des participations de l'État a progressé de près de 10 % en un an. L'État détient des parts dans 87 entreprises ou entités, avec une priorité donnée aux secteurs jugés stratégiques.
EDF, la SNCF, la RATP, France Télévisions ou encore Bpifrance... l'État détient intégralement certaines entreprises. Dans d'autres, comme Airbus, Thales, Renault ou Orange, sa participation est minoritaire.
Au 30 juin, la valeur totale de ce portefeuille atteignait près de 230 milliards d'euros, soit 20 milliards de plus qu'un an plus tôt. Cette hausse s'explique notamment par la progression en Bourse de plusieurs entreprises, dont Engie, Orange et Airbus, ainsi que par les dividendes perçus.
Des investissements au nom de la souverainetéL'Agence des participations de l'État investit dans des secteurs considérés comme stratégiques : énergie, transports, défense ou numérique. L'objectif est notamment de préserver des compétences et des capacités industrielles en France.
L'État est ainsi monté au capital d'Eutelsat et détient 80 % d'Alcatel Submarine Networks, spécialisé dans les câbles sous-marins. Il a aussi annoncé qu'il deviendrait le premier actionnaire d'Eramet, afin de sécuriser l'approvisionnement en métaux critiques. En parallèle, il cède des participations dans des entreprises jugées moins stratégiques.
La valeur du portefeuille est passée d'environ 100 milliards d'euros en 2017 à 230 milliards aujourd'hui, même si sa composition a évolué. La tendance s'observe aussi à l'étranger : l'État fédéral allemand recense 119 participations directes, tandis que les États-Unis ont récemment pris des parts dans Intel et dans le producteur de terres rares MP Materials.
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Tous les jours, du lundi au jeudi, Christophe Dansette et les autres chroniqueurs de France 24 décryptent un grand thème de l’actualité économique en France et à l’étranger.

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