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Or


Durant la plus grande partie de l'histoire de la Chine, le système des examens impériaux a permis de sélectionner, en principe sur le seul critère du mérite, les candidats aux différentes postes de l'administration. Mais cette vénérable institution, abolie au début du XXe siècle, a cependant suscité des critiques.
Des examens très difficiles
Si l'on peut retrouver la trace des examens impériaux dès le IIe siècle avant J.-C., sous la dynastie Han, il faut attendre le début du VIIe siècle de notre ère pour les voir instaurés de manière officielle.
Ce système d'examens, ou "keju", était organisé de manière pyramidale. En effet, seuls les candidats ayant réussi à passer l'examen local pouvaient passer le concours régional puis, s'ils étaient reçus, l'examen national.
Fondés sur l'étude de neuf grandes œuvres de la la littérature et de la philosophie chinoises, ces épreuves étaient très sélectives. Elles pouvaient durer trois jours d'affilée, que le candidat passait dans une pièce individuelle.
Ses vêtements et son matériel étaient soigneusement inspectés, de manière à éviter les tentatives de fraude. L'examen réussi, le postulant devenait un mandarin. La forme et la couleur de sa robe et de son couvre-chef indiquaient son rang.
De nombreuses critiques
Ce système des examens impériaux a suscité des critiques au cours du temps. Trouvant trop nombreux les candidats originaires du sud du pays, certains lettrés ont proposé que des quotas régionaux soient instaurés.
Mais d'autres mandarins ont réclamé le maintien du seul critère du mérite. Ainsi, les candidats devraient leurs succès à leurs seules connaissances et non à leur origine géographique. Ce sont eux qui ont finalement eu gain de cause.
De ce fait, la prédominance des candidats méridionaux devint de plus en plus nette, surtout à partir du début de la dynastie Ming, à la fin du XIVe siècle.
Le "keju" fut aussi contesté pour la très grande difficulté des épreuves, qui provoquait l'échec de la grande majorité des candidats. On critiqua aussi son inégalité, seules les familles de lettrés ayant les moyens, à la fois financiers et intellectuels, de préparer leurs membres à des examens aussi exigeants.
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By Choses à Savoir5
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Durant la plus grande partie de l'histoire de la Chine, le système des examens impériaux a permis de sélectionner, en principe sur le seul critère du mérite, les candidats aux différentes postes de l'administration. Mais cette vénérable institution, abolie au début du XXe siècle, a cependant suscité des critiques.
Des examens très difficiles
Si l'on peut retrouver la trace des examens impériaux dès le IIe siècle avant J.-C., sous la dynastie Han, il faut attendre le début du VIIe siècle de notre ère pour les voir instaurés de manière officielle.
Ce système d'examens, ou "keju", était organisé de manière pyramidale. En effet, seuls les candidats ayant réussi à passer l'examen local pouvaient passer le concours régional puis, s'ils étaient reçus, l'examen national.
Fondés sur l'étude de neuf grandes œuvres de la la littérature et de la philosophie chinoises, ces épreuves étaient très sélectives. Elles pouvaient durer trois jours d'affilée, que le candidat passait dans une pièce individuelle.
Ses vêtements et son matériel étaient soigneusement inspectés, de manière à éviter les tentatives de fraude. L'examen réussi, le postulant devenait un mandarin. La forme et la couleur de sa robe et de son couvre-chef indiquaient son rang.
De nombreuses critiques
Ce système des examens impériaux a suscité des critiques au cours du temps. Trouvant trop nombreux les candidats originaires du sud du pays, certains lettrés ont proposé que des quotas régionaux soient instaurés.
Mais d'autres mandarins ont réclamé le maintien du seul critère du mérite. Ainsi, les candidats devraient leurs succès à leurs seules connaissances et non à leur origine géographique. Ce sont eux qui ont finalement eu gain de cause.
De ce fait, la prédominance des candidats méridionaux devint de plus en plus nette, surtout à partir du début de la dynastie Ming, à la fin du XIVe siècle.
Le "keju" fut aussi contesté pour la très grande difficulté des épreuves, qui provoquait l'échec de la grande majorité des candidats. On critiqua aussi son inégalité, seules les familles de lettrés ayant les moyens, à la fois financiers et intellectuels, de préparer leurs membres à des examens aussi exigeants.
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