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Images classifiées ou cartes de nomenclature ?
Certains montessoriens sont incroyablement maniaques sur les distinctions entre ces deux termes : images classifiées et cartes de nomenclature.
Mais ce qui est amusant, c’est que personne n’est d’accord sur la différence exacte ! Je vais donc vous expliquer un peu plus en détail ce que couvrent ces termes et de quel matériel il s’agit.
Il existe tout un matériel de langage et de culture, qui commence à être utilisé dans la communauté enfantine, c’est-à-dire à partir du moment où le bambin marche de façon assurée, et que l’on approfondit jusqu’à 12 ans.
Au début, il s’agit uniquement d’images à mettre en paires, autour d’un thème donné (vêtements, fruits, légumes, animaux…). Petit à petit, on peut également proposer des leçons en trois temps à l’enfant pour lui enseigner le vocabulaire correspondant à ces images, à l’oral.
A l’arrivée dans la lecture, on peut rajouter des billets de lecture. On a alors une image renseignée, une image non renseignée et un billet de lecture. L’enfant associe les deux images, retourne l’image renseignée pour ne plus pouvoir lire le nom, pioche un billet de lecture et l’associe à la bonne image. A la fin, il peut s’auto-corriger en retournant l’image renseignée et en vérifiant si c’est bien le même mot que sur le billet de lecture qu’il a placé à côté.
Un autre format consiste à avoir seulement des images et des billets de lecture : l’enfant les associe, puis se corrige grâce à un livret de correction contenant toutes les images renseignées. C’est en gros le même travail, mais sous une forme différente.
Lorsque l’enfant est capable de lire des phrases, on peut également rajouter des définitions à trous. L’enfant doit alors non seulement associer l’image et le billet de lecture, mais également la définition à trous correspondante. Pour se corriger, il dispose d’un livret avec les images renseignées et les définitions à trous complétées.
Pour certains, les images classifiées ne sont que les images sans billets de lecture, pour d’autres ce sont aussi les images avec billets de lecture mais que l’on continue à associer par paires.
Pour d’autres encore, tout s’appelle “cartes de nomenclature”. Au fond, le débat est stérile car ces deux termes insistent simplement sur deux aspect différents : les images classifiées mettent en avant le thème commun aux images tandis que le terme de nomenclature insiste sur le fait de donner un nom aux choses.
Le plus important est surtout de savoir comment choisir ses images classifiées ou ses cartes de nomenclature, car les trois quarts des images que l’on peut trouver sur Internet en partage ne répondent pas aux critères des images classifiées Montessori… Par exemple en ne présentant qu’un seul exemplaire du mot choisi.
Justement, je vous parle de toute cela dans la formation Langage, en vous expliquant l’intérêt des images classifiées, comment les choisir et en vous fournissant plein de références pour en trouver à votre goût !
Si vous avez envie d’apprendre à lire et à écrire à votre enfant en suivant l’approche montessorienne, je vous invite à nous rejoindre !
Vous pouvez nous envoyer vos retours, suggestions et commentaires ici :
Apprendre à lire et écrire est un enjeu majeur dans l'éducation de nos enfants.
Voici les 4 erreurs que je repère le plus souvent lorsque les parents veulent apprendre eux-mêmes à lire et à écrire à leur enfant, en suivant l'approche montessorienne :
1. Ne pas proposer cet apprentissage au bon moment
L'idéal est de profiter de la période sensible de l'enfant, ni trop tôt, ni trop tard.
2. Se ruer sur les lettres rugueuses
Tout le monde connaît ce matériel et s'imagine que cela suffit pour apprendre à lire ou écrire. Malheureusement, si l'on ne fait pas travailler la conscience phonologique à l'enfant auparavant, il ne pourra pas commencer à écrire et à lire ses premiers mots, et il n'aura donc aucune motivation pour continuer à travailler les lettres rugueuses. Il se retrouvera totalement bloqué et ce sera une grande source de crispation entre vous.
3. Négliger le bain de langage pour le jeune enfant
Ce n'est pas une activité glamour que l'on peut poster sur Instagram ou Pinterest, mais il est important de proposer un langage de qualité à notre enfant et de l'aider à enrichir son vocabulaire.
4. Mépriser le travail de vie pratique Montessori
"Il fait déjà tout ça dans la vie quotidienne !" Oui, certainement, mais pas de cette façon. En lavant une table suivant la présentation montessorienne, l'enfant va en réalité travailler sa motricité fine, la gestion de l'espace de gauche à droite et de haut en bas, comme pour l'écriture, et il va absorber le sens de l'écriture, comme par exemple le sens des boucles du e. Ainsi, lorsqu'enfin il se saisira d'un crayon, le geste lui sera naturel et il pourra immédiatement écrire de façon à peu près lisible, sans passer par des lignes et des lignes d'écriture.
Si vous avez envie d'apprendre à lire et écrire à votre enfant, vous pouvez bien sûr rejoindre ma formation Langage 3-6 ans, mais ne commettez pas l'erreur n°4 et commencez plutôt par proposer des activités de Vie pratique à votre enfant ! Attention cependant, les inscriptions aux formations de Vie pratique et Vie sensorielle Montessori seront closes le vendredi 19 juin 2020 à minuit !
Ne tardez donc pas à vous inscrire, les formations resteront ensuite closes plusieurs mois...
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Faut-il occuper son enfant toute la journée ?
J’observe depuis quelques années un phénomène de plus en plus répandu, en particulier chez les nouvelles mamans. Avec l’avènement des réseaux sociaux, sur lesquels des blogueuses ou des mamans lambda mettent en scène leurs dernières activités avec leurs enfants, de nombreuses mamans se sentent obligées de proposer sans cesse plus de choses à leur enfant et de l’occuper en permanence.
Vous devinez je le pense ma réponse à la question “Faut-il occuper son enfant toute la journée ?” Non, bien sûr que non !
Avant tout, même si vous le savez sûrement déjà, cela vaut le coup de rappeler que ce qui apparaît sur les réseaux sociaux est un contenu soigneusement édité. Vous voyez la magnifique table préparée pour l’activité de confection de sablés, mais vous ne voyez pas la crise de nerfs de la maman dont les enfants ont balancé de la farine partout. Vous voyez l’air calme et studieux d’une fratrie en IEF, mais vous n’avez pas vu la course-poursuite qu’il a fallu entreprendre pour qu’ils se mettent tous au travail à l’heure dite…
Ensuite, il faut prendre conscience que si vous parcourez Instagram par exemple, vous voyez défiler une dizaine ou une vingtaine d’activités chaque jour, mais chaque famille n’a peut-être fait qu’une seule activité “instagrammable” de la semaine !
Donc relativisons un peu tout ce que nous voyons sur les réseaux sociaux.
Ensuite, je vois plusieurs problèmes à cette tendance qui consiste à occuper ses enfants toute la journée avec des activités organisées.
1/ ils ne savent plus jouer de façon indépendante. Ce sont les mêmes mamans, avides de bien faire, que l’on retrouve quelques mois plus tard désespérées parce que leurs enfants restent systématiquement collés à elles.
2/ ils n’ont plus de temps pour leurs jeux libres. Le jeu libre est pourtant une immense source de créativité et de bonheur.
3/ ils n’ont plus de temps pour s’ennuyer. Or l’ennui est souvent à l’origine des plus beaux projets de nos enfants.
La pédagogie Montessori peut donner cette impression d’occuper les enfants sans cesse avec les activités montessoriennes, mais cela ne concerne qu’un moment bien défini de la journée (cycle de 3h).
Levons donc un peu le pied : quelques activités organisées de temps en temps, un cycle de travail ou jusqu’à deux pour les enfants en âge d’être scolarisés, et beaucoup de temps libre pour jouer, pour lire et pour faire des projets !
Si vous avez aimé cette capsule Parentalité et que vous voulez avoir une chance de remporter deux jeux des éditions La Caverne, Mystic Les saints de la légende dorée et Dynastie Les Mérovingiens, il vous suffit d'aller mettre une note et un avis sur ce podcast, sur Apple podcasts (si vous avez un iPhone) ou iTunes (si vous avez un PC sur lequel vous pouvez la télécharger). Dès que nous aurons atteint les 100 avis je tirerai au sort le vainqueur !
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Isoler la difficulté
Avez-vous déjà vu ces images d’activités Montessori sur Pinterest ? Au moins la moitié représentent des cartes à pinces ! C’est-à-dire des cartes avec une question et des réponses, généralement représentées sous la forme de dessin, et l’enfant doit accrocher une pince à linge sur la bonne réponse. En retournant la carte, il y a un petit symbole ou une gommette sous la bonne réponse, ce qui permet à l’enfant de s’auto-corriger en vérifiant que sa pince à linge se trouve bien sur le symbole.
Certes, ces fameuses cartes à pince répondent à l’un des critères du matériel scientifique Montessori, à savoir l’auto-correction, mais elles en oublient un autre qui est pourtant fon-da-men-tal : l’isolation de la difficulté.
Un matériel Montessori, quel qu’il soit, isole toujours une et une seule difficulté.
Prenons l’exemple de la vie sensorielle avec les flacons des saveurs : on pourrait faire goûter à l’enfant du sucre en poudre, du jus de citron, une feuille d’endive et un peu de sel, pour lui faire découvrir les quatre grandes saveurs que sont le salé, le sucré, l’acide et l’amer.
Mais comment voulez-vous que l’enfant se concentre uniquement sur le goût quand il a le contraste entre le croquant de la feuille d’endive et le fondant du sucre ? Entre le côté solide d’un grain de sel et la forme liquide du jus de citron ? C’est pour cela qu’on prépare pour l’enfant de l’eau sucrée, de l’eau additionnée de jus de citron, de l’eau de cuisson d’endives et de l’eau salée. Ainsi, il peut isoler la difficulté, l’enjeu de la présentation : les saveurs.
Revenons-en aux cartes à pince : souvent, on les propose alors que l’enfant ne dispose pas d’une grande motricité fine et les pinces à linge utilisées sont souvent très petites. C’est donc tout autant un exercice qui travaille tout autant la motricité fine que l’autre compétence sur laquelle porte la carte à pince.
Bref, autant oublier ce type de matériel pour se plonger à la place dans toute la richesse de ce que la pédagogie Montessori a à offrir, en particulier dans ce que l’on appelle la Vie sensorielle.
J’en profite pour vous prévenir que les inscriptions à mes formations en ligne Vie pratique et Vie sensorielle Montessori seront closes le vendredi 19 juin à minuit. Il s’agit de formations destinées plus spécifiquement aux parents d’enfant entre 2 ans et demi et 6 ans ou aux assistantes maternelles, avec des tutoriels pour fabriquer ou réunir son matériel, et les adaptations que l’on peut faire chez soi par rapport à une classe Montessori.
Nous serons ravies de vous accueillir !
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Quand on a découvert des choses aussi extraordinaires que la motricité libre, la pédagogie Montessori ou l’instruction en famille, on a envie d’en faire profiter tout le monde !
En particulier dans la famille, mais même dans la rue. Alors que faut-il faire ?
Une maman, au parc, qui tient son bébé par les mains en le tirant vers le haut pour le faire marcher. Renversons les rôles… Comment nous sentirions-nous si quelqu'un intervenait dans notre moment privilégié avec notre bébé ?
Des grands-parents qui offrent des cadeaux qui ne plaisent pas. Que leur renvoyons-nous de l’éducation qu’ils nous ont donnée ? Ou à notre conjoint ? Et ils ont eu aussi (normalement) essayé de faire ce qu’il y avait de mieux à leur époque (couché sur le ventre par exemple).
Des belles-soeurs qui n’éduquent pas leurs enfants comme nous. N’y aurait-il pas derrière tout ça la volonté d’étaler notre prétendue supériorité ? Peut-être que nos valeurs sont tout simplement légèrement différentes. Exemple des bonbons, l’une privilégie l’aspect social, l’autre la santé.
Quand on veut intervenir, se rappeler
1/ Que c’est un sujet sensible, intime et que l’on n’aimerait probablement pas qu’on intervienne dans notre façon d’élever nos enfants.
2/ Qu’on n’a pas la science infuse, que l’on peut se tromper
3/ Que ce qui fonctionne pour un enfant, notre enfant, ne fonctionnera peut-être pas pour un autre
4/ Que nous n’avons peut-être pas la même échelle de valeurs
Parfois c’est frustrant car nous voyons des choses pour lesquelles nous aurions des solutions simples. Par exemple un enfant qui ne s’endort pas parce qu’il a un mobile ultra électronique qui fait de la musique et tourne avec des lumières qui clignotent au-dessus de son lit, alors qu’il aurait besoin de calme et de silence.
Si on doit vraiment intervenir, comment présenter les choses ?
1/ être proche de la personne
2/ “Tu y as sûrement déjà réfléchi”
3/ Poser une question
4/ Laisser tomber rapidement
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Dans quelle position changer son bébé ?
Comme je vous le disais dans la capsule Montessori de jeudi dernier, notre fils vient d’avoir 8 mois. Et ils est très, très, très moteur ! Si vous le posez par terre, allongé sur le dos, en moins de 2s, il s’est retourné sur le ventre, mis à 4 pattes, passé en position assise, accroché à quelque chose et mis debout.
Vous imaginez donc ce que ça peut donner sur une table à langer ! Il ne tient pas en place et ne reste pas plus de quelques secondes sur le dos, si on réussit à capter son attention par une chanson.
Et je me souviendrai toujours de cette maman qui avait partagé son problème lors d’un cercle de parents auquel je participais : elle n’arrivait pas à changer la couche de son fils de 3 ans parce qu’il se débattait violemment. Nous lui avons demandé comment elle le changeait et elle a répondu allongé sur une table à langer.
Tout le problème était là. A 3 ans, il considérait comme humiliant ou restrictif d’être changé sur une table à langer de bébé.
C’est ce que je voudrais aborder aujourd’hui : dans quelle position changer son bébé ? La réponse est très simple : dans la position dans laquelle il est le plus à l’aise, là où il en est dans son développement !
Oui, on peut changer un bébé assis, allongé sur le ventre ou debout, même s’il est allé à la selle. Cela demande un peu d’adaptation mais cela évite aussi de se prendre des coups de pieds pas toujours très délicats !
Pour Etienne par exemple, s’il est fatigué, nous le changeons allongé sur le dos. Mais de plus en plus, nous l’allongeons pour enlever sa couche et le nettoyer, s’il est allé à la selle, puis nous le laissons s’asseoir ou se mettre debout pour lui mettre sa couche. Et si il a seulement uriné, nous le changeons tout simplement debout.
Petite astuce, dans la continuité de la capsule Montessori de jeudi dernier sur les mobiles : si votre enfant ne cesse de se retourner quand vous l’installez sur un matelas à langer, plutôt que de le forcer à se retourner et de transformer ce beau moment d’échange en une bagarre, vous pouvez adapter l’environnement en plaçant un joli mobile au-dessus de sa tête et en le faisant tourner au moment où vous allongez le bébé. Ainsi son regard sera naturellement attiré vers le haut et vous bénéficierez de quelques précieuses secondes pour le changer !
Autre petit message qui me tient à coeur : vous pouvez tout à fait changer votre enfant au niveau du sol ! C’est même une excellente chose pour un bébé qui se déplace tout seul, car il peut aller de lui-même vers son matelas, ce qui renforce son autonomie. Et c’est bien plus facile, je trouve, pour l’adulte, qui n’a pas sans arrêt à soulever un enfant de plus en plus lourd.
Lorsque j’étais enceinte d’Etienne, vous ne pouvez pas savoir combien j’étais heureuse d’avoir adopté cette technique pour changer sa grande soeur ! Avec mon ventre énorme, je n’avais qu’à m’asseoir par terre, elle venait s’allonger d’elle-même (quand elle ne préférait pas rester debout) et tout était facilité.
Moralité : il n’y a pas une seule façon de changer un bébé, vous pouvez vous adapter à la motricité de votre enfant !
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Vous voulez mettre en pratique la pédagogie Montessori, que ce soit à la maison, en structure, en cabinet ou à l'école ? Bienvenue ! Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de…

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