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Cette petite République, isolée au milieu de la steppe, est largement méconnue voire oubliée des Russes eux-mêmes. Et pourtant elle renferme tous les ingrédients d’une folle histoire et d’improbables voyages.
Kalmoukie, le nom surprend déjà. Beaucoup n’en ont jamais entendu parler. Située entre la mer Caspienne et le Caucase, entre l’Ukraine et le Kazakhstan, la Kalmoukie appartient à ces régions perdues et lointaines de Moscou, à plus d’un millier de kilomètres. Là-bas, la steppe et le désœuvrement dominent. Les troupeaux d’antilopes saïgas se tiennent à l’écart des hommes, les « Perekatipol », ces herbes sèches virevoltantes, roulent au sol tandis que le désert, lui, avance.
Intriguée par cette région singulière, excentrique disent certains, la journaliste et autrice française Marine Dumeurger y est allée à plusieurs reprises. Et dans son récit « Le prince de Kalmoukie », on croise des Russes blancs exilés, des moines bouddhistes un peu chamanes, un président mégalo champion d’échecs qui roule en Rolls dans une déglingue russe où plane l’ombre de Gengis Khan, Pouchkine ou Staline.
Son prince, au centre du récit, s’appelle Serge, un Français installé là-bas après une rocambolesque histoire. Issu d’une famille de cavaliers exilés en Europe, vénérés en Kalmoukie : les Toudountoff, Serge débarque ici après avoir été retrouvé par une costumière kalmouke qui lui a envoyé une délégation jusque chez lui. Accueilli comme un dignitaire de haut rang en Kalmoukie, il décide alors d’y vivre pour mieux s’y réinventer… Au-delà de cette histoire, à peine croyable mais vraie, c’est le peuple kalmouk qui fascine ici. La moitié d’entre eux sont des descendants de cavaliers mongols installés au XVIIè siècle, d’où leur nom kalmouk, soit en turc « ceux qui restent ». Victimes d’une déportation de masse en 1943, sur ordre de Staline, les Kalmouks sont revenus sur leurs terres et ont retrouvé leur culte, faisant de la région la seule d’Europe où le bouddhisme est majoritaire. Aujourd’hui, c’est la guerre en Ukraine voisine qui les rattrape et les conduit parfois, de nouveau, à l’exil.
À lire :
« Le prince de Kalmoukie. Un étonnant voyage dans la steppe russe », Marine Dumeurger. Éditions Marchialy.
By RFICette petite République, isolée au milieu de la steppe, est largement méconnue voire oubliée des Russes eux-mêmes. Et pourtant elle renferme tous les ingrédients d’une folle histoire et d’improbables voyages.
Kalmoukie, le nom surprend déjà. Beaucoup n’en ont jamais entendu parler. Située entre la mer Caspienne et le Caucase, entre l’Ukraine et le Kazakhstan, la Kalmoukie appartient à ces régions perdues et lointaines de Moscou, à plus d’un millier de kilomètres. Là-bas, la steppe et le désœuvrement dominent. Les troupeaux d’antilopes saïgas se tiennent à l’écart des hommes, les « Perekatipol », ces herbes sèches virevoltantes, roulent au sol tandis que le désert, lui, avance.
Intriguée par cette région singulière, excentrique disent certains, la journaliste et autrice française Marine Dumeurger y est allée à plusieurs reprises. Et dans son récit « Le prince de Kalmoukie », on croise des Russes blancs exilés, des moines bouddhistes un peu chamanes, un président mégalo champion d’échecs qui roule en Rolls dans une déglingue russe où plane l’ombre de Gengis Khan, Pouchkine ou Staline.
Son prince, au centre du récit, s’appelle Serge, un Français installé là-bas après une rocambolesque histoire. Issu d’une famille de cavaliers exilés en Europe, vénérés en Kalmoukie : les Toudountoff, Serge débarque ici après avoir été retrouvé par une costumière kalmouke qui lui a envoyé une délégation jusque chez lui. Accueilli comme un dignitaire de haut rang en Kalmoukie, il décide alors d’y vivre pour mieux s’y réinventer… Au-delà de cette histoire, à peine croyable mais vraie, c’est le peuple kalmouk qui fascine ici. La moitié d’entre eux sont des descendants de cavaliers mongols installés au XVIIè siècle, d’où leur nom kalmouk, soit en turc « ceux qui restent ». Victimes d’une déportation de masse en 1943, sur ordre de Staline, les Kalmouks sont revenus sur leurs terres et ont retrouvé leur culte, faisant de la région la seule d’Europe où le bouddhisme est majoritaire. Aujourd’hui, c’est la guerre en Ukraine voisine qui les rattrape et les conduit parfois, de nouveau, à l’exil.
À lire :
« Le prince de Kalmoukie. Un étonnant voyage dans la steppe russe », Marine Dumeurger. Éditions Marchialy.

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